Des piquets
8. Des cours martiales générales ou de garnison, et les devoirs sans armes ou ceux de fatigue,
Les officiers des postes en dedans des lignes peuvent être relevés et remplir d’autres devoirs.
Si le tour de devoir d’un officier pour un piquet, une cour martiale générale ou de garnison, ou pour fatigue, arrive tandis qu’il remplit un autre devoir, il ne doit pas le prendre avant d’avoir achevé sa tâche, mais il doit laisser passer son tour. De même, s’il remplit un devoir à la cour martiale générale ou de garnison, ou de fatigue, il doit aussi laisser passer son tour pour tout autre devoir pour garde ou détachement qu’il serait appelé à remplir, et ne sera pas tenu de le faire une fois libéré.
Lorsque dans certaines circonstances, la sentence d’une cour martiale ne doit être rendue qu’après un long laps de temps, les membres de cette cour, peuvent, dans l’interval, être appelés à prendre leur tour de devoir dans leurs corps respectifs à la discrétion de l’officier général commandant ; mais ils ne doivent pour aucun motif, laisser le poste où siége cette cour martiale, dans une autorisation spéciale, avant que la sentence ne soit approuvée et confirmée.
Une cour martiale, dont les membres ont été assemblés et assermentés, doit être considerée comme un devoir, même dans le cas où elle serait dissoute sans avoir fait le procès d’un soldat.
Lorsqu'un officier aura été "notifié d’un devoir qu’il aura à
remplir, il ne devra en accepter aucun autre sans y être autorisé.
Un officier ne doit pas changer un devoir pour un autre, sans la permission de Pofficier commandant de son régiment, ou de celui ou de ceux qui lui ont assigné son devoir.
Un régiment, détachement, garde, piquet ou parti de fatigue n’a pas droit d’être exempté de son tour de devoir, à moins qu’il ne se soit éloigné du terrain où il devait parader.
Commandement et Rang des Ofliciers,
Tous les commandements appartiennent aux officiers senior, soit de ia cavalerie, de l’artillerie, du génie, de l’infanterie ou de
la marine. Dans le cas où l’on rencontrerait deux commissions
portant la même date, l’on devrait avoir égard aux commissions antérieures.
Lorsque des régiments ou des détachements sont unis, soit en camps, en garnison ou en quartiers, l’officier senior par brevet ou autrement, doit commander le tout.
Les capitaines qui ont reçu le brevet d’officiers supérieurs doivent en remplir les devoirs au camps et en garnison, mais ils À doivent remplir leurs devoirs régimentaires selon leur grade | régimentaire. Les officiers employés comme majors de brigade, |
s’ils tiennent le grade de capitaines, doivent prendre rang et
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préséance après les officiers supérieurs des régiments de Ja brigade ou garnison où ils servent.
Les officiers emplovés comme majors de villes ou de forts, s’ils sont au-dessous du rang de capitaines, doivent prendre rang et préséance avec les capitaines junior dans la garnison où ils servent. |
Les seconds lieutenants doivent prendre le grade de cornettes et d’enseignes.
Les officiers qui résignent leurs commissions régimentaires ne doivent point être considérés comme retenant un grade dans le service en vertu d’aucun brevet qu’ils auraient reçu, à moins d’une autorisation spéciale du souverain à l’effet contraire de leur faire déroger à ces règlements.
Lorsque des officiers, occupant un grade permanent, servent avec ceux qui n'ont qu’un grade temporaire, et que leurs commissions portent la même date, les officiers permanents ont la préséance sur les officiers temporaires.
Les rangs relatif des officiers des forces régulières, de marines, de milice, de gendarmerie à cheval, des corps volontaires sont déterminés d’après les règles suivantes :
iers, 1. Les officiers des forces régulières et navales commandent
les officiers du même rang appartenant aux autres branches du service militaire.
H 2. Les officiers des régiments de milice tiennent des rangs en rapport avec la date de leur commission respective. 3. Les officiers de milice, occupant aussi un rang dans le service régulier, n’ont pas la permission, en servant dans la | milice, de se prévaloir du rang qu’ils occupent en vertu d’une commission, dans le service régulier.
