‹ Coelents, inodermes, protozoairesChapitre 33 sur 78 · KL · texte numérisé non relu

KL

Genre Paranthus (ANDRES). — Paranthus.

Dans ce genre la base est libre ou adhérente, de forme variable : tantôt plane, tantôt hémisphérique, agglutinant généralement du sable fin ; la colonne est cylindrique et n’est séparée du disque, à sa partie supérieure, que par un faible rétrécissement du dizamètre transverse.

Paranthus rugosus (Andres). — Paranthus rugueux.

Cette espèce a la colonne très allongée lorsque l’animal n’est pas fixé et ayant alors l'aspect d’un Siponcle ; elle est renflée vers la moitié ou les deux tiers de sa longueur quand l'animal est adhérent par sa base. En extension complète elle peut dépasser 10 centimètres et devient alors hyaline dans sa moitié inférieure avec des bandes longitudinales opaques. Dans sa moitié supérieure elle est d’un Jaune verdâtre clair, et sa surface, striée transversalement, porte une multitude de très fines granulations. Le disque est orné de douze rayons opaques, blanchâtres et dirigés vers les tentacules des deux premiers cycles dont ils entourent la base. Les tentacules, au nombre de quatre-vingt-seize, sont répartis en cinq cycles, rétractiles, coniques, hyalins, entourés à leur base d’une ligne blanche et ornés à leur face supérieure d'une bande longitudinale noirâtre interrompue par deux taches opaques, blanches. L’extrémité des tentacules est également blanche et opaque.

Cette espèce n’a été encore signalée que dans le bas-

sin d'Arcachon où elle est commune : à Eyrac, au Grand-Banc, etc. Elle vit enfoncée verticalement dans le sable et lorsqu'on veut la retirer il faut bêcher assez profondément.

« Cet animal se conserve très bien dans les cuvettes dont le fond est garni de sable ; en général il paraît très apathique, ne cherche pas à s’enfoncer dans le sable et ne rétracte guère son disque et ses tentacules. Quand on l'excite vivement, il raccourcit sa colonne, qui se renfle à sa partie moyenne et dont la surface paraît plus fortemeut sillonnée en travers. » (Fischer.)

Genre Palythoa (Lamouroux). e Palythoa.

Ce genre comprend des Actinies agrégées, à polypiéroïdes cylindriques, membraniformes, libres latéralement ou soudés entre eux et formant des masses encroûtantes. 4

Palythoa arenacea (Delle Chiaje) — Zoanthus Couchi (Johnston). Palythoa arénacé.

Cette Actinie a les tentacules blanchâtres, au nombre de vingt-huit à trente, disposés sur deux rangs; la colonne est protégée par un revêtement de sable agglutiné, terminé par quatorze ou quinze denticulations.

Cêtte espèce recouvre des coquilles bivalves et univalves, principalement les Chenopus pes pelecani; on la trouve surnos côtes de l'Océan et en dehors du bassin d'Arcachon, par 30 à 80 brasses.

Palythoa sulcata (Gosse). — Palythoa sillonnée.

Cetteespèce ala colonne brunâtre ouolivâtre, rayée de vingt-deux sillons longitudinaux ; le disque est rayonné et de même couleur que la colonne ; les tentacules, au nombre de vingt-deux, sont disposés sur deux rangs, ceux du cycle interne sont plus longs, coniques, trans- parents, ornés de quelques taches brunes ; leur extré-

MD 4,: 1 Rd - # GE: | . y 1 ne Le se .

Canin à. Det AT

GENRE PALYTHOA 174

mité est blanche et opaque. Le diamètre du disque et des tentacules étalés est de 4 millimètres.

Cette petite Actinie vit en colonies nombreuses offrant l'aspect d'Éponges du genre Ciona et s’enfonçant profondément dans une lame basale, épaissie par du sable et criblée de trous circulaires.

On la trouve sur le littoral de la Loire inférieure : à Piriac et au Croisic, dans le bassin d'Arcachon et à Guethary, et sur les côtes de la Méditerranée, dans le golfe de Marseille (fonds vaseux au large de Méjean).

