‹ Coexistence du kyste de l'ovaire et du pyosalpinxChapitre 9 sur 16 · SR · texte numérisé non relu

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Antécédents héréditaires. — Mère bacillaire depuis un an et demi. La malade vit avec elle, Père inconnu.

Antécédents personnels. — Née à terme, nourrie au sein

maternel. Rougeole, coqueluche dans l'enfance. Bronchites hivernales fréquentes. Réglée à 13 ans, bien dès le début ; règles abondantes. Une grossesse. Trois fausses-couches.

Première fausse-couche en 1906: fausse-couche de deux mois et demi. Reste alitée huit jours. Suites normales.

Deuxième fausse-couche en 1906 : fausse-couche de cinq mois. Suites également banales. Ces deux avortements furent provoqués.

Grossesse en 1906-1907 : grossesse absolument normale, à part une pointe de pleurite au poumon droit. Accouchement rapide et facile d’un garçon à terme bien constitué pesant 4 kilogs. Allaitement maternel pendant deux mois. Levée 9 jours après l’accouchement. Règles survenues 40 jours après.

Troisième fausse-couche en 1907 : fausse-couche de deux mois provoquée. Un peu de fièvre nécessite le repos au lit pendant quinze jours. C’est depuis que la malade se plaint du ventre.

En 1915, se trouvant en Suisse, début de péritonite soignée dans une clinique par des applications chaudes. Depuis sa dernière fausse-couche de 1907, elle a des règles très abondantes, tournant parfois à l’hémorragie.

Histoire de la maladie. — Les règles d’août 1926 surviennent chez cette femme du 8 au 14. Le 14 au soir, hémorragie très abondante. Repos au lit, injections oxygénées chaudes. A la suite d’un toucher vaginal suspect, fièvre, frissons, fétidité des pertes. On transporte cette femme à l'hôpital Saint-André où M. le Docteur Dufour pratique un curettage utérin. Ce curettage réveille une poussée de température accompagnée de douleurs violentes dans le bas-ventre.

A partir de ce moment s’installe un état toxi-infectieux avec une fièvre oscillant entre 38 et 39°. La malade est prostrée, étendue dans son lit, sans pouvoir bouger : pâleur effrayante de la face et des muqueuses, anorexie complète, Le traitement institué : hémostyl, jus de viande, septicémine intra-veineuse, n’amène aucune amélioration. Au contraire, on voit apparaître un épanchement pleural bilatéral qui est ponctionné par deux

rot

fois. Œdème généralisé, surtout important au niveau de la face qui devient énorme. Oligurie sans albuminurie concomitante. On sollicite l’avis de M. le Docteur Bousquet, qui l’admet dans son service. Là il provoque une débâcle urinaire qui fait fondre l’œdème et tente de remonter son état général à l’aide de deux petites transfusions de sang.

A cette époque, l’examen gynécologique de M. le Docteur Bousquet, confirmé par celui de M. le Professeur Bégouin, démontre l’existence d’un pyosalpinx gauche. La malade, après avoir refusé l'intervention qu’on lui proposait, rentre chez elle.

Elle a encore de la fièvre, parfois très élevée (39°5). Comme cette femme avait vécu plusieurs années aux colonies, un médecin appelé pense à une intoxication paludéenne et institue en novembre 1926 un traitement qui, joint à un repos à la campagne, amène une défervescence progressive qui est complète en avril 1927.

En juin 1927, apparaissent des pertes vaginales, jaunes, verdâtres, épaisses, très fétides, qui durent douze jours. En août, la malade est réglée après une absence de règles qui a duré un an. En octobre, apparition dans ses selles de membranes purulentes, de même coloration que ses pertes vaginales. Les règles de janvier 1928 ont duré un mois, avec une avance de huit jours. Règles de mars très douloureuses.

Le 21 mars 1928, elle entre dans le service de M. le Professeur Guyot. Tension artérielle au Pachon : maxima 13, minima 9 1/2.

Examen du 23 mars. — La palpation permet de déceler dans la fosse iliaque gauche une masse plutôt molle qui remonte jusqu’à trois travers de doigt au-dessous de lombilic,

Au toucher, on trouve un col petit, dur, un utérus assez gros, fortement déjeté à droite par une volumineuse masse fluctuante qui remplit le cul-de-sac gauche et le cul-de-sac postérieur. À droite, on arrive à séparer du corps utérin une masse annexielle, plus petite qu’à gauche. Au toucher rectal, on sent cette même masse fluctuante.

Intervention le 3 avril. — Hystérectomie subtotale.

Dès le ventre ouvert, on saisit l’utérus et on l’attire en arrière. Le côté gauche étant complètement bloqué, on attaque à droite. Adhérences postérieures difficiles à libérer. On débute

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