Une rue y porte encore leur nom
2. Un des leurs livra à Charles d'Anjou le jeune empereur Conradin et reçut en récompense de grandes richesses.
constamment montrés les adversaires du Saint-Siège.
I>*s Corsi furent presque toujours leurs alliés.
Les Conli avaient élevé à Rome la tour qui porte leur nom et qui leur servait de lieu de refuge; en outre, ils étaient maîtres du Castello et de la Molara, situés également dans Rome.
Les Annibaldeschi ou Annibaldensi avaient, près du Latran, un palais magniGque et quelques tours dans le reste de la ville; plusieurs petites localités près d'Àlbano leur étaient soumises.
Les Gaetani possédaient la seigneurie de Gaëte et du
FAMILLE GAETAHI
LOFFRIDO épousa la ntèce du pape Alexandre IV.
Bosifauk VIII LorrwDo
PlKTRO
LorraiDo Beswmtto
| comte palatin,
r 1 ■ — 1 fondateur
8h,,*L4 Giofani Br.,.Lo ou C„o h^nctaiï-tae.
romte de Fondi. lue le 20 novembre.
A**?.» ' iV»tur à l'aigle d'argent bccqtic, membre et couronné de gueules.
paya environnant; aux portes mêmes de Rome, ils occupaient le tombeau de Céeilia Melella, massive construction en forme de tour qui commandait la voie Appienne et qu'on y voit encore. Loffrido, petit-neveu du pape Boni face VIII, qui sortait lui-même de cette famille, acquit par mariage les comtés de Fondi et de Traetto, dans la terre de Labour, et fut le premier comte de Fondi. Le fils de Loffrido augmenta sensiblement ses domaines et s'empara de Terracine, qui appartenait
directement au pape. Placés entre le royaume napolitain et les États pontificaux, les Gaetani étaient craints et respectés à Naples comme à Rome. Ils gouvernaient la Campanie au nom du pape, mais ils s'y étaient rendus à peu près indépendants. La branche qui habitait à Rome vivait dans un palais situé sur l'île du Tibre.
Les préfets di Vico étaient de fort puissants seigneurs. Giovanni di Vico, l'ennemi implacable de Rienzo, passait pour avoir tué son frère bâtard Manfredo, afin de lui succéder; c'était un homme sanguinaire autant que rusé, sans foi, mais hardi et habile; d'ailleurs la cruauté ciait de tradition dans cotte famille. Son fils Frjuiceseo, fort jeune à cette époque, suivit l'exemple paternel. Souvent en guerre avec Rome, avec les représentants du pape, avec les seigneurs voisins, ses luttes se terminaient toujours à son avantage. Il possédait Viterbe, Vico, Bieda, Vetralla, Rispampani, Toscanella et une grande quantité de villages et de châteaux forts, situés entre le Latium et la Toscane. Aussi, jouissait-il à Rome, plus encore par sa puissance que par son titre, d'une grande influence.
Ennemis irréconciliables les uns des autres, les nobles ne s'unissaient que pour opprimer le peuple; à l'abri derrière les solides palissades dont ils avaient entouré les quartiers de la ville qui leur appartenaient, ils pouvaient impunément opprimer le peuple et braver sa colère; les brigands et les malfaiteurs dont ils protégeaient, par intérêt, les exploits, que souvent même ils soudoyaient, trouvaient toujours auprès d'eux un asile assuré. lies tours élevées par eux aux extrémités des ponts leur permettaient d'en interdire l'approche dans les moments de trouble et, en tout temps, de percevoir
- • .^-^ - w. ..:. "iiTr» France à la cruau lé, ils ^ . * ^.-- •- .: ; !■•!> its excès. Chaque jour,
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berger veille, la pique à la main, sur ses troupeaux, redoutant les voleurs bien plus que les loups; le laboureur porte une cuirasse et il se sert de sa lance pour aiguillonner ses bœufs; rien ici ne se fait sans armes; nulle sécurité, nulle paix, mille humanité, mais partout la guerre, la haine et tout ce qui ressemble aux œuvres des mauvais esprits. »
La tentative de conciliation faite en 1538, grâce aux prédications de quelques saintes personnes venues exprès à Rome dans le but d'y prêcher la paix et le respect des lois, avait échoué, et les ambassadeurs envoyés d'un commun accord à Florence, pour y prendre connaissance des institutions qui procuraient à cette cité une tranquillité relative, n'étaient pas revenus, que déjà les nobles recommençaient à abuser de leur force contre le peuple et à s'entre-déchirer.
Entre la noblesse et le peuple se trouvait une classe de citoyens, plébéiens enrichis ou nobles appauvris, qu'on appelait c genlilezza ». Lorsque les Romains envoyèrent une ambassade au pape, elle était composée de six membres de la noblesse, six de lagentilezza et six du peuple; au reste, ce qui démontre péremptoirement l'existence parfois contestée de cette classe de gentilshommes, c'est que dans la législation alors en vigueur à Rome et où les peines et les amendes variaient de gravité suivant le rang des coupables, il est toujours fait mention de trois catégories de citoyens : si un noble, par exemple, primait quelqu'un de sa liberté durant une heure, il avait à payer 800 livres i ; si c'était un « miles » ou chevalier, 400 livres; si c'était un plébéien, 200 livres. La