TABLEAU ANALYTIQUE DES SOUS-GENRES ET ESPÈCES
( Angles antérieurs du thorax saillants, aigus. Élytres à stries entière^
1 et égales (Bkacteox) ,7
Sommet du thorax tronqué droit ->
Élytres à ourlet intrahuméral angulé a l'épaule et rabattu en arrière vers la base de la quatrième strie 3
Élytres à ourlet intrahuméral nul ou ne dépassant' pas' la cinquième strie, ou, dans ce cas, simplement arqué sur l'angle humerai, rarement rabattu en arrière .... ,
^ Stries légères, sixième peu marquée (Neja) .>(,
3 . Elytivs fortement striées ponctuées, la sixième bien marquée Y la [ base (Metaluna) *q
I Tempes aussi ou plus longues que la portion des yeux rerpendiculaire- \ ment apparente; ceux-ci aplatis; pore oculaire placé loin de l'œil
4< (LlNIMEUMJ a|
/ Tempes plus courtes que la portion des yeux visible de haut;' ceux-ci
saillants et convexes; pore oculaire placé au bord postérieur de l'œil. 5
t Élytres avec un pli saillant vers le sommet externe ; angles postérieurs
5 ) du thorax déprimés, sans fossette ni pli latéral. Antennes entièrement
) rousses (Ocvs) «a
' Élytres sans pli saillant vers le sommet .'.'...' . . 6
6 l Sillons orulaires confus ou effacés. Tête et parfois thorax ponctués 7 I Sillons oculaires bien marqués ,.
i Stries des élytres effacées en arrière et sur les côtés . . 8
7 . Stries des élytres entières; tête et thorax ponctués. Bronzé' verdâtre
{ sans taches (Phincidium) ' 2„
| Dessus bronzé; angles postérieurs du thorax creusés d'une fossette limitée
^ en dehors par un pli linéaire. Antennes et pattes noires (Testediu.m) U
8< Vert bronze; angles postérieurs du thorax ridés, sans fossettes ni plis
I spéciaux Elytres pâles à tache suturale et bande postmédiane d'un
I vert bronze. Pattes et antennes pâles (Actediu.m) 95
(J S Stries des élytres entières |f)
" ( Stries plus ou moins effacées au sommet et sur les côtés' .' .' * .'.'.*." \\
10 | ?'ries d,es é!?lres Ponctuées. Tète et thorax imponctués (Notaphus) . 26
I Stries des elytres non ponctuées (Plataphus) 30
COLÉOPTRRES.
98 FAUNE KNTOMOLOGIQUE AKMORICAINE.
Thorax non cordiforme, à côtés régulièrement arrondis de la
11' base au sommet iç>
Thorax cordiforme ou subcordiforme 13
Prolongement du rebord latéral sur la base des élytres rabattu i 2 \ obliquement de l'angle humerai vers la cinquième strie ( Phyla) . 3 1
"l Prolongement du rebord latéral dirigé en avant et s'écartant
de la naissance des stries (Philociithus) 32
Sillons oculaires limitant, près du rebord interne de l'œil, deux 1 ^\ arêtes linéaires presque parallèles (pattes et base des antennes
' 1 rousses (Campa) 37
Sillons oculaires formant un seul bourrelet 14
1 Sillons réguliers, profonds, convergeant en pointe au sommet (Trépanes) 38
Sillons peu réguliers, soit parallèles, soit convergents en avant. 15
\ Élytres à fond alutacé, mat (Talanes) 40
(Élytres à fond plus ou moins brillant 1(1
Huitième strie isolée en arrière de la gouttière marginale, soit effacée avant le milieu, soit qu'elle rejoigne la marge au
16' premier tiers antérieur (Synechosticti;s) 41
l Élytres à huitième strie entière ; confondue avec la gouttière
latérale, dont elle forme le bord interne [Bembidion) (*).
/ Troisième intervalle des élytres portant deux fossettes en 1 plaques rectangulaires, quelquefois trois, mates, d'où émerge
lie le poil dressé du pore sétigère 18
/ Troisième intervalle des élytres portant les deux pores nor-
' maux, mais sans plaques rectangulaires mates B. striatum.
Troisième et quatrième strie sinueuses : dessus mat: antennes .„\ et pattes d'un bronzé verdâtre, la base des cuisses seule un
à peu testacée B. littorale.
Troisième et quatrième stries droites 19
Dessus brillant; premier article des antennes et tibias testacés. B. argenteolum. .A Dessus mat; pattes rousses, à genoux et tarses rembrunis. ' 1 Quelquefois trois plaques rectangulaires sur le troisième
intervalle B. velox.
(\)l Élytres à cinquième .'trie bien tracée prés du sommet et reliée en 1 pointe à la huitième tout près de l'angle apico-sutural, siilons
\1 frontaux presque parallèles (Pervphus)- 42
j Élyires à cinquième strie complètement effacée en arrière; leur
sommet lisse, marqué seulement d'un pore isolé B
j Sillons oculaires parallèles • *■
Bi Sillons oculaires convergents, au moins en avant. Élytres avec 1 ou sans tacties (Bembidion). 5U
Antennes à deuxième article plus court que le sixième. Élytres à stries faibles, visibles sur la partie antérieure au pins, et marquées de quatre taches, dont deux sur la moitié antérieure. . (Lopha). 59 ^ \ Antennes à deuxième article égal au sixième. Élytres ponctuées, striées jusqu'au delà du milieu, sans tache sur leur moitié antérieure ( Emphanes ) (iO
CARABIDKS. 99
Entièrement bronzé, mat et alutacé en-dessus. Élytres fine- ) nement striées ponctuées B. pymœum
i Entièrement bronzé, très brillant. Stries des élytres formées
de gros points B. lampros
I Elytres parallèles à stries ponctuées. Fossette angulaire du i thorax limitée latéralement par un pli saillant très distinct. B. inustum- 21< Élytres ovales, à stries sulciformes et presque lisses. Thorax / à fossette angulaire large et sans pli distinct au bord ' externe B. nigropiceum.
(Dessus du corps bleuâtre ou verdàue. Angles postérieur
aa) du thorax à sommet émou~sé B. quinquestriatum.
" \ Dessus du corps roux ; pourtour des élytres souvent rein-
' bruni. Angles postérieurs du thorax saillants, aigus . . . B. harpaloides.
um.
23 1 Une seule espèce B. punctulat
t Thorax peu ponctué sur le disque. Troisième intervalle
\ avec deux fossettes B. bipunctatum.
25} Une seule espèce B. pallidipenne .
I Antennes rousses. Tête et thorax polis. Élytres testacées 26? avec une tache brune, commune, après le milieu. . . . B. ephippium. \ Antennes brunâtres au sommet ; tète et thorax alutacés . . 27
Fond des élytres poli. Pore oculaire antérieur, limité en dedans par un bourrelet. Sommet de l'abdomen tes- 27^ tacé B. dentellum.
Fond des élytres finement alutacé; pore oculaire antérieur, sans bourrelet 28
(Stries profondes jusqu'au sommet. Épaules arrondies. . . . B. adustum. ( Stries affaiblies vers le sommet. Épaules accusées 29
/Sommet des élytres métallique : pattes et antennes foncées. B. obliquum. 29 i Sommet des élytres testacé ; pattes et base des antennes
claires* B. varium.
~A Antennes (moins le premier article qui est rougeâtre), et
/ pattes noires B. prasinum.
( Base du thorax coupée droit d'un angle à l'autre. Dessus
( du corps brun de poix ou à peine métallique B. obtusum.
i Thorax échancré ou coupé obliquement entre son angle postérieur et la partie médiane de la base 34 Base du thorax coupée droit, d'un angle à l'autre 33
Thorax aussi large que les élytres dans leur plus grande largeur , celles-ci franchement noires, sans tache latérale 33^ distincte B. Mannerheimi.
Thorax moins large que les élytres ; celles-ci ornées d'une tache subapicale rousse apparente. Dessus à reflet bleuâtre. B. guttula.
Septième strie des élytres indiquée en avant par une série
de points. Élytres d'un vert bleuâtre avec une large tache
34^ subapicale rousse. Premier article des antennes et pattes
d'un roux vif B. biguttatum.
Élytres sans trace de septième strie 35
Surface du thorax alutacée latéralement; les côtés peu arqués,
sans gouttière marginale bien limitée. Dessus noir bronzé
'{5^ sans tache. Antennes et pattes noirâtres B. .vipum.
Surface du thorax polie, même latéralement ; ses côtés très
arqués, avec une gouttière marginale bien limitée en dedans. 3fi
/ Articles trois à dix des antennes allongés, environ trois fois I aussi longs que larges. Élytres irisées ; ponctuation 1 médiocre en avant. Stries externes indiquées jusqu'au
36 \ sommet B. iricolor.
Articles trois à dix des antennes à peine deux fois et demie aussi longs aue larges. Ponctuation des élytres grosse en avant, les stries internes des élytres effacées en arrière . B. lunulatum.
iBase des antennes et sommet des élytres testacés, ainsi qu'une tache aux deux tiers postérieurs ; pas de tache sur
" j la première moitié B. assimile.
( Élytres à taches jaunes en damier à partir de la base . . . B. fumigatum.
Sommet de l'épistome éebancré, sillons oculaires réunis en
pointe aiguë. Élytres fauves, variées de noir et de roux
sur les côtés. Pattes et premiers articles des antennes
" i roux B, articulatum.
