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rt GENRÉ GERGONIA 215

FAMILLE DES GÉRYONIDÉS.

Bord du disque avec un large bourrelet urticant, qui recouvre l’anneau nerveux, Pédoncule buccal long, cylindrique ou conique, avec quatre ou six Canaux qui se

continuent avec les canaux radiaires. (Claus.)

Genre Gergonia (LEss.\. — Gergonie.

L'ombrelle est hémisphérique, excavée en dessous, ayant 4 à 6 tentacules marginaux, un pédoncule central gros, dilaté au sommet, à six À D lobes et perforé au milieu.

Gergonia proboscidalis (Less.) — Liriope proboscidalis (Risso).

Gergonie proboscidale.

x su 4 Fig. 119. — Gergonia pro- Cette espèce a l’ombrelle “8 Bosco LUS

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fil

garnie de six tentacules très longs, le pédoncule en forme de trompe et terminé par une membrane circulaire et plissée ; elle est diaphane avec quelques faibles nuances roses.

Elle vit dans la Méditerranée et apparaît généralement en avril sur les côtes de Nice.

. (rergonia dinema (Less.). — Gergonie dinème.

Cette Méduse (fig. 120) a l’ombrelle hyaline, en forme de cloche, subconique, marquée de trois filets simples ; le pédonculeest renflé au sommet, ayant lerebord garni

d'un rang de petits tubercules'et deux tentacules opposé. On la trouve surles côtes dela Mancheet dela Charente- Inférieure.

… Une trachyméduse appartenant à un genre voisin, la

Fig. 120. — Gergonia dinema.

Carmarina hastata (Hæckel), a été signalée sur les côtes de Nice. |

2e Ordre. — SIPHONOPHORES.

Les Siphonophores ou Acalèphes hydrostatiques sont intimement liés aux colonies d'Hydroïdes; au lieu de colonies, ils sont composés d’une tige libre, contractile, souvent renflée à son extrémité et contenant une vessie aérienne. L’axe de la tige est creusé d’un canal dans lequel le liquide nourricier est constamment mis en mouvement à l’aide de contractions de sa paroiet de cils vibratiles dont il est couvert ; la vessie joue le rôle d’organe hydrostatique.

Nous avons déjà indiqué le singulier mode de développement deces Cœlentérés dont lescolonies flottantes, en formes de grappes, se composent de plusieurs sortes d'individus ayant chacun ‘un rôle dans cette curieuse

GENRE GERGONIA 217 association. Les individus nourriciers ont la forme de

tubes courts, renfléset prolongés en une sorte de trompe. Ils sont suspendus à la tige par un pédoncule, de la

base duquel part un long filament préhensible auquel

on a donné le nom de filament pêcheur, et qui est armé de capsules urticantes. Les bourgeons sexuels qui ont l'aspect de petites Méduses se séparent rarement de la colonie. « Leurs vessies ouleurs clochesles soutiennent

dans la mer, leurs tentacules les dirigent dansleur mar-

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che et leurs fils pêcheurs leur servent à la fois d'organes de défense, d'organes de préhension et d'organes de succion. » (Moq.-Tandon.

Ces animaux présentent les formes les plusdiverses et les plus gracieuses et sont souvent ornés de brillantes couleurs. « Peu d’animaux marins excitent l’étonnement au mêmedegré queles Siphonophores, peu offrent des formes aussi capricieuses, aussi variées : qu’on imagine de véritables lustres vivants, laissant flotter nonchalamment leurs mille pendéloques au gré des molles ondulations d’une mer calme, repliant sur eux-mêmes leurs trésors de pur cristal, de rubis, desaphirs, d’émeraudes, ou les égrenant de toutes parts, comme s'ils laissaient tomber de leur sein une pluie de pierres pré-

cieuses, chatoyant des innombrables reflets del’arc-en-

ciel et montrant un instant à l’œil ébloui les aspects les plus divers. Par les temps calmes ils viennent à la surface, se laissent aller à la dérive, entraînés par les courants; mais ils savent se soustraire à la poursuite de leurs ennemis. Après avoir suivi longtemps la même route, on les voit brusquement changer d'’allure. » (Perrier.) .

Les Siphonophores vivent dans toutes les mers et quelques espèces se montrent sur nos côtes.

On les divise en quatre sections :

Les Physophorides.

Les Physalides.

Les Calycophorides.

Les Discoïides ou Vélellides.

Les Physalides n'ont pas de représentants sur notre littoral.

PHYSOPHORIDES.

Ces animaux forment une colonie composée d'une tige courte, élargie en forme de sac ou bienallongée en spirale et pourvue d’une ou plusieurs vessies aériennes, Des boucliers et des tentacules existent le plus souvent et alternent d’une manière régulière avec les Polypes et les bourgeons sexuels.

FAMILLE DES AGALMIDÉS,

. . > . ‘ du.

Tige très allongée, contournée en spirale et munie de vessies natatoires sur deux ou plusieurs rangées.

Genre Agalma (Escx.). — Agalme.

Ces Physophores ont une tige relativement rigide et peu susceptible de se raccourcir, des vessies natatoires sur deux rangs, des boucliers en forme de coin, épais, pressés les uns contre les autres.

Agalma rubra (Vogt). — Agalme rouge.

