‹ Codex PeresianusChapitre 9 sur 18 · C.de Dresde, p · texte numérisé non relu

C.de Dresde, p

Rosny lith.

HON=AHPU=VUCH

et les dieux à nez en trompe

manuscrits hiératiques que nous possédons (1).

Un autre dieu, qui semble occuper une assez grande place dans le panthéon maya, est le dieu de la Mort, appelé Yww-cemil. On peut le reconnaître sur certaines pages de nos quatre manuscrits hiératiques (2), non seulement parce qu’on le représente avec une tête de mort, mais par le motif que, dans les légendes jointes à son image, figurent sans cesse des groupes de signes composés avec le

caractère CT) cimi « mort » (3). Ce dieu de la

(1) Notamment dans le Codex Troano, (édition Brasseur), pp. 24, 26, 27, 29, 30, 31, 33, 34, 353 2*, 9*, 10", 15°, 16*, 18*; — dansle Codex Cortesianus, (édition de Rosny), PP. 2, 3» 4: S> 63 7> 9 10, 11, 12, 13, 18, 26, 35; 38,39 ; — dans le Codex Peresianus (édition de Rosny), pp. 6 (?), 8 (?); — dans le Codex de Dresde (édition Fœrstemann), pp. 10, II, 12, 22, 29, 30, 31, 33: 34 36, 38, 39, 40, 42, 43, 47, 61, 62,65, 66, 67, 68, 69. — Il y a lieu de croire que le nez long et en forme de trompe était d’ailleurs l’emblème de toute une classe de divinités yucatèques qui appartenaient probablement à une évolution secondaire des croyances religieuses chez les anciens Indiens de l'Amérique Centrale.

(2) Voy. ma PLANCHE C, et dans le Codex de Dresde, pp. 13, 15, 45, 53; dans le Manuscrit Troano, pp. 28, 30, 34, 3*, 8*, it, 137,414", 15, 29", 31”, etc. dansile: Codex Coriestanus, pp. 14, 16, 20, 29, 30, 36. — Le dieu Dean pour marque caractéristique, une maim placée au-dessous de

l'oreille toujours dessinée comme le signe figuratif

(Cp. les images du Dieu de la Main, dans le Codex de Dresde, éait. Fœrstemann, pp. 25, 26, 27, 28).

(3) On sait que le signe cimi « mort » faisait partie des caractères cycliques des anciens Mayas; mais on ne peut guëre douter qu’il ait, en outre, été employé avec cette même signi-

Mort ou d'En-bas a été parfois confondu avec celui du Feu terrestre, emblème de la destruction, opposé à celui de la Montagne ou d’'En-haut, présidant à la Vie dans la nature (1).

À la suite des divinités qui nous sont plus ou moins bien connues par les écrits des anciens auteurs espagnols, il faut en mentionner d’autres dont l'examen comparé des manuscrits américains nous révèle l'existence. (On trouve notamment, dans plusieurs d’entre eux, un personnage sacré qui est caractérisé par le symbole de

= « la main » (2). Ce serait une personnification

de la divinité Solaire, dieu d'En-haut et dieu du Sud, en opposition avec le dieu du Nord reconnaissable par l’attribut du poisson et du filet, ainsi que par

le signe /K de l'empreinte du pied qui apparaît

dans divers endroits du Codex de Dresde (3).

Un autre mythe des Indiens du Mexique et de l'Amérique Centrale, est également l’objet d'une

fication dans les textes « courants » en écriture katounique. On le rencontre, par exemple, dans le Codex Troano (p. 3), audessus d’un personnage qui n’a plus de tête et auprés du cou duquel on voit figurer la « hache », indice de sa décollation.

(1) Ce système de dualisme a été développé avec de curieux exemples empruntés aux manuscrits peints du Mexique, par feu Carl Sellack (Lettres à M. Léon de Rosny sur la Mythologie comparée,".MSC., p. pe

(2) Codex de Dresde (édit. Fœærstemann), pp. 25, 26, 27, 28.

(3) Edition Foœrstemann, pp. 26, 27, 28, 41, 45. |

Page 1