Les caporaux des régiments des Life Guards et du régiment | royal des Horse Guards ont le rang de sergents dans la cavalerie ou l’infanterie.
Les Bombardiers du régiment d’artillerie royale et les seconds Caporaux des ingénieurs royaux prennent rang comme caporaux
de cavalerie et d’infanterie, les caporaux de l’artillerie royale et ; ”
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des ingénieurs royaux ont préséance avec les caporaux de cavalerie et d’infanterie, suivant la date de leurs nominations comme bombardiers et seconds caporaux.
Classification des officiers d’état major d’un régigiment et des officiers des départements civils attachés a l’armée,
Les officiers de l’état major d’un régiment, ou attachés aux départements civils, quand ils sont requis d’assister comme membres aux cours martiales, aux cours d’enquêtes et aux chambres d’enquêtes et de surveillance, doivent y siéger et voter par ancienneté, selon leurs rangs respectifs. Le président doit être dans tous les cas un officier combattant, quand on ne peut disposer d’aucun officier junior au président dans l’état major ou dans ie département civil, la chambre doit être complétée par des officiers combattants, et l’officier d’état major ou départemental doit, lorsque il en est requis, donner tel témoignage ou opinion que la chambre considèrera nécessaire.
Les paie-maîtres des régiments de milice, qui sont aussi investis de commissions de capitaines ou de subalternes dans ces régiments, peuvent être appelés à siéger dans les cours martiales, à assister aux parades du régiment, à agir comme officiers d’ordonnance du jour, à servir dans des parties de travailleurs non détachés, ou à remplir d’autres devoirs communément appelés ‘ devoirs de fatigue.’ Chaque fois que les devoirs de ces deux'commissions viennent en conflit, c’est à Pofficier commandant de décider lequel de ces devoirs doit être rempli avant l’autre.
Ces règlements ne donnent à aucun officier de marine le droit de prendre sur le rivage le commandement des forces de terre de Sa Majesté, ni aux officiers de l’armée de prendre celui des escadres ou des vaisseaux de Sa Majesté.
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Préséance des Régiments,
Aux parades, l’artilleris royale à cheval soit montée ou à pied, passe avant toute autre cavalerie, ensuite les régiments de Life Guards, et puis les régiments de cavalerie de la ligne, selon leur ordre, leur préséance et leur nombre.
La cavalerie, soit montée soit à pied, a la préséance sur l’infanterie de toute description.
. L’artillerie royale passe avant l’infanterie.
Les ingénieurs royaux prennent place à la droite de la ligne et sur la gauche de l’artillerie royale,
Le train des équipages militaires vient après les ingénieurs.
Les gardes à pied ont la préséance sur tous les régiments d’infanterie de la ligne,
Alors viennent les régiments d’infanterie de la ligne, selon leur nombre, leur ordre et leur préséance,
Les soldats de la marine royale, quand ils agissent avec les troupes de la ligne, prennent place après le 49me régiment.
La brigade de carabiniers vient après le 93me régiment.
Les régiments de milice prennent rang après ceux de la ligne, selon leurs nombres respectifs.
Quand des régiments de milice anglaise et irlandaise servent ensemble, la préséance du rang appartient à la milice de la partie du Royaume-Uni dans laquelle le quartier peut être situé, excepté les régiments d’artillerie de milice qui prennent leur rang alphabétiquement et ont la préséance sur l’infanterie de
milice.
Pour faciliter la manœuvre à la parade, les corps sont disposés selon l’ordre que le général ou l’officier commandant juge le plus convenable.
Honneurs et Saluts a etre rendus par les Troupes,
Pour les colonels, les gardes de leurs régiments doivent sortir et leur présenter les armes une fois par jour, après quoi elles doivent sortir avec l’armne à l’épaule.
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Pour les lieutenants-colonels et les majors, leurs propres gardes doivent sortir avec l’arme à l’épaule, une fois par jour, après quoi elles doivent sortir et rester l’arme au pied.
