IV. L'Amour pu VIEILLARD ET DE L'ADOLESCENT
Demandez au vieillard, sur son lit de souffrance,
ANTONIO PELLETIER
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Pourquoi ses cheveux ont blanchi, pourquoi son front est plissé, Pourquoi son oeil est terne, pourquoi ses joues creuses ont des pâleurs de spectre, Pourquoi sa stature, jadis altière, se courbe, aujourd'hui, semblable au rameau d'une vigne.
Il vous répondra :
* J'avais une épouse tendre comme une biche des forêts vierges, j'avais de Caressantes et bonnes filles. des fils jeunes ; j'ai multiplié mon travail, exténué mes forces, usé ma vie poureux—sans regret —car l'amour véritable ne regrette pas le sacrifice : je leur ai tout donné : je les aimais !"'
Donc, l’amour.
Suivons la vie vers sa source.
Et toi, adolescent, dis, as-tu senti les étreintes indéfinissables d’une chose plus indéfinissable encore ? En des caresses tendres et incompréhensibles de rêves plus légers que les autres rêves, en des élans plus forts et plus irrésistibles que les autres élans, par des impressions plus accentuées que toutes impressions antérieures, as-tu senti l'aiguillon subtil et fin de ce quelque chose d'inconnu jusque-là pour toi ?
Va, tu es jeune, la route s'ouvre devant toi, la
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CŒURS ET HOMME DÉ CŒUR
vie apparaît belle et Souriante, ton regard a croisé un autre regard, un soir que tu t'en allais Sous les rayons d'une lune blanche, où ua jour, Sous les feux sanglants d’un soleil d'été. Va, tu es jeune, ta main en à frôlé une autre qui a frémi sous la tienne. Va, tu es jeune, les vibrations de ton cœur ont trouvé un écho dans les vibrations d’une âme ; ainsi une harpe éolienne rend les sons d’une voix aux ondes correspondantes. Va, tu es jeune, ton Cœur, tu ne l'as plus, il bat dans une autre poitrine, tandis qu'un autre cœur s’émeut dans Ja tienne. Vous avez changé de cœur, changé d'âme : non ! vos deux âmes, vos deux cœurs se sont fusionnés, se sont combinés, ne font plus qu'un : vous avez aimé !
Va,tues jeune, et tu aimeras longtemps !