Sommet de l'épistome coupé droit ; sillons oculaires réunis
en pointe obtuse 39
Thorax fortement transversal ; ses angles postérieurs aigus. Élytres marquées, dès leur première moitié, d'un dessin
jaune composé de petits traits longitudinaux (') B. octomaculatum.
' Thorax non transversal, à angles postérieurs très droits. Élytres noires, brillantes, avec, en plus, une tache vague testacée, aux deux tiers postérieurs B. Doris.
( Tète et thorax criblés de points. Dessus bleu, avec une bande 10 ] rougeâtre, étroite, en travers des élytres, après leur
( milieu. Insecte des terrains salés B. aspericolle.
I Huitième strie sulciforme et isolée en arrière, effacée
) avant le milieu. Élytres à sommet et à tache ronde,
j orangés B. elongatum.
( Élytres sans taches ; tête plus étroite que le prothorax (-). . B. ru fi corne.
i Élytres à deux premières stries profondes, entières, non affaiblies en arrière, réunies à leur sommet 13
Élytres à deuxième strie interne affaiblie et souvent effacée vers le sommet 45
i Élytres non quadrimaculées ; pattes plus ou moins foncées.
} Coloration et taille très variables 44
i Élytres quadrimaculées, très déprimées ; pattes rougeâtres,
f cuisses parfois obscures B. saxatile.
(i) Ici se placerait le B. maculatum Dej., qui diffère de V octomaculatum Goez par ses pattes et ses antennes noires C'est une espèce méridionale dont les indications, dans la Faune, ne peuvent être que le re'sultat d'une erreur (Smntf-Gemmes, Gallois)
(2) Le B, ntfieorne Sturm = B. rufipes Illig., qui ne diffère de V elongatum par ses élytres sans taches et sa tête plus étroite que le thorax, est une espèce des régions montagneuses et qui n'a pu être citée de Maine-et-Loire (Mellet) et du Morbihan (Taslé) que par suite d'une erreur d'étiquette ou de détermination.
CAR AMD ES
lytres allongées, déprimées, de teinte plutôt verdàtre, avec
ou sans bande longitudinale brunâtre; taille grande. . . B.fascwlatum(T^e). Élytres assez courtes, déprimées, ordinairement d'un
bleuâtre obscur; taille plus petite Var. auocseruleum.
44 ( Élyires moins déprimées, tantôt rouges sur la moitié antérieure, tantôt largement rougeâtres des épaules jusque vers le sommet Var. tricoter.
Élytres presque convexes, verdàtres ou bleuâtres, uni- \ colores Var. tibiale.
I Angles postérieurs du thorax avec une carinule limitant
\ latéralement les fosst ttes AT
45 '] Fossettes des angles postérieurs du thorax non limitées / par une carinule latérale. Tète avec quelques points au
bord interne des yeux 46
,fl 1 Élytres à bande transverse rousse avant le sommet. . . . B. modestun. *' \ Élytres sans bande rousse avant le sommet B. décorum.
t Élytres, de teinte uniforme, ordinairement verdàtres, sans
j taches ou seulement avec le sommet moins foncé ... 48
S Élytres ornées de taches fauves, au moins sur leur moitié
( postérieure 49
Base des cuisses noirâtre. Antennes à trois premiers articles roux. Stries des élytres à ponctuation forte en avant B. nitidulum.
Base des cuisses non rembrunie. Antennes à premier article roux, les suivants noirâtres. Stries des élytres a ponctuation médiocre B. monticola.
Élytres à base concolore, d'un vert métallique, avec une
49 ] tache subapicale commune, lunulée B. lunatum.
Élytres à deux taches isolées ou réunies 50
Taches basale et apicale réunies le long du bord latéral. . B. concinnum.
Taches basale et apicale isolées 51
Base du thorax lisse ou vaguement ponctuée 52
Base du thorax nettement ponctuée 53
Sommet des élytres peu foncé; tache médiane noire s'étendant vers l'écus-on sur le premier intervalle seulement. Palpes et pattes jaunâtres B. Andreee.
52 { Sommet des élytres largement foncé; les trois premiers intervalles au moins noirs; antennes, sauf la base, pénultième article des palpes et cuisses plus ou moins rembrunis. Septième strie nulle Var. femoratum.
Avant-dernier article des palpes foncé; premier article des
antennes testacé B. rupestre.
| Avant-dernier article des palpes testacé, ainsi que la base
l des antennes 51
Gouttière latérale du thorax effacée en avant B. fluvial île.
} Gouttière latérale du thorax bien nette en avant .... B. ùstulalum .
I Base du thorax bien plus large que le pédoncule. Dessus
,5 ] noir, poli B. gîlvipes.
{ Base du thorax à peine plus large que le pédoncule ... 56
.1 Élytres à quatre taches fauves isolées les unes des autres. 57
56 ] Élytres concolores ou à deux taches, soit deux numérales,
' soit deux apicales 58
t Base des antennes et cuisses d'un noir bronzé B.quadripustulatum.
} Base des antennes et pattes d'un roux vif B . quadrimaculatum.
Une tache numérale, plus ou moins étendue sur la première moitié des élytres; angles postérieurs du thorax
58 \ portant un (lenticule aigu B. humerale.
Élytres sans tache sur leur première moitié. Angles postérieurs du thorax simples et rectangulaires B. tenellum.
Fossette des angles postérieurs du thorax limitée en dehors par un pli distinct. Première tache des élytres fauve, plus ou moins allongée, et se reliant plus ou moins à la
59^ tache suhapicale B. latérale.
Fossette des angles postérieurs du thorax sans pli distinct en dehors. Première tache élytrale jaune, triangulaire,
bien isolée de la tache subapicale B. quadriguttaturn.
Thorax cordiforme, non transversal. Stries des élytres marquées de gros points en avant. Base des antennes
60^ et pattes rousses B. normannum.
Thorax transversal. Stries à points médiocres en avant. Antennes et pattes foncées B. minimum.
Sous-genre : Bracteon Bédel.
1. B. littorale 01 (= paludosum Panz.) {fig. i50). — Bronzé, un peu mat en dessus, varié de cuivreux rougeâtre et de vert
bronzé sur les élytres; antennes et pattes d'un verdâtre bronzé, avec la base des cuisses un peu testacée. Thorax presque carré, ses angles postérieurs droits, Élytres variables de coloration, mais généralement d'un vert bronzé un peu plombé; stries finement ponctuées, la quatrième sinueuse; sur le troisième intervalle, deux grandes fossettes carrées, à la partie antérieure desquelles est placé le pore normal sous forme d'un petit point. Quelquefois ledessusest en entier d'un noir brunâtre, avec Fig. i3o. le premier article des antennes et les jambes
Bembmum littorale oi. vaguement testacées. Long. 5-6 millimètres.
= JB. valudosum l'an/,. s e
Bord des rivières et dunes. Rare.
Loire-Inférieurf. (Bradai). Assez commun au bord des eaux (J. Péneau, loc. cit.). — Anjou (J»/me de Buzelet, d'après Fairm. et Lab.). — Maine-et-Loire : Grèves de la Loire, Sainte-Gemmes (Gallois).
2. B. velox Lin. (= impression ]\\ig.). — D'un bronzé terne en dessus. Palpes d'un testacé brunâtre avec le pénultième article vert bronzé. Antennes d'un noir brunâtre ou verdâtre, premier article et base des trois suivants testacés. Thorax transversal,
CARABIDES 103
ses angles postérieurs aigus, saillants. Élytres à stries droites, assez fines; sur le troisième intervalle, deux grandes fossettes placées comme chez B. littorale. Pattes testacées, à genoux et tarses rembrunis ou un peu bronzés. Long. 5-6 millimètres. Comme le précédent. Rare.
Morbihan (Taslé). — Loire-Inférieure : Sur la vase au bord de la Loire (J '. Péneau,loc. cit.). — Maine-et-Loire : Sàiimur (Chevrotât); Martigné (de Romans); Sainte-Gemmes (Gallois) ; Saint-Rémy-la-Varenne (R. du Buysson); Poitou (Reibhe) — Sarthe : La Flèche (Des portes).
3. B. argenteolum Ahreus. — D'un bronzé clair, assez luisant en dessus. Premier article des antennes et jambes testacés. Thorax transversal, à peine cordil'orme; angles postérieurs aigus, saillants. Élytres larges, un peu convexes, ayant quelques taches plus obscures à peine marquées; stries bien marquées, ponctuées, droites; troisième intervalle portant deux fossettes comme chez les deux espèces précédentes. Quelquefois le dessus est d'un beau bleu, ou d'un beau vert bleu, les fossettes souvent violàtres, avec quelques taches vertes sur les élytres. Long. 6 à 7 millimètres.
Bords des rivières et mares des dunes. Rare.
Maine-et-Loire : Saumur (de la Ferlé); Sainte-Gemmes (Gallois).
4. B. striatum Latr. — Dessus en entier d'un bronzé uniforme, clair, assez brillant en dessus, rarement verdâlre. Thorax légèrement transversal, ses angles postérieurs un peu aigus. Élytres à stries droites, très ponctuées; intervalles égaux; sur le troisième, deux points fortement enfoncés, généralement gros et arrondis. Antennes bronzées, leur base jaunâtre en dessous. Pattes d'un vert bronzé, base des cuisses testacée. Long. 6 à 6,3 millimètres.
