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ÉCHINOÏDES | 71 sidèrent les Oursins comme un véritable régal, et on en
fait à Marseille une consommation annuelle de plus de 100,000 douzaines !
C. florigemma C. clavigera C. cydonifera Fig. 40. — Piquants ou pointes d’oursins fossiles,
« Pour les ouvrir, dit V. de Bomare (1), on a une main gantée à cause des pointes, et des ciseaux à l’autre ; on les cerne tout autour, puis, avec de petits morceaux de pain taillés en carrés longs comme quand on veut manger un œuf à la coque, on râtisse la substance interne. On en est dégoûté les premiers jours, mais on s’accoutume à ce mets qui, étant cuit, a le goût des écrevisses. »
Ces procédés indiqués par Valmont de Bomare en 1765 sont exactement ceux employés aujourd'hui par les amateurs d'Oursins, qui enlèvent, au moyen d’une incision circulaire, toute la face dorsale de la coque ettrempent des mouillettes dans l’intérieur, ce qui a fait
(1) Valmont de Bomare. — Dictionnaire d'histoirenaturelle, 1165.
donner aux Oursins le nom d'œufs de mer. Quelle que soit la manière de préparerles Oursins, ilfautreconnaître qu'ils constituent un aliment assez médiocre, qui n'est guère recherché que par les populations maritimes, principalement des côtes du Languedoc et de la Provence.
Fig, 41. — Holectypus depressus. Fig. 42. — Hemicidaris crenularis.
Les Oursins fossiles (fig. #1 et 42) sont très nombreux dans les couches des époques jJurassique et crétacée; on en rencontre aussi un certain nombre dans les couches tertiaires, et on en connaît aujourd'hui un grand nombre d'espèces, grâce aux travaux récents de Cotteau.
Les Oursins vivent sur tout le littoral de France et plusieurs espèces y sont très abondantes.
Les Echinoïdes sont divisés en 3 ordres :
Oursins réguliers, Clypéastroïdes, Spatangoïides.
1% Ordre. — OURSINS RÉGULIERS.
Ces Echinodermes ont été ainsi nommés à cause de
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DNS LU CV NGDARIDES HARAS HEAR la régularité de leur test qui est plus ou moins com- plète, mais diffère sensiblement de celle des Clypéus-
Fig. 43. — Cidaris papillata.
troides et des Spatangoïdes nommés par comparaison Oursins irréguliers. “ On les divise en 3 sections :
ÿE Eclinothurides.
ra Cidarides.
: de Etchinides.
Les Echinothurides ne comprennent que des espèces fossiles ou vivant dans les grandes profondeurs de la mer et n'ayant pas de représentants sur nos côtes.
CIDARIDES.
Ces Oursins ont un test globuleux, aplati au pôle buccal ; les aires ambulacraires sont étroites et les interambulacraires larges; chaque plaque est surmontée d’un piquant très long, entouré de plus petits.
Genre Cidaris (FLEM.). Cidarite.
Dans ce genre les piquants sont épais, cylindriques, altergnant souvent trois fois le diamètre du test, avec des granulations dans le sens longitudinal.
Cidaris papillata (Flem.) — Dorocidaris papillata (Agas.)
Cidarite porc-épic.
cette espèce (fig. 43) est la plus belle des côtes de France : le test, qui n’a qu'environ 3 ou 4 centimètres de diamètre, est hérissé d’épines atteignant jusqu'à 9 centimètres de longueur. Sa coloration est d’un brun rougeâtre. Cet Oursin ne quitte pas les grandes profondeurs.