Lorsque le commandement d’un régiment incombe à un lieutenant-colonel, à un major ou à un capitaine, ses propres gardes doivent lui rendre les mêmes honneurs qu’elles rendraient au colonel.
Nul officier, sans uniforme, n°1 droit à l’honneur de faire sortir la garde.
Lorsque deux régiments se rencontrent sur leur marche, le régiment inférieur, alors en rang, doit faire halte et se mettre en ordre de parade et saluer l’autre régiment qui continue sa marche, épées tirées, baïonnettes fixées, trompettes sonnant ou tambours battant, l’étendard et drapeaux déployés, jusqu’à ce qu’il ait dépassé le front du régiment qui a fait halte.
Nous devons observer que dans ces occasions tout régiment marchant avec des étendards ou des drapeaux, a droit de recevoir les honneurs des régiments ou des détachements qu’il pourra rencontrer sans drapeaux ni étendards, sans avoir égard au rang ou à la préséance de ces corps particuliers.
Lorsque les gardes présentent les armes, les officiers, excepté ceux portant les drapeaux, dans toutes circonstances doivent saluer avec leurs épées.
Toutes les gardes doivent être sous ies armes lorsque des partis armés s’approchent de leur poste ; et aux partis commandés par des officiers commissionnés, elles doivent présenter les armes, battre la marche, les officiers doivent aussi saluer avec leurs épées.
Les officiers portant des chapeaux ne doivent jamais les ôter pour saluer; lorsque leurs épées ne sont pas tirées, ils doivent saluer, en portant horizontalement la main droite à leur front en ligne avec leurs sourcils.
C’est le devoir des officiers non commissionnés et des soldats, en tout temps et en toutes positions, de rendre les honneurs appropriés aux officiers de la marine royale et des marins, aux
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officiers des départements civils attachés à l’armée, et aux officiers des autres régiments quand ils portent leuts uniformes, tout comme s’ils saluaient les officiers de leurs régiments respectifs.
Les officiers généraux, les officiers commandants de régiments et les chefs des départements militaires ont droit, en tout temps, aux saluts de ceux qu’ils commandent ; et les soldats doivent saluer tous les officiers, soit qu’ils portent ou ne portent pas l’uniforme.
Honneurs a etre rendus aux Enterrements Militaires.
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A l’enterrement d’un colonel il doit s’y trouver un régiment ou un nombre égal d’hommes par détachements et d’officiers en proportion, avec trois rondes pour armes courtes.
A celui d’un lieutenant-colonel il doit y avoir trois cents hommes et des officiers en proportion, avec trois rondes pour armes courtes.
A celui d’un major deux cents hommes et des officiers en proportion, avec trois rondes pour armes courtes.
A celui d’un capitaine il doit y avoir sa compagnie ou sa troupe, ou cent hommes, tant rangs que files, sous le commandement d’un capitaine, avec trois rondes pour armes courtes.
À celui d’un lieutenant il doit y avoir un sergent, un trompette ou un tambour, un fifre et quarante hommes, tant rang que file, sous le commandement d’un lieutenant, avec trois rondes pour armes courtes.
À celui d’un cornette ou enseigne il doit y avoir un sergent, un trompette ou un tambour, et trente hommes, tant rang que file, sous le commandement d’un cornette ou enseigne, avec trois rondes pour armes courtes.
Les honneurs à être rendus aux funérailles, aux officiers d’état major d’un régiment, daivent être proportionnés aux rangs qu’ils occupaient.
Les officiers qui assistent aux funérailles ou qui sont en deuil doivent porter un morceau de crêpe noir autour du bras gauche au dessus du coude,
Le poêle doit être porté par des officiers du même rang que le défunt, si on ne peut en avoir un nombre suffisant dans ce rang, des officiers les plus près en ancienneté doivent suppléer à ce défaut,
On ne doit enterrer les officiers avec les honneurs militaires que lorsqu’au jour de leur décès ils avaient droit au salaire de régiment, ou faisaient partie de l’état-major ou dans l’exercice d’aucun commandement militaire.
