DES VISITEURS
« Monsieur et madame Lesecq, vient vous dire François à l’oreille. — Je n’y suis pas. — Ils ont entendu de l’anti - chambre les éclats de rire de ces Messieurs ; le portier a dit que l’on était à table. — Faites entrer. » Et voilà M. Lesecq , madame Lesecq, les enfans Lesecq et jusqu’à Azor , qui s’avancent d’un air confus. « Ne vous dérangez pas... excusez , je vous prie... si nous eussions su... » et cent autres phrases banales. Vous voulez faire contre fortune bon cœur, on donne des sièges, les convives se pressent les uns contre les autres; on cherche à rappeler la gaieté; impossible : les visiteurs l’ont mise en déroute complète. Résignez-vous à finir tristement votre dîner, mais ayez soin une autre fois de défendre si
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bien votre porte, qu’on ne puisse en franchir le seuil.
Il faut diviser en deux classes les visiteurs, et ne pas confondre dans celle des sots et des importuns, les visiteurs avec préméditation. Ceux-ci ne sont qu’un demi-mal.
Il faut même les accueillir avec amitié lorsqu’ils sont gens de bonne humeur, et que le dîner est assez copieux pour supporter leur politesse.