‹ Code rural à l'usage des habitants tant anciens que nouveaux du Bas-Canada [microforme]Chapitre 1 sur 8 · RÉDIGÉ PAR · texte numérisé non relu

RÉDIGÉ PAR

JOSe FRS. PERRAULT, PROTOK:.

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DE L'IMPRIMERIE DE FRËC No, 25, Rue Lamontagne, Basse-Vi

A Monsieur À. C. Buchanan, agent principai de Sa Majesté pour surveiller les émigrans qui vienneut s'établir dans le Haut et Bas-Canada.

MonsIEUR,

Les peines et soins que depuis plusieurs années vous prenez pour l’établissement des malheureux qui viennent se rêfugier, sous le nom d’émigrans, me donne la plus haute idée de votre philantropie et m’ont engagé à concourir, autant qu’il est en moi, à soulager leur inquiétude, en leur faisant connaître les lois, coutumes et usages du pays inconnu où ils viennent alléger leurs souffrances et se procurer un bien-être, à les aélivrer des préjugés que peut-être on leur a suggérés. Veuillez donc me permettre d’ajouter ce faible effort aux vôtres, gn accepter la dédicace,et me croire avec la plus parfaite considération,

Monsieur,

Votre très humble, et vbéissant serviteur,

J. F, PERRAULT, Proton,

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ton,

rain tnennentemenmemneneinneennntenrenemrinshneahpieninenttenen . PRÉFACE.

AYanT fait un recueil des élémens de l’agriculture théorique et pratique, à l’usage des écoles du Bas-Canada, ainsi qu’un traité de la grande et petite culture, il me semble que je dois encore donner à ses habitans uu tableau des devoirs, services et obligations qu’ils ont à remplir tant envers Dreu qu’envers leurs semblables, pour compléter leur instruction.

Un pareil ouvrage ne peut leur être que très utile et particulièremeut aux étrangers qui viennent s'établir dans un pays dont ils ignorent les loix, les usages, les coutumes et le langage,

Le système téodal introduit dans ie pays est un épouvantail pour eux, parcequ’ils ignorent qu’il n’a ici d’odieux que le nom, et qu’il est plus favorable à leur établissement que celui du franc et commun soccage introduit depuis peu, surtout bien moins couteux et onéreux ; ce dont ils peuvent se convaincre en lisant cet ouvrage ; Sans prévention, et que j’atteste être fonde sur les seules loix existantes dans ce pays.

Il n’y a que le désir d’être utile aux anciens et nouveaux colons qui ait pu m'induire, à l'âge de soixante-dix-neuf ans, à entreprendre un travail de cette importance qui demande des recherches cousidérables,

C’est vraisemblablement le dernier ouvrage que je ferai, ainsi on peut le regirder comme mon testament ou acte de dernière bonne volouté en faveur des curseurs canadiens.

Pour procéder régulièrement je diviserai ce travail en trois parties principales.

Je traiterai dans la première partie des devoirs religieux dans la seconde des devoirs civils, et daus la troisième des officiers et charges pu” bliques.

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