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une profondeur de 40 à 80 mètres. Elle est moins commune à Nice, où l’ÆZ. melo est par contre plus abondant.
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Fig. 46. — Echinus esculentus.
Echinus sphæra (Müll) — £. esculentus (Lin.) = £. globiformis (Lam .).
Oursin sphérique.
Le test de cette espèce (fig. 46) est généralement subglobuleux, couvert de tubercules à peu près égaux et assez petits ; les piquants sont courts, blancs à l’extrémité et violets à la base. Sa coloration générale est violacée. Ses dimensions, assez variables, atteignent souvent celles de l’Z, acutus.
Cette espèce, qui ne se trouve pas sur nos côtes de la Méditerranée, habite tout le littoral de l'Océan : elle n’est pasrare sur les côtes de la Manche et de Bretagne (Loire-fnférieure, Morbihan, Finistère) et sur celles de
GENRE SPHÆRECHINUS 19
la Charente-Inférieure ; on en trouve de très beaux spécimens sur la côte du cap Breton (Landes). Echinus miliaris (Gmel) — Oursin miliaire.
Le test de cet Oursin est petit, globuleux, d’une coloration rougeâtre ; les piquants sont blanc rosé. Cette
Fig. 41. — Echinus microtuberculatus.
espèce, qui n’habite pas la Méditerranée, se rencontre sur toutes Les côtes du Sud-Ouest jusqu'au bassin d’Arcachon, mais elle est surtout commune dans la Manche. Elle creuse dans les rochers des excavations semblables à celles de l'Oursin livide.
Echinus microtuberculatus (Blainv.. Oursin à petits tubercules.
Dans cette espèce (fig. 47) Le test est semé de petits tubercules irrégulièrement disposés etséparés par d’autres tubercules beaucoup plus petits. La membrane buccale est recouverte d'écailles irrégulières, très serrées et imbriquées. Les piquants sont minces, pointus, de couleur verte ou grise, jaunâtres à la pointe.
Cet Oursin ne vit que dans la Méditerranée (Cette, Marseille, Nice) ; il est abondant dans les espaces vaseux ou sableux situés au milieu des prairies de zostères.
Genre Sphærechinus (Desor.) — Sphærechinus.
Le test de ces Échinodermes est épais, presque sphé-
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rique; les tubercules sont nombreux et imperforés ; la membrane buccale est mince, présentant quelques plaques saillantes. Fi Sphærechinus granularis (Agassiz) — Oursin granuleux. Cette espèce (fig. 48) est facile à reconnaître à son test aplati sur la face ventrale, un peu déprimé, quel-
quefois conique, d’autres fois presque sphérique. Les
Fig. 48. — Sphærechinus granularis.
piquants sont courts, mousses, très serrés et de longueur égale; leur couleur varie du violet au blanc, au brun, au jaune ; ils sont tantôt entièrement violets, tantôt colorés à [a base et blancs au sommet, quelquefois entièrement blancs.
« L'animal ne pratique pas d'excavation ; il vit sur Les banes de sable, à la limite du balancement des marées, légèrement enfoncé dans le sol et recouvert de corps étrangers (fragments de coquilles, algues, feuilles de , zostères), qui adhèrent aux ambulacres ou qui sont engagés dans les radioles. » (Fischer...)
Dobhrn qui, en 1875, s’estlivré à l'étude des mœurs de 4
GENRE TOXOPEUSTES 81
cette espèce, a fait les mêmes observations : « On trou- - vera rarement, dit-il, dans un aquarium un spécimen de cet Oursin quinemaintienne, fixées sur sa face dorsale, un grand nombre de coquilles au moyen de ses pattesventouses. J’en ai même trouvé plusieurs fois pourvus d'une telle quantité de coquillages qu'on ne pouvait plus rien voir de l'animal lui-même. Sur un spécimen de deux pouces de diamètre, je comptai jusqu’à 26 coquillages longs d'environ un pouce chacun et larges d’un demi-pouce. Pendant la progression de l’animal on a l'impression d'un tas de coquillages qui s’avancent. »
Cet Oursin est un carnassier redoutable qui dévore facilement des Crustacés, principalement la Souilla mantis.