Le genre Zoanthus n'est représenté jusqu'à présent

sur notre littoral que par une grande espèce : le Zoan-

thus Marioni(Jourdan), quiforme des coloniesnombreuses fixées sur les Zsodictya, et ne se rencontre que sur les côtes de Marseille, dans les graviers vaseux au sud de

. Riou et de Planier, à une profondeur de 100 à 200 mètres.

FAMILLE DES CÉRIANTHIDÉS.

Polype allongé, pourvu parfois d’une gaine sécrétée par les téguments, portant deux cercles de tentacules opposés (Claus).

Genre Cerianthus (DELLE CHIAIE). — Cérianthe.

Ces Actinies ont la colonne très allongée,cylindrique, flasque, lisse, garnie dans la partie supérieure de tentacules non rétractiles et présentant à son extrémité

inférieure un pore central à l’aide duquel la cavité géné- rale communique librement au dehors.

Cerianthus membranaceus (Haine). — Cérianthe mem-

braneux.

GENRE CERIANTHUS | “rA173

Dans cette espèce la coloration de la colonne varie peu: elle est d’un violet vineux à sa partie inférieure,

d’un gris jaunâtre pâle à sa partie supérieure. On remarque souvent, en outre, deux ou trois bandes longitudinales étroites, foncées, espacées ; le disqueet les tentacules présentent de nombreuses variétés : tantôt le disque #st rayonné de blanc et de brun, tantôt d’un gris noirâtre avec des rayons plus pâles, tantôt olivâtre rayonné de vert pâle ; les tentacules, dont le nombre est variable selon les individus, forment toujours trois cycles marginaux et trois cycles buccaux ; les tentacules marginaux sont tantôt d’un gris pâle à la base, brunâtres au sommet et ornés sur leur face supérieure de huit à dix taches vertes brillantes et espacées, tantôt verdâtres avec des taches d’un vert plus pâle; les tentacules buccaux sont d’un vert clair uniforme, ou blanchâtre, ou gris d'acier avec leur extrémité verte.

Cette belle Actinie, qui est longue de 15 à 20 centimètres, vit généralement dans le sable vaseux au milieu des Zostères, protégée par un tube épais, sale, noirâtre, très allongé. Elle habite nos côtes de l'Océan et est très commune dans le bassin d'Arcachon : à Eyrac, à l’île aux Oiseaux, au Banc-Blanc, etc. Elle n’est pas rare sur le littoral de la Méditerranée et vit à Marseille dans le bassin National.

Cerianthus sohilarius (Rapp). Cérianthe solitaire.

Cette espèce, très voisine de la précédente, en diffère par sa taille plus faible, sa coloration brune, ses tentacules moins nombreux (60 à 64 au plus). La colonne est

- brunâtre avec des lignes et des marbrures plus foncées ; ses tentacules marginaux sont de couleur fauve avec

F V * Pet al =

Lés fu Ç "4 A

LE tn UT Hhéos, - de Re de SAR ot ep se à. May 2e RAT

174 HISTOIRE NATURELLE DE LA FRANCE une dizaine de taches blanches disposées en série longitudinale sur leur face interne ; les tentacules buccaux |

sont noirâtres.

Cette Actinie est rare sur notrelittoral, où elle n’a été

Fig. 90. — Saccanthus purpurescen

signalée que dans le bassin d'Arcachon, sur la plage d'Eyrac (Fischer) et sur les côtes de Cette (Rapp).

Genre Saccanthus (Epw.). — Saccanthe.

Ce genre diffère du précédent par l'absence d’un pore basilaire, de façon que la cavité viscérale est imperforée en dessous, et par l'absence des deux bandes en

PEUT Le ie OT SE RES TON VER RO RETCE VENU FENLES PP TER DT NP SEE STLERAET 7 #S. sé ; fie $ È RU RE s

© GENRE SACCANTHUS 175 forme de ruban qui deséendent jusqu’au fond de la cavité viscérale chez les Cérianthes.

On n’en connaît sur nos côtes qu’une seule espèce :

Saccanthus purpurescens (Milne-Edw.) — Saccanthe pourpré.

