‹ Colbert et le CanadaChapitre 3 sur 16 · TRUE · texte numérisé non relu

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ET LE CANADA. di

quait sous certains rapports, il y suppléait par une persévérance infatigable; enfin il n’abandonnait jamais ce qui lui avait été confié, sans l’âvoir amené au plus baut point de perfection qu'il pouvait lui donner. Il voyait dans chaque étude un moyen d'étendre ses connaissances et de les rendre plus complètes. S'il avait attiré l'attention du ministre par ses qualités, il gagna ensuite toute sa confiance par le zèle avec lequel il - répondit à sa bienveillance. Du reste, il ne se refusait pas tout repos, mais il l’appliquait à des choses utiles. Il étudiait la science financière des étrangers — science dont il avait pris connaissance chez ses premiers patrons, les banquiers florentins de Lyon—; il se mettait au courant de la situation industrielle et commerciale des différentes provinces. Enfin, pour bien faire connaître Colbert, il faut encore signaler le goût prononcé qu'ileut dès sa jeunesse pour les sciences et pour les arts : il les étudiait avec soin dans ses moments de loisir, et c’est ce penchant naturel qui explique tout un côté de son administration, lorsqu'il fut arrivé à la tête des affaires. Nul premier ministre ne protégea plus que lui les savants, les lettrés, les artistes, et l’on sait comme il les fit combler de faveurs par le souverain *;

Il était donc devenu l’homme de confiance du ministre Le Tellier. Ce n’était que le prélude de bien d’autres faveurs. Colbert rédigeait les notes que le ministre envoyait au cardinal Mazarin; plus tard il fut chargé d'aller les présenter lui-même et de donner au premier ministre les explications nécessaires. Or, le

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