‹ Cola di Rienzo; histoire de Rome de 1342 à 1354Chapitre 37 sur 126 · Probablement la place Campo di Fiorc · texte numérisé non relu

Probablement la place Campo di Fiorc

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que, prévenu à l'avance par Àcuto, il avait préparé, fort habilement d'ailleurs, toute cette mise en scène.

Aussitôt les préliminaires signés, le préfet vint à Rome, accompagné de son fils et de soixante hommes d'armes. 11 se présenta au Capitole ; admis en laprésenec du tribun, il se prosterna à ses pieds, le serra dans ses bras et implora sa miséricorde, jurant, sur le corps du Christ et sur la bannière de Saint George, obéissance et respect au peuple romain et à son chef. Rienzo, qui se méfiait, non sans raison, des bruyantes démonstrations de son adversaire, fit fermer les portes du Capitole, sonner la cloche et, lorsque les citoyens se trouvèrent réunis, il leur annonça que Giovanni venait de faire acte de soumission, qu'il promettait de restituer au peuple romain tout ce qui lui appartenait et demandait humblement l'oubli de ses fautes. Le peuple s'en remit à la décision du tribun, qui non seulement consentit à pardonner à Giovanni, mais lui rendit sa charge de préfet ainsi que tous ses titres et en ajouta même de nouveaux. Néanmoins, il le retint prisonnier au Capitole et laissa l'armée romaine devant Vetralla, jusqu'à ce que la forteresse de Rispampano eût été remise entre les mains du syndic du peuple romain. Quand cette clause fut exécutée, Rienzo licencia l'armée; les auxiliaires s'en retournèrent aussitôt chez eux, tandis que les soldats romains rentraient dans la ville (22 juillet), la télé ceinte de couronnes d'olivier, au milieu des transports de joie de leurs concitoyens; des arcs de triomphe en feuillage furent dressés sur leur passage: lo^nies étaient jonchées de fleurs. Les Romains se % nt revenus au temps des Sci pions.

les clauses déjà mentionnées (cession de Ris-

GUERRE GOSTRE G10VASU Di T1CO. 101

pampano, soumission dn préfet au peuple), il était stipulé dans le traite de paix 1 que les Romains ne confisqueraient point les biens que Giovanni possédait à Rispampano, n exigeraient de lui aucune réparation pécuniaire ou autre pour les dommages causés pendant

Signature de Cola di Rieozo. «.Traité de paix «toc Giovanni di Vico.)

les hostilités, et lui rendraient tous les titres et toutes les dignités dont le tribun l'avait déclaré déchu; par contre, le préfet s'engageait à payer la somme de cinq cents livres que Rienzo avait promise, sous la foi du serment, à la famille d'un soldat romain tué en combattant. Un iils de Giovanni demeura en otage.

Le jour de la rentrée triomphale des troupes, Rienzo écrivait aux Florentins : « Vous vous êtes intéressés à nos malheurs, il est juste que vous soyez informés des succès que le ciel nous envoie. Giovanni di Vico a fini

1. Cet instrument existe à Bologne, revêtu de la signature du tribun, dont nous donnons le fac-similé ; il portait aussi le sceau de Rienio, mais le temps Ta détruit et Ton n'en voit plus que la place.

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