Obs. — Les élytres sont quelquefois d'un bronzé plus clair, plus verdâtre, terne, avec les fossettes réduites à de petits points enfoncés, le premier article des antennes testacé, ainsi que la base des trois suivants : les tibias sont aussi testacés. C'est le B. orichalcicum Duft, qui a été réuni au striatum par Jacquelin du Val et tous l^s auteurs.
Mêmes habitudes que les précédents.
Morbihan (Taslé). — Loire-Inféiueure (Pradal); sur la vase au bord de la Loire (J. Péneau, loc. cit. — Maine-et-Loire : Assez commun, sans indication de localités (Gallois); Saint-Rémy-la-Varcnne (R du Buysson).
Sous-Genre : Notaphus Steph.
(Princidium Motsch.)
5. B. punctulatum Drap. — Dessus du corps vert bronzé, sans taches, avec l'abdomen noirâtre ou bleuâtre; tête et thorax
très ponctués sur leur milieu, ce dernier cordiforme, ses angles postérieurs obtus. Elytres impressionnées au tiers de la longueur; stries entières, les ex téri étires un peu plus enfoncées, à points bien marqués, surtout à la base. Base des antennes et pattes testacées, quelquefois avec un léger reflet bronzé ; tarses brunâtres. Long. 4,8 k 5,5 millimètres.
Obs. — Cette espèce varie beaucoup pour la couleur, depuis le rougeâtre jusqu'au noir bleu. Les stries sont aussi plus ou moins profondes et leurs points plus ou moins gros.
Bord des eaux, peu commun.
Commun partout en Loire-Inférieure (J. Péneau, loc. cit.). -- Mayenne : Chémeré-le Roi [J Daniel); environs de Laval, îare (E Labbé). — Maine-et-Loire : Sans localités, commun (Gallois) ; Saint-Rémy-la-Varenne [R. du Buysson).
Sous-Genre : Testedium Motsch.
6. B. bipunctatum Linn. — Dessus d'un bronzé luisant, ayant parfois des reflets cuivreux. Antennes noirâtres, courtes et épaisses. Tète ponctuée, les points plus faibles et plus rares sur le disque; sillons irontaux peu distincts. Thorax un peu cordiforme, ponctué tout autour, avec quelques rides sur le disque ; fossettes postérieures limitées latéralement par une carinule. Élytres à stries fines, ponctuées, la septième distincte à la base, enfoncée au sommet; sur le troisième intervalle, deux gros points enfoncés (quelquefois trois, var. sex-punctatum Heer). Pattes d'un bronzé obscur. Long. 4 à 5,2 millimètres.
Larve. — Blanchâtre, allongée, presque parallèle, légèrement déprimée. Tête carrée, plus étroite eu arrière, pourvue de petits ocelles espacés ; épistome rétréci en avant et échancré de chaque côté le long de sa bordure. Antennes un peu plus longues que les mandibules, et ces dernières possèdent, après le milieu, une petite dent interne ; le lobe interne des mâchoires manque. Prothorax transversal, plus large que la tête et arrondi sur les côtés; mésothorax et métathorax aussi larges que le prothorax mais plus courts de moitié environ.
Cerques immobiles, deux fois et demie aussi longs que le neuvième segment, légèrement recourbés en dedans. Tube anal très saillant avec deux soies coniques à son extrémité (d'après Schiôdte, loc. cit., 1867, pp. 518-521).
Espèce des régions montagneuses, citée des bords de la Loire par Mille! et Gallois. 11 y a très probablement confusion avec une espèce voisine ou bien ces captures, si la détermination est exacte, sont accidentelles. Griffitli n'en l'ait pas mention pour la Bretagne.
G.VRABIDES 105
Sous-Genre : Actedium Motsch.
7. B. pallidipenne Illig. — Corps trapu, court, convexe. Tête et thorax d'un vert bronzé brillant Élytres d'un jaune pâle, avec une bande transversale et une tache commune, triangulaire à la base, d'un vert bronzé. Palpes, antennes et pattes testacées. Tète ponctuée, à peu près lisse au milieu et, en arrière. Yeux gros et saillants. Thorax à base rugueuse. Stries assez bien marquées, effacées au sommet ; sur le troisième intervalle, deux petits points enfoncés. Dessous vert bronzé.
Bord de la Manche et de l'Océan.
Larve. — La larve de B. pallidipenne ne diffère de celle du B. bipunctatum que par sa coloration plus pâle et par la bordure antérieure de l'épistome.
Chevrolat, d'après Jacquelin Duval, dit avoir pris communément cette espèce dans les sables en la faisant sortir par la pression du pied, comme les Omophron, Heterocerus et Elaphrus.— Morbihan : Vannes (Griffith) ;Lov\ent (h émy).— Finistère: Baie de Morlaix ; Santec, en Boscoff, rare ; lie de Batz ; sables maritimes au bord des petites mares et des filets d'eau douce (Hervé). — Loire-Inférieure : Le Pouliguen de la Roche-Macé, m Péieau, loc. cit.). — Manche : Gatteville, Vauville (Fauvel) ; Jersey (Sainte-Claire Deville).
8. B. dentellum Thunb. (— flammulatnm Clairv.). — Tête et thorax d'un vert bronzé obscur, ternes. Antennes allongées, d'un brun noirâtre, avec le premier article et la base des trois suivants d'un roux testacé plus ou moins apparent. Pore oculaire antérieur, entouré d'un rebord ou bourrelet bien visible à son bord interne. Thorax légèrement transverse, subcordiforme, son bord latéral en gouttière sensible. Élytres brunâtres à reflets bronzés, brillantes, avant à la base plusieurs taches confuses, quelquefois réunies et occupant toute la partie antérieure; une bande sinueuse un peu arquée, arrondie en avant, située à peu près aux deux tiers des élytres, et quelques taches réunies occupant l'extrémité, d'un roux teslacé, ainsi que le sommet de l'abdomen. Stries fortes, entières, distinctement ponctuées dans leur moitié antérieure. Base des antennes et pattes d'un testacé brunâtre, cuisses bronzées. Long. 5 à 5,7 millimètres.
Au bord des eaux.
Ille-et-Vilaine (de la Godelinais). — Morbihan (Taslé). — Finistère • Vallon du Bois de la Roche, en Garlan : Kerohiou, en Ploujean (Hervé). — Loire- Inférieure : Sous les détritus au bord des eaux (J. Péneau, loc. rit.). — Mayenne: Couptrain, etc. (abbé Nugue). — Anjou : Assez commun (.Gallois), — Manche • Cou tances (Monnot).
9. B. varium 01. (— ustulalumL. = /îammuta^m Duft-Steph.) [fig. 151). — D'un vert bronzé sur la têle et le thorax. Pore
oculaire antérieur, sans bourrelet à son côté interne. Gouttière latérale du thorax peu sensible. Antennes courtes, n'atteignant pas le milieu des élytres, vaguement testacées à la base. Élytres ternes, d'un vert bronzé un peu obscur, avec quelques taches à la base, une baude ondulée an tiers, une autre mieux limitée, arrondie en avant, située aux deux tiers environ, et enfin „ t0'?s quelques taches réunies à l'extrémité, testacées;
Bembidium va- . - o . . < „ ... . , ,
nnm oi. stries fines, amincies en arrière. Pattes testacées.
Long. 4 à 5 millimètres.
Obs. — Cette espèce varie beaucoup pour la taille, le nombre et l'étendue des taches et la couleur des pattes. Au bord des eaux, commun.
Ille-et-Vilaine : Rennes (Grifftth). — Morbihan : Vannes (Griffith); [.orient (Rémxj). — Finistère : Environs de Morlaix; Ile de Batz {Hervé). — Loire-Inférieure : Sur la vase au bord de la Loire et marais salés de la côte, Thouaré, Bourgneuf, Saint-Brévin, Le Cellier (J. de Fabry; Basse-Goulaine (Piel de Churcheville); Pomic (J. Dominique), (J. Péneau, loc. cit.). — Anjou (Gallois).
10. B. adustum Schaum (= varium, var. A. J. Duval = ustulatimi Panz. = fumigation Dej.). — Ressemble beaucoup au précédent; corps plus court, plus convexe. Taille plus petite. Dessus d'un vert bronzé, parfois d'un noir presque mat. Antennes plus fines. Élytres ordinairement d'un testacé rougeâtre avec la suture, une petite tache poslhumérale et deux bandes ondulées verdâlres bronzées ou noirâtres; leurs stries profondes, égales, aussi fortes en arrière qu'en avant. Long. 4 à 4 1/2 millimètres.
Au bord des étangs et des rivières.
Loire-Inférieuke : Commun sur la vase au bord de la Loire en été (J. Péneau, loc. cit.). — Signalé de I'Anjou par Millet. — Semble manquer en Normandie en dehors du cours de la Seine.
11. B. obliquum Sturm. — Espèce très voisine du B. varium 01. dont elle diffère par le thorax carré, moins rétréci en arrière, les élytres plus convexes, plus finement striées, ponctuées, offrant deux bandes transverses, étroites et obliques, leur extrémité complètement métallique; enfin par les palpes, antennes et pattes plus obscures, ainsi que le rebord latéral des élytres. Long. 3 1/2 à 4 millimètres.
