Lettre à Albornoz, 9 septembre
586 COIA DI RIENZO.
prouver la reconnaissance et ton amour pour ton Créateur, qui t'a comblé de ses dons, qui t'a élevé si haut, malgré l'humilité de ta naissance, et qui t'a permis une seconde fois, après l'avoir préservé de mille dangers, de reprendre dans la patrie le souverain pouvoir. Crains Dieu, honore l'Eglise, respecte ceux qui sont au-dessus de toi, sois affable pour tes égaux, bienveillant envers les faibles, secourablc aux orphelins; montre-loi également accessible au pauvre comme au riche et rends la justice avec impartialité. Que les honnêtes gens trouvent en toi un protecteur, les malheureux, un consolateur; que les orgueilleux soient humiliés; que les coupables soient sévèrement châtiés. Fais régner partout la justice et tes adversaires ne pourront rien contre loi. » (11 septembre.)
Pour donner à Innocent VI des gages de son respect et lui bien montrer son intention de rompre avec le passé, le sénateur modifia ses armes :
au lieu des sept étoiles I environnant un soleil, ! qu'on voyait autrefois sur son blason, il en " fit mettre huit; seule- -y' ment, par suite d'une ""--„, erreur sans doute de
s,„„ do c<.i a -h ni.™». l'ouvrier, la huitième
étoile se trouva être un lis; le centre fut divisé en deux parties : dans l'une étaient représentées les clefs en sautoir; dans l'autre, les lettres S. P. Q. R.