‹ Cœurs et homme de cœur [microforme]Chapitre 48 sur 62 · SOUVENIR TRISTE · texte numérisé non relu

SOUVENIR TRISTE

A la pâle lueur de lampes colossales, J'aperçus à l'écart un catafalque noir ; Ft j'entendis—comme un vent sinistre du soir—

Des voix sombres, des chants aux notes sépulcrales. o

Car c'était jour de deuil chez les collégiens !

En replis onduleux, les noires draperies

Au temple s'étendaient. La mort, dans ses furies, Avait brisé les rangs des rhétoriciens.

ANTONIO PELLETIER

Les vacances s'ouvraient. Pourtant, pas un sourire... Bien des veux, plusd'une Âme, étaient noyés de pleurs : C'est qu'Il avait vécu ce que vivent les fleurs.

L'instant que vit un chant de lyre.

Mélancoliquement, chacun se retirait.… Enfant, ton souvenir demeurera sur terre

Fidèle toujours ; car, dans un coin solitaire

Une jeune fille pleurait !

Août 1898.

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