Obs. — D'après les recherches de M. Fauvel, le B. obliquum Sturm. ne serait qu'une race foncée et de petite taille du B. varium 01. Jusqu'à présent, cette race semble particulière à l'est de la France et manquer dans le centre et le midi; aussi les
CARABIDES 107
citations suivantes ne peuvent-elles être acceptées que sous les plus grandes réserves, car une erreur de détermination est toujours possible dans un groupe d'espèces si voisines les unes des autres ('}.
Bretagne: Rennes (Griffith); Vannes (Griffith) ; Lorient (Rémy). — Anjou : Mme de Buzelet, de Romans, Gallois).
Obs. — Griffith ajoute : « Celte espèce n'est citée, ni dans la liste de M. Taslé, ni dans le Catalogue d'Itte-et-Vilaine, ni dans l'ouvrage de Pradal : on l'aura probablement confondue avec B. varium. »
C'est aussi notre avK, et sa réflexion semble corroborer l'opinion de M. Fauvel.
12. B. ephippiura Marsh. = pallidipenne Dej. — Corps d'un vert bronzé. Elytres d'un jaune testacé pâle, à léger refiel bronzé, avec une tache brunâtre, commune, après le milieu. Antennes rousses en entier. Thorax presque cordiforme. Stries à points serrés, assez forts, visibles presque jusqu'au sommet. Pattes d'un testacé pâle, les cuisses parfois brunâtres. Long. 2 3/4 à 3 millimètres.
Bords de la mer, lacs et terrains salés.
Morbihan: Sarzeau, île d'Arz (Elpkège); Lorient (Fauvel, Rémy). — Loire- Inférieure : Bords de la mer, en été, Saint-Brévin, Escoublac [La Borderie). — Vendée (J. Duval).
Sous- Genre : Plataphus Motsch.
13. B prasinum Duft. — Thorax et élytres très déprimés. En entier d'un vert bronzé noirâtre. Premier article des antennes rougeâtre, au moins en dessous. Thorax transversal, presque carré, un peu rétréci en arrière; angles postérieurs un peu saillants. Palpes brunâtres, pattes noires, la base des cuisses parfois un peu rougeâtre. Stries entières, lisses. Long. 4 1/2 à 5 millimètres.
Obs. — Cette espèce, que l'on a cru longtemps confinée dans l'Europe centrale et septentrionale et que J. Duval ne cite même pas de France (bien qu'elle soit indiquée de la région lyonnaise, d'après Cl. Rey, dans Fairm. et Lab.), a été découverte dans le bassin de la Seine, aux environs de Troyes (grèves de Foicy) et son extension pourrait être plus considérable encore. C'est le seul de nos Bembidions, avec le niyropiceum, qui ait les stries des élytres lisses.
14. B. fumigatum Duft. — Tète et thorax d'un bronzé obscur un peu verdâtre. Base des antennes et pattes testacées. Un petit point enfoncé au milieu du front. Thorax moins rétréci en
(1) Griffith, dans son Catalogue manuscrit, dit et répète plusieurs fois qu'il a déterminé ses espèces au moyen de la Faune Fairmaire et Laboulbène. Si grands que soient les mérites de cet ouvrage, que nous ne voulons pas nous permettre de juger, nous croyons, par expérience, que, avec le livre seul et sans le secours d'un spécialiste ou en l'absence de types bien déterminés, il est à peu près impossible, dans les groupes difficiles, de bien reconnaître une espèce et que toutes les erreurs sont possibles.
arrière que chez le B. assimile; ses fossettes postérieurs larges, distinctement bistriées. Élytres variées de testacé et de nonplus ou moins brunâtre offrant un reflet bronzé, l'une ou l'autre de ces deux teintes pouvant être plus étendue que l'autre ; stries moins fortes que dans B. assimile, plus effacées en arrière, la première atteignant à peine l'extrémité, la septième presque nulle. Pattes testacées. Long. 3,5 à 4 millimètres. Lieux humides, bords des eaux; rare.
Anjou : (iJ/me de Buzelet); Saumur (Courtilier) ; Sainte-Gemmes (Gallois. — Manche: Brucheville (Fauvel).— Loire -Inférieure : Saint Julien de-Concelles (E. de l'Isle) ; Le Pont-de-Louen (E. Gaultier), (in Péneau, Gâtai.).
Sous- Genre : Campa Motsch.
15. B. assimile Gyll. — Tête et thorax d'un bleuâtre ou verdâtre obscur. Antennes brunes à base rousse. Un petit point enfoncé sur le front. Thorax un peu plus large que long, rétréci à la base, subcordiforme. Élytres ordinairement d'un bleu ou d'un vert obscur, ayant une ta^he testacée aux deux tiers posté rieurs près du bord externe, parfois un peu dilatée en dedans en forme de bande sinueuse; et, le plus souvent l'extrémité de cette couleur. Stries fortes, fortement ponctuées, effacées en arrière; la septième distincte. Pattes d'un testacé clair; côté externe des jambes légèrement rembruni. Long. 3,2 à 3,5 millimètres.
Bord des eaux.
Morbihan (Taslé). — Mayenne : École d'Agriculture de Beauchêne {M. Salmon). — Anjou : Blaison (de Romans) ; Sainte - Gemmes (Gallois). — Finistère : Penmarch, très rare (Hervé). — Loire-Inférieure : Bord des eaux, l'hiver, parmi les détritus. Assez commun (J. Péneau).
Obs. — A côté de ces deux espèces et appartenant au sous-genre Campa, se placerait le B. Clarki Daws, qui en diffère fîar son thorax plus large, moins arrondi sur les côtés, à peine rétréci à la base ; la tache postérieure des élytres à peine distincte et le premier article des antennes seul testacé. Long 3,6 millimètres.
Cette espèce est signalée du Calvados, entre Vaux sùr-Aure et Longues (Fauvel) ; elle semble peu connue ; comme elle est très rare partout et qu'elle peut être facilement confondue avec les espèces voisines, il ne serait pas impossible qu'elle fit partie de la Faune armoricaine. Griffith ne semble pas l'avoir connue : il est vrai qu'elle n'est pas décrite dans la faune Fairmaire et Laboulbène; cependant elle est citée du Finistère par M. Hervé : l'hippodrome, en Ploujean, sans aucun autre renseignement.
Sous-Genre : Metallina Motsch.
16. B. lampros Herbst. — Entièrement bronzé, plus noirâtre en dessous. Palpes brunâtres. Antennes foncées, les premiers articles plus clairs, au moins en dessous. Thorax un peu convexe, court, largement arrondi sur les côtés, fortement rétréci à la base; les angles postérieurs droits, saillants; fossettes basales fortes, arrondies, profondes. Stries à points forts, entiè-
rement effacées au sommet, la septième nulle. Pattes testacées, cuisses bronzées, tarses brunâtres. Long-. 3 à 4 millimètres.
Obs. — Les individus à septième strie distincte et à angles postérieurs du thorax un peu aigus constituent la var. prnperans Stepli. = velox Er. — Loire-Inférieure : Bouguenais, avril, dans les détritus d'inondation [J. Péneau).
Cette espèce est répandue partout, même dans les endroits secs ; le type est aussi commun que la variété.
Larve. — Une notice a été publiée par Hartmann in Deutsche entomol. Zëitung 1879, p. 417.
Sous-Genre : Neja Motsch.
17. B. pygmaeum Fab. —Forme et couleur du précédent, dont il diffère surtout par son corps terne et alulacé en dessus, le thorax à peine rétréci en arrière, et les élytres à stries très finement ponctuées, quelquefois avec une petite tache plus ou moins visible en arrière.
C'est une espèce des montagnes que Griffilh cite de Vannes et de Lorient évidemment par suite d'une erreur de détermination.
Sous-Genre : Talanes Motsch.
18. B. aspericolle Germar. — Bleuâtre, assez brillant. Élytres alutacées, mates, avec une bande transverse rouge aux deux tiers, remontant à la suture. Antennes brunes, testacées à la base. Tête couverte de petits points enfoncés distincts, suriout dans son milieu. Thorax cylindrique, cordiforme, criblé de petits points comme la tête, plus nombreux à la base et au sommet ; fossettes postérieures étroites. Toutes les stries des élytres nettement ponctuées jusque vers les trois quarts, où elles s"effacent brusquement; la septième distincte. Pattes d'un testacé rougeâtre. Long. 2 1/2 millimètres.
Cette espèce, remarquable par sa sculpture et sa coloration, est propre aux terrains salés, tant maritimes que de l'intérieur ; elle se trouve aussi au pied des graminées dans les dunes. Indiquée du midi et de l'extrême nord (île de Sylt), elle peut vraisemblablement se rencontrer sur le littoral armoricain.
19. B. minimum Fab. (— pusillum Gyll. = mimitum Sèrv.). — Dessus du corps noir, légèrement bleuâtre ou verdâtre. Antennes, palpes et pattes foncées. Sillons frontaux parallèles. Thorax court, transversal, arrondi sur les côtés, fortement rétréci en arrière ; angles postérieurs à peine saillants. Élytres unicolores ou bien avec une tache arrondie, près du bord externe, aux deux tiers postérieurs, et l'extrémité roussâtres ; points des stries médiocres, même en avant, effacés vers l'extrémité. Long. 2,7 à 3,3 millimètres.
Lieux humides ; dunes du littoral.
