‹ Cœurs et homme de cœur [microforme]Chapitre 43 sur 62 · RIMES ESTIVALES · texte numérisé non relu

RIMES ESTIVALES

à 7, Albert Lo:cau

Bien plus que ceux d’une coquette, Ainsi que ceux des encen:oirs, Dans la sérénité des soirs,

Tes parfums me grisent, fleurette.

Ta voix, zéphire harmonieux, Me fait souvent songer à celle De ma mère, au chant d’une belle,

Ou d’un ange venu des cieux,

ANTONIO PELLETIER

Beau lac tranquille que j'admire, Je sais bien un miroir plus pur Que celui de ton flot d'azur :

‘* L'æœil d'une femme où l'on se mire !

Quand tu gazouilles, ruisselet .

Dans la forêt ensoleillée Je m'arrête sous la feuillée

Comme si quelqu'un m'appelait.

Et toi, brin d'herbe de Ja plaine, Quand je t'aperçois reverdi.

Mon cœur fait un bond plus hardi

Vers ‘‘ Elle ’ dont mon âme est pleine.

Je Suis dans l'air ton vol léger, Charmante hirondelle, et je songe

Que peut-être vers moi—quel songe !— Un cœur tendre veut voltiger...

Quand mon œil perce tes nuages, Voûte du ciel que j'aime tant, Je suis le mousse sanglotant

Qui reconnaît ses chers rivages.

Mai 1901.

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