‹ Cola di Rienzo; histoire de Rome de 1342 à 1354Chapitre 95 sur 126 · Cette lettre semble avoir été écrite en Tannée · texte numérisé non relu

Cette lettre semble avoir été écrite en Tannée

Gaitses espérances ; les yeux des humains restent volontairement fermés à l'évidence et, dans leur aveuglement digne de Pharaon, ils ont vu, sans s'émouvoir, la terre s'entr'ouvrir et des montagnes, des villes entières disparaître dans les abîmes. « Je ne me fais pas d'illusion, dit-il, sur le sort qui m'est réservé; l'archevêque va me livrer bientôt au pape, comme un don impérial, et une mort certaine m'attend à Avignon ; il ne faut point pourtant se désoler, car mon plus ardent désir est d'entrer dans le royaume de Dieu. Ce n'est pas pour moi, mais pour mes amis, que je crains la colère de ceux qui nous persécutent; qu'ils veillent donc avec soin et attendent dans la retraite des jours meilleurs. » Après avoir laissé échapper quelques plaintes contre sa femme, qu'il appelle la lune de la maison, et qu'il accuse de n'être pas restée digne de lui et de sa gloire (elle venait de se faire admettre parmi les clarisses 1 ), il confie à fra Michaele son fils, qui, s'il n'a pas été corrompu par l'exemple d'autrui, doit être encore tel qu'il l'a laissé : humble, innocent, instruit; « qu'il vende, dit-il, par l'intermédiaire de mon oncle paternel, mes armes, mes livres , excepté ceux qui ont trait à la religion et qui sont les meilleurs; en un mol, tout ce qui m'a appartenu; il sait où tout cela est caché. Je désire que l'argent qui en proviendra soit remis à un pèlerin se rendant en terre sainte, afin d'y faire achever une chapelle, commencée jadis par une puissante reine*. Si, toutefois, es Sarrasins rendent l'exécution de mon désir impossible, que mon héritage soit attribué, en parties égales,

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