‹ Cœurs et homme de cœurChapitre 2 sur 53 · MA PREMIERE POESIE · texte numérisé non relu

MA PREMIERE POESIE

Le soleil s'en allait au delà des montagnes, Et ses derniers rayons réchauffaient les campagnes; Les oiseaux endormis rêvaient à leurs chansons, Le cultivateur, las, parlait de ses moissons ; De beaux arbres géants s'élevaient sur la route Et semblaient de l'azur braver la hante voûte ; La reine du sommeil, arrivant doucement, Aux mortels, ses amis, souriait gentiment ; vSe montrant, à leur tour, les étoiles sans nombre, Hésitant, sautillant, luisaient dans la pénombre...

Tout-à-coup, au galop, prompts comme lévriers, Faisant un bruit affreux, arrivent deux coursiers ; vSur l'un d'eux le cousin, sur l'autre la cousine ; Dis-moi, t'en souviens-tu, gracieuse Angéline ?

A ces courses du soir toujours je penserai ; L'amazone, vraiment, jamais ne l'oublîrai,

Septembre, 1897.

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