110 FAUNE ENTOMOLOGIQIE ARMORICAINE
Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith). — Morbihan : Vannes (Griffith) ; Lorient (Rémy). — Loike-Inférieuhe : Passy, Bouguenais, Samt-Brévin, sous les pierres et parmi les détritus; Basse-Goulaine (hiel de Chur cheville). — Finistère : Très rare, Penmarch (Hervé). — Anjou : (Mme Bu&elet), Sainte-tiemmes (Gallois). — Manche : Coutanccs (Monnol).
Sous-Genre : Emphanes Motsch.
20. B. normannum Dej. — Tète et -thorax d'un vert bronzé obscur. Palpas d'un brun noirâtre. Antennes foncées, avec le premier article et la base des deux ou trois suivants d'un roux testacé. Sillons frontaux parallèles. Thorax cordiforme, non transversal Élytres d'un noir bronzé ou d'un noir brun, sans tache sur la partie antérieure, roussâtres en arrière ; stries fortes, à gros points en avant, entièrement effacés à l'extrémité. Patte d'un brun roux. Long. 2, S à 3,5 millimètres.
Endroits humides de la zone maritime.
Ille-et-Vieaine (<le la Godelinais) ; Moidrey (Fauvel). — Morbihan : Vannes (Griffith) : Lorient (Rémy). — Finistère : Morbix ; Ploujean ; Dourduiff-en-Mer en Plouezcc'h ; Baie de Terrénez ; Santec en Rosroff ; Bouaye (Excurs. de la Soc. franc. d'Entomol.) ; anciens marais salants de Bourgneuf (E. de llsle) ; Pornic iJ. Dominique) ; Vases maritimes (Hervé) —Loire-Inférieure: Bourgneuf, Noirmoutier (Fauvel). — Manche : Courtainville (Fauvel, Monnot) ; Coutances (Monnot) ; Lingreville (abbé Pusquet).
Obs. — La couleur testacée de la partie postérieure des élytres peut s'étendre quelquefois jusque sur la première moitié, au point de recouvrir toute la surface; les angles postérieurs du thorax peuvent être aussi plus ou moins saillants.
21. B. tenellura Er. — Dessus du corps d'un noir un peu bronzé ou verdâtre. Antennes à base claire, testacée ou rousse. Sillons frontaux profonds, obliques, distinctement réunis en poiute en avant. Thorax plus allongé que dans le B. pusîllum, fortement rétréci en arrière, la partie rétrécie plus longue; angles postérieurs non ou à peine saillants. Élytres avec une tache arrondie aux deux tiers postérieurs, ordinairement bien visible, parfois effacés, et l'extrémité d'un roux testacé. Stries à points forts, effacées à l'extrémité. Pattes variables de couleur, généralement brunâtres avec les tibias plus clairs. Facile à distinguer du pitsilium par les sillons frontaux réunis en pointe et la forme plus allongée du thorax. Long. 2 1/2 à 2 3/4 millimètres.
Bord des rivières; rare.
Ille-kt-Vilaini: (de la Godelinais); Rennes {Griffith). — Loire-Inférieure : Endroits humides et détritus d'inondations (J. Péneau, Calai, des Coléoptères, 1006, p. 139). — Anjou ; Sainte-Gemmes (Gallois).
CARAIJIJ.KS
22. B. gilvipes Sturm. — Dessus du corps noir ou à peine bronzé. Palpes brunâtres. Antennes d'un brun obscur, à base rousse. Tète large; sillons frontaux, d'abord subparallèles, puis convergents, déterminant, près de l'œil, un pli linéaire bifurqué en avaut. Thorax plus large que long, subcordiforme, les fossettes des angles postérieurs arrondies, profondes, occupant chacune près du quart de la largeur totale de la base. Élytres noires, à stries fortement ponctuées, entièrement effacées a l'extrémité, la cinquième nulle. Patles en entier d'un roux testacé. Long. 2,4 à 3 millimètres.
Cette espèce, prise à Caen, le long du canal maritime (Fauvel), n'est pas signalée de la Faune armoricaine. Elle y existe probablement, confondue avec les espèces voisines.
Sous-Genre : Tkepanes Mots.
23. B. articulatum Panz. [fig. 152). — Tête et thorax d'un vert bronzé foncé. Antennes brunâtres, leurs premiers articles d'un roux testacé. Sommet de l'épistome échancré. Thorax fortement cordiforme, brusquement rétréci en arrière ; offrant, en dessus, ciuq points enfoncés distincts entre les fossettes, celui du milieu ordinairement plus petit ; angles postérieurs aigus, saillants. Élytres fauves, avec une tache antérieure dilatée, couvrant presque toute la base, excepté la suture, une autre derrière le milieu, ovale, obliquement transverse, et l'extrémité d'un testacé pâle. Stries à points forts, effacées au sommet. Pattes testacées. Long. 3 à 4 millimètres.
Obs. — La taclie basilaire se répand plus ou moins sur toute la base; la couleur foncière est quelquefois aussi d'un brun pâle.
Bord des eaux, lieux humides, sous les pierres. — Répandu dans toute la Bretagne (Griflith). — Finistère : Assez rare (Hervé). — Loire-Ixférif.u~e : Endroits numides; assez commun (J. Péneau, Catal. des Coléoptères, 1906). — Mayenne : Couptrain (abbé Nuque). — Anjou : Très commun (Gallois).
Fig. 132
Bembidium adieu latum Panz id'aprèsna'ure).
24. B. Doris Panz. — Dessus du corps noir, parfois à peine bleuâtre. Antennes d'un noir brun, avec la base plus ou moins claire. Thorax presque aussi long que large, distinctement, mais peu rétréci à la base, ridé sur le disque ; fossettes latérales bien marquées, et, en outre, une légère fossette de chaque côté de la ligne médiane; angles postérieurs droits, assez saillants. Élytres bleuâtres, avec une petite tache arrondie, teslacée, aux deux tiers postérieurs ; l'extrémité souvent de cette couleur. Stries ponctuées, effacées vers l'extrémité, surtout les extérieures ;
septième très peu marquée ou nulle. Pattes testacées, parfois brunâtres. Long. 3 à 5 millimètres.
Surtout dans les bois, au bord des mares à Sphagnum (Bedel) ; souvent l'hiver et au premier printemps. Rare.
Finistère : Environs de Morlàix, assez commun (Hervé). — Côtes-du-Nord : Étang de Bon-Voyage, commune de Plounérin (Hervé). — Loire-Inférieure : Endroits humides (J. Péneau, loc. cit.).-— Anjou ; Baugé (Gallois).
25. B. octomaculatumGoeze(=S,^rm£Panz. etauct.). — Tête et thorax d'un noir bronzé ou d'un bronzé obscur, luisant. Palpe* testacés, le pénultième article brun. Antennes brunâtres avec la base testacée, le onzième article presque double du dixième. Thorax fortement transversal, à angles postérieurs courts, aigus ; impressions postérieures fortes, bien marquées. Élytres d'un noir brunâtre, avec le sommet, une tache postérieure et plusieurs petits traits allongés sur leur moitié antérieure, testacés; stries effacées à l'extrémité, surtout les extérieures. Pattes entièrement testacées. Long. 2,5 à 2,6 millimètres.
Bord des eaux stagnantes ou courantes, ordinairement isolé.
Ille-et-Vilaine (de la Godelinais). — Morbihan (Taslé). — Loire-Inférieure : Vallées de la Loire et de la Sèvre, peu commun (/. Péneau, loc. cit.). — Mayenne (du Brossai/). — Bords de la Loire et de la Maine, Angers, Sainte-Gemmes (Gallois).
Obs. — 1° L'espèce ne paraît pas avoir été prise dans le Calvados, l'Orne ou la Manche, où cependant elle doit exister (Fauvel) ;
2° Ici se placerait le B. maculatum Dej., qui diffère du B. octomaculatum par la taille plus grande, !a tête et le thorax à peine bronzés ; les antennes noires, plus épaisses, plus courtes, avec le onzième article à peine plus long que le dixième; le thorax plus large, ses fossettes postérieures plus profondes; le dessin' testacé des élytres formant une sorte de large triangle jux ta scutellaire, puis une fascie pi cée en arrière du pore sur le troisième interstrie, enfin une large tache aux deux tiers et, au delà, tout le sommet largement luné de testacé sale. Pattes noires. Long. 31/3 à 3 1/2 millimètres.
Sous-Genre : Lopha Steph.
26. B. humerale Sturm. — Tète et thorax d'un noir un peu verdâlre. Palpes brunâtres. Antennes d'un noir obscur, le premier article légèrement bronzé. Thorax plus large que long, cordiforme ; ses angles postérieurs portant un denticule aigu. Élytres légèrement bronzées, offrant une tache testacée légèrement arrondie au-dessus de l'épaule; stries effacées en arrière. Cuisses brunâtres à reflet bronzé; jambes testacées, leur base et les tarses un peu obscurs. Long. 3 millimètres.
Sous les mousses et les détritus humides ; très rare.
Celte espèce, citée d'Évreux et de la Seine-Inférieure, n'a pas encore été signalée dans notre faune, mais il est probable qu'on la rencontrera.
CARABIDES
27. B. quadrimaculatum Linn. — Noir verdâtre bronzé, luisant, avec deux taches sur chaque élytre, la première à la base, ordinairement un peu triangulaire, la deuxième arrondie, aux deux tiers postérieurs; stries à points bien marqués, dépassant le milieu et entièrement effacées à l'extrémité. Premiers articles des antennes et pattes entièrement d'un testacé pâle. Long1. 3 à 3 1/2 millimètres.
Larve. — Une notice de Lintner. Report, 1887, p. 98.
