‹ Coelents, inodermes, protozoairesChapitre 46 sur 78 · GENRE PRAYA · texte numérisé non relu

GENRE PRAYA

; FAMILLE DES DIPHYIDÉS.

Cette famille est caractérisée par ses deux grosses

vésicules natatoires opposées et situées à l'extrémité * supérieure dela tige. |

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= A À “ Fig; 122. — Praya diphyes,

Genre Praya (BLamnv.). — Praya.

Les deux vessies natatoires sontarrondies, à peu près semblables, situées à la même hauteur vis-à-vis lune de l’autre.

Praya diphyes (Blainv.). — Praya cymbiforme.

| La colonie (fig. 122) n'a que deux grandes cloches entre lesquelles est suspendu l'axe commun qui est rétractile, cylindrique, mince et transparent.

Cette belle espèce vit sur les côtes de Nice, mais est tellement fragile qu'il est difficile de se la procurer entière. M. Vogt en a trouvé un exemplaire long de plus d’un mètre qui nageait à la surface de l’eau et qui, dans l'état de contraction, n’était pas plus long que le doigt,

Genre Diphyes (Cuv.). — Diphye.

Ce genre diffère du précédent par ses deux vésicules natatoires qui sont polygonales et dissemblables; l’antérieure est de forme conique ou pyramidale, toujours acuminéeet plus grande que la postérieure, qui loge la partie antérieure de latige dans son bordinterne creusé en gouttière, ou dans un canal particulier.

Diphyes quadrivalvis (Delle ch.) = Galeolaria aurantiaca (Vogt). — Galéolaire orangé.

Cette espèce présente dans son organisation une certaine ressemblance avec la Praya cymbiforme elle est composée de deux cloches natatoires réunies par un long cordon garni de nombreuses branches unilatérales parallèles et portant de petits Polypes piriformes, les uns jaunes, les autres orangés.

Cette merveilleuse colonie hydrostatique a été trouvée par M. Vogt eur les côtes de Nice.

DISCOIDES ou VÉLELLIDES.: .

Chez les Discoïdes la tige est remplacée par un disque aplati pourvu d’un système de cavités remplissant l'office de canaux et surmonté d'un réservoir discoïde hyalin, de consistance cartilagineuse, formé de canaux concentriques s'ouvrant à l'extérieur. Le Polype nourricier est

GENRE VELELLA 295.

central, très gros, entouré de nombreux petits Polypes. portant à leur base des bourgeons sexuels ; il existe des tentacules près du bord du disque. Les bourgeons sexuels deviennent libres sous la forme de petites Mé: duses.

FAMILLE DES VÉLELLIDÉS.

Certe famille, qui a tous les caractères que nous venons d'indiquer pour le groupe des Discoïdes, est représentée sur notre littoral par deux genres : Velella et Porputa.

Genre Velella (Lau.). — Vélelle.

Dans ce genre le disque est ovale, surmonté d’une crête verticale placée en diagonale.

Les Vélelles sont des animaux pélagiens qui vivent en grandes troupes et flottent à lasurface de La mer à une distance plus ou moins grande des côtes ; elles nagent au moyen de leurs tentacules, et leur crête dorsale paraît leur servir de voile. Après une tempête on en __ trouve souvent de grandes quantités sur nos plages où elles ont été jetées, comme les Méduses, les Janthines et les Hyales, qui vivent dans les mêmes conditions. Leur frêle organisation ne peut, en effet, résister à la | fureur des vagues, car elle ne se compose que d’un cartilage - intérieur, ovale et transparent, qui soutient la charpente gélatineuse de leur corps. Lorsque les flots les ont abandonnées sur les plages, la lame dorsale mollit, se racornit et la Vélelle ne présente bientôt plus Ê que l'aspect d’une feuille desséchée que le vent roule sur le sable.

Velella linbosa (Lam.) — V. spirans (Esch.). — Vélelle au limbe nu.

Cette espèce est composée d'un disque cartilagineux d’un bleu foncé garni en dessous de nombreux sucoirs et surmonté d’une crête verticale, en forme de voile, placée obliquement.

Fig. 122, — Velella mutica.

Elle est commune sur nos côtes de la Méditerranée.

Velella mutica (Lam.). — Vélelle mutique.

Cette Vélelle (fig. 122) a le disque oblong, recouvert de sucoirs blancs et bordé de tentacules bleus, larges et filiformes ; la bouche offre une saillie subtubuleuse.

Elle est rare sur notre littoral.

Genre Porpita (Lau... — Porpite.

Ce genre, très voisin du précédent, en diffère par la forme du disque qui est rond et dépourvu de crête.

Porpita Mediterranea (Esch.). — Porpite de la Méditerranée.

Cette espèce (fig. 193) a le disque blane, à stries radiées, bordé d’un limbe bleu.

Elle vit sur nos côtes de la Méditerranée.