Aux funérailles d’un serjent il doit y avoir dix-neuf hommes tant rang que file, sous le commandement d’un serjent avec trois rondes pour armes courtes,
A celles d’un caporal, d’un bombarbier, d’un second caporal, d’un musicien, d’un simple soldat, d’un trompette, d’un tambour ou d’un fifre il doit y avoir treize hommes tant rang que file, sous le commandement d’un .serjent avec ‘trois rondes pour armes courtes.
Le corps d’un officier non-commissionné doit être suivi jusqu’à la fosse par les officiers non-commissionnés du régiment et les hommes de la troupe ou compagnie à laquelle il appartenait.
Saluts Royaux..
Les Gouverneurs des Colonies sont autorisés à sanctionner tous les saluts qui sont coutumiers, et qu’ils peuvent considérer comme justes et convenables aux cérémonies religieuses, à
Vouverture et à la clôture des Chambres ; mais dans tous les
cas, ces saluts ne doivent pas excéder dix-neuf coups de canon.
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Devoirs des ofllciers employés sur l’Etat-Major de l’arricre,
L'ordre des hopitaux des régiments et les dispositions générales concernant les malades et les convalescents sont des sujets qui demandent l’attention la plus constante et la plus sérieuse.
On doit faire sortir les troupes au moins une fois par semaine dans un ordre de marche complet, on doit veiller à ce que chaque homme ait tous ses effets dans son havresac.
Les marches ne doivent p:s être de moins 4 ou 5 milles des casernes ou de 8 à 10 milles pour aller et revenir. La marche ne devrait avoir lieu qu’après le déjeuner des ssldats, ou vers neuf heures, afin de pas retarder l’heure Au diner. Tous les hommes doivent être dans les rangs, excepté les cuisiniers et ceux qui sont à la pratique du tir, les officiers doivent marcher avec leurs compagnies ou sections.
On doit faire halte quelque fois aux endroits convenables, et quand la terre est propice l’on peut former des lignes. Dans ces occasions on doit exercer les soldats à juger la distance de la manière prescrite dans les règlements de monsqueterie.
Les officiers généraux commandant des districts et des stations doivent faire les arrangements nécessaires avec les officiers commandants d’Artillerie dans les forts et garnisons, pour apprendre aux officiers et aux soldats l’exercice des canons de gros calibre.
Le Major de Brigade est la voie par laquelle tous les ordres sont reçus et communiqués aux troupes auxquelles il est attaché.
Il est considéré comme un officier attaché à la Brigade et non personnellement à l’officier qui la commande.
Le Major de Brigade doit veiller à l’accomplissement des devoirs de la Brigade, inspecter les corps de gardes des avants postes, les piquets, etc. etc. Ilest responsable de tous leurs actes. Sur la marche sa station est devant le iront du régiment,
Il doit camper en arrière du centre de la Brigade.
Le Major de Brigade ou un Adjutant de service doit êtreconstamment dans les lignes du camp de la Brigade.
Les Majors de Brigade doivent donner avis de l’endroit où est le Quartier du Général au Quartier Général.
Nul officier au dessous du rang d’officier-général, à moins qu’il ne commande la Brigade (l’Adjutant-Général excepté) n’a le droit de donner des instructions au Major de Brigade, à la parade générale, ou commander le parti qu’il fait manœuvrer avant qu’il ne soit livré à l’officier qui doit en prendre le commandement.
Tous les ordres confiés aux officiers d’état major doivent être donnés par eux dans des termes explicites et claires, et exécutés avec la même promptitude que s’ils étaient donnés personnellement par les officiers généraux auxquels sont attachés ces officiers d’état major.
Nominations de personnes aux commissions dans. l’armée, prix des commissions, achat et vente des commissions dans les régiments, promotions, échanges, et résignations d’officiers d’un régiment, prisonniers de guerre.
Nul ne peut avoir une commission dans l’armée avant d’avoir atteint l’âge de dix-sept ans.
Dans certaines circonstances on permet de mettre: en vente les commissions dans l’armée, et le tableau suivant exhibe leur prix et la valeur établie :
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