Bretagne : Vannes, Rennes (Griffith). — Finistère : Penalliorzou en Ploujean, rare (Hervé). — Loire-Inférieure : Détritus d'inondations (J. Péneau, Catal. des Coléopt.). — Mayenne : Couptrain {abbé Nugue) : environs de Laval (E. Labbè). — Anjou : Assez commun {Gallois). — Manche : Coutances (Monnot) ; Ducey, Percy, Moi tain (abbé Pasquet).
28. B. quadripustulatum Dej. {fig. 4oô). — Même coloration et même disposition des taches que le précédent. En diffère par la couleur du premier article des antennes et d<*s cuisses, d'un noir bronzé ; le thorax plus élargi en avant, ridé sur le disque ; les stries visibles presque jusqu'au sommet, au îmoins les internes ; les sillons frontaux moins obliques en avant ; enfin, la taille légèrement plus grande. Long. 3 1/4 à 4 millimètres [fig. 155).
Bord des eaux, sur les croûtes de vase desséchée.
Bretagne : Vannes, Rennes (Griffith). — Ille-et-Vilaine : Avril à août, Cesson, bord des mares (L. Bleuse). — Loire-Inférieure : Endroits humides (/• Péneau, loc. cit.) — Anjou : Assez rare (Gallù-s). — Orne : Villedieu {abbé Nugue).
29. B. latérale Dej. (= callosum Kùst.) {fig. 154). — Même coloration et mêmes taches que les précédents, dont il diffère surtout par les sillons frontaux parallèle*, et les stries à peine indiquées à la base seulement. En outre, la tache numérale s'allonge le long du bord externe et va, généralement, rejoindre la tache postérieure. La fossette des angles postérieurs du thor.ix est limitée, en dehors, par une petite carinule très distincte. Le premier article des antennes est un peu testacé à la base. Les pattes sont d'un testacé pâle, avec l'extrémité des cuisses et les tarses brunâtres. Long. 4 à 4,5 millimètres.
Bord des mares, sur la vase ; rare.
Ii.le-et-Vilaine (de la Godelinàis) ; Rennes (Griffith) ; Saint-Rémy-la-Yarenne (/{. du Bm/sson) ; bord des étangs [L Bleuse). — Morbihan : Vannes (Grifpîh) ; Lorient (Rémy) ; Réminiac {Mouillant). — Finistère : Keryven, assez rare ; Treuscoat en Pleyber-Christ (Hervé). — Loire-Inférieure : Lac de Grandlieu (Fauvel) ; endroits humides [J. Péneau, loc. cit.). — Manche : Coutances [Monnot .
COI.F.OPTKItES. y
Fig. 133.
ftemb. quadripustulatum Dej.
Fig. 134.
B. latérale Dej.
30. B. quadriguttatum Fabr. [fig. lôS). — Diffère du précédent parles caractères suivants : la tache numérale triangulaire, bien limitée et isolée de la tache postérieure, sans prolongement sur le bord externe ; stries plus fortement ponctuées, mais encore plus courtes et visibles seulement à la base, quelquefois entièrement nulles ; les fossettes postérieures du thorax sans pli distinct en dehors ; les premiers articles des antennes teslacés ; enfin la taille plus grande. Long. 4 1/4 à 4 1/2 millimètres.
Bord des eaux ; plus commun que le précédent.
Bretagne : Vannes, Rennes, assez commun [Griffith). — Ille-et-Vilaine : Bord des mares et des étangs, septembre (L. Bleuse). — Finistère : Enviions de Morlaix, assez commun: Santec en Roscoff; Kergollo en Ploujean {Hervé). — Loire Inférieure : Endroits humides, printemps et été (J. Péneau, loc. cit.). — Anjou : Sous le limon des bords de la Loire, assez commun (Gallois) — Manche : Coutances (Monnot) ; Pontaubault [abbé Pasquet).
Fig, 135.
Bemb. quadriguttatum Fabr.
Sous-Genre : Synechostictus Motsch.
31. B. elongatum Dej. (= puncticolle Du four) [fig. 156). — Corps d'un vert bronzé. Palpes, moins l'avant- dernier article, et base des antennes testacés. Thorax étroit, allongé, ponctué en avant et en arrière. Élytres brunâtres, étroites, allongées, marquées aux deux tiers postérieurs, vers le bord externe, d'une tache arrondie d'un jaune testacé, souvent peu apparente ; stries fortement ponctuées en avant, effacées en arrière ; Fig. 136. la huitième distincte et isolée en arrière. Pattes B Tet (d'Sfs 'n™ d'im testacé pâle. Long. 3 1/2 à 4 1/2 millimètres lule)- Bord des eaux, endroits chauds ; très rare.
Ille-et-Vilaine (de la Godelir.ais). — Morbihan (Ta^lé). — Finistère : Moulin de Campézou en Plourin [Hervé). — Loire-Inférieuke : Bords des rivières et des marais (J. Péneau). — Mayenne : Couptrain (abbé Nugue). — Anjou : Saint-Jean-de-la-Croix (Millet) ; Sainte-Gemmes (Gallois). — Manche : Lingreville (abbé Pasquet).
Obs. — Ici se placerait le B. ruficome Sturm (= rufipes Illig. = brunipes Dej.'. espèce des régions montagneuses. Voir la note du tableau analytique, accolade 41.
Sous-Genre : Peryphus Steph.
32. B. modestum Fabr. — Dessus d'un bleu obscur, parfois un peu verdâtre. Antennes d'un noir brun, de la longueur de la moitié du corps ; les premiers articles testacés. Tête légèrement ponctuée sur le vertex, sillons frontaux rugueux. Thorax à peu
CARABIDES 115
près aussi long que large, peu arrondi sur les côtés, un pou rétréci en arrière ; ses angles postérieurs un peu saillants. Élytres d'un noir bleuâtre bronzé, offrant, vers le tiers postérieur, une bande transverse commune, interrompue par la suture et n'atteignant pas tout à fait le bord externe, fortement striéesponctuées; septième strie presque effacée. Pattes testacées, la base des cuisses brunâtre. LoDg. 4,5 à 5 millimètres. Bord des rivières ; très rare.
Ille-et-Vilaine : Rennes {Griffith). — Anjou {Ratjra'i^. ; Sainte-Gemmes, dans les détritus d'inondations [Gallois).
33. B. décorum Panz. — Dessus du corps d'un bleu verdàLre. Palpes testacés, avec le pénultième article brunâtre. Sillons frontaux un peu rugueux, ponctués en arrière, auprès des yeux et, entre les deux, quelques points très petits, au milieu du vertex. Thorax un peu déprimé, un peu plus large que long, arrondi sur les côtés, subcordiforme, sa base finement pointillée ; fossettes latérales peu profondes. Élytres allongées, un peu déprimées, parallèles ; fortement striées-ponctuées ; stries effacées en arrière, la sixième peu marquée, fine, la septième obsolète ou nulle. Pattes en entier d'un testacé rougeâtre. Long. 5,5 à 6 millimètres.
Bord des rivières.
Bretagne : Vannes, Rennes (Griffith). — Finistère : Moulin Rivoalen eu Plouigneau (Hervé). — Loire-Inférieure : Thouaré, rare [J. Péneau). — Anjou : Bords de la Loire (Millet); Martigné, Sainte-Gemmes {Gallois). — Manche : Coutances (Monnot).
34. B. nitidulum Marsh. — Dessus d'un bleu verdâtre ou d'un vert bronzé. Palpes d'un roux testacé, le pénultième article brun. Antennes brunes, à trois premiers articles roux. Thorax court, plus large que loDg, subcordiforme ; fossettes fortes, arrondies ; la base coupée carrément, couvertes de points forts qui la rendent rugueuse ; angles postérieurs droits, saillants. Élytres légèrement convexes, stries à points gros et forlement marqués en avant, un peu effacés en arrière ; la septième ordinairement distincte. Pattes d'un roux testacé, base des cuisses noirâtre. Long. 4,5 à 5,5 millimètres.
Obs. — Les individus à élytres d'un brun testacé, avec un reflet bronzé et les pattes en entier d'un testacé pâle, constituent la variété deletum Dej.
Lieux humides, sous les pierres. — Iele-et-Vilaine : Rennes (Griffith) ; juillet, environs de Rennps (L. Rieuse).— Morbihan (Taslé) — Finistère: Kervaon, rare ; Keryven en Saint-Martin ; Huelgoat ; Kergollo en Ploujean [Hervé). — Loire- Inférieure (Pradal) ; vallée de la Loire, sous les pierres ; lit de la Divate, Baibecbat, le Cellier, sous le cailloutis d'un ruisseau desséché à Mauves (E. de Vlsle) ; Oudon (de la Roche-Macé) (5. Péneau, Catal. des Ccléopt., p. 138). — Mayenne : Couptrain (abbé Nugue) ; Lassay, Niort, Voutré (C. Houlbert). — Anjou : Rare ; Martigné Briaml (de Romans). -- Manche : Coutances (Monnot) ; MoHgardoiî {abbé Pasquet. — Orne : Doinfront (abbé Nugue).
35. B. monticola Sturm. (quelquefois appelés monticolum et monticulum par erreur typographique). — Espèce très voisine de B. nitidulum, dont elle diffère par la tête et le thorax moins hrillants, les élytres à fond alutacé, un peu mates, les stries plus finement ponctuées, moins profondes, surtout les externes, et plus effacées au sommet ; les antennes d'un brun noir, à premier article seul testacé, ainsi que les pattes, les deuxième et troisième paires à peine rougeâtres à la base, et le thorax moins cordiforme et moins étranglé à la base. Long. 4 1/2 à 5 millimètres.
