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Fig. 128. — Rhizostoma Aldrovandi,
Dans cette espèce (fig. 128) l'ombrelle est festonnée, . à rebord azuré, avec une étoile d'un blanc d’opale et j quatre rayons sur le disque. Sa coloration est d’un: rose carné, sa longueur de 0,30 centimètres.
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Elle habite la Méditerranée et on la trouve toute l’année sur les côtes de Nice. 120
On trouve au printemps dans les mêmes parages une espèce de Rhizostome : la Cephea polychroma (Pér.), dont ’ombrelle a, sur lepourtour, huitéchancrures marquées chacune d’une élévation en forme de grain fauve, huit bras arborescents ; la coloration de l’ombrelle est fauve pâle, carnée au centre; les bras sont bleus à leur naissance, blancs à l'extrémité.
Troisième classe. — CTÉNOPHORES.
Les Cténophores sont des Cœlentérés libres, de consistance gélatineuse et dont la structure birayonnée passe à la symétrie bilatérale ; leur forme, très variable, peut se ramener à celle de la sphère ; à l'extérieur leur | corps paraît déjà souvent comprimé sur deux côtés, de sorte que l’on peut distinguer deux plans passant par l'axe longitudinal. (Claus.)
Leur progression est produite généralement par les oscillations régulières de palettes natatoires hyalines, qui sont placées sur la surface, suivant huitrangées méridiennes. Ces palettes sont formées de cils vibratiles soudés les uns aux autres et situés sur de petits bourrelets de l’épiderme.
Les Cténophores, à l'exception des Zwrystomés, possèdent deux filaments latéraux analogues aux filaments pêcheurs des Méduses et des Siphonophores.
Leur développement semble être direct et ne présente qu’exceptionnellement de métamorphose.
Ces Cœlentérés vivent tous dans la mer, principale-.
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GENRE BEROE 241 .
ment dans les climats chauds, et apparaissent souvent en grande quantité à la surface. La plupart nagent rapidement, le pôle buccal tourné en arrière,en étendant etien contractant alternativement leurs filaments tactiles, sans contractions du corps. Ils se nourrissent d’animaux marins qu'ils capturent à l’aide de ces filaments armés de mématocystes. Bien que d'ordinaire leur taille soit peu considérable, certaines espèces peuvent atteindre la longueur d’un mètre.
On les divise en quatre ordres :
Les EZurystomés, Les Globuleux, Les Rubanes, Les ZLobaires.
LT Ordre. — CTÉNOPHORES EURYSTOMÉS.
Les Eurystomés ont le corps comprimé parallèlement au plan transversal et dépourvu de filaments tactiles. La bouche est grande et prolongée par un large tube digestif, pouvant se projeter en partie au dehors comme une trompe.
FAMILLE DES BÉROIDÉS,
Corps ovale, comprimé latéralement; bord de la bouche entier.
Genre Beroe (BrowN.). — Béroé.
Dans ce genre le corps est ovale ou allongé, à tissu mou, à rangées régulières de cils vibratiles, allant d’un pôle à l’autre.
Les Béroés se nourrissent généralement de petits Crustacés et peuvent avaler et digérer des corps relativement volumineux ; mais ils servent à leur tour de nourriture à d’autres animaux, principalement aux Actinies : Johnston a constaté que deux Béroés ont été avalés par une Actinia gemmacea dans le cours de vingt minutes; le lendemain matin des portions de bandes des cils, jointes à des parties solides des Béroés roulées ensemble, adhéraient, avec queiques petites boules noïrâtres, aux tentacules de l’Actinie, d’où, après quelque temps, elles furent rejetées au dehors.
Ces animaux si fragiles offrent un exemple surprenant de vitalité : si l’on coupe avec des ciseaux quelque fragments desbandes quiportent les palettes natatoires, celles-ci continuent à vibrer encore pendant plusieurs jours, si l’on a soin de les maintenir dans l’eau, et cependant la fragilité de leur organisme est telle que, si un Béroé vient à échouer sur la plage, 1l disparaît sans laisser de traces, comme une bulle de savon qui éclate au contact de l'air.