GENRE AGALMA 219

Dans cette espèce (fig. 121) l’axe commun consiste en un tube musculaire creux, dont la longueur peut atteindre un mètre et la largeur environ un millimètre et demi. Il esttraversé parle double courant d’un liquide granuleux et terminé, au sommet, par la vessie aérienne, au-des-

Fig. 121. — Agalma rubra.|

sous de laquelle sont les vessies natatoires, formant une double série le long du tronc et atteignant quelquefois le nombre de soixante. A la partie postérieure du tronc on voit, dedistance en distance, des Polypes nourriciers dont la baseest entourée par un paquet de grainsrouges. Chacun de ces Polypes est armé d’un fil pêcheur, muni de filets secondaires, terminé par une vrille d’un rouge vermillon quirenferme les nématocystes.

Cette belle espèce est commune sur les côtes de Nice depuis le mois de novembre jusque vers le mois de mai.

Vers le milieu de décembre, M. Vogt, qui a décrit cette espèce, en trouva dans l’espace d’une heure, en face du port de Nice, près de cinquante individus qui suivaient tous le même courant. « Je ne connais rien de plus gracieux, dit M. Vogt (1), quecette Agalmelorsqu'elle flotte étendue près de la surface des eaux. Ce sont de longues guirlandes transparentes dont l'étendue estmarquée par des paquets d’un rouge vermillon brillant, tandis que le reste du corps se dérobe à la vue par sa transparence. L'organisme entier nage toujours dans une position un peu oblique près de la surface, mais il peut se diriger dans tous les sens avec assez de vitesse. »

Genre Stephanomia (MiLNxEe-Enw.) — Forskalia (KoLzL.), Stéphanomie.

Dans ce genre les vessies nataltoires sont disposées : sur plusieurs rangées; les Polypes nourriciers sont fixés à l'extrémité des branches latérales contournées en spirale ; les tentacules sont courts et placés sur des pédoncules ; les boutons urticants sont nus età filament terminal simple.

Stephanomia contorta (Milne-Edw.) — Apolemia contorta (Vogt). — Stéphanomie tortillée.

Cette espèce réunit la forme la plus gracieuse à une délicatesse de tissu et une transparence étonnantes. Nous ne pouvons mieux exposer cette organisation si compliquée fqu’en citant la description si exacte qu’en a donnée M. Vogt.

(4) C. Vogt, Recherches sur les animaux inférieurs de la Médilerranée. |

bifide. » (C. Vogt.)

GENRE STEPHANOMIA 294

« Les cloches natatoires composent une masse ayant

- la forme d’un œuf allongé, coupé par le milieu, au som-

met duquel s'élève une vésicule aérienne très petite, portée par un col court. Dans cette masse on compte une douzaine de séries verticales de cloches de cristal, emboîtées mutuellement par les bords et attachées symétriquement à un axe commun, tordu enspirale. Chacune d’elles présente une tache jaune. L’axecommun est un ruban rose, garni dans toute sa longueur d’aspérités creuses. Les longs filaments capillaires qui en naissent sont onduleux, transparents, à peine visibles à l'œil nu; ils portent de petits corps oblongs, suspendus comme

des bouclesd’oreille. Lesindividus nourricierssont très

petits et remarquables au premier coup d'œil par la teinte pourpre de leur cavité digestive. Ils sontfixés sur letronc commun, à des distances assez égales, et presque toujours en quinconce, au moyen de pédicules allongés. La partie antérieure de l’animalcule est armée de capsules urticantes. A la base de la tige naît le fil pêcheur, qui est extrêmement délié et garni d'une multitude de vrilles urticantes rouges, attachées à des fils secondaires dépendant du fil pêcheur. Les organes urticants sont de deux sortes : de petits sabres serrés verticalement les uns contre les autres, et des fèves un peu plus grandes, posées sur les bords du cordon rouge. La vrille se termine par un fil incolore tordu en spirale et couvert de lentilles urticantes. Les individus reproducteurs sont placés entre les individus nourriciers. On les a comparés à des boyaux allongés et dilatables ; ils n’ont pas de bouche etsont toujours disposés par paire surun pédoncule

Cette belleespèce vit sur noscôtes dela Méditerranée; elle a été trouvée dans la baie de Villefranche (Alpes- Maritimes).

Stephanomia: prolifera (Milne-Edw.). — Stéphanomie prolifère. h

Cette Stéphanomie se distingue de la précédente par l'absence de filamentstentaculaires àla base des trompes et par la longueur considérable des sacs piriformes. On la trouve sur les côtes de Nice.

On trouve également sur nos côtes de la Méditerranée une Physophore assez voisine des Stéphanomies : la Rhizophysa filiformis (Forsk.); sa tige est allongée, les Polypes nourriciers et les filaments pêcheurs sont éloignés les unsdes autres ; elle n’a pas de vessies natatoires. Cette espèce peut se contracter et seraccourcir presqu'’en une masse subglobuleuse.

CALYCOPHORIDES,

La tige des Calycophores est longue, cylindrique, les vésicules natatoires sont disposées sur deux rangées, ou bien au nombre de deux très grosses, opposées, plus rarement une seule. Pas de tentacules. Chaque groupe d'individus est composé d’un Polype nourricier avecun filament pêcheur muni de boutons urticants nus et de bourgeons sexuels, auxquels s'ajoute d'ordinaire un bouclieren forme d’ombrelle ou d’entonnoir.Ces groupes d'individus se séparent chez quelques genres pour mener une vie libre sous une forme à laquelle on a donné le nom d'Zudoxie. -

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