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GENRE ASTERACANTHTON FT à

Étude (pointe du Sud), à Arcachon sur les banes de l'embouchure du bassin, à Cap-Breton età Biarritz ; mais elle est plus commune sur tout notre littoral de la Méditerranée.

Les Astorias angulosa (Müll.)etechinophora (Delle Chiaje) doivent être rapportées à cette espèce.

Fig. 30. — Asteracanthion rubens.

Asteracanthon rubens (Lin.) — Astérie commune.

Cette Astérie (fig. 30), dont la peau est moins épineuse que celle de l'espèce précédente, est d’une coloration rougeâtre; son diamètre ordinaire est de 10 à 12 centimèlres. On en trouve fréquemment des anomalies à 4, 6 ou 7 rayons. Cette espèce est si commune sur

tout notre littoral Océanique que sur certaines parties

de ces côtes les riverains recueillent ces animaux en grande quantité pour les répandre sur les terres comme engrais. On trouve aussi cette Astérie dans le bassin d'Arcachon, sur les plages vaseuses. Risso et Requien l'ont signalée dans la Méditerranée, mais elle n’a pas été trouvée dans tous les dragages pratiquéssur les côtes de Provence.

Asteracanthion violaceus |Gmel). — Astérie violette.

Cette espèce, qui est toujours d’une coloration violette, offre de grands rapports avec l'espèce précédente, * dont elle n’est peut-être qu'une variété ; néanmoins ses tubercules sont plus petits, ses bras plus étroits, sa consistance moins charnue. On la trouve sur nos côtes de l'Océan où elle n’est pas commune ; elle manque dans la Méditerranée.

Asteracanthion tenuispinus (Lam.;. — Astérie à petites épines.

Toute sa surface dorsale estrecouverte d'épines courtes et fines ; les rayons sont étroits et munis de côtes très épineuses. Cette espèce, qui n’a pas été trouvée sur nos côtes de l'Océan, est commune sur celles dela Méditerranée.

FAMILLE DES SOLASTÉRIDÉS.

Squelette dorsal le plus souvent réticulé, formé d’un réseau de petites plaques portant des piquants. — Bras ordinairement très longs.

Genre Cribella (Agassiz) — Echinaster (MüLc. #1 Tr.)

Ces Echinodermes ont généralement cinq longs bras coniques ou cylindriques. Les petites plaques dermiques ne portent chacune qu'un seul piquant.

Cribella seposita (Gmel) — Astérie réseau.

Cette espèce, qui a beaucoup d’analogie avec l’Asteracanthion rubens, est facile à distinguer à la forme de ses rayons qui sont longs et étroits, à surface réticulée. Sa coloration est brune ou rougeâtre. Assez commune sur notre littoral de la Méditerrannée, elle s’avance jus-

> GENRE SOLASTER 53

que dans le golfe de Gascogne et on la trouve sur les côtes de Saint-Jean-de-luz et de Biarritz.

Cribella oculata (Link) — Astérie oculée.

Dans cette espèce (fig. 31), voisine de la précédente,

Fig. 31. — Cribella oculata.

les plaques dermiques portent des groupes de petits piquants.

Cette Astérie habite le littoral de la Manche; on la trouve sur les côtes d’Ille-et-Vilaine, à Cancale.

Genre Solaster (Forbes) Solaster.

Ces animaux ont le disque très développé, les bras

nombreux, la face dorsale couverte d'appendices en

pinceau (pazxilles..

Solaster papposus (Retz) — Astérie à aigrettes.

Cette belle espèce (fig. 32) se compose d'un disque entouré de 11 à 14 bras aplatis, pointus à leur extrémité et moins longs que le diamètre du disque, ce qui lui donne l’aspeet de la fieur du Soleil (Æelianthus annuus

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et lui a valu le nom de Soleil de mer. Sa couleur est d'un

rouge sanguin très vif en dessus : le centre plus foncé est

entouré d’une bande circulaire plus claire. | Cette Astérie, qui vit dans les mers septentrionales de

l'Europe, n'a été trouvée que sur les côtes du Nord de la France et ne paraît pas dépasser celles d’Ille-et-Vilaine ; elle manque dans la Méditerranée.

FAMILLE DES ASTÉRINIDÉS.

Ces Echinodermes ont les bras courts : les plaques sont ordinairement disposées comme lestuiles d’untoit.

Genre Asterina (VNardo) — Asteriseus (MüLz. Er Tr.) — Astlérine.

Dans ce genre, le corps est plat en dessous, bombéen

8379 CPR | GENRE PALMIPES 33

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dessus, les bras tellement courts que le corps a une forme pentagonale ; les bords sont tranchants.

Asterina gibbosa (Forbes) — Astérine bossue.

Cette espèce (fig. 33) a cinq bras, rarement six, dont les intervalles sont arrondis et l'extrémité pointue ; la face dorsale relevée vers le milieu s’abaisse brusquement vers les bords ; les plaques du dos portent de huit à dix piquants très courts et groupés transversalement. Sa coloration est verdâtre ou rougeâtre ; son diamètre ordinaire est de 3 à 4 centimètres.

Elle vit à de petites profondeurs sur les Algues où elle est très abondante. On la trouve sur toutes nos côtes de l'Océan, dans le bassin d'Arcachon et sur tout le littoral de la Méditerranée ; elle est commune dans l'étang de Thau.