Beroe Forskali (Milne-Edw.) — B. rufescens (Forsk.). — Béroé de Forskal. |
Cette espèce (page 246) a le corps cylindrique, allongéoblong, blanc rosé, avec des canaux rouges dans l’intérieur et des taches rousses à la surface. Elle présente huit côtes bleues, sur lesquelles s’agitent des cils vibratiles irisés et très fins. La substance du corps est gélatineuse, son aspect hyalin ; à son extrémité inférieure s'ouvre une large bouche, tandis que l'extrémité supérieure est terminée par un petit mamelon, offrant à sa base un point sphérique, de couleur rouge, renfermant
GENRE BEROE 243
plusieurs corpuscules cristalloïdes qui reposent sur une
sorte de ganglion nerveux.
« Très commune dans la baie de Nice, elle y présente des variations individuelles si considérables qu’au premier abord on serait porté à la considérer comme formant deux ou trois espèces distinctes ; mais ces différences paraissent dépendre principalement de l’âge de ces animaux; et on trouve facilement tous les degrés intermédiaires entre les états les plus disparates. Les individus de petite et de moyenne taille sont presque incolores ; ceux d’une grande taille offrent une teinte ferrugineuse d’un rouge violacé plus ou moins intense, due à une multitude de petits points de cette couleur répandus dans le tissu hyalin du corps. Ces derniers individus sont aussi plus aplatis que les premiers et la grande ouverture buccale qui les termine inférieurement est moins souvent contractée. Cette diversité dans l'aspect et dans la structure des différents individus appartenant évidemment à une même espèce est encore augmentée: par les changements qui peuvent s’opérer dans la forme générale d’un même individu, suivant qu’il est en repos ou en mouvement, qu'il contracte ou qu il dilate la grande ouverture terminale deson corps, qu'il s’allonge, qu'il se renfle en forme de boule, qu'il se renverse sur lui-même de facon à ressembler à une cloche à bords relevés, ou qu'il fasse rentrer l'extrémité supérieure de son corps au point deprendre l'apparence d'un cylindre percé aux deux bouts. Plusieurs naturalistes ont cru que le corps de ces Béroés avaitla forme d’un sac ouvertaux deuxbouts, eteffectivement, lorsque : l’animal n’estpas dansson plusgrand état de dilatation,
son extrémité supérieure est rentrée en elle-même et se fronce de façon à simuler un orifice assez grand, bien que contracté, et opposé à celui qui occupe l'extrémité inférieure de son corps; mais cette apparence est trompeuse et, lorsqu'on observe avec un peu de persévérance un de ces Acalèphes, vivant dans de l'eau de mer, on ne tarde pasà seconvaincre del’absence dece prétendu orifice central à la partie supérieure du corps et à s’apercevoir que ce ;point est occupé par une fosselte au centre de laquelle est logé un organe oculiforme. » (Milne-Edwards.)
Cette espèce se rencontre sur nos côtes Méditerranéennes, etles marins provençaux la nomment concombre de mer.
Lesson a décrit une autre espèce, le Beroe.Santonum, qu'il a recueillie sur les grèves sablonneuses-de Fouras (Charente-Inférieure) ; le corps est arrondi, transparent, d’un blanc argentin, avec deux vaisseaux.decouleur rose pâle au centre.
9e Ordre. — CTÉNOPHORES ‘GLOBULEUX OU SACCATÉS.
Ces animaux ont le corps sphérique :ou cylindrique, à peine comprimé Jatéralement et muni .de «deux filaments tactiles qui sont rétractiles dans unelarge poche.
FAMILLE DES CYDIPPIDÉS.
Corps sphérique ou cylindrique, à côtes également développées.
| Genre Cydippe (Escx.). — Cydippe.
Les Cydippes ontle.corps globuleuxou deforme ovée,
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GENRE CYDIPPE 245 à huit rangées de cils allant d’un pôle à l’autre, et terminé par deux longstentacules filiformesàramifications latévales simples. Ces animaux sont phosphorescents ; on peut les capturer em promenant un: filet à la surface de la mer par um temps calme:
Les Cydippes servent souvent de proie aux Beroés, qui n'hésitent pas à s'aflaquer à des individus plus gros qu'eux. Ex figure 129 montre dans l’intérieur d'un Beroé um Cydippe qu'il vient d’absorber;: cette figure a été exécutéed’aprèsnatune, suvantune observation faite au laboratoire deSaint-Waast, par M. A. Goux.
