‹ Cola di Rienzo; histoire de Rome de 1342 à 1354Chapitre 71 sur 126 · COLA DI KIENZO FUGITIF · texte numérisé non relu

COLA DI KIENZO FUGITIF

refuge auprès de son neveu Conte, à Civita-Vecchia 1 ; mais cette ville ayant été livrée peu après aux barons, force loi fut de revenir à Rome, où il continua d'habiter le château Saint-Ange, sans être inquiété par ses ennemis, soit qu'on ignorât sa présence, soit qu'on n'osât porter la main sur le protégé des Orsini. Cependant il faillit devenir la victime de ceux-là mêmes qui s'étaient chargés de le protéger, car. presque en même temps, Francesco Orsino, notaire pontifical à Avignon, conçut le projet de le livrer au pape, et Niccolô, neveu du précédent, offrit de vendre sa tète à Giordano Orsino ; mais, par un hasard étrangement heureux pour Rienzo, ses deux ennemis moururent subitement le même jour, dans le château Saint-Ange, avant d'avoir pu mettre à exécution leurs coupables projets.

C'est vers cette époque probablement qu'il faut placer lu publication d'un fa et uni attribué au tribun, si tant est qu'il soit de lui, ce que le style bizarre de ce document semble démentir; Rienzo s'y défend vivement du reproche d'avoir abandonné le peuple, dont il se déclare l'instrument servile et la créature; il implore son pardon, tout en rappelant que les Romains se sont perdus eux-mêmes en ne secourant pas leur seul défenseur. Devait-il aller au-devant d'une mort certaine, sans profit ni pour lui ni pour ses concitoyens; résister quand il se sentait abandonné de tous, et faire couler inutilement des torrents de sang? H avait mieux aimé renoncer au pouvoir, etc.

Selon l'usage, les sénateurs avaient fait représenter taur ennemi vaincu, avec son chancelier Mancino et son

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