‹ Coelents, inodermes, protozoairesChapitre 38 sur 78 · GENRE HYDRA · texte numérisé non relu

GENRE HYDRA

moyen de leurs longs tentacules toujours en mouvement tous les petits animaux qui passent à leur portée : vers, pucerons, larves d’insectes, etc. Elles sont sen-

Fig. 100. — Locomotion des Hydres (d’après Perrier,.

1,2, 3, 4, Hydre rampant à la manière des Chenilles arpenteuses. — 5, 6, 7, 8, 9, Positions successives d'une Hydre effectuant une culbute (Grossissement 3 diamètres).

sibles au bruit et à la lumière, et si on les met dans un

vase placé en partie dans l'ombre et en partie au soleil,

elles se dirigent toujours vers la partie éclairée. Elles s’attachent aux plantes aquatiques, aux corps flottants dans l’eau, aux tubes renfermant les larves de Phryganes, aux coquilles de Mollusques fluviatiles {Zimnées, Planorbes.) La nourriture des Hydres exerce une influence momentanée sur leur coloration, par suite de la ténuité et de la transparence de leurs tissus : les pucerons

les colorent en vert, les ais les rendent rouges.

Lorsqu'on veut se procurer des Hydres, il suffit de prendre dans les eaux dormantes une certaine quantité de plantes aquatiques à la surface desquelles elles se tiennent fixées ; en déposant ces plantes dans un vase rempli d’eau les Hydres ne tardent pas à étendre leurs longs bras et on peut très bien les voir, même à l'œil nu.

très voisines et diffèrent surtout par leur coloration.

Hydra grisea (Lin.) — Hydre commune.

Cette espèce, la plus commune du genre, d’une coloration grise, a les tentacules très variables dans leur nombre et leur longueur. Elle vit dans les eaux stagnantes de toute la France.

Hydra fusca (Lin.). — Hydre brune ou à longs bras.

Fig. 101. — Hydre brune Cette Hydre (fig. 104) diffère.

avec deux bourgeons.

de la précédente par sa .colora-

tion d’un brun grisâtre, ses dimensions plus considérables et ses tentacules extrêmement longs. Elle habite

toute la France et est commune aux environs de Paris.

Hydra viridis (Lin.). — Hydre verte.

Cette espèce n’a que deux à trois millimètres ; dans sa plus grande contraction elle prend une forme

Les espèces de France sont

L''élrht en st is à rie

GENRE HYDRACTINIA 4917 -

globuleuse et comme pédicellée; sa coloration est verte; ses tentacules varient en nombre de trois à dix et sont plus communément au nombre de huit; ils sont très extensibles et armés de nématocystes.

On la trouve dans toute la France.

Rœsel a décrit une autre espèce, l’Zydra pallens, qui est beaucoup plus rare.

FAMILLE DES HYDRACTINIDÉS.

Colonies de Polypes à expansion aplatie et étendue sur laquelle naissent des concrétions squelettiques cornées. Les Polypes sont en massue avec une couronne de

tentacules simples.

. Genre Hydractinia (VAN BEN.). — Hydractinie.

Dans ce genre les bourgeons médusoïdes sont sessiles sur des individus prolifères dépourvus de tentacules.

« La partie commune à toute la colonie est une membrane qui s'applique à lasurface de l’objet sur lequel se fait l'installation, et dans laquelle se trouve la même couche chitineuse d’où émanent les tubes isolés de cette colonie. Les canaux nourriciers se prolongent également dans cette membrane avec leurs soulèvements en forme d’épines et ils assurent au Polype la possibilité de vivreetdes’accroitre. Dansunetelie colonie setrouvent toujours réunis deux sortes d'individus seulement : on y voittoujours des individus nourriciers qui se distinguent par leur longueur et par le développement accusé des tentacules, de la bouche et de la cavité digestive. Ils sont naturellement chargés de se nourrir eux-mêmes et

de nourrir la colonie. Par l'intermédiaire du système canaliculaire de la colonie ils pourvoient à la prospérité de leurs compagnons, qui sont exclusivement des mâles ou exclusivement des femelles. Celles-ci portent à l’ex-

trémité antérieure, en place de tentacules, une ceinture de cellules urticantes et, à quelque distance de là, ‘une épaisse couronne de capsules simplescontenant des œufs. La larve ciliée, provenant de l’œuf, s’installe so- Hidement et fonde une nouvelle colonie » (Brehm).

Ce genre est représenté sur notre littoral par une espèce bien connue : |

Hydractinia echinata (Nan Ben.) — Hydractinie épineuse.

Cette espèce (fig. 109) forme un revêtement sur les vieilles coquilles habitées par des Pagures (Pagurus Ber- .nardus). Lorsque le Pagure court dans les flaques d’eau peuprofondes, on peutexaminerfacilement cette Hydrac-

de PE ES en -

ES TT Te

GENRE TUBULARIA | 199 tinie, dont la masse fondamentale est constituée par un tissu opalin et à demiteintéde blanc, sur lequeltranchent en rose ou en jaune les individus reproducteurs. Si on retire de l'eau la coquille sur laquelle s’étalait la colonie d'Hydractinies, tous les Polypes se rétractent et l’on n’apercoit plus que des piquants disséminés sur toute l'étendue de la colonie.

Cette espèce est commune sur nos côtes.

FAMILLE DES TUBULARIDÉS,

Polypes portant, en dedans de la couronne externe de tentacules, un cercle de tentacules filiformes sur la trompe. Bourgeons sexuels naissant entre les deux cercles de tentacules.

Genre Tubularia (Lix.). — Tubulaire.

Dans ce genre la colonie forme des prolongements radiciformes, rampants, sur lesquels se dressent

des branches simples ou ramifiées portant des Polypes à leur extré- pr te Fig. 103. — Tubumite. | laria indivisa .

Les Tubulaires établissent leurs colonies sur les pierres, les coquilles, les Ascidies, les Fucus, etc.

Tubularia indivisa (Lin.) = T. calamaris (Pall.) — Tubulaire chalumeau.

Dans cette espèce (fig. 103) la colonie se compose

detiges nombreuses, cornées, jaunes, noueuses d’espace

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200 HISTOIRE NATURELLE DE LA FRANCE espace et offrant une certaine ressemblance avec des tiges sèches de graminées.

« La partie inférieure est tortueuse et très adhérente

Fig. 10%. — Extrémité supérieure d’un individu de Tubularia indivisa (d’après Perrier).

aux corps étrangers ; la partie supérieure est à peu près droite, ou mieux légèrement flexueuse. L'ensemble représente un végétal fleuri sans feuilles ni rameau. Au * sommet de chaque tige se développe une double corolle écarlate de quinze à trente-cinq pétales par rangée, les extérieurs étalés, les intérieurs relevés en houppe. Un peu au-dessous paraissentlesovaires, qui pendent, quand ils sont mûrs, comme des grappes orangées. Au bout d’un certain temps les corolles se flétrissent, tombent et meurent. Un bouton les remplace, lequel produit un nouveau Polype, et ainsi de suite. Cette succession détermine l’allongement des tiges, chaque prétendue fleur

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