DG
j49- La bigamie a toujours été mise au nombre des irrégularités. Les canonistes, marquent deux espèces ' de bigamie, l’iinc proprement dite, l’autre interprétative. Ex concil. Aurelian. cap. ut bigami. extra, de bigarnis non ordinandis.
La raison pour laquelle on a déclaré les bigames irréguliers est toute mystique. Voici de quelle manière les Pères et les conciles l'expliquent. Le mariage des chrétiens est , selon saint Paul , une image de l'union de Jésus-Christ avec l’Eglise. Or, par la bigamie proprement dite ou interprétative, cette conformité est ôtée, parce que Jésus-Christ n’a eu pour épouse que l’Eglise <jui est toujours une et incorruptible. Ainsi ce- ' lui qui n’a point gardé le célibat, ou dont le mariage ne peut représenter l’union de l’Eglise avec Jésus- Christ, ne doit point être mis au nombre des ministres de l’Eglise. D’autres disent qu’on a déclaré les bigames irréguliers, parce que ceux qui ont passé à de secondes noces paroissent peu propres à exhorter les lidèlcs à la chasteté. Cependant on ne regarde point ■ comme irréguliers ceux qui ont eu successivement ou en même temps plusieurs concubines. C’est sur des décisions de cette nature qu’on peut dire qu’il y a beaucoup de lois très anciennes dont il est presque impossible de découvrir la véritable raison ; on n’en est pas moins obligé de les observer.
ySo. Un homme qui auroit été marié une première fois avant son baptême , et une seconde fois après avoir reçu ce sacrement, seroit ÛTégulier. Ambros. can. una. distinct. 26.^
’püi. On ne doit pas promouvoir aux ordres sacrés celui qui a épousé une femme qui n’étoit pas vierge lors de son mariage, ou du moins qui ne passoit pas publiquement pour’ vierge, soit que ce fût une veuve, soit