‹ Cœurs et homme de cœur [microforme]Chapitre 57 sur 62 · RIMES D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

RIMES D'AUTOMNE

à mes confrères de l Union Catholique.

Des arbres tombe la feuillée Comme des prunelles les pleurs :

Les parterres n’ont plus de fleurs :

La nature est tout endeuillée.

Les longs baisers harmonieux Ont fini de trahir des rêves,

Sous les bois épais, sur les grêves, Au gré des cœur: ingénieux.

CŒURS ET HOMME DE CŒUR

teens mor amer — —

De l'air froid s’'abat des nuées, L'oiseau ne dit plus de chansons, Le vent siffle dans les buissons

L'ennui des forêts dénuées.

Où sont les amants qui passaient, Bras sous bras, sur l'herbe verdie, Et qui, visant une élégie,

L'œil dans l'œil, tendrement jasaient !

Les bois ont de navrantes teintes, Le ruisseau sèche dans son lit, L'on voit partout le mot : ‘ Ci-git ’—

Et l’âme a de tristes étreintes !

Sont passés les beaux jours heureux Pour beaucoup quand l'hiver arrive ; Le pauvre est une ‘ensitive :

Riches, soyez-lui généreux !

Nov. 1902.

ANTONIO PELLETIER

Tout vient à point À vos richesses, Et tout manque à sa pauvreté :

Dieu récompense la bonté :

Son sourire est pour vos largesses !

Le cœur de l'égoiste est dur, La main du bon n'est pas fermée.

Et son âme est une âme aimée,

Bel ange venu de l’azur !...

LE

PÉATIRE.

Il est de par le :nonde une classe de ‘nuls ”

Ces êtres-là, le jour, la nuit, dénués, batllent à

I's ne font ‘amais rien à moins qu'ils ne gouaillent : Critiquer leurs amis voilà tous eurs ealcu's !

Le)

Si vous donnez pour eux une oeuvre de votre âme, Ts, frissonneront bien, mais ne l'aimeront pas,

Car l'envie a levé sur vous son maigre bras :

Des doigts crochus voudraient éteindre votre flamme.

ANTONIO PELLETIER

Travaillez, ils riront : ils sont les *‘ grands cerveaux ‘! Faites bien, ils craindront : ils ont la jalousie Au coeur ! Ils douteront—chacun se fantaisie —

De la sincérité de vos humbles travaux.

Qu'importe au travailleur, qu'importe qu'on s'étonne ! Qu'importe au vrai talent les coups de l'envieux ? Méprisant le mépris—c'est un audacieux—

I travaille toujours—-et sans ‘ompter—il donne !

Nov. 1901.

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