On trouve cette espèce sur nos côtes de l'Océan : elle ne semble pas dépasser la Manche au nord et est commune sur tout le littoral du Sud-Ouest. Elle habite également lescôtes de la Méditerranée et est connue des Provencaux comme comestible sous le nom de rascasso.
Genre Toxopneustes (AGAss1z). — Toxopneuste,
Ce genre est caractérisé par un test globuleux, plus ou moins aplati; les tubercules sont petits, imperforés, inégaux, formant des rangées verticales ; les piquants sont courts, de moyenne grosseur, striés longitudinalement. ”
Toxopneustes lividus (Sars). — Toxopneuste livide. — Strongylocentrotus lividus (Brandt).
Cette espèce (fig. 49) est la plus commune de nos
côtes : ses piquants sont longs et aigus, sa coloration générale est d’un brun verdâtre. R C'est surtout cet Oursin qui à la faculté de pratiquer les perforations dont il a été question précédemment et qui ont été étudiées par M. Caiïlliaud ; mais on ignore 4
Fig. 49. — Strongylocentrotus lividus. k
généralement, dit le D' Fischer, qu'elles sont décrites depuis 4810 par Thore (1) : « Là se voit particulièrement le Turban vulgaire, qui tapisse le fond des petits bassins et se loge dans les cavités où 1l est comme moulé quelle que soit sa grosseur, ce quinous fait croire qu'il est lui-même l'artisan de sa demeure, au fond de laquelle il adhère ou plutôt se cramponne assez fortement pour ne pouvoir en être arraché qu'avec peine. »
Cet Oursin vit tantôt dans le sable, comme sur les. côtes de la Gironde et des Landes, tantôt dans les ro-
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(1) Thore. — Promenades sur les côtes du golfe de Gascogne, 1810.
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PRE GENRE ECHINOCYAMUS 83 chers, comme sur les côtes de Bretagne et des Basses- Pyrénées. Sur le littoral de la Provence on en pêche chaque année des quantités considérables, depuis le mois de septembre jusqu’au mois d'avril, pour les livrer à la consommation. « C’est dans les prairies peu
profondes de Zostères (Posidonir Caulini) que le Sr.
hvidus abonde principalement par quatre et cinq mètres de profondeur. Il descend plus profondément, jusqu’à trente ou trente-cinq mètres, de manière à atteindre les limites inférieures de ces prairies, mais il n'arrive plus dans ces conditions à la taille des individus côtiers. » (Kæhler.)
Cette espèce résiste dans une certaine mesure à l’im-
pureté des eaux et, à Marseille, elle pénètre dans l’avant-
port et dans le premier bassin du port National, sous
le cap Pinède. Nous l'avons recueillie dans le port de Cette et dans l'étang de Thau.
2 Ordre. —= CLYPÉASTROÏDES.
Ces Echinodermes ont été ainsi nommés à cause de leur corps déprimé en forme de bouclier et sont classés parmi les Oursins irréguliers.
Un seul genre et une seule espèce représentent cet ordre dans la faune francaise.
Genre Echinocyamus (LESKE). — Échinocyame.
Ces animaux ont le test très petit, déprimé, elliptique. tronqué postérieurement et muni de cloisons internes. Echinocyamus pusillus (Müll.)
— Fibulura Tarentina (Lam).
Échinocyame minime.
Ce petit Oursin (fig. 50), dont la longueur est d’environ 7 millimètres, est d’une coloration grise; très commun sur toutes les côtes de France, 1l habite généralement les fonds sableux, mais on le trouve fréquem: ment parmi les débris rejetés sur la plage, onrencontre aussi ses dépouilles dans l’intestin des Spatangues.
