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Fig. 98. — Développement de l’Aurélie rose (A. Aurita) d’après Sart. . 4. Forme polypoide avec des bourgeons en voie de formation. — 2, La même commençant à se diviser en segments transversaux. — 3. La même dont la division est plus avancée. — 4. La même dont il ne reste plus que des segments prêts à se détacher. — 5. Un de ces segments détaché et libre. — 6. Forme médusoïde complètement développée.
larves d'Echinodermes, ont été conservées pour désigner les différentes formes larvaires des Hydroméduses.
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En. GENRE FLABELLUM ve 189 Fe . Chez les Polypes hydraires (Campanulaires, Sertulaires) Ja reproduction est encore plus intéressante à observer : ces animauxse mutiplient par bourgeonnement et forment de véritables colonies agglomérées en forme de grappes composées d'individus vivani l’un sur l’autre.
Si on examine une des branches de cet arbre minuscule on y remarque des corps ventrus et arrondis qui sont les bourgeons reproducteurs, placés à côté
d’autres bourgeons qui sont uniquement nourriciers ; les
bourgeons reproducteurs se détachent, comme les rondelles des Méduses, et vont former une Méduse libre, qui produira à son tour des œufs d’où naïîtront de nou-
velles colonies. Dans quelques espèces les bourgeons reproducteurs ne se détachent pas, ils restent, sous la forme de petites Méduses, attachés à la colonie qui devient nourricière, multiplicatrice et reproductrice à la fois.
Ce mode de développement si compliqué est poussé encore plusloin chez les Siphonophores :
« La colonie qui provient du bourgeonnement successif de l'animal souche, se compose des individus nourriciers asexués qui pourvoient à l'alimentation de toute l'association, des individus Médusaires sexués transformés en organe de natation, et enfin d’un appareil hydrostatique appelé Vessie aérienne, qui maintient l'équilibre de la colonie dans l’eau. Car toute cette ag- glomération d'organes enchevêtrés, superposés, juxtaposés, parfois alignés en longue chaîne, rappelant quelque chevelu de racines à la dérive ou quelque cein- $ ture fantastique d’une Néréide, n'aurait qu'un équilibre fort instable si les vessies et les cloches ne la main- “4
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tenaient plus ou moins verticalement » (Capus).
Les Vélelles, par exception, abandonnent leurs formes médusaires qui se détachent de la colonie, vivent errantes et produisent des œufs qui deviendront l’origine de nouvelles colonies hydrostatiques.
« Pendant longtemps, dit Claus, on considéra comme comme un fait extraordinaire, presque inexplicable, que | des animaux aussi différents (Polypes et Méduses), que leurs caractères zoologiques permettaient de ranger dans des classes distinctes, représentassent simplement diverses phases d’un même cycle évolutif. La théorie de la génération alternante ne faisait que tourner la difficulté sans la résoudre; seuls, la théorie de la descendance et le darwinisme peuvent nous en donner une explication. On a reconnu, en effet, que le Polype et la Méduse ne diffèrent pas si profondément l'un de l’autre qu'on le croyait jadis, et qu'il faut bien plutôt les considérer … comme les modifications d’une seule et même forme primitive, adaptée à des conditions d'existence difrérentes. »
La forme médusoïde est caractéristique. Les Méduses se composent d’un disque plus ou moins bombé comme un champignon, auquel on a donné le nom d’ombrelle ; l’ombreile est quelquefois hémisphérique ou en forme de cloche; elle est munie d’une frange d’appendices flottants. La substance des Méduses est molle el transparente comme une gelée; aussi Réaumur leur avait-il donné ienom de gelée de mer. Quelquefois la masse du corps est incolore et transparente comme du cristal; d’autres fois, colorée d’élégantes teintes roses, violettes ou azurées, dont la délicatesse est admirable.
© GENRE FLABELLUM s 194.
Les Méduses flottent librement dans les eaux de la 4 mer, et au moyen des contractions alternatives de leur ombrelle parviennent à se diriger, en nageant le corps . incliné obliquement. On à remarqué qu’elles ne se dirigent jamais vers les côtes que par un vent contraire et | qu'elles s’en éloignent dès que le vent, soufflant du large, tend à les pousser sur la plage ou contre les rochers. Toutefois elles ne résistent pas toujours aux courants ouaux vagues soulevées par la tempête et vien- nent échouer, souvent en grand nombre, sur nos côtes, où elles ne forment plus alors que des masses informes, gélatineuses et bleuâtres, ressemblant à l’amidon cuit ou empois. Ces masses exposées sur Le sable à l’action de l'air et du soleil se liquéfient et fondent si complètement qu'on ne retrouve plus de trace d’une Méduse volumineuse que l’on avait vue échouée sur la plage quelques jours auparavant.
Quelques espèces de Méduses sont phosphorescentes, | etcette particularité leur a fait donner par les marins . le nom de Chandelles marines.
| Certaines parties de nos côtes sont fréquentées par un: | grand nombre de Méduses,.et 1l est facile de Les observer dans les eaux peu profondes où elles se réunissent quelquefois en nombre considérable. A Cette on peut les voir, en flottilles nombreuses, se- rendre de la-mer à l'étang . de Thau en suivant le copal CL traverse toute IS Bodies 27 RD | D Les Hydroméduses sont: des animaux marins, à l’ex- » | ception des Æydrides, qui vivent dans les eaux douces ; 2 ils se nourrissent de substances animales. Les Médi libres et les Siphonaphores sont.phophorescents.
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Les Hydroméduses se divisent en trois ordres :
Les Æydreides.
Les Siphonophores.
Les Acalèphes.
Fig. 99. — Millépore.
4% Ordre. — HYDROÏDES.
Les Hydroïdes sont de petits Polypes vivant isolés ou en colonies ramifiées et fixées, portant des bourgeons médusoïdes ou de petites Méduses (Héduses hydroïdes).
« Les difficultés que présente la classification de ces animaux et !& confusion qui y règne tiennent non
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