‹ Cola di Rienzo; histoire de Rome de 1342 à 1354Chapitre 117 sur 126 · Monte Compalro, village situé dans le voisinage de Rome · texte numérisé non relu

Monte Compalro, village situé dans le voisinage de Rome

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tude; il ne voulait recevoir personne, n'admettait m conseil ni contradiction, et gouvernait en vrai despote. L'excès de fatigue, l'inquiétude, les soucis, l'avaient profondément miné : on le voyait, par moments, rira puis pleurer; comme vers la fin de son tribunal, de profonds accès de découragements le prenaient parfois sans raison apparente. Se croyant sans cesse entouré d'assassins, il voulut constituer un corps de six cent cinquante soldats (cinquante par quartier) pour lui servir de garde personnelle; mais force lui fut de renoncer à ce projet, faute d'argent.

Le mécontentement provoqué par les caprices, par les rigueurs et surtout par les exactions de Rienzo, qui pesaient sur tous les citoyens, allait croissant ; lui-même commençait à se rendre compte de son discrédit, sans toutefois en mesurer l'étendue. Il se croyait même si sûr du lendemain qu'il entreprit sans hésiter de rendre à la France son roi légitime, qui vivait, ignorant luimême sa haute naissance, dans une ville d'Italie; du moins c'est là ce qu'affirmait un ermite de l'ordre de Saint-Àuguslin, sur le point de rendre le dernier soupir; voici ce que racontait l'ermite 1 :

Quand Louis le Hutin, roi de France, mourut le 15 juin 1516, sa femme en secondes noces, Clémentine! fille de Charles Martel, roi de Hongrie, était enceinte et, comme le roi ne laissait d'autre enfant qu'une fille, il fut convenu que son frère Philippe, comte de Poitiers,

1 . Voir Appendice, n* VI. Nous donnons ce récit d'après les documents contemporains sans en garantir toutefois l'exactitude, ce qui serait peutêtre fort hasardé. (Bibliothèque communale de Sienne, Cod. À. in. Arcbivio délie Riformagioni di Siena ; Sigismoqdo Tirio, curé de Santo Stefano, à Sienne, Histor. Senens., etc.)

prendrait le pouvoir, c:n:^:-? rér-: fi rji:». Se l'enfant qui devait nailn-r*^:: -:*• i .- •- n -ri., a -.11: d'avoir atteint sa m.yrrA -c r--r\; i^i :-! rri-- . •: proclamé roi de France. C mme >-* j.; :- > -.s * -s-i i ..ea que les ennemis de PL i I ï j p-e rv; - .\^\\ -z.~ --l*s: :>tion d'enfant, deux seiun^ur^ ci "-:> jir: J <>-ux q-i s'étaient toujours monlivs les [ " ;s L lr.-> 2 - r- ! -*. ; Lt la loyauté ne pouvait cire si:-^ ••*-„ f^.vr.î «Lr:^ de surveiller la reine. Le 15 novcmlr* 131 »ï. t.!- -i.r.: * 'e jour à un fils; le récent se iv-Lr.a as^.z fj.;I>u>:-i:l à la perte de la couronne ; mais il n'en fut \^s d? m^me de la comtesse d'Artois, la nkre de ça femme: e\\e répandit le bruit que le jeune rui /-tait « h.'iifet ne p«»urrail vivre longtemps: les deux scigm-urs prérosZ-s à sa garde redoublèrent de vigilance et lui elit-rclièrent une nourrice qui fut de naissance nob.e. Ils jetèrent les yeux sur une femme, nommée Marie, qui avait été séduite par un Italien, Guccio di Mino, originaire de Sienne. Guccio voyageait pour le compte de son oncle Tolomei, banquier à Sienne, quand il connut Marie à Chartres 1 ; il voulut l'épouser, mais la mère et les frères de Marie s'y opposèrent et obligèrent même Guccio à quitter précipitamment le pays. Marie alla cacher son déshonneur dans un couvent des environs de Paris, dont l'abbcsse était quelque peu sa parente; elle y eut un fils auquel on donna le nom de Jean et qui se trouva être exactement du même âge que l'enfant royal. C'est là que les deux seigneurs, accompagnés des médecins de la reine, vinrent la trouver sans qu'elle sût comment sa retraite avait été découverte. Malgré ses prières, force lui fut do

\. Le texlc dit : « Charsi, petite ville située près de Paria »; Pnpencord dit Crécy.

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