À GENRE PORPITA 9297

Les Rataires, quiformaient autrefois le genre: Rutaria. ne:sont que de jeunes Vélelles.

3” Ordre. — ACALÈPHES.

Le nom d’Acalèphe, qui est aussi employé pour désigner tous les Cœæœlentérés, à& été réservé par Claus pour

Fig. 123. — Porpita mediterranea.

un ordre spécial renfermant les Acalèphes proprement dits, c’est-à-dire ceux quipar leurspropriétésurticantes justifient bien leur nom d’orties de mer. Cet ordre comprend des Méduses présentant des caractères spéciaux qui les séparent du groupe des Méduses kydroïdes. Elles atteignent généralement une taille beaucoup plus considérable: et leur ombrelle, d'ordinaire trèsépaisse, discoïde et aplatie, renferme, au milieu d’une masse gélatineuse: abondante, un grandi nombre de fibrilles résistantes ainsi que des: réseaux de fibres élastiques, ce qui : lui donne une consistance plus rigide. Les bords de l’ombrelle sont divisés par des incisures, ordinairement en huit groupes de lobes, entre lesquels sont situés les

corps marginaux dans des fossettes spéciales (Claus).

Les tentacules des Acalèphes, très variables dans leur forme et la position qu'ils occupent sont, en général, des sacs creux, allongés, renfermant un canal vasculaire central. Un trait caractéristique de l’organisation de ces Cœlentérés est la présence de bras puissants à l’extrémnité libre de leur large pédoncule buccal et que l’on considère comme les prolongements de la bouche. Leurs organes génitaux sont très faciles à distinguer par leur grosseur et leur vive couleur; ils sont constitués par des rubans pelotonnés et plissés comme une fraise ou comme une guirlande et contenus dans des cavités spéciales de l’ombrelle que l’on nomme cavités génitales. Leur développement est rarement direct et, en général, les Acalèphes fournissent des phénomènes de génération alternante et passent par les diverses formes larvaires de planula, scyphistome, strobile et ephyra que nous avons déjà décrites.

« Les Méduses de grande taille se nourrissent princi-. palement de matières animales. Des animaux doués d’une organisation élevée, tels que les Crustacés et les Poissons, sont capturés vivants à l’aide des filaments marginaux et des bras buccaux et, par l’action des né- : matocystes, entrainés peu à peu dans la cavité gastrique : et digérés. Chez les Rhizostomadés la digestion commence . en dehors du corps pour la proie qu’elles tiennent entre leurs bras; les liquides nourriciers sont aspirés par les nombreux orifices que ces derniers présentent. Beaucoup . d'Acalèphes, tels queles Pelagia, sont phosphorescents. » : (Claus.) | te

Les Acalèphes vivent de préférence dans, le voisi- :

sl CALYCOZOAIRES | 229

nage des côtes et se rencontrent dans toutes les mers. On les divise en trois sections :

Les Culycozoaires, Les Charybdées, Les Discophores.

CALYCOZOAIRES.

Les Zoologistessont partagés d'opinion surla position que ces Cœlentérés doiventoccuper danslaclassification : les uns les considèrent comme des Actinies ou des Po-

lypes, les autres les réunissent aux Méduses. Milne-Ed- .wardsena formé une division de la classe des Coralliaires et les a nommés Zoophytes Podactiniaires. À l'exemple de

Claus, nous les plaçons dans cette section des Acalèphes, cette classification basée sur le mode de développement de ces animaux paraissant la plus rationneile.

Les Calycozoaires ont le corps mou, ressemblant à une ombrelle oucloche renversée, dont la partie bombée se prolongerait en manière de pédoncule, dont le centre de la face concave porterait une sorte de trompeet dont les bords seraient ordinairement prolongés sur un certain nombre de points pour constituer un certain nombre de bras terminés chacun par un groupe de tentacules à sommet discoïde (Milne-Edwards). |

Ces Acalèphes offrent une certaine ressemblance avec

les Actinies, mais en diffèrent parleurs tissus plus mous,

parleur partiesupérieure dilatée comme un parasol ren-

versé, par leur base terminée par un pédoncule, par leurs tentacules réunis en faisceaux etentourant quatre

‘espèces de cornes iqui partent de la cavité digestive.

Les Calycozoaires peuvent nager à l’arde des contractions campanuliformes deleur corps; mais généralement ils vivent fixés aux algues ou à des corps sous-marins par l'extrémité inférieure de leur pédoncule.

FAMILLE DES ÉLEUTHÉROCARPIDÉS.

Calycozoaires à structure simple. Quatre poches radiaires. Pas de poches génitales (Claus).

Genre Lucernaria (FArr.). — Lucernaire.

Les Lucernaires ontlecorpstransparent, cylindrique, élargi en avanl en ‘une ‘sorte d'en- «4 ‘tonnoir «divisé ‘en lobes rayonnés, plus ou moins profonds, les bras longs, rapprochés ‘deux par deux ; le pédoncule est garni de quatre bourrelets longitudinaux internes.