Cette espèce (fig. 90) est de la longueur du doigt, obtuse, violacée à la partie inférieure de l’espèce de sac formé par les parois de la cavité viscérale, blanchâtre en dessus. Les tentacules sont annelés de brun et de

verdâtre.

Cette Actinie n’a été trouvée que sur les côtes de Nice, dans les fonds vaseux.

2% Sous-ordre. — MADRÉPORAIRES.

Les Madréporaires sont des Polypes ressemblant aux Actinies, mais produisant par bourgeonnement et par .scissiparité des colonies à squelette solide et continu qui forment ces Polypiers connus sous le nom vulgaire de Madrépores.

« Les Madréporaires se reconnaissent facilement à la structure étoilée de leur Polypier, dans lequel on distingue toujours une chambre viscérale dont le pourtour est garni de cloisons verticales. Celles-ci sont en général constituées par des lames ; quelquefois cependant elles sont représentées seulement par des séries de poutrelles ; elles sont toujours dirigées vers l'axe du corps, et lorsqu'elles sont suffisamment développées, elles . constituent par leur assemblage une sorte d'étoile mul- tiradiée. » (Milne-Edwards.)

On retrouve dans la structure de ces Polypiers toutes les parties que nous avons indiquées dans le chapitre

176 | HISTOIRE NATURELLE DE LA FR PÉNUTENC consacré aux Anthozoaires : la muraille, la columelle, les côtes, etc. Les Madréporaires concourent avec les Coraux à former par leurs Polypiers les écueils sous-marins dont nous avons également fait mention précédemment.

On divise les Madréporaires en deux sections basées sur les modifications observées dans la structure de leurs Polypiers :

Les Madréporaires perforés ; Les Madréporaires apores.

On connait un certain nombre d’espèces de Madréporaires Vivant sur nos côtes ; les espèces fossiles sont très nombreuses.

4e Section. — MADRÉPORAIRES PERFORÉS.

Dans ce groupe la muraille est dépourvue de côtes, percée de pores, ainsi que les cloisons rudimentaires. La cavité du corps est ordinairement entièrement ouverte.

Les familles des Porités et des Madréporidés ne renferment que des genres exotiques bien connus et qui vivent dans la mer Rouge, la mer des Indes, l'océan Pacifique, etc. Une seule famille a des représentants sur notre littoral :

FAMILLE DES EUPSAMMIDÉS.

Cloisons bien développées etformant plusieurs cycles, celles du premier égales entre elles, celles du dernier cycle courbées vers celles du cycle immédiatement supérieur, de sorte que le calice ne présente pas la forme |

M PE er GENRE DENDROPHYLLIA bi Ÿ A77

se PE Herement radiée qui se remarque d'ordinaire chez e les Zoanthaires. Muraille formée par des lignes verti- |. cales de nodules qui restent assez distincts entre eux et se soudent par leurs points de contact (Milne-Edwards).

Fig. 91.— Dendrophyllia cornigera.

Les Eupsammidés sont tantôt simples, tantôt agrégés ;

| leurs polypiéroïdes sont presque toujours cylindro-

r coniques. La muraille est faiblement costulée ; son tissu

a l’aspect du chagrin ou d'une substance vermoulue. On trouve toujours dans ces Polypiers une columelle, mais pas de palis. Cette famille renferme des formes voisines des T'urbinolidés (page 181).

Genre Dendrophyllia (BLAINv.). — Dendrophyllie.

Dans ce genre le Polypier est composé, arborescent. formé de branchesramifiées, nées par bourgeonnement | ; d'une manière irrégulière. | | L | Dendrophyllia cornigera (Lam.). — Dendrophyllie cornigère. |

4x s | : s + ; ‘ RO TER NT NS TS DS | Arr AR Le I D RUN PNR PSE LORIE ba > #

L l f : 67 AT ALAN ONE SEE PMR EL EN CELL n M Ÿ Ï 4 HYEAPEN que (AT 1 fetes x

178 HISTOIRE NATURELLE DE LA FRANCE Cette espèce (fig. 9M)a un polypier formé généralement d'un gros tronc et de rameaux naissant à peu près tous à la même hauteur et dirigés en dehors. Ces rameaux sont longs, ascendants et obliques, souvent un peu arqués, divergents et assez écartés entre eux. Sa hauteur est ordinairement de 20 à 30 centimètres. On trouve cette Dendrophylliesur nos côtes de l'Océan : plateau sous-marin de Rochebonne, près l’ilé de Ré, Capbreton et au large de Biarritz par 40 à 90 brasses.

Elle vit aussi dans la Méditerranée.

Genre Balanophyllia (Woop). — Balanophyllie.

Fig. 92. — Balano Ce genre est caractérisé par un

phyllia Italica. : ; à

Polypier simple, fixé par une base large, ou seulement pédicellé et plus poreux que celui des Dendrophyllies. La columelle est spongieuse et les cloisons minces et déprimées.

Balanophylhia Jtalica (Milne-Edw.). — Balanophyllie d'Italie.

Dans cette espèce (fig. 92) le Polypier est droit, peu élevé, subturbiné, légèrement comprimé près du calice. Les cloisons principales sont un peu débordantes, à faces couvertes de grains fins ; les autres cloisons sont très minces, très criblées, couvertes de grains saillants et à bord déchiqueté ; le disque etles tentacules sont jaunes.

Cette espèce n'a pas été signalée sur nos côtes de l'Océan; elle habite le littoral de la Méditerranée et on la trouve dans le golfe de Marseille, dans les prairies profondes de Zostères, par une profondeur de 40 à

# Re LR Ne Ne de

Rai | GENRE GLADOCORA © 499: .

LENS ete Le * 2 à sut DR: ne

. 25 mètres, associée à une espèce voisine, la Balano— phyllia regia à disque brun et à tentacules jaunes. 288 pe t 1° 2e

2% Section. — MADRÉPORAIRES APORES. RS:

Genre Cladocora (EHRENz.). — Cladocore.

| Les Coralliaires de tette section sont de tous les Ma- ie À dréporaires ceux dont le Polypier est le plus parfait; Re i ils ont toujours une muraille bien complète et un ‘appareil cloisonnaire très développé; c’est à eux quele l nom de Polypiers lamellifères convient le mieux, (Milne- $ Edwards). $

FAMILLE DES ASTRÉIDÉS. à

Polypes le plus souvent agrégés, réunis par la soudure des murailles ; loges divisées par des lamelles transversales; bord supérieur libre des cloisons armé È d’épines ou de dents. | % "a

Dans ce genre le Polypier n’est jamais massif, mais

constitue des touffes en forme de buisson ou de gerbe ramifiée ; les cloisons sont un peu débordantes, arron- __ dies au sommet, granulées latéralement ei finement __ dentelées sur leur bord.

< Cladocora cespitosa (Lamour). — Cladocore en gerbe. À Cette espèce (fig. 93) a un Polypier formant destouffes

l’état d'extension les Polypes se touchent ordinairement à s par leurs tentacules, et lorsqu'on regarde la colonie par .. le haut, on ne voit pas d’intervalles entre les individus

180 HISTOIRE NATURELLE DE LA FRANCE qui la composent. Le disque et les tentacules sont d’un brun clair ; en outre on distingue, surtout au soleil, une nuance vive d’un vert brillant à la partie interne des tentacules; cette dernière coloration paraît due à certaines incidences de lumière : car souvent elle disparait

Fig. 93. — Cladocora cespitosa.

d’une manière complète. Les tentacules n’ont pas la surface lisse, comme cela se voit chez les Actinies : 1ls sont couverts d’une multitude de petites plaques ou verrues d’un blanc transparent assez égales entre elles (Milne-Edwards).

La hauteur du Polypier est de 20 à 30 centimètres. Cette espèce ne vit que sur nos côtes de laMéditerranée, on la trouve sur ie littoral de Marseille, dans les prairies de Zostères le long de la côte nord del'ile Ratoneau et dans les graviers coralligènes du golfe du Prado. (Marion).

(GENRE CARYOPHYLLIA 181

FAMILLE DES TURBINOLIDÉS.

Polypes toujours solitaires, ovipares, se multipliant rarement par bourgeonnement. Muraille complètement

imperforée ; cloisons formées de lamelles incomplètes, à surface généralement garnie de granulations.

Genre Caryophyllia (Lam.) — Cyathina (EnrEN8.) Caryophrylilie.

Dans ce genre le Polypier est simple et adhère toujours par une base plus ou moins large dont les bords s’étalent en général de manière à encroûter le corps étranger sur léquel il est fixé; le calice est à peu près circulaire et médiocrement profond ; la columelle qui en occupe le centre se compose d'un nombre variable de petites tiges étroites, rubanées et tordues ; les cloisons sont droites,

Fig. 94. — Caryophyllia clavus.

larges, débordantes et recouvertes latéralement de

fines granulations.

forme.

Caryophyllia clavus (Scacc.). — Caryophyllie clavi-

Cette espèce (fig. 94) a un Polypier droit, fixé par une base assez grêle, à cloisons 5cu épaisses, à palis très larges, très minces, à faces couvertes de granula-

Ltd

LR RE ML Ce te - ’ ITA ‘4 L DA re , À ra An) tin

tions irès saillantes, en forme de petits godets. La muraille est recouverte d’une couche épidermique très mince, ressemblant à du vernis.

Cette Caryophyllie n’a été signalée que sur nos côtes de la Méditerranée, au large de Marseille, autour de l'île de Ratoneau, sur les scories et Les vieilles coquilles et dans les grands fonds au-dessous de la falaise Peyssonel, où elle vit'associée à une espèce voisine, la Caryophyllia eléctrica (Milne-Edw.) —C. Calveri (Duncan).

Genre Raracyathus (Miixe-Enw.). — Paracyathus.

Ce genre, très voisin du précédent, dont il diffère par ses palis à peine distincts des tiges columellaires, n’est représenté sur notrelittoral que par deux espèces :

Paracyathus pulchellus (Milne-Edw.). — Paracyathus élégant.

Fig. 95.— Par Cette espèce (fig. 95) a un Polypier turno biné, droit, à calice circulaire assez prooc fond, à cloisons à peine débordantes, minces, un peu épaissies en dehors, à grains

latéraux gros et saillants.

Elle ne vit que sur nos côtes de la Méditerranée, où elle est rare, dans les fonds de graviers vaseux au sud de Riou et de Planier, près Marseille.

Paracyathus striatus (Milne-Edw.). — Paracyathus strié. (

Espèce très voisine de la précédente, dont elle diffère par ses cloisons plus minces, plus inégales, ses palis plus minces et plus larges. Elle n’a été encore trouvée

D OL M D CON ne tie man on à » De. A tt DS RETUNRS LASER A x >

e ED La TRE

que dans la fosse de Capbreton (Landes), par 40 à

90 brasses.

Genre Desmophyllum (EHREX8.) — Desmophylle.

Ce genre est caractérisé par un Polypier simple et généralement fixé par unelärge base ; la muraille est nue, lisse inférieurement, et présente quelques petites crêtes dans le voisinage du calice.

Desmophyllum cristagalli (Milne-Edw.) —- Desmophylle crête de coq.

Cette espèce a le Polypier très élevé, à base un peu contournée et un peu grêle, légèrement comprimé près du calice qui est régulièrement eiliptique. Les côtes principales dans le voisinage du calice forment des arêtes vives ou de petites crêtes.

Ce Desmophylle ne se rencontre que dans les grandes profondeurs ; il n’a été signalé jusqu’à présent que dans la fosse de Capbreton (Landes), où il vit sur les valves de l’Ostrea cochlear, par 40 à 90 brasses (Quatrefages), et dans le golfe de Marseille, où il est commun dans les régions profondes au pied de la falaise Peyssonnel, par 500 à 700 mètres, et forme de beaux calices identiques à ceux des grands fonds du golfe de Gascogne (Marion).

Genre Flabellum (LEssox). — Flabelle.

Dans ce genre le Polypier est simple, droit, plus ou moins comprimé ; les cloisons sont très nombreuses, ne débordant pas la muraille et présentant sur leurs surfaces des séries radiées de grains bien marqués. La muraille présente souvent des crêtes ou des épines, mais

jamais de prolongements radiciformes ; le Polype est ne

Page 1