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ANTONIO PELLETIER
ons Comme nous regrettons leurs prédécesseurs,
Un autre vrai patriote mérite notre considération nationale.
Digne de mettre sa main dans celle des personnages dont je viens d'écrire les noms, l'Hon. Sén. J. J. Ross, qui mourait à Ste-Anne de la Pérade, il y a deux mois, a fourni l'œuvre d'un homme considérable.
En rappelant son passé, mon but n’est pas de suivre sa carrière en détail.
NÉ à Québec, de Marie-Louise Gouin, épouse de G. Meclntosh Ross, de la Compagnie des Indes, John, Jones, étudia au Séminaire de sa ville natale, s’y distingua Par une certaine gravité de Caractère qui, loin d'indiquer un enfant rêveur, décelait l'homme sérieux, de travail, de ferme volonté, que nous devions connaître.
Bientôt étudiant en médecine, il devenait, trois ans après, médecin, à vingt-deux ans.
À Ste-Anne de la Pérade eurent lieu ses premiers dévoûments professionnels, préludes d'une vie particulièrement sacrifiée au comté de Champlain.
Son ardeur, énorme, ne se démentit jamais.