C'ydippe pileus: (Esch.). —Cydippeglobuleux.
Cette espèce à le corps globuleux, blanc, hyalin, avec huit rangées de cils irisés et deux tentacules allongés; elle ressemble à um globe de verre ou une bulle: de savon que l'on à peine à distinguer au sein des eaux. Celte boule est recouverte de bandes longitudinales: s'étendant d’un: pôle à l'autre et que l’on à comparées aux méridiens d’un: globe terrestre ; ces bandes sont couvertes de cils qui fonctionnent par des mouvementsvibratiles, comme les aubesd’'une roueetfacilitent la locomotion de: l'animal. Les deux longs tentacules peuvent rentrer complètement dans la cavité du corps owètre projetésà une assez grande distance; quelquefois le Cydippe s’en sert pour s’amarrer à. un corps sous-marin, et il ressemble alors à un ballon captif se balançant sur ses câbles.
On trouve cette espèce sur nos côtes de la Manche.
Cydippe ovatus (Less.). — Cydippe ovale.
Dans cette espèce lecorps est ovalaire allongé, échancré dans le baset saillant à labouche, avechuit rangées
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Fig. 129. — Beroé et Cydippe; dans l'intérieur d’un Beroé se voit un Cydippe.
de cils à lamelles courtes et pectinées; il est hyalin et g’un blanc laiteux.
GENRE CESTUM . | 247
On le trouve sur les côtes du nord de la France.
Cydippe densus (Esch.). — Cydippe dense.
Cette espèce, qui est de la grosseur d’une noisette, a le corps ovalaire, gélatineux, blanc, hyalin, à rangées de cirrhes rougeâtres et terminé par deux longs tentacules colorés en rouge. Longueur 0,024millimètres.
Elle apparaît en juin sur les côtes de Nice.
3° Ordre. — CTÉNOPHORES RUBANÉS OU TÉNIATÉS.
Dans cet ordre le corps est comprimé, aplati et offre l'aspect d’un large ruban. On voit deux filaments tactiles pourvus chacun d’un filament accessoire soudé à la face buccale. Quand l’animal nage, la progression du corps est aidée par les ondulations des deux moitiés du ruban et le pôle buccal est tourné en bas.
FAMILLE DES CESTIDÉS.
Les Cestidés possèdent tous les caractères de l’orëre..
Genre Cestum (Less.). — Ceste.
Les Gestes ont le corps peu élevé, mais développé démesurément dans le sens transversal ; ilsnagent dans la mer sous forme de longs rubans gélatineux ; leur diaphanéité est relevée par l'éclat des faisceaux de cils de leur rebord ; ils semblent organisés pour les vastes espaces de mer et ne s'approcher des côtes que poussés par les vagues et les vents. (Milne-Edwards.).
Cestum Veneris (Lesueur). — Ceste de Vénus. |
Dans cette belle espèce (fig. 130) le corps se pro-
longe de chaque côté en forme de bande, et cette ceinture transparente, d’un blanc hyalim bleuâtre, se colore de mille reflets aux rayons du soleil.
« Déjà fort élégant par lui-même, cet amimal gagne encore en beauté par ses mouvements à la fois vifs et délicats, qui mettent enrelief ses deux bandes contour-
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Fig. 130. — Cestun Venenis..
nées suivant toutes les courbes imaginables. Troublé brusquement, il s’enroule généralement en spirale en commençant par l’une des bandes. Lorsqu'on le laisse en paix, 1l & bientôt fait de déployer ses appendüces, tantôt tous deux plus ow moins enroulés, tantôt. étendius d'un côté et enroulés de l’autre. Il peut, comme les autres Ciénophores, se maintenir en suspens dans l’eau par lesimple jeu des cils vibratiles; il peut aussi en: serpentant changer de lieu. » (Brehm..)
Ce Ceste, qui peut atteindre plus d’un mètre de longueur, nage dans une position horizontale, la bouche en haut ; ses mouvements sont lents et onduleux ; om di-
FAMILLE DES MNÉMIDÉS 249 rait un serpent plat avec des reflets d’un rose irisé ; les pêcheursle nomment subre de mer.
Cette espèce habite la Méditerranée; elle apparaît aw printemps et en été sur les côtes de Nice.
Cestum Rissoanum (Less.). — Ceste de Risso, espèce: voisine de la précédente et qui vit dans les mêmes
parages, en diffère par sa taille plus petite, sa bouche
plus longue, sa coloration d’un: blane opalin, à eïls irisés.
4° Ordre. — CTÉNOPHORES: LOBAIRES.
Ces Cténophores ont le corpsplus oumoins comprimé et remarquable par la présence des appendices en forme de lobes sur lesquels se continuent les prolongements
des côtes inégalement développées. Il existe des fila-
ments tactiles principaux et d’autres accessoires, mais souvent très réduits.
FAMILLE DES MNÉMIDÉS.
Cette famille est caractérisée par deux lobestrès grands situés dans le voisinage de la bouche et par deux filaments tactiles généralement petits.
Genze Lesueuria (MIiNxE-Epw.). — Lesueurie.
Dans ce genre le corps est ovale, comprimé, à huit côtes saïllantes, dont quatre de la longueur de l'animal et n’en dépassant pas le milieu, avec huit rangées de cils et un lobe buccal à bords découpés.
Lesueuria vitrea (Milne-Edw.). — Lesueurie vitrée.
Cetteespèce, quiestlongue d'environ deux centimètres,
a le corps ovalaire assez fortement comprimé, de facon à offrir quatre pans d’inégale longueur, ou plutôt deux faces et deux bords dont la disposition est parfaitement symétrique. Son extrémité supérieure est creusée par une dépression évasée et profonde, qui simule l’entrée d’une cavité intérieure, mais qui n’est point perforée et
donne naissance par son bord à huit côtes verticales légerement saillantes. La portion inférieure du corps pos-
sède huit grands lobes arrondis par le bas et séparés entreeux par des échancrures très profondes. Les franges vibratiles qui garnissent les huit côtes, sont disposées par petites rangées transversales et fixées sur une série
de petites crêtes arrondies et parallèles ; ce sont de petites lanières membraneuses, plus ou moins profondément divisées en filaments vers le bout et offrant, quant
à leur disposition et leurs mouvements, la plus parfaite
ressemblance avec ceux des Cydippes et des Béroés.
(Milne-Edwards.) Ce Cténophore est commun sur les côtes de Nice.
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Les Spongiaires (Éponges) étaient connus dans la plus haute antiquité; mais ce n’est qu'à une époque relativementrécente queleur nature animale a été véritablement connue. Tandis que les premiers naturalistes : Aristote, Pline, en faisaient des animaux d’un ordre plus élevé que ne le comporte leur organisation, affirmant qu'ils fuyaient sous la main qui voulait les saisir et qu'ils adhéraient aux rochers en raison d'une force quileur était propre, desauteurs plus modernes: Rondelet,Tournefort, Linné Iui-même, dans ses premières éditions du Systema naturæ, les plaçaient dans le règne végétal; mais, grâce aux travaux de Trembley, Peyssonnel, Ellis, Grant, etc., la nature animale del’Éponge nelaisse plus aucun doute aujourd'hui ; toutefois la place que ces animaux doivent occuper dans la série zoologique est encore discutée : Lamouroux comprend les Spongiaires dans ses Polypiers flexibles et en forme l’ordre des Spongiés ; Cuvier les range près des Alcyons dans sa classe des Polypes à Polypiers; enfin Blainville en fait un type distinct qu'il nomme Amorphes ou Hétéromorphes. Claus les place parmi les Cœlentérés et en forme son premier sous-embranchement : Spongiaires ou Porifères. Tout en suivant la classification adoptée par Claus pour ces animaux, nous séparons, à l'exemple de M. le professeur Perrier, les Spongiaires pour en former une classe spéciale établis-
sant une transition naturelle entre les Cœlentérés et les Protozoaires. « L'ancienne division, d'après 1a fature du squelette, en Éponges cornées, siliceuses, céleaires, à subi dans ces derniers temps de: nombreuses modifications, grâce surtout aux recherches d'O.Schmidt. Dans iousles cas, la classification actuelle n’éstque provisoire : car onn'apu trouver jusqu'ici aucum principe suffisant qui permette d'établir des groupe+# naturels, pas même de: caractériser les familles et les: genres: On a reconnu: que les particularités: dont on: s'était! senvicomme car ractères de classification, telles: que la. forme: générale, la structure: des oscules, etc., étaient: trèssujettes à var rier dansune étendue plus ou moins considérable. La forme des spicules et la nature: des tissus dusquelette sont les caractères les plus constants : aussi: doit-on les: employer en premiére ligne, avec: ceux tirés: de la structure du système des canaux, pour distinguerlesgenres. » (Claus.)
Si tout; le: monde connaît les Eponges:qui: servent à nos usages domestiques, bien pew de personnes ont étudié l’organisation de ces singuliers animaux. Les Spongiaires sont. des corps composés. d'agrégations de cellules et ordinairement: constitués par une charpente: solide, formée: par des filaments comnés, siliceux ou cal: caires, présentant, dans son: intérieur,.un: système: de: canaux et à sasurface de nombreux poreset une ow plusieursouvertures désignées sous le nom. dfoseules:. Ces agrégations constituent des masses. plus. ou moins: élas-tiques et affectant des. formes très variables; c’est ce squelette intérieur qui, lorsqu'il & été suffisamment nettoyé et purifié, devient l’Éponge employéeauxusages
‘domestiques. Mais à l'état vivant cette masse est recou-
verte d’une matière :gélatineuse, peu Æconsistanite, ne
présentant à la vue aucune trace d'organisation : c'est
cependant :cétte mucosité qui:est la partie animale de FÉponge.
L'Éponge ‘est donc constituée par-deux parties dis-
Fig. 131. —:Spicules (d'éponges.
tinctes : 4° le squelette, charpente solide, composée.de fibres cornées ou de:smicules, tantôt siticeux, tantôt calcaires, affectant les formes les plus diverses et simulant des aiguilles,.des fuseaux, des crochets, des ancres, des croix ou des cylindres (fig. 431):; 2° la masse charnue, dans laquelle ces productions se développent; æette masse est icreusée de‘canaux aboutissant à des orifices extérieurs de :deux-sortes et constituant Les poresinhalants et les oscules.
«Quandonplonge uneÉponged'eau doucedans unvase rempli d'eau, tenant.en suspension ‘une poussière colorée, on constate,grâce.au mouvement de cettepoussière,
Lo
qu'uncourant d’eau continu pénètre dans la substance de l'animal et qu'il ne tarde pas à en ressortir. Il est facile d'expliquer ce phénomène : l’'Éponge théorique présente une enveloppe percée de pores, une cavité intérieure et une ouverture. Les pores sont Les pores inhalants par où l’eau pénètre dans la cavité; l’ouverture est l’oscule servant d’issue à l’eau inhalée. Cette disposition élémentaire reste constante ou, en raison de l’accroissement de l’Eponge, se développe en un système de canaux. Ces canaux traversent toute l'épaisseur des parois du corps en rayonnant depuis lacavité générale. Ce système débouche, par une ou plusieurs ouvertures larges, les oscules, et communique à l'extérieur par les pores inhalants ; de plus il correspond à la cavité générale. Les canaux, sur leur trajet, présentent toujours une cavité sphérique tapissée de cellules munies cha-
cune d’un flagellum. C’est là ce qui constituela corbeille :
vibratile. Le mouvement des cils dont ces organes sont revêtus empêche l’eau d’y séjourner, la chassesans cesse dans le même sens; de là les courants dont les poussières colorées de tout à l'heure indiquent la marche. » (Perrier..)
C’est au moyen de ces canaux, sans cesse traversés par des courants d’eau et qui se réunissent pour constituer des troncs plus ou moins gros, à la manière des
racines d’une plante ou des ramifications d’une veine,
que s’opèrent la nutrition et la respiration des Spongiaires.
Développement. — Métamorphoses. La reproduction des Éponges est généralement asezwelle, c’est-à-dire qu’elle a lieu soit par division, soit par gemmiparite : on à ob-