CHAPITRE VU
Du sacrement de l’ordre.
6 g 4 - On appelle clercs ceux qui sont Jestiiiés parleur état au sei’vice de l’Eglise , comme ses officiers publics. Isidorus , can. clems. distinct, ai.
6 g 5 . Jésus-Christ et l’Église n’ayant pas donné à tous les clercs une autorité égale, il y a dans le clergé difiërens degrés, qu’on nomme ordres. Ces degrés composent la hiérarchie ecclésiastique, qui comprend dans l’Église latine, suivant l’usage présent, les I évêques, les prêtres, les diacres, les sous-diacres, les portiers , les lecteurs, les exorcistes et les acolytes. La simple tonsure n’est qu’une préparation aux ordres, à laquelle il n’y a point de fonction ecclésiastique essentiellement attachée. Isidorus, cou. ciems. distinct. 21. Conc. Trid. sess.' a 3 . cap. 2. Concil. Trid. sess. a 3 . can. 2.
696. L’épiscopat et le sacerdoce ont été établis par Jésus-Christ même qui a laissé à l’Église le droit de choisir des ministres inférieurs, pour aider les évêques et les prêtres dans leurs fonctions; les apôtres, en usant de ce pouvoir, ont fait des diacres; et l’on voit que dans les premiers siècles de l’Église il y avoit des sous-diacres , des portiers, des lecteurs et des acolytes. La prêtrise, le diaconat et le sous-diaconat sont appelés ordres sacrés et majeurs. On n’a particulièrement donné ces qualités au sous-diaconat que depuis
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que l’Eglise latine a attaché à ret ordre l'obligation de garder la chasteté. Concil. Trid, sess. a 3 . cap. 2.
697. L’imposition des mains de l’évêque est la matière du sacrement de l’ordre ; la prière qui l'épond à l’imposition des mains en est la forme. Ce sacrement imprime sur ceux qui sont ordonnés un caractère indélébile, qui les rend ministres de Jésus-Christ et de son Eglise d’une manière irrévocable. Concil. Trid. sess. o.' 6 .can. 3 . Concil Trid. sess. a 3 . can. 4. Conc. Trid. sess. 2 3 . can. 5 .
698. Les évêques 'reçoivent la plénitude du sacerdoce avec le caractère épiscopal, et il n’y a qu’eux qui puissent donner des ministres à l’Eglise par le sacrement de l’ordre. Isidorus can. cleros. distinct. 21. Conc. Trid. sess. a 3 . cap. 4 -
699. Les cérémonies qu’on observe pour la consécration d’un évêque font bien connoître quelles doivent être les qualités , et quelles sont les fonctions de ceux qui sont honorés de cette éminente dignité. Ces cérémonies sont marquées dans le pontifical. Celles que les théologiens regardent comme essentielles, et sans lesquelles il faudroit réitérer la conséci'ation , sont que l'évêque consécrateur , accompagné de deux autres évêques, impose les mains sur la tête du consacré, qu’il prononce ces paroles : Recevez le saint Esprit, et qu’il fasse fonction avec le saint-chrême sur la tête du nouveau prélat. La consécration ne se fait 'que le dimanche après le-graduel de la messe, qui est commencée par l’évêque consécrateur, et continuée ensuite par le consécrateur et le consacré. Ex epistola prima ad Timoth. 4. 'V- * 4 - -epistolâ secundà ad Tirrioth. x.v.p. 7. Ex concil. Carthagin. can. Episcopus. distinct. a 3 .
Suivant les théologiens, un évêque, qui auroit ob*