« Les radioles d’Zchinocyamus sont tellement abondants dans les sables de fond des côtes de la Manche et de la Bretagne qu'ils doivent jouer dans la constitution des sédiments actuels un rôle aussi important que ? PAPER AE REI celui des Foraminiferese . (FisCHeR)
mus pusillus. Ÿ M. de Folin en a trouvé de Jeunes
individus dans les sables pris à de grandes profondeurs dans tout le golfe de Gascogne.
3° Ordre. — SPATANGOÏDES.
Ces Échinodermes sont des Oursins irréguliers, se distinguant facilement par leur forme cordiforme et par l'absence d'appareil maxillaire et d'appareil dentaire. Ils sont également caractérisés par la position excentr:ique de la bouche et de l'anus. L'ouverture buccale est limitée en avant par une lèvre supérieure et en bas par une lèvre inférieure qui chevauche un peu au-dessus de la première, de manière à recouvrir son extrémité postérieure lorsqu'on regarde un Spatangue par sa face ventrale.
Nous avons dit que, chez ces animaux, les piquants étaient remplacés par des soies lisses et inclinées dans le même sens, comme les poils qui recouvrent les Mam-
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GENRE SPATANGUS 85
mifères; on trouve fréquemment des Spatangues re-
jetés sur les plages ; mais ils sont généralement dé-
pouillés de leurs piquants, etleur fragilité est si grande
qu'il est rare de rencontrer des spécimens en bon étal. On divise les Spatangoïdes en deux sections :
les Cassidulides, les Spatangides.
Les Cassidulides ne se composent que d'espèces fossiles, ou d'espèces vivantes des mers tropicales.
Spatangides.
Ces Échinodermes ont le test ovale, cordiforme, et manquent d'appareil masticateur. Les espèces fossiles sont très nombreuses ; la plupart des espèces vivantes habitent à de grandes profondeurs (20 brasses environ), sur la vase ou sur les fonds sablonneux. « En s'y enfouissant quelque peu ils y étendent leurs sillons et s’emplissent de sable continuellement au moyen de leur
- lèvre inférieure recourbée en forme de cuiller. Ils se
nourrissent, en effet, uniquement des particules organiques et des organismes microscopiques qui se trouvent dans ce sable par suite de circonstances fortuites ou par suite de leur mode d'existence. Comme les parois de l'intestin sont très minces et très fragiles, et
comme, d'autre part, letube intestinal esttoujours bondé
par le sable qui l’emplit, la dissection de ces animaux exige beaucoup de précautions. » (Brehm.)
Genre Spatangus (KLEIN). — Spatangue.
Dans ce genre le test estmédiocrementrenflé,en forme
de cœur ; les cinq aires interambulacraires sont recouvertes de tubercules gros et perforés.
Spatangus purpureus (Müll.) — Spatangue cœur de mer. Cette espèce (fig. 51) a le test cordiforme, tronqué obliquement à l'extrémité postérieure et présentant un
Fig. 51. — Spatangus purpureus.
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contour régulier, la bouche large, la lèvre inférieure geu proéminente ; le plastron ventral allongé, triangulaire, présente à son centre un renflement peu marqué. Les piquants de la face dorsale sont très longs et poinlus, ceux de la face ventrale sont plus petits. Leur coloration est un violet pourpre, quelquefois jaunâtre. On trouve souvent sur ce Spatangue un petit Mollusque bixulve (£rycina substriata) qui vit attaché sur ses épines.
Cette espèce vit dans la Manche, à Boulogne, à Cher-
bourg, sur les côtes de Bretagne, sur celles de la Cha-
rente-[nférieure et de la Gironde; on la trouve égaleæent sur tout notre littoral de la Méditerranée.