L’Asteriseus verruculatus (Duj. etHupé) et l'Asterias exigua (Beltrémieux) doivent être rattachés à cette espèce.

Fig. 33. — Asterina gibbosa.

Genre Palmipes (Agassi:) Palmipes.

Ces Astéries sont caractérisées par la forme de leur corps aplati sur ses deux faces.

Pulmipes membranaceus (Gmel. — Astérie patte d’oie.

Cette espèce (fig. 34), qui a de grands rapports avec l’Asterina gibbosa, est facile à reconnaître à sa forme déprimée et à son peu d'épaisseur ; le corps très dé-

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et

primé est membraneux sur les bords ; sa coloration est rougeâtre.

On la trouve sur nos côtes de l'Océan, à Saint-Vaast-

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Fig. 34. — Palmipes membranaceus.

la-Hougue, à la Rochelle. Elle n’est pas rare sur notre : littoral de la Méditerranée.

FAMILLE DES ASTROPECTINIDÉS. |

Dans cette famille, le squelette dorsal est formé de paxilles; les pieds ambulacraires sont coniques et dépourvus de ventouses. | Genre Astropecten (Linck) Astropecten. {

Ces Astéries ont le corps plat, les bras allongés, deux } rangées de grandes plaques marginales. Ÿe Astropecten Aurantiacus (Müll.) — Astérie frangée. F — Astropecten vrreqularis (Duj. et Hupé). à

Cette belle espèce (fig. 35) a le disque assez large

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GENRE ASTROPECTEN DT avec cinq rayons lancéolés, marginés et frangés : les bords semblent articulés par les sillons transverses qui les divisent : les épines sériales dont ils sont garnis constituent une véritable frange sur tout le pourtour.

Fig. 35. — Astropecten aurantiacus.

Sa coloration est orangée ou violacée ; son diamètre est généralement de 8 à 10 centimètres ; on trouve des ano- malies de cette espèce à quatre rayons.

Cette Astérie se meut avec rapidité; elle possède, comme les Ophiures, la faculté de l’autotomie et peut. amputer spontanément ses rayons.

Elle est assez commune sur nos côtes de l'Océan : Charente-Inférieure, Gironde (Gordouan, Soulac, bassin. d'Arcachon), Biarritz. Elle est très commune sur le littoral de la Méditerranée.

L’Astropecten crenaster (Duj. et Hupé), la plus grande espèce des mers d'Europe, à été signalé sur notre lit-

toral, mais probablement par suite d’une confusion avec l’espèce précédente. | M. Marion a dragué sur les côtes de Marseille (plage du Prado) l’Astropecten squamatus (Müll. etTr.) — À. ; Aster (Philippi), espèce de la mer du Nord, assez rare dans la Méditerranée, et l’Aséropecten spinulosus (Müll. et Tr.), qui vit principalement dans la zone des prairies littorales, de l’anse de Maldormé au Roucas blanc (de5 à 10 mètres de profondeur). Cette espèce, dont la lon- … sueur des bras égale quatre fois et demie le plus petit rayon du disque, est d’une couleur jaune orangé.

Genre Luidia (Forbes) — Luidie.

Ce genre est caractérisé par ses bras très allongés et ses plaques ventrales surmontées de piquants.

Luidia ciliaris (Phil.) = ZL.fragilissima (Forbes) — Lui-. die ciliaire. |

Cette Astérie (fig. 36) est facile à reconnaître à son disque petit,à ses six rayons très allongés. étroits et déprimés, dont les bords sont garnis de petites épines très nombreuses. Elle atteint jusqu’à 37 centimètres de diamètre.Sa fragilité estextrême et eile peut offrir un exemple remarquable d’autotomie : « La première fois, dit Forbes, que je pris une de ces créatures, je réussis à la placer entière dans mon bateau.N’en ayant jamais eu au- 4 paravant etignorant tout à fait ses facultés de suicide, j'étalai l'animal sur le rivage,afin de mieux admirer sa 4 forme et ses couleurs. Au moment où je cherchai à le 4 reprendre pour le conserver, à horreur et désenchantement ! je netrouvai plus qu'un assemblage de membres détachés. Mes préparatifs de naturaliste se trouvèrent

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FAMILLE DES BRISINGIDÉS 59

entièrement neutralisés par cette destruction soudaine et l'animal est à présent mal représenté dans mon cabinet par un disque sans bras et des bras sans disque. »

On trouve cette espèce sur nos côtes de l'Océan; elle

Fig. 36. — Luidia ciliaris.

n'est pas rare sur celles de la Méditerranée, mais elle vit toujours à une certaine profondeur.

FAMILLE DES BRISINGIDÉS.

Les Brisingidés établissent une transition naturelle entre les Stellérides et les Ophiurides ; la conformation de leur corps est semblable à celle de ces derniers; le disque est petit, lesbras sont distincts du disque, creusés d’une cavité formant un canal très étroit et garnis de piquants flexibles et allongés.

Nous ne mentionnerons dans cette famille qu'une seule espèce : la Brisinga couronnée (Brisinga coronata Sars),

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qui vit sur nos côtes à une profondeur souvent considé= rable (fig. 37). Cette belle Astérie est composée d’un disque plat, arrondi, entouré de longs bras de couleur orange et couverts de nombreuses épines ; ces bras sont

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