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que les frères de Marie étaient allés combattre an service du roi loin de leur patrie, revint à Chartres et emmena son prétendu fils à Paris. Il avait promis de le renvoyer bientôt, mais Marie n'entendit plus parler de lui.
Sur le point de rendre le dernier soupir, elle s'ouvrit de son secret à un frère espagnol de Tordre de Saint-Augustin, lui remit un testament contenant toutes ses révélations et le supplia de retrouver l'enfant royal et de lui dévoiler son rang (ceci se passait en 1545). Jourdain, c'était le nom du confesseur, se mit en devoir d'obéir au vœu de la mourante; mais quand il eut appris que Guccio était mort à Châlons quelques années auparavant, il désespéra de retrouver le jeune roi et borna là ses investigations. Aussi bien, il craignait d'attirer, non seulement sur lui, mais sur tout son ordre la colère du roi, s'il lui suscitait un compétiteur au trône.
Quelques années s'écoulèrent. Jourdain ne pouvait s'empêcher de croire que les maux sans nombre qui accablaient la France étaient une punition de l'abandon où elle laissait son souverain légitime, puis une vision hantait souvent son sommeil; il lui semblait voir le jeune roi aux genoux du roi son père, lui disant : a Donne-moi ta bénédiction afin que j'aille reconquérir le saint sépulcre. » Un jour même le roi lui apparut tenant en main une bannière aux armes de l'Église. Jourdain n'hésita plus, il se mit de nouveau à la recherche du fils de Marie, mais en vain. Alors il résolut d'aller en Italie; ses forces (il avait quatre-vingts ans passés) ne le lui permirent pas, et, sur le conseil de ses amis, il chargea un frère du même ordre que lui d'entreprendre ce pénible voyage, lui recommandant de lui
n n r«»rer in* *3r*m?iv r*c«»c^». Ceiai-eî. qui s'appelait l.i -jtjt*. *u." ir-'à i e 7i i-ïeiir^ ." is à Rome; il se mît ■*îi rwrj* "vr* .e aou.i> -ie ji^.et 15^1. et débarqua à P wn ^fner*. a« a lu «'a :e *j»*ae!S- ÎLIs lu il tomba srav'meîic Tisn'iUÎe: ** cr^iat en. •iin.r^r de mort et crairw.i: rie s<m secr* ne pér*: av« lai, il adressa la ..-'c«e rt uïsjjnra: £e îtir'>. q~e lai avait confié le r^r» *Mi:-;a i. il setuvnr de Rome. G>b di Rjenzo. i« tic a. ^'■ mT tv r»*ai:LLssil: ritalîe et qui lai p»m^-sal" in en "\* :e D^a. Cette misave, datée du ±3- R»«i: pir^ir i L.me se I septembre.
E/enjj i"i i: jamais rvc^aeê à ses rêves ambitieux et r.n^^jries: la rersceetïve de rendre à la France s a r»i Vt:* .zie ■*•: «Ti aiser a:M Ij colère de Dieu le séifai^: i* s IV: • ri. 0*:oi de pus beau que de rétablir ji ra-x Ilzs «:e r;r.s L-vilrê par les discordes civiles el r-::ze pur PLivi^'cl i jxi«. îl** ne serait pas sa gloire s'il rjusstvsi:: et -iu.: osenît a:ij;uer le défensear d'âne si siir.e casse* l.is tjri ne tr avérai t-il pas dans le =:• cirj~e r**--j^-~L por ses soî:ï* un allié fidèle et sûr? T c es cvs [eesees I\*>saî!Iîrent en lisant l'étrange dx'uzie^t que !ui errv.jjait un moine moribond. Il ne se d« ai ri îa pas quelle pouvait être la valeur de ces révélations, il ce songea pas qu'il était peut-être en présence d\:ne imposture singulièrement audacieuse, il accvvta sans examen, malgré son étraneelé, le récit du frère et prétendît même qu'étant a Avignon il avait entendu raconter quelque chose de semblable. Des émissaires furent enunés sur l'heure dans toutes les direclions, pour découvrir la trace du fils de Louis le Hulin. Après bien des recherches on finit par apprendre qu'il résidait à Sienne. Il y avait d'abord exercé le métier de
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drapier, puis s'était occupé du commerce de* presque ruiné par la faillite des Tolomei, il rirait fort modestement. Ses concitoyens lui avaient pourtant confié à plusieurs reprises des fonctions municipale*: une fois même, il avait été élu directeur de l'hôpital Santa Maria. On l'appelait à Sienne : Gianino.
Informé que le sénateur voulait le voir, il refusa d'abord de se. rendre à Rome, s'il n'en recevait Tordre par écrit; Rienzo lui renvoya donc un messager porteur d'une lettre de sa main.
Au noble et sage Gianino di Guecio, notre très cher ami.
Notre envoyé était chargé de vous informer que vous pouviez vous rendre auprès de nous sans crainte. Vous avez refuse de le suivre, parce qu'il n'était point muni d'une lettre de nous. (Nous ne lui en avions point donné, ignorant en quel lieu vous vous trouviez.) Maintenant nous vous prions, après avoir pris connaissance des présentes, de venir en hâte à Rome, vous recommandant la plus grande diligence et le plus grand mystère. Et, pour que vous puissiez avoir confiance en notre envoyé, nous avons écrit cette lettre, qui est scellée de notre sceau.
Nicolas, chevalier du peuple romain, sénateur par la volonté du Saint-Siège, syndic illustre, capitaine et défenseur de la ville sainte 1 .
Le 18 septembre 1354.
Gianino se décida cette fois à partir. Il arriva à Rome le 2 octobre et descendit dans une auberge située au Campo di Fiore; le sénateur le fit venir aussitôt au Capitole, le questionna sur ses parents, sur son