CITES
Je la nomme ‘ma mie ’” :—un bébé de vingt ans! Ft, certes, je l’adore en dépit de l’espace Et de l’heure qui coule ainsi qu’un vent qui passe :
C'est une tendre fleur, très belle en son printemps.
Le)
Ses beaux grands yeux sont faits de parcelles de rêves, Au ciel souvent levés, ils semblent chercher Dieu ; L'ange a de ces regards par delà l’azir bleu :
Œii doux, caressant, l’œil d’une vierge qui rêve.
ANTONIO PELLETIER
Ses lougs cheveux, pour moi dénoués avec art, Tombent par flots de soie en des courbures d'onde, Scrpentent sur son col, sur son épaule ronde.
Autour d'elle s'épand une senteur de nard.
Quand sa lèvre s’entr'ouvre un poème s’exhale : Sa voix a des douceurs que seul a le baiser, Tous ses mots sont des chants À l’immortaliser.
‘‘ Poète, tais-toi donc, près d'eux ton vers est pâle !"' ———— 0 —————————
Sa main de marbre hlanc ne se ferme jamais, Lorsque s'ouvre la main du Pauvre qui demande : Son cœur sait consoler : chaque fois, son offrande
S'embellit du souris d’une grande âme en paix.
Son pied ne connaît pas le tourbillon des danses, Ses doigts n’ont pas pressé le bras chaud du valseur. Elle ignore le mal. Elle aime la douceur
Des prières sans fin en leurs élans intenses.
CŒURS ET HOMME DE CŒUR
Le rythme de mon cœur-accélère toujours, Quand je songe aux demains des amours qui survivent : Des pensers de bonheur constamment me poursuivent. Le soleil luira-t-il du plus cher de nos jours ?
Heures brèves, coulez vite de votre source, Jusqu'au temps où le ciel unira nos destins :
Alors, très lentement, revenez aux matins
Des jours de votre aurore—et cessez votre course !
Oct. 1902.