‹ Cola di Rienzo; histoire de Rome de 1342 à 1354Chapitre 38 sur 126 · GUERRE CONTRE GIOVANNI DI VICO · texte numérisé non relu

GUERRE CONTRE GIOVANNI DI VICO

ïïforchiano, Civita-Vecchia, Piglio 1 , Porto, à l'embouchure du Tibre, reconnurent la suzeraineté de Rome; le duché de Soria * et quelques villes de la Campanie suivirent cet exemple, en sorte que, dans tout le pays situé entre la mer et les premiers contreforts des Apennins, de la frontière de la Toscane jusqu'aux environs de Gaëte, il n'y eut pas un pont, pas une route, pas un château fort, pas une cité enfin, dont le peuple romain ne fût rentré en possession, grâce à l'énergie de son chef. La commune de Fano 5 , malgré sa proximité, et le comte de Fondi refusaient seuls de reconnaître l'autorité de Rome. Tels furent les résultats de cette courte expédition qui coûta aux Romains peu d'hommes et encore moins d'argent 4 .

Rienzo n'abusa pas de la crainte qu'inspiraient ses armes; il sut tout au contraire gagner l'amitié des cités que Rome avait forcées à reconnaître sa suprématie, tantôt en réduisant, tantôt en transformant, de manière à le rendre moins humiliant, le tribut qu'elles (levaient payer. Ainsi, depuis 1259, Tivoli était astreinte à envoyer à Rome, chaque année, mille livres, et même, dans la suite, mille florins ; Toscanella devait également fournir deux mille mesures de blé ou mille livres; Corneto une redevance en nature; le tribun abolit ces obligations et exigea seulement que les villes tributaires

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