C \1! S.BIDE
Observations. — La tribu des Lebiini comprend, en outre, les quatre genres français suivants, parmi lesquels deux sont indigènes, mais essentiellement méridionaux et les deux autres sont importés :
1° Apristus Chaud. — Représenté dans la région alpine et pyrénéenne par l'A. subaeneus Chaud (= reticulatus Schaum ). Ce genre diffère des Blechrusci Lionychus par la dent du menton, simple ch^z les Lionychus, double chez les lilechrus et nulle chez les Apristus. C'est un insecte noir, réticulé, peu brillant ; le thorax est cordiforme, subtransverse et pas plus large que la tète avec les yeux compris.
2° Cymindoidea Lap. {Platytarus FairmA — Voisin des Cymindis, dont il diffère par les crochets des tarses non dentelés en dessous, du inoins chez la seule espèce française, C. famini Dej., de la région méditerranéenne et pyrénéenne. Cette espèce est, de plus, remarquable par,ses téguments mats et chagrinés en dessus, sa tête finement striolée et les élytres bordées d'une arête vive entre les septième et huitième intervalle;-.
Les deux genres suivants se trouvent dans les ports de mer et ont été probablement introduits par les navires chargés d'arachides. Les espèces dont ils se composent sont d'ailleurs devenues aujourd'hui presque cosmopolites.
3° Somoplatus Dej. (Coptodera Dej. = Sotnolriclius Seidl.). — Voisin des Lebia dont il rappelle la forme, mais dont il diffère par le dernier article des palpes cylindrique, le thorax en carré transversal et les articles d^s tarses postérieures presque filiformes— S. tnassiliensis Fairm. Couleur testacée, rougeàtre sur la tête et le thorax; une large bande transversale noire au milieu des élytres, qui sont couvertes d'une fine pubescence dorée ; antennes moniliformes ; thorax transversal, échancré au dessous des angles postérieurs. Long. 3 1/2-4 1/2 millimètre?.
Au débarquement des arachides, Marseille, Rouen et probablement dans tous les ports.
4° Plocionus Dejean. — Voisin des Dromjus, dont il a la forme ; corps large et déprimé ; dernier article des palpes labiaux assez fortement sécuriforme. Antennes courtes, presque moniliformes. Thorax presque carré. Article des tarses cordiformes ou échancrés. le pénultième presque bilobé: ongles dentelés. — P. pollens Fabr. (= P. Iionfilsi Dej ). Entièrement d'un testacé un peu rougeàtre. glabre, luisant. Élytres assez forlement striées ; stries paraissant lisses Long. 7-y millimètres.
Comme le précédent : Bordeaux, Marseille, Le Havre, Rouen, ele.
9e Division : BRAGHYNIDIENS.
Les Brachynidiens se composent d'un petit nombre de
genres, dont deux sont représentés en France. Ces insectes
vivent en sociétés assez nombreuses sous les pierres ; ils sont
remarquables par la faculté qu'ils possèdent de lancer, par
l'anus, une vapeur produisant une
petite explosion.
Ils ont pour caractères principaux :
Scrobe mandibulaire portant un pore sétigère en avant. Élytres unies ou cannelées, sans stries proprement dites, tronquées au sommet et garnies, à leur troncature, d'un liseré membraneux. Abdomen de sept ou huit segments ventraux.
Cette division ne comprend qu'une tribu.
Va. 7:ï.
Tribu unique : BRAGHININL
[ Pas d'ailes Troncature des élytres bien marquée; oblique en dedans;
\ côtes saillantes, intervalles larges et profonds {fig. 72) Aptinus
1 Des ailes. Troncature des élytres peu marquée; côtes peu marquées.
I Thorax toujours rouge, ainsi que la tète. Élytres presque toujours
d'un bleu plus ou moins foncé ou verdàtre ifig. 73)
Brachinus
1 Division : GARABIDIENS
Tribu unique : CARABLNI
1er Genre : CALOSOMÂ Weber.
Le genre Calosoma a été démembré du reste des Carabas sans qu'à vrai dire, aucun caractère bien tranché ne l'en sépare. Assez nombreux en espèces étrangères, il ne compte, en France, que quatre espèces : l'une d'elles, le C. sycophanta, est l'un des plus beaux insectes de notre pays.
Ce genre a pour caractères principaux :
Mandibules fortes, striées en dessus ; labre bilobé. Dernier article des palpes légèrement sécuriforme. Thorax court, fortement arrondi sur les côtés qui sont rebordés. Élytres en carré plus ou moins allongé ; des ailes membraneuses sous les élytres.
Les caractères sexuels sont peu tranchés et peu variables.
Ce sont des insectes très agiles, vivant, sous leurs deux états, aux dépens des chenilles, surtout des chenilles processionnaires, qu'ils poursuivent jusque sur les arbres.