‹ Coelents, inodermes, protozoairesChapitre 62 sur 78 · DEC NT PS * F · texte numérisé non relu

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LECP ES CES FAMILLE DES ACINÉTRIDÉS 321 flent à leur extrémité et se fixent commeautant de ven-

touses à la surface du corps capturé. » (0. Schmidt.) Cette espèce est marine et sert de pâture à de nom-

Fig. 156. — Podophrya gemmipara,

breux ennemis, principalement à de petits Crustacés amphipodes du genre Caprella.

6° Ordre. — FLAGELLÉS Où FLAGELLATES.

Ces Protozoaires doivent leur nom à un ou deux prolongementsfiliformes dont ils sont munis et auxquels on donne le nom de Flagellum.

Ces animalcules sont des formes incertaines qui ont une certaine affinité avec les Algues inférieures etréunissent les caractères des Végétaux et des Infusoires ; mais les travaux les plus récents concluent à leur ani-

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malité basée sur l'existence de vésicules contractiles et souvent d'un orifice, ordinairement désigné sous le nom de bouche, servant à l'introduction des matières nutritives.

Plusieurs famillesappartenant à cet ordre ontété rattachées par certains naturalistes aux Infusoires Holotriches. On les divise en #lagellés proprement dits et Cilio- Flagellés ; ces derniers sont caractérisés par une couronne de cils vibratiles située sous la peau. |

FAMILLE DES PÉRIDINIENS.

Les Péridiniens ont pour la plupart une forme bizarre

Fig. 157. — Ceratium cornutum.

et portent sur le test des espèces de cornes recourbées ; ils possèdent une rangée de cils vibratiles portés sur le bord antérieur d’un sillon tracé sur le corps et sont généralement défendus par une cuirasse armée. | Ceratium cornutum (Glap.). — Cératium cornu.

Ce Flagellé (fig. 157) présente une forme quadrangulaire ; sa partie inférieure est prolongée en une sorte | de queue ;sa partieantérieure estmunie dedeux cornes; , deux flagellum s’articulent à la base de l'une d'elles.

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FAMILLE DES VOLVOCIENS 323

FAMILLE DES VOLVOCIENS.

Ces Infusoires n’ontpas d'organisation interne appréciable : ce sont des masses gélatineuses sphéroïdales ; aussi quelques naturalistesles ont-ils considérés comme des colonies d’Algues unicellulaires réunies dans une masse gélatineuse commune. Ils se reproduisent par scission et nagent en colonies, roulant et tournoyant

Fig. 158. — Volvox globator.

constamment sur eux-mêmes. On les trouve dans l’eau douce et l’eau de mer corrompue, dans les marais au printemps et à l’automne, à la surface des étangs couverts d’une pellicule d’un vert sombre en septembre et même durant les derniers mois de l'année, dans les mares couvertes de Zemna, dans l’infusion de Chènevis, nice.

Volvox giobator (Müll.). — Volvoce tournoyant.

Cette espèce (fig. 158) est constituée par des globules verts ou jaunâtres formés d’animalcules, réunis dans une masse gélatimeuse et armés chacun de deux flagellum saillants au dehorset aumoyen desquelsils opèrent leur mouvement continuel de rotation. Quand on a mis dans un flacon de l'eau contenant des Volvoces, on voit

leurs globules monter et descendre en tournoyant lentement. Müller décrit ainsi leur mode de reproduction : « Lamembrane enveloppantesefend, les globules qu'elle contenait sortent par la déchirure et la mère ou la membrane elle-même se divise. Ainsi cette mère, par suite d’un admirable emboïîtement de sa race, contient ses fils, ses petits-fils et ses arrière-petits-fils. »

Le Volvoce tournoyant est commun en France, on le trouve dans les eaux douces des environs de Paris, principalement à Meudon.

FAMILLE DES PARAMOECIDÉS.

Les Paramæcidés ont généralement le corps allongé etrecouvert de cils ; maisla bouchelatérale n’ani lèvres membraneuses, ni soies faisant saillié à l'extérieur. On les trouve dans les fossés, parmi les Lentilles d'eau, en juin, novembreet décembre dans lesmares couvertes de matières vertes ; en automne, ils abondent dans l’eau de mer et dans celle des marais ; ils se développent aussi en trois ou quatre jours dans plusieurs infusions. Enfin on les rencontre également dans l'estomac des Ruminants et dans certains organes de l'Homme.

Paramæcium Aurelia (Müll.). — Paramæcie Aurélie.

Cette espèce (fig. 159) à la forme d’un fuseau dont l'extrémité antérieure légèrement aplatie porterait un sillon oblique descendant jusqu'au tiers inférieur du corpset aufond duquelse trouvelabouche.Onremarque sous le derme de nombreux bâtonnets fusiformes (trichocystes), qui, sous l’empire d’une vive excitation, sont susceptibles de jaillir au dehors en minces filaments et

id FAMILLE DES PARAMOECIDÉS 325

jouent le rôle d'organes urticants d'attaque et de défense.

Cette espèce est commune, sur- SAT

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tout dans les eaux contenant des NUE 7 matières organiques en cécomposition.

Paramæcium bursaria(Focke).— Paramæcie en forme de bourse.

Cet Infusoire, long d’un dixième de millimètre et légèrement RUE

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aplati, présente une extrémité an-

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térieure fortement tronquée obliquement et une extrémité postérieure arrondie; sa face dorsale est convexe, sa face ventrale est plane et porte un sillon qui va en diminuant graduellement jusqu’à une ouverture ovalaire, la bouche.

On trouve communéwment cette espèce dansles marais et les fossés remplis d'Algues vertes.

Paramaæcium coli (Malmot). — Paramæcie du côlon.

Cette espèce (fig. 160), qui est parasite de l'intestin de l'Homme, atteint une longueur de 0 mm. 40; elle est douée d’une mobilité et Fig. 159 — Paramæ-

cium Aurelia.

d'une vivacité assez grandes ; on trouve de 20 à 25 individus dansune seule gouttelette de mucus ; ils meurenttrès vite hors de l'intestin. On a observé cette espèce dans le gros intestin de l'Homme

pendant la durée de certaines formes de la diarrhée. Plusieurs autres Paramæcies se rencontrent dansla masse alimentaire des premiers estomacs des Ruminants. |

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Fig. 160. — Paramæcium coli.

« On peut les étudier à volonté en pressant les matières ramenées à la bouche lors de la rumination; ils continuent à vivre plusieurs heures dans les matières de l’estomacmaintenus à la température du corps. » (G.Golin.)

Les Colpodes, qui appartiennent à la famille des Pa-

Fig. 161. — Colpoda cucullus Fig. 162. — Colpoda cucullus

individu un peu comprimé bourré de bols alimentaires. pour montrer le noyau et le 2 7 nucléole,

ramæcidés, varient beaucoup dans leurs formes exté-

rieures et dans leurs dimensions, mais leurlongueur ne

dépasse pas quelques centièmes de millimètre. Onlesre- | connaît à leur forme ovoïde età une échancrure latérale au fond de laquelle se trouve la bouche. Ils vivent dans l’eau salée, les Lentilles d’eau, les infusions de foin et de chènevis, les intestins du Cheval et notamment dans

à ‘ siologie comparée des ie Lacie la plus oi Hi est le Colpode du Foin, Colpoda cucullus (fig.161 et 162). ÿ

FAMILLE DES ASTASIÉES.

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Fig. 163. — Bodo nageant. — Bodo fixe.

très contractiles ; D RES A | %

incolores selon Le. âges. ce HESpète la ae connue est ie viridis #6

Les Bots, qui appartiennent à la même famille, sont très voisins des Euglènes : le Bodo viritis mange les Vibrions et se trouve dans plusieurs Algues ; le Bodo necator (fig. 164) vit en parasite sur l’épiderme des Truites et

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Fig. 164. — Lambeau d'épiderme de truite couvert de Bodo necator.

cause souvent la mort de ces poissons en altérant les cellules qui, en perdant leurs divisions, entravent les fonctions de la peau.

FAMILLE DES MONADIENS.

Les Monadiens sont des animalcules unicellulaires consistant en un corps globuleux ou ovoïde, pourvu d'un ou de plusieurs flagellum sans téguments ; ils sont formés d'une substance gélatineuse susceptible de s’é- |

tirer plus ou moins. | « Les Monades, ces petits des petits, semblent n'être |

“ir: i0 HAE . FAMILLE DES MONADIENS 329

que des molécules de substance absorbante, des atomes agités, des points qui semeuvent. Cesdélicates créatures n’ont environ qu'un trois-millième de millimètre de grand diamètre! » (Moquin-Tandon.)

Les espèces de Monadiens sont innombrables ; on les trouve dans leseaux croupissantes ou vivanten parasites dansles différents organes ou les liquides qu'ils contiennent.

Monas elongata (Duj.).—Monade allongée.

Cetteespèce a le corps allongé, | flexible, long de deux millimètres et porte un filament à sa base. Elle abonde dans l'eau de marais putréfiée.

Monas lens (Duj.). — Monade : Fig. 165. — Cercomonas lentille, Fr urinarius,

Cette Monade est pourvue d’un flagellum extérieur ; la bouche n'est qu'un orifice dépourvu de cils ou de poils.

Les Cercomonades, très voisins des Monadiens, sont pourvus d’un grand cillocomoteur etd'un prolongement postérieur formé par la substance même du corps qui s'étire plus ou moins, de manière à n'être tantôt qu'un tubercule aminci, tantôt une queue allongée et transparente, tantôtun filamenttrès fin. Leur développement est encore complètement inconnu. Les différentes espèces : Cercomonas urinarius, (fig. 165) C'.intestinalis, ete., vivent en parasites sur le corps de l'Homme et dans les mucus en voie d'altération,

Les Trichomonades sont caractérisés par leur corps ovoïde ou globuleux susceptible de s'étirer en une sorte

de prolongement caudal. Ils sont munis d’un flagellum pluslong quele corps, dirigé en avant pendantlamarche et accompagné à sa bese d’un groupe de cils vibratiles très courts. Les Trichomonades se rencontrent dans les mucus, souvent en groupes de à à 6 individus, et se li-

quéfient dès que le mucus est refroidi.

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