Ces Aca!èphes se distinguentpar leur faculté surprenante de repro- &uction : À. Meyer aconstaté que la Fig. 124. — Lucernaria coupe reproduit le pédoncule que ue l'on a artificiellement retranché et que des individus mutilés ‘ou des parties séparées peuvent se compléter ‘de manière à reconstituer un ‘animal.

Lucernarix aurioula (Milme-Edw.) — Z. campanulata (Lamour). — Lucernaire campanule.

Cétte espèce (fig. 124) :a le corps ‘très évasé vers le haut. fortmou. très contractile ét coloré ‘tantôt en vert,

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18e FAMILLE DES CHARYBDÉIDÉS 231

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tantôt en brun violacé. Les bras tentaculifères sont également espacés et de longueur variable. Sa hauteur est d'environ 3 centimètres.

Elle vit sur nos côtes de l'Océan, principalement sur

celles du nord-ouest, etest très commune surles rochers tabulaires près de Langrune (Calvados).

CHARYBDÉES.

La forme singulière du corps de ces Acalèphes, qui ressemble à une cloche profonde, les a fait placer tour à tour dans des groupes très divers, tantôt avec les Lucernaires, tantôt avec les Hydroméduses. « Effectivement on rencontre dans l'organisme des Charybdées des caractères des Méduses hydroïdes à côté d'autres caractères appartenant manifestement en propre aux Acalèphes. » (Claus.) On remarque sur le corps de ces animaux quatre bandes ou zones cloisonnaires qui correspondent à un même nombre de saillies longitudinales ou côtes sur la surface de l’ombrelle qui, par suite, prend une forme nettement quadrangulaire. A l’extrémité inférieure de ces quaitre côtes se trouvent, près du bord de la cloche, quatre lobes de la masse gélatineuse qui portent Les longs tentacules vermiformes. Les phénomènes du développement de ces animaux me sont pas connus. \

FAMILLE DES CHARYBDÉIDÉS.

Cloche plus haute que large, conique, arrondie, terminée à son bord, qui est largement ouvert, par quatre faux bras renflés où comprimés.

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Genre Charybdea (Pér.). — Charybdée.

Ce genre, qui a tous les caractères du groupe, n’est représenté sur nos côtes que par une espèce :

Charybdea marsupialis (Pér.) — Marsupialis Planca (Less.). — Charybdée marsupiale. | |

Dans cette espèce l'ombrelle est subovale, hyaline, à bord entier, garni de quatre lobes ou appendices tentaculaires très gros et fort courts. Longueur 4 centimètres.

Cette Charybdée vit dans la Méditerranée et apparaît en mai sur les côtes de Nice.

DISCOPHORES.

Les Discophores sont caractérisés par leur ombrelle discoïde, aplatie, lobée, et par le développement considérable des bras buccaux.

On les divise en deux tribus :

Les Monostomés, Les Rhizostomes.

Discophores monostomés.

Ces Méduses sont discoïdes, pourvues d’une bouche large, centrale, entourée de quatre bras plus ou moins considérables, souvent lobés, portés sur le pédoneule buccal. Le bord de l’ombrelle est lobé et généralement .muni de filaments marginaux, qui peuvent être remplacés par des touffes de filaments très longs placés sur la face inférieure du disque (Cyanéidés), ou par une

GENRE PELAGIA

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la noctiluca.

Ze 125. — Pelag

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frange formée par des tentacules courts situés à la face supérieure (Auwrélidés). Leur développement peut avoir lieu par simple métamorphose, sans passer par les phases de la génération alternante.

FAMILLE DES PÉLAGIDÉS.

Ombreélle hémisphérique, ‘dont Îles paires de lobes marginaux peuvent se subdiviser en lobes oculaires et en lobes tentaculaires; ‘tentacdles très longs, vermiformes, situés sur lle bord ‘de l’amibrelle. Pédoncule buccal grêle, avec quatre bras buccaux rubanés et plissés.

Genre Pelagin (Pir.). — Pélagie,

Dans ce genre les tentacules principaux, au nombre de huit, sont très longs ; pas de ttenttacules accessoires, ni lobestentaculaires spéciaux ‘au bord ‘du disque. Développement irect.

Pelagianortiluea (Pér.). —Pétagiemoctiluque.

Cette Pélagie fig. 125) a lomibrelle déprimée, hyaline, roussätre tverruqueuse. Elle est phosphorescente et vit dans la Méditerranée : on la rencontre sur les côtes de Nice.

FAMILLE DES CYANÉIDÉS.

Filaments réunis par groupes à la faceinférieure d’un disque épais et profondément lobé; bras buccaux très larges et plissés; sous-ombrelle présentant des replis concentriques nombreux.

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