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de mer et des Holothuries. Le caractère tiré delasymétrie rayonnée ne doit pas, en effet, être considéré comme le plus important : car les larves d’'Echinodermes présentent la symétrie bilatérale et offrent même quelques points de ressemblance avec celles des Vers, notamment des Siponcles. Enfin les Echinodermes s’éloignent principalement des Cœlentérés par laséparation des systèmes vasculaire et digestif.
Fig. 1. — Crinoide Fig. 2. — Echinide (Pentacrine) (Oursin)
Aujourd'hui les Radiaires comprennent quatre types principaux : Æncrine, Oursin, Astèrie, Holothurie, qui: ont donné leurs noms aux quatre classes :
Crinoiïdes, Echinides, Stellérides, Holothurides.
Sion compare entre eux les divers types des Echi- . . LA LA A 4 nodermes, on s'étonne de voir réunis dans un même
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| ÉCHINODERMES | 11 embranchement des animaux aussi différents ; mais, après un examen plus approfondi, on remarquera que la forme qu'affecte le corps des Echinodermes peut être É ramenée à une forme fondamentale, sphériquéetaplatie F (Qursins), pouvant par le raccourcissement de l'axe
n'être plus qu'un disque (Astéries) ou par son grand al-
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>. Fig. 3. — Stelléride Fig. 4. — Holothuride 3 (Etoile de mer). (Synapte).
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longement devenir un cylindre plus ou moins long (Holothuries). De même l'allongement plus ou moins grand des rayons produit la forme étoilée avec les bras plus ou moins longs, nombreux et ramifiés. Enfin l’a- nalogie entre les Oursins et les Etoiles de mer devient . frappante si on recourbe en dessous les cinq rayons . d’une Etoile de mer, de façon que les pointes de ces
. sin. Les Holothuries seules présentent une disposition toute différente ; néanmoins leur corps est sillonné par . trois rayons auxquels Müller a donné le nom de frivium
. rayons se touchent : on obtient alors un véritable Our-
et qui sont disposés à côté les uns des autres sur la face ventrale.
Fig. 5. — Psychropotes buglossa.
« Les formes des Echinodermes sont multiples, depuis le Crinoïde, ce calice calcaire porté sur une tige flexible,
Fig, 6. — Oneirophanta mutabilis,
jusqu'à l’'Oursin à l'aspect globuleux, depuis: l'Etoile. de mer aux divisions rigides jusqu'à l'Ophiure aux bras mobiles et à l'Holothurie semblable à un ver indo- |
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ÉCHINODERMES 13 3 Ÿ lent, tous les passages se rencontrent; tous, malgré
ces différences extérieures, peuvent ètre facilement rapprochés et fournir des caractères propres à marquer
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Fig. 7. — Cryptohelia pudica.
| Les chaînons qui les relient les uns aux autres. » (Brehm. ;
1 Siles Echinodermesdes côtes de France présentent des types d’un aspectdifférent, les Echinodermes des grandes - profondeurs, comme ceuxrécoltéslorsdesexpéditions du Travailleur et du Talisman, offrent les formes les plus
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bizarres. Nous citerons seulement, à titre curieux, puisque ces espèces ne font pas partie de la faune française, les espèces suivantes :
Les Psychropotes (fig. 5) sont des Holothuries qui peuvent atteindre jusqu'à 65 centimètres de long; on les rentontre sur les fonds vaseux à 4,000 mètres de
profondeur. Les Oneirophanta (fig. 6) sont aussi des |
Holothurides de grande taille, dont le corps est couvert
Fig, 8. — Région apicale du test d'un oursin.
de longs appendices en forme de doigts de gant. Les
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Cryptohelia (fig. 7) sont des coraux branchus du plus
curieux effet.
Organisation des Echinodermes. — « I] ya peu de groupes, -
dit M. Perrier, quiprésentent dansleur étude anatomique
des difficultés aussi grandes que les Echinodermes. Sur O
presque tous les points de leur organisation il s’est élevé
des discussions importantes, souvent très vives, entre : les nombreux auteurs qui se sont occupés de l’anatomie de ces animaux. Il en est résulté une confusion assez grande, et une obscurité presque complète entoure
l'histoire de ces êtres. »
Nous résumons ici les particularités les plus remar- »
quables de l’organisation des Echinodermes d'après les à
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travaux les plus récents de MM. Perrier, Kæhler, Prouho et Cuénot. à
On trouve dans tous les Echinodermes un caractère commun qui consiste dans la faculté qu'a leur peau de . sécréter un squelette dermique calcaire formé de petites | plaques plus ou moins régulières ou de corpuscules de
Fig. 9. — À droite, portion dorsale du test ; I, IT, LIT, ambulacres du trivium; À, 2, ceux du bivium. — A gauche, portion médiane de la face ventrale, B, bouche; A, anus.
formes caractéristiques. Chez l'Oursin, ces plaques calcaires forment des rangées réunies entre elles par des sutures et constituent un test épais et continu. Ce test, dans l'Oursin comestible (Sphærechinus esculentus), est composé d'au moins 10.000 pièces distinctes, admirablement assembléesetsi solidement unies que l'ensemble parait former un-seul corps.
Sion examine un jeune Oursin dépouillé de ses pi- quants, on constatera sur la face dorsale une plaque pen-
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tagonale qui occupe le centre et est entourée par une rangée de cinq plaques; plus en dehors une deuxième rangée de cinq plaques alterne avec les premières. Chezles Asteries (Etoiles de mer), les bras présentent un squelette dermique mobile composé de segments calcaires externes et internes réunis entre eux, et la peau est souvent remplie de lamelles calcaires. Les plaques restent petites et imperforées, à l'exception de l’une des
Fig. 10. — Corpuscules de la peau des Holothuries.
plaques basales qui prend un grand développement et constitue la madréporite. Gaudry a évaluéà plus de 11.000 les pièces solides qui se trouvent dans une espèce commune de nos côtes : l’Asteracantion rubens. |
Les Crinoïdes seuls possèdent, outre le squelette dermique du disque, un pédoncule formé de plaques calcaires pentagonales, qui part du pôle apical et se fixe sur les corps solides. (Claus.) |
Enfin chez les Holothuries les téguments contiennent
un certain nombre de corpuscules calcaires affectant des
formes variées, disséminés et n’ayant entre eux aucune connexion. |
Piquants. — Nous avons dit que les Echinodermes avaient été ainsi nommés parce que leur peauestrecou-