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GENRE AMPHIDETUS 87
« Le Spatangus purpureus est assez fréquent dans le golfe de Marseille, où il habite toujours des fonds vaseux ou sablo-vaseux assez résistants. En quelques points,
comme au sud-est du château d'If, il se montre à peine
à 15 ou 18 mètres de profondeur; il descend jusqu’à 30
Fig. 52. — Echinocardium Fig. 53. — Echinocardium flavescens. flavescens.
et 40 mètres dans les fonds coralligènes de l’île de Riou et de Podestat. » (Kæhler.)
Genre Amphidetus (AGassiz) — Echinocardium (GRAY) — Amphidète.
Ds ce genre le test est cordiforme, mince, à extrémité postérieure tronquée verticalement.
Amplidetus ovatus (Ag.) — Echinocardium flavescens (Gray).
Amphidète ovale.
Cette espèce (fig. 52-53) a le test ovale, arqué régulièrement, tronqué postérieurement et d'un profil plus
régulier que chez les autres espèces. Les piquants sont
assez longs et en forme de spatule sur le plastron ventral ; sa coloration est grise.
Cs Spatangue ne vit pas sur nos côtes océaniques ; il
est rare dans la Méditerranée et a été découvert à Marseille par M. Marion en 1869.
« Les premiers individus‘recueillis provenaient du sable et des graviers coralligènes du golfe, sur le pourtour de l’île de Pomèêgue, par 40 et 60 mètres. Depuis, VE. flavescens a été découvert dans une station au sud-est du château d’If, dans une petite étendue de vase située au milieu des prairies de zostères. Les individus de cette station sont, en général, d'assez grande taille (3 centimètres de long environ). Tout récemment des pêcheurs ont trouvé, entre le port du Frioul et le château d'If, dans une autre bande vaseuse, quelques échantillons d’une taille véritablement remarquable : ilsatteignaient, en eflet, et dépassaient même quatre centimètres et demi de longueur. » (Kæhler.)
Amphidetus cordatus (Penn.) — Amphiaète en cœur.
Dans cette espèce (fig. 54) le test est très mince, aplati horizontalement, le plastron ventral est ovale ; les piquants de la face dorsalesont très minces, soyeux, d'une coloration grise.
Ce Spatangue n’est pas rare sur nos côtes de l'Océan :
Brest, Noirmoutiers, la Rochelle, cap Ferret, bassin
d'Arcachon, Hendaye. Il est commun sur une partie du littoral de la Méditerranée : assez rare dans le golfe de Marseille, il devient plus abondant vers les plages sableuses des embouchures du Rhône, principalement à Fos ; nous l’avons trouvé sur toute la partie des côtes de l'Hérault comprise entre Agde et Palavas.
Amphidetus gibbosus (Agassiz). — Echinocardium Mediterraneum (Gray).
Amphidète bossu.
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GENRE SCHIZASTER 89
Le test de cette espèce est élevé, aplati supérieurement : l'extrémité antérieure est verticale et l’extrémité postérieure tronquée obliquemment. Le contour du test, quand on regarde l'animal par la face ventrale, présente deux angles latéraux au niveau de la
Fig. 54, — Echinocardium cordatum.
bouche et un angle postérieur sur le plastron ventral,
Cette espèce, qui a été décrite par Lamarck sous le nom de Spatangus arcuarius, est très abondante, sur certaines parties de nos côtes de l'Océan : baie de Bourgneuf, la Bernerie, la Turballe, Royan, Vieux-Soulac, où l’on en trouve de nombreux échantillons sur les plages, mais vides et sans épines. Nous l'avons recueillie fréquemment sur le littoral de l'Hérault. Très rare à Marseille, elle est, par contre, assez abondante sur les plages &e l’embouchure du Rhône, autour de Fos jusqu’à Aigues-mortes (Grau-du-Roi).La vague rejette assez souvent à la côte le test qu’on trouve presque toujours brisé et il est assez difficile de se procurer cette espèce en draguant dans le sable où elle s'enfonce.
Genre Schizaster (AGassiz). — Schizaster,
Ces Echinodermes ont le test ovale, allongé, renflé,
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