‹ Code gourmand: manuel complet de gastronomie. Contenant les lois, règles, applications et exemples de l'art de bien vivreChapitre 45 sur 52 · POÉSIES · texte numérisé non relu

POÉSIES

Eoi te la Jfm*

Air : 72 me faudra quitter V Empire,

Je suis roi ! la fève l’ordonne;

Je me soumets à mon destip.

Sur mon front posez la couronne Et du sceptre chargez ma main.

Gais chansonniers, reprenez votre lyre, Célébrez mon avènement!...

Mais hâtez-vous de chanter et de rire... Je ne dois régner qu’un moment.

Long-temps avant la circonstance Qui sur vous m’oblige à régner,

Moi , j’avais fait la connaissance.

De ceux que je dois gouverner.

Je sais leur goût pour les grandeurs nouvelles, Leur amour pour le changement ,

Et cependant ils me seront fidèles ! . .

Je ne dois régner qu’un moment.

CODE

Ne craignez rien pour la pensée ,

En roi j’aime la liberté ;

Non pas cette vierge insensée Qui déshonore la gaîté ,

Mais cette vierge en sa joyeuse allure,

Qui rit de tout, blâme avec enjoûment ; Qu’ai-je d’ailleurs à craindre? la censure,

Je ne dois régner qu’un moment.

Sois aussi reine de la Fève Jeune fille aux regards malins ,

Et sur le trône où je t’élève Viens, viens égayer mes destins.

A mon ardeur , hâte-toi de sourire ,

Et faisons l’amour promptement ;

Car sur ton cœur comme sur cet empire,

Je ne dois régner qu’un moment.

Mais d’où vient ce chorus étrange !

Vous flattez déjà votrœ roi ,

Et sur mon trône la louange Semble être montée avec moi.

Sur mes actions déjà la flatterie Répand son voile complaisant,

Et pourquoi donc vous gêner, je vous prie: Je ne dois régner qu’un moment.

De Rougemont.

GODRMAND.

3’n’ai qu’un Sou.

Air : Tra, la, la.

J’nai qu’un sou (bis),

J’veux pourtant boir’ comme un trou ;

Je dîn’rai, j’sais pas où,

Mais c’qu’y a de sûr, c’est qu j’n’ai qu’un sou,

C’est peu d’chos’, mais j’gage, moi, Qu’tout l’jour j’vivrai comme un roi :

Tant d’gens s’en vont ripaillant Qui n’ont pas un sou vaillant!

J’n’ai qu’un sou, etc.

J’entr’ dans tous les cabarets :

J’bois bouteille, et lorsqu’après On m’dit : Paierez-vous enfin ?

J’réponds : Faudrait être malin...

J’n’ai qu’un sou, etc.

Quand j’nai plus d’ tabac , j’pourrais En acheter pour un sou, mais

CODE

D’un’ livre j’aim’ mieux m’charger, J’devrai ça. . . j’peux pas changer...

J’n’ai qu’un sou , etc.

J’rencontre un ami qu’a d’quoi. . .

Faut qu’il déjeûne avec moi;

Aux Provençaux, j’lui dis : Vien,

C’est cher; mais je n’risque rien...

J’n’ai qu’un sou , etc.

Un bell’ me fait les yeux doux...

J’mont’ chez ell’ ; nous fesons les fous EU' m’dit : Tu sais c’que ça vaut...

Fallait donc dir’ ça plutôt ,

J’n’ai qu’un sou , etc.

Si v’nant troubler mon cerveau L’chagrin m’pousse à m’j’ter à l’eau , Fièr’ment, grâce à mes quat’liards , J’peux choisir le pont des Arts ! J’n’ai qu’un sou , etc.

Quel objet frappe mes yeux ! . . .

J’aperçois un malheureux Qui p’têt’ va mourir de faim...

Mon sou lui donn’ra du pain.

J’n’ai plus l’sou (bis),

J’veux pourtant hoir’ comme un trou;

Je dîn’rai, j’sais pas où^

Mais c’qu’y a d’sûr, c’est qu’ j’n’ai plus l’sou.

LA

profession îrr Soi îru ©ourmauîr*

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