« Les individus qui ont été pris le plus près dela côte, à Marseille, provenaient des fonds vaseux de larégion N.-0. du golfe, par 80 mètres. Cette espèce se rencontre principalement au sud de Planier, dans lesfonds vaseux, et descend jusqu'à 250 mètres de profondeur sur le bord de la falaise Peyssonel. Vers Toulon et jusqu'à Nice on la rencontre toujours dans des stations analogues, tantôt dans la vase, tantôt dans le sable vaseux, ou même dans les fonds coralligènes profonds, comme
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GENRE ARBACIA 715
sous le cap Sicié par 90 à 100 mètres. » (Kæhler
Nous avons pu en obtenir à Cette quelques individus par les pêcheurs qui les avaient dragués au large dans leurs filets.
Ce Cidarite n’habite pas nos côtes de l'Océan.
Les Echinides ont des aires ambulacraires plus ou
Fig. 44. — Arbacia pustulosa.
moins larges ; la membrane buccale nue n’est jamais recouverte de plaques squamiformes.
FAMILLE DES ARBACIADÉS.
Ambulacres étroits. — Pieds dorsaux pennés. — Piquants intermédiaires entre ceux des Cidarides et des Echinides.
Genre Arbacia (Gray). Arbacie.
Dans ce genre le test est épais, circulaire, aplati et recouvert de longs piquants.
Arbacia pustulosa (Leske). Arbacie pustuleuse.
Cette espèce (fig. 44), qui est le type du genre, dont elle possède tous les caractères, vit au milieu des fucus et des zostères. Elle n’habite que les côtes de la Méditerranée, où elle’est assez rare : elle n’a étécapturée que quelquefois à Marseille, sur la’côte nord du golfe : à Méiean, à Niolon, à Morgilet et sur la côte de Cassis: elle est moins rare à Nice.
FAMILLE DES ÉCHINIDÉS.
Les animaux de cette famille sont caractérisés par leur test mince, les ambulacres larges, portant deux ou
trois rangées de tubercules, tantôt crénelés et perforés,
tantôt imperforés ; les piquants sont ordinairement courts et tubulés.
Genre Echinus (RONDELET). Oursin.
Dans ce genre le test est renflé, plus ou moins globu=
leux, les tubercules généralement petits et imperforés, la membrane buccale nue, les piquants médiocrement longs et striés longitudinalement.
Echinus melo (Lam.) — Oursin melon âe mer.
Cet Oursin a une forme presque globuleuse ; sa coloration est verdâtre, ses épines sont courtes, petites, nettement striées, d’une couleur rouge brun à la base,
verte sur tout le reste de la longueur du piquant. La
hauteur du test est d'environ 10 à 11 centimètres et la
largeur de sa base de 8 centimètres. | Celte espèce vit sur les fonds vaseux à une profondeur
de 70 à 80 mètres : elle est assez rare sur les côtes de
Marseille, plus commune sur celles de Nice. Elle ne pa- ‘3
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GENRE ECHINUS tie 71
raît pas habiter nos côtes de l'Océan et c’est probablement par suite d'une confusion avec l'Æchinus acutus qu’elle a été indiquée dans les faunes de la Loire-[nfé-
rieure et de la Charente-Inférieure.
Echinus ‘acutus (Lam.) = Æ. Flemingi (Forbes). Oursin pointu.
Fig. 45. — Echinus acutus.
Cette espèce (fig. 45), qui a été souvent confondue avec la précédente, en diffère par des caractères cons-
tants : la coloration générale du test est rose ou rouge; . sa forme est plus ou moins conique, sa face ventrale aplatie et presque blanche, tandis que la face dorsale présente une série de bandes alternativement blanches et rouges. Les épines sont plus longues, plus fortes, moins nettement striées que celles de l’Z. melo; leur couleur est rouge à la base, verte, puis blanche au centre et rouge au sommet. Ses dimensions sont les mêmes que celle de l'Z. melo, à l'exception de la base,
qui est plus large.
Cette espèce vit sur tout notre littoral, mais n’est pas
très commune sur nos côtes de l'Océan ; elle est abon- . dantesur celles de la Méditerranée, où on la trouve dans les fonds vaseux et les fonds coralligènes du large. à
Enr È Dee de La con à 1 ‘ RAC