Sous les pierres, les détritus, aux bord des eaux.
Larve. — Une notice de Hartmann, in Deutsche entomol. Zeitung, 1879, p. 417.
Mayen.ne : Lassay (Fauvel). — Calvados (Fauvel).
36. B. fasciolatum Duft. (= cxruleum Serv.-Dej.). — Dessus d'un vert bronzé obscur. Palpes d'un brun plus ou moins roussàtre, l'avant-dernier article d'un noir brun. Antennes d'un brun obscur, le premier article d'un testacé rougeâtre. Thorax déprimé, plus large que long, assez rétréci en arrière, ridé en travers ; base légèrement rugueuse, ainsi que les fossettes, qui sont bien marquées, arrondies, angles postérieurs droits, peu saillants. Élytres déprimées, très variables de couleur, à stries fortes, les deux premières entières et réunies au sommet, la septième obsolète. Pattes rousses, cuisses plus foncées.
a) Type: Élytres avec une large bande longitudinale d'un brun roux plus ou moins nette, parfois presque brunes en entier. Long. 5 1/2 à 7 1/2 millimètres.
6) Var. atrocaeruleum Steph. — Plus petit que fasciolatum, ordinairement bleuâtre, rarement verdàtre, ou avec les élytres obscurément d'un brun de poix à reflet, métallique. Long, i 1/2 à 5 millimètres.
c) Var. tricolor Fabr. — Élytres ordinairement un peu déprimées, tantôt bleuâtres avec la moitié basilaire rouge, sauf, autour de l'écusson, à la suture et sur le bord externe, tantôt bleuâtres ou verdàtres avec une tache bumérale ou une large bande couvrant les deux tiers îles élytres, ou même les élytres en entier, sauf la suture et le bord latéral, rouges ou rougeàtres. Long. 4 1/2 à 5 1/2 millimètres.
d) Nar. tibiale Duft. — Élytres subconvexes, verdàtres ou bleuâtres, rarement d'un brun foncé à reflet métallique ; tibias et tarses parfois d'un rougeâtre plus clair. Long i 1/2 à 6 1/2 millimètres l1).
Le type et ses variétés se prennent au bord des eaux, sur le sable, sous les pierres, les détritus.
B. fasciolatum = cxruleum. — Probablement répandu dans toute la Bretagne (Grif/ith) ; Vannes (Grifpth). — Loike-Inferieure (Pradal) ; prairies de Mauves (E. Gaultier) ; Basse-Goulaine {E. de t'Islr) ; Couffé (de la Roche-Macé) (J. Péneau. in Calai des Coléopt., p. 137). — Mayenne : Environs de Laval (E . Labbê); Évron, Voutré (C. Houlbert). — Anjou : Assez rare ; Sainte-Gemmes (Gallois).
(1) Cf. Fauvel, Faune gallo-rhénane, et J. Du Val, De Bembidiis Europœis.
La variété alrocœruleum ne semble pas être représentée dans la région armoricaine. B. tibi'ile. — Loire-Inféuieure (Pradal). — Oune : Bagnoles (Fauvel). La variété tricolor, que bien des auteurs considèrent, comme une espèce distincte, ne se prend guère que dans les Alpes et le; Pyrénées t1).
37. B. saxatile Gyll. — Déprimé, d'un vert bronzé obscur, avec deux tachas d'un testacé rougeâtre sur chaque élytre. Thorax déprimé, presque cordilbrme, ponctué en arrière. Élytres ovales, oblongues, parallèles, fortement ponctuéesstriées, avec toutes les stries bien marquées, non effacées en arrière. Les trois premiers articles des antennes et les pattes testacés ; cuisses brunâtres. Long-. 4 à 5 millimètres.
Cette espèce habite 1" Angleterre ; son habitat ne semble pas dépasser, au sud, l'île de Wight. Si on doit la rencontrer sur le continent, ce ne sera guère qu'en Bretagne. C'est pourquoi nous la mentionnons ici.
38. B. Andreae Fabr. (fig. 151). — Dessus d'un vert bronzé assez clair. Palpes entièrement testacés, ainsi que la base des antennes. Thorax déprimé, presque cordilbrme ;
base indistinctement ponctuée ; fossettes postérieures larges et profondes, marquées d'une strie dans leur fond. Élytres déprimées, fortement ponctuées-striées, ayant chacune deux taches dilatées d'un teslacé pâle, de sorte que les élytres sont de cette couleur, étroitement bordées de noir, avec la sut jre d'un noir verdâtre, dilatée derrière le milieu Fig. 137. en une grande tache noire émettant, de chaque oemt. Andrcœ côté, un rameau qui atteint le. bord externe ; la suture est noire jusqu'aux trois quarts postérieurs seulement. Stries médiocres, à points faibles, etïacées en arrière ; septième nulle. Pattes entièrement testacées. Long. 5,2 à 5,7 millimètres.
Obs — Le -S. Andreae (type) est une espèce méridionale qui ne remonte pas au delà de Lyon et Rodez ; les citations de Maine-et-Loire iGallois) et de Bretagne par Griffith, doivent être reportées au B. femoratum Sturm., ou peut-être au rupestre L. ou à Yustulatum L.
Var. B femoratum Sturm. — Noir bronzé, parfois à reflet verdâtre ou bleuâtre ; partie foncée des élytres s'étendant, sur la partie basale, de la suture au troisième ou quatrièm interstrie, et couvrant, en arrière, les quatre cinquièmes de la surface totale, de sorte que la partie claire forme quatre taches bien nettes, les deux postérieures soit séparées, s< it réunies. Antennes d'un noir brun, ordinairement les deux premiers articles, parfois seulement le premier et la base des suivants d'un roux testacé, ainsi que les pattes ; cuisses brunes ou obscures. Long. 4 1/2 à 5 1/2 millimètres.
(1) Toutes ces variétés sont considérées comme des espèces valables par le Catalogue de Reitter et Heyden. Beaucoup d'entomologistes distingués ne sont pas de cet avis.
118 FAUNE ENTO.MOLOGIQUE ARMORICAINE
Endroits humides: remplace le type dans notre région. — Bretagne : Vannes, Rennes (Griffil h) (*). — Morbihan (Taslé). — Loife-Inférieure {Pradal) ; sur la vase, en été (/. Péneau). — Anjou : Bords de la Loire, commun (Gallois).
39. B. rupestre Linné. (= bruxelloise Wesm.). — Voisin du précédent. En diffère su flou t par la taille beaucoup plus petite, la base du thorax nettement ponctuée, l'avant-dernier article des palpes en massue allongée, non renflé au milieu; les élytres d'un bronzé plus foncé, noirâtre ou souvent un peu brunâtre ; les antennes ayant seulement le premier article et un peu la base du deuxième testaeés ; les cuisses presque entièrement brunes. Euiîu, la dilatation de la couleur suturale a lieu juste au milieu des élytres, tandis qu'elle se trouve derrière le milieu dans le B. femoratum. Long. 4 à 5 millimètres.
Sur le sable humide du bord des rivières, dans les dunes.
Finistère : Étang de Rosampoul en Plougonven (Hervé). — Orne : Bagnoles, bord de la Vée (Fauvel) ; Saint-Rémyla-Varenne (fi. du Buysson).
40. B. ustulatum Linné, p. parte (= littorale Oliv.). — Vert bronzé. Avant-dernier article des palpes roux, ainsi que la base des antennes. Thorax un peu déprimé, plus large que long, subcordil'orme, angles postérieurs droits, assez saillants ; disque légèrement ondulé ; base finement ponctuée ; fossettes postérieures larges, arrondies, assez profondes. Élytres un peu brunâtres, ayant chacune deux taches d'un roux testacé, la première à la base, occupant le tiers de Pélytre, ne dépassant pas la troisième strie ; la deuxième oblougue, plus pâle, oblique, sur le tiers postérieur ; fortement et profondément striées ; les stries, surtout les extérieures, effacées à l'extrémité. Pattes en entier d'un testacé un peu roussâtre. Long. 5 à 5 3/4 millimètres.
Répandu dans toutes les parties de la région armoricaine, au bord des eaux et dans des endroits humides.
Obs. — C'est le B. littorale 01. de la liste Griffith. — Finistère : Commun (Hervé). — Loire-Inférieure : Assez commun au bord des eaux (J. Péneau). — Mayenne : Couptrain (abbé Nugue) ; Cliémeré-le-Roi (J. Daniel). — Manche : Mortain ; Percy, commun (abbé Pasquet). — Maine-et-Loire: Saint-Rémy-la-Varenne [R. du Buysso»)
41. B. concinnum Steph. (= dorsuarium. Bédel.) ftg. 158). — Allongé, étroit. Palpes, pattes et antennes entièrement testaeés. Dessus d'un vert bronzé brillant. Thorax conformé comme chez les espèces précédentes ; sa base obscurément ponctuée. Élytres
il) Ces deux citations se rapportent au B . Andréas (type), les autres au femoratum. Griffith ajoute que le B Andreœ « n'est cité dans aucun des Catalogues de la Bretagne », ceci vient encore une fois à l'appui de notre observalion.
CARABIDES 119
d'un testacé pâle ; suture d'un noir verdâtre couvrant les trois premiers intervalles à la hase, s'élargissant au milieu en tache arrondie jusqu'au cinquième intervalle inclus environ, puis se rétrécissant jusqu'aux trois quarts postérieurs, où elle est tronquée, non arrondie. Stries médiocres, entièrement effacées au sommet; septième nulle. Long. 5 millimètres.
Cette espèce habite exclusivement les bords de la mer, dunes, estuaires, etc.
Finistère : Rivière de Morlaix ; Santec en Roscoff (Hervé). — Fig- *38-
Loire-Infémeuhe : Nantes (Fauve}, J. Dominique). — Manche : Bemb. conci nnum Coutainville, Blainville et de toute la côte (Fauvel, Monnot) ; l'ont fu^ <d'aP-nade la Roque, près de Coutances, où cet insecte peut se prendre par milliers (Monnot) ; Moidrey, bords du Couësnon (abbé Pasquet).
Obs. — Dans les localités où la tangue est tninpo-ièe à l'intérieur du pays pour fumer les terres, le B. concinnum peut être rencontré à une certaine distance de la mer, mais il disparaît vite et, au Pont de la Rogue, où il est aussi commun que les l'ogonus et Dichirotrichus, il ne quitte jamais le terrain salé, à quelques mètres duquel il a complètement disparu.
La mer ne vient pas tous les jours jusqu'au Pont : néanmoins, j'ai cru remarquer que ce Bembidion, de même que ses voisins, disparaît régulièrement à l'heure de la marée montante. Malheureusement, les circonstances m'ont empêché de compléter mon observation. 11 y a d'ailleurs des faits analogues déjà observés ; et ce fait, s'il n'a pas encore été signalé, n'aurait rien d'extraordinaire (E. Monnot).
42. B. fluviatile Dej. — Vert bronzé, distinct des précédents par la convexité du corps et la forme du thorax, qui est allonge, aussi long que large, rétréci en arrière, avec la gouttière latérale effacée en avant, très étroite en arrière et les fossettes basilaires à peine carinulees. Coloration de B. uslulatum, mais lesélytres, plus étroites et plus longues, plus convexes, à taches orangées plus grandes, plus claires, la basilaire atteignant la deuxième strie et môme parfois la première ; cinquième et sixième stries bien plus fortement ponctuées que chez ustulatum; la septième marquée jusqu'au milieu. Pattes d'un roux testacé ; cuisses souvent un peu brunâtres à la base. Long. 5 1/2 à 6 millimètres.
Bord des eaux ; rare partout.
Bretagne : Vannes, Rennes (Griffi'th). — Maine-et-Loire : Baugé (Millet) ; bords de la Loire (Galluîs) ; Saint-Rémy-la-Varenne (/». du Bui/sson).
43. B. lunatum Duft. — Large, robuste, convexe ; d'un vert bronzé clair; palpes, trois premiers articles des antennes et base du quatrième testacés. Thorax transverse, arrondi sur les côtés, fortement rétréci en arrière; angles postérieurs un peu aigus; fossettes larges et profondes. Élytres à fond plus ou moins brun ou roussâtre, à stries peu profondes, nettement ponctuées
jusqu'au milieu, effacées en arrière et sur les côtés ; septième nulle ; sur chaque elytre, aux deux tiers postérieurs, une tache testacée, allongée, oblique, formant avec l'opposée une lunule interrompue par la suture et n'atteignant pas le bord externe. Pattes testacées. Long. 5 1/2 à 6 3/4 millimètres.
Bord des eaux, sous les pierres, les détritus ; au pied des digues et dans les salines du littoral. Rare.
Larve. — Une description de la larve a été donnée, d'après Schaum, par Fauvel : Faune gallo-rhénane, 1885, p. 166. Voir aussi Perris (Ed.). Insectes dit Pin maritime, 1863, p. 162.
Cette espèce, qui n'est pas signalée de la région armoricaine, a été prise à Honfleur, à Trouville, dans le Calvados, au pied des digues et une fois en grand nombre {Fauvel). il est probable qu'on la rencontrera aussi en Bretagne.
Sous-Genre : Limnaeum Steph.
44. B. nigropiceum Marsh. — Aptère, dessus du corps d'un brun noirâtre ou obscur. Palpes et antennes d'un roux testacé, ainsi que la bouche et les pattes. Tête grosse, convexe ; yeux peu saillants; sillons Irontaux, droits, en forme de larges fossettes. Thorax un peu plus large que long, peu convexe ; ses angles postérieurs droits ; fossettes basilaires peu profondes ; base un peu rugueuse. Élytres planes, en ovale régulier ; stries en forme de sillons lisses, les intervalles convexes ; suture, épipleures et dessus du corps plus clairs. Tibias intermédiaires et postérieurs sinués. Long. 3 2/3 à 4 1/2 millimètres.
Espèce du littoral ; sous les pierres, dans les fentes des rochers, à la limite de la haute mer. Très rare.
Morbihan : Carnac, Arzon {Elphège). Aussi à l'île de Ré et dans le sud de l'Angletene, il y a donc bien des chances de le rencontrer çà et là en Bretagne.
45. B. inustum J. Du Val. — Ailé; brun de poix avec les élytres d'un noir verdâtre foncé. Suture et épipleures roux. Bouches, antennes, pattes et presque tout l'abdomen d'un testacé rougeâtre. Distinct, en outre, du précédent par sa taille plus grande, le thorax presque aussi large que long, les fossettes postérieures limitées par une carène externe très nettes ; les stries des élytres simples, non en sillons, leur ponctuation plus forte, très visibles ; les tibias intermédiaires et postérieurs droits, non sinués. Long. 5 3/4 à 6 millimètres.
Dans les détritus des inondations; souvent au vol, le soir, au bord des ruisseaux. Très rare et très localisée.
< \RABIDLS
Cité d'Évreux, de Paris, de Limoges. Ne nous a été signalé en lile-et-Vilaine que par M. Meuse qui Fa capturé à RenDes, dans la ville même et dans son jardin, au pied des murs (3 exempl. seulement avril-mai, de 1880 à 1890). M. Piel de Churcheville en a également capturé un exemplaire à Nantes (.1. Péneau, Catal. des Coléopt., p. 138).
Sous-Genre : Philochthus Steph.
46. B. obtusum Sturffi. — Dessus du corps d'un noir verdâtre obscur, à peine bronzé. Base des antennes, jambes et tarses d'un roux testacé ; cuisses brunâtres. Thorax presque transversal, à peine rétréci en arrière ; angles postérieurs obtus ; fossettes postérieures arrondies, bien marquées, un peu bistriées. Élytres légèrement convexes, striées, ponctuées ; stries lisses et un peu effacées à l'extrémité, surtout les extérieures, qui sont fines et peu marquées ; sixième et septième presque nulles. Long. 2 1/2 à 3 1/3 millimètres.
Sous les détritus, au bord des mares.
Ille-f.t-Vilaine (de la Godelinais). — Morbihan (Taslé). — Finistère : La Boissière en l'ioujean ; Pennelé en Saint-Martin (Hervé). — Loire-Inférieure : Bords des eaux et parmi les détritus (J. Péneau, loc. cit.). — Mayenne : Couptrain [abbé Nugue). — Anjou : Saumur (Lambert, Gallois) ; Martigné (de Romans). — Orne : Sentilly {abbé Nugue). — Manche : Mortain, Avranches (0. Pasquel).
47. B. guttula Fabr. (fig. 159). — Dessus noir, un peu bronzé, à reflets bleuâtres. Antennes d'un brun obscur, avec le premier article et la base des deux suivants d'un roux
testacé. Thorax arrondi sur les côtés, non rétréci en arrière; base coupée presque droit d'un angle à l'autre ; angles postérieurs obtus ; fossettes bien marquées, bien striées, obliques. Llytres ovales, oblongues, à peine arquées sur les côtés, marquées d'une tache arrondie, testacées aux trois quarts postérieurs ; l'extrémité souvent aussi testacée ; stries bien marquées, lisses et un peu effacées à l'extré- Fia- m mité, la sixième courte, la septième nulle. Pattes BeFabr. fu"a"rè? d'un roux testacé. Long. 2 1/2 à 3 1/2 millimètres. n;,t"re>- Endroits humides ; rare.
Ille-et- Vilaine : Environs de Rennes (L. Bleuse). — Loire-Infeiueure : Endroils humides sous les pierres ; l'hiver sous les mousses et parmi les détritus (/. Péneau, loc. cit.). — Mayenne : Couptrain (abbé Nugue). — Anjou : Sainte-Gemmes {Gallois) ; la Baumette [Millet). — Manche : Avranches, baie du Mont-Saint-Michel (Monnol) ; Coutances (Monnot).
Obs. — Griffith donne cette espèce comme assez commune et répandue dans toute la Bretagne, mais sans indiquer de localités précises.
48. B. Mannerheimi Sahlb. (= hsemorrlioimi Steph.). — Espèce très voisine de la précédente, dont elle diffère par l'absence de tache distincte sur les élytres, celles-ci ovales, arquées sur les côtés, et de même largeur que le thorax dans leur plus grand diamètre. La tête est plus grosse. Le sommet des élytres est souvent testacé et le dessus du corps franchement noir. Long. 2 1/2 à 3 1/2 millimètres.
Endroits froids et humides, sous les feuilles décomposées, surtout en