‹ Coelents, inodermes, protozoairesChapitre 34 sur 78 · L . ri é ME F - 1 TEA tarte QUE x À RER QE Le OU eue A ASS · texte numérisé non relu

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comprimé et son orifice buccal, au lieu d’être circulaire, figure une fente allongée.

Flabellum untophyllum (Milne-Edw.). — Flabelle antcphylle.

Cette espèce (fig. 96) dont le Polypier est droit,

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Fig. 96. — Flabellum anthophyllum.

comprimé, largement fixé, les cloisons minces, à granulations fortes et inégales, n’a été signalée que sur nos côtes de la Méditerranée, au large de Marseille, sur le pourtour de l’ile de Ratoneau, où elle vit sur les roches sous-marines par une profondeur variant de 25 à 38 mètres.

Deuxième classe. — HYDROMÉDUSES.

La classe des Hydroméduses comprend de petits Polypes et des colonies de Polypes, ainsi que des Méduses qui appartiennent au même cycle de développement qu'eux et qui représentent la génération libre, sexuée, tandis que le Polype ne représente plus alors que la nourrice. Bien que les Polypes de ce groupe soient très inférieurs aux Anthozoaires par la taille et la structure, cependant, si l'on considère l’organisation élevée des

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Méduses auxquelles ils donnent naissance et qui repré-

sentent la forme sexuée, on ne peut leur assigner le rang le plus inférieur parmi les Cœlentérés proprement dits (Claus). |

Ces animaux établissent la transition entre les Anthozoaires et les formes plus élevées des Cœlentérés, telles que les Cténophores. Les Polypes ont en général une structure plus simple que celle des Anthozoaires et sont aussi beaucoup plus petits ; ils présentent rarement des formations squelettiques, ei dans ce cas ce ne sont que des sécrétions plus ou moins cornées de l’épiderme, revétant de gaines délicates la tige et les ramifcations; il peut aussi exister des disques de consistance gélatineuse, parfois cartilagineuse.

Peu d'animaux présentent, dans leur développement et dans leur mode de reproduction, des phénomènes aussi curieux. Les Æydres peuvent se reproduire : 4° par scissiparité, chaque fragment peut restaurer un individu entier ; d’après les expériences de Ræsel une partie du tentacule peut reformer un animal compiet ; 2° par gemmiparité, le corps de l’'Hydre se couvre de bourgeons qui naissent près du pied et qui forment de petits mamelons creusés d’un canal communiquant avec le canal central de l’animal souche ; ce bourgeon grossit, déve-

loppe des tentacules, se détache et va se fixer sur un

corps étranger, ou bien il reste fixé sur le pied nourricier et se reproduit lui-même par de nouveaux bourgeons ; 3° par des œufs : le pied se gonfle en quelques endroits, forme un bourrelet d’où sortira l'œuf pour se fixer sur un corps quelconque. La jeune Hydre, née d’un bourgeon sur le pied de l’Hydre mère, vit et se re-

produit comme elle par des bourgeons et par des œufs ; c’est alors que l’on peut observer chez ces singuliers animaux la génération alternante :

Fig. 97. — Reproduction des Hydres (d’après Perrier).

1. Hydre grise abondamment nourrie en captivité et ayant produit une colonie de 19 petits. — 2. Hydre portant un petit. — 3. Hydre pêchée dans une eau exceptionnellement riche en infusoires et ot Crustacés, et parvenue au maximum ordinaire de fécon-

ité.

« Supposons un instant que l’Hydre mère, l’Hydre souche issue d’un œuf, ne dispose que du premier de ces modes de reproduction, qu’elle ne puisse former d'œufs, mais que l’Hydre fille se charge de la reproduc-

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que de ces œufs naissent de jeunes Hydres qui n'aient, comme la première mère, à leur disposition que le seul mode de reproduction asexuel, mais que leurs filles de nouveau se reproduisent par des œufs : nous aurons ainsi un cycle reproductif dans lequel toujours à une génération d'individus se multipliant par gemmiparité succéderait une génération fille se reproduisant par des œufs. Imaginons enfin que les Hydres de deuxième génération diffèrent considérablement de forme et d’apparence de leur mère, et nous aurons une idée de ce qu'on appelle une génération alternante » (Capus) (1).

Le même phénomène peut être observé chez les Méduses, dont les œufs sont renfermés dans les tentacules qui pendent au-dessous de l’ombrelle: l’œuf produit une larve garnie de cils vibratiles qui se fixe sur un corps sous-marin ; Cette larve, qui rappelle la forme de l’Hydre, peut se reproduire par bourgeonnement, mais ces bourgeons ne naissent pas uniquement sur le pied ; ils poussent en même temps à la partie supérieure de l’animal, qui s’allonge en forme de colonne et se divise successivement de haut en bas en un certain nombre de rondelles disposées en piles et emboïtées les unes dans les autres (fig. 98). Ces sirgulières formes avaient été considérées autrefois comme autant d'animaux différents et on avait donné à la larve ciliée le nom de p/anula, à la larve fixée avant sa segmentation le nom de scyphistome, à la colonne de rondelles celui de sérobile et à la rondelle, à l’état libre, le nom d’ephyra. Ces dénomi-

(1) G. Capus, L'œuf chez les Plantes et les Animaux.

tion sexuée en produisant des œufs. Supposons ensuite

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