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veried’épines; ce caractère n’estcependant pasgénéral, et siles Oursinssont tellementrecouvertsdepiquantsqu'ils - présentent à nos yeux l'apparence d’une châtaigne dans . son enveloppe, beaucoup d'animaux de cet embranchement en sont dépourvus (Crinoïdes, Holothurides). Chez les Astéries les piquants sont peu importants et de formes variées, depuis le simple mamelon calcaire jusqu'à la paxille, réunion de piquants formant un véritable parasol que l’animal peut abaisser comme untoit impénétrable au-dessus du point attaqué. Enfin chez quelques Holothuries ils sont remplacés par une
peau épineuse.
« Les piquants constituent chez les Oursins et les Ophiures l’agent principal de la locomotion et du tact, surtout chez ces derniers, où ils renferment un gros nerf qui va Jusqu'au sommet. » (Cuénot.) Ce sont en même temps des organes de protection et demouvement. Sur un Oursin dépouillé de ses piquants on remarque que les plaques composant le test sont entièrement recouvertes de tubercules très variables sous le rapport du nombre, de la grosseur et de la disposition ; chaque tubercule est constitué par un mamelon lisse dont la base est entourée d’une partie en relief. Ces mamelons sont destinés à servir de supports aux épines qui ont récu les dénominations de piquants, radioles ou baguettes. Ces piquants, qui diffèrent selon les genres, sont tantôt de simples épines, tantôt de véritables baguettes qui + paraissent taillées grossièrement.Onrencontre dansdes : espèces exotiques des piquants de grande taille. Les 1 uns sont subulés et pointus, d’autres cylindriques ouobl: tus,quelquefoisaplatisetmême tranchantssur les bords.
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Ils sont généralement très nombreux et recouvrent si
complètement le test qu'ils ont fait donner aux Oursins les noms vulgaires de Æérissons et de M de mer. On a compté dans une espèce Jusqu'à 2,000 piquants ; l’'Oursin comestible en possède au moins 3,000 !
Chez les Spatangues, ces piquants sont remplacés par des soies lisses toutes inclinées dans le même sens et qui ressemblent au poil de petits Mammifères.
Fig. 11. — Ophiure. Fig. 12. — Pédicellaire -
d'oursin.
Chaque épine offre à sa base une petite tête lisse séparée par un étranglement ; la face inférieure de cette tête est creusée d’une facette concave qui s'articule sur
le tubercule ou mamelon. Sous l’effort de muscles de |
la couche cutanée superficielle, l'Oursin fait jouer ce curieux mécanisme et peut à volonté coucher ouredresser ses épines pour faciliter sa locomotion.
Crochets. — Les Ophiures (fig. 11) possèdent de note
organes particuliersauxquels on donne le nom de crochets,
et qui ont moins de 1 millimètre. « Ils n'existent que sur.
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. les bras des espèces habitant les fonds rocheux et sont
toujours dirigés la pointe vers l’extrémité du bras. Ils ont évidemment pour but d'aider la marche de l'animal en s’accrochant dans les aspérités du sol. » (Cuénot.)
Pédicellaires. — En examinant un Oursin avecune forte loupe, on remarque entre les épines du test un grand nombre de filaments extrêmement fins, terminés par une sorte de tenaille à deux ou trois branches. On a donné le nom de pédicellaires à ces organes (fig. 12) qui
- n'existent que chez les Astéries et chez quelques Oursins
et sont tantôt disposés autour de la bouche, tantôt à la face dorsale.
« On peut distinguer à première vue un pédicellaire d’Astérie de celui d’un Oursin : le premier est inséré
presque directement sur le tégument, le second esttou-
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jours porté au bout d’une longue tige moitié charnue, moitié calcaire, et c’est sur la hampe calcaire que s'attachent les mors du pédicellaire. Les pédicellaires sont des organes de préhension, cela est certain ; ils sonttoujours ouverts sur le vivant, se ferment au moindre attouchement pour se rouvrir aussitôt qu'ils n’ont rien
saisi, On à émis beaucoup d'hypothèses plus ou moins
vraisemblables sur leurs fonctions; les travaux les plus récents sont d'accord pour leur assigner un rôle défensif; lorsqu'un petit animal, Annélide, Crustacé, arrive sur la peau d'une Astérie, il est immédiatement frappé par les pédicellaires ; le mucus qu'ils sécrètent limmobilise et la mort survient rapidement, puis lorsque tout mouvement a cessé, l'animal est rejeté. On a fait des observations analogues chez les Oursins : les pédicellaires gemmiformes se détachent même de leur
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bampe très facilement lorsqu'ils ont ainsi harponné un animal vigoureux. » (Cuénot.) |
Les pédicellaires sont un des organes des Echino-. dermes dont les fonctions, et même l'existence, ont été vivement discutées.
Fig. 13. — Etoile de mer montrant les tubes ambulacraires. Locomotion. — Un caractère général commun à tous
les Echinodermes est la présence d’une multitude de
tiges tentaculaires qui sortent de la peau ettraversent
le test pour former des pieds comparables auxpetitsten-
tacules qui bordent le manteau desMollusquesbivaives. …
En examinant le test d’un Oursin, on peut facilement
constater la présence de plusieurs sériesrégulières d’innombrables petits trous destinés à donner passage à ces pieds tubuleux susceptibles de s’allonger au delà des
à ’. | | 2: ÉCHINODERMES 21 épines pour se fixer aux corpssolides parleur extrémité | creusée en ventouse, ou de pouvoir se rétracter com- F- plètement dans l'intérieur du test. Ces organes, qui ont recu le nom d’ambulucres, sont de petits cylindres creux, très extensibles, renflés à leur extrémité par une ventouse et contractiles dans toutes leurs parties. Les rangées de plaques dutest sont disposéesen deux groupes: les unes sont percées de pores pour laisser passer les ambulacres, ce sont les plaques ou aires ambulacraires : d'autressont dépourvues de pores et portent le nom de plaques où aires interambulacraires. Les ambulacres ont pour base dans l’intérieur du corps de l’animalunesorte devésicule où s’épanche un liquide que l'Echinoderme peut à son gré projeter dans la portion cylindrique ex- ; térieure, qui se trouve ainsi tendue, ou bien rentrer dans l’intérieur, et alors la première portion s'affaisseet
redevient inerte. On a comparé le mécanisme de ces or-
ganes aux doigts d'un gant qui se gonflent et se raidissent lorsqu'on souffle dans l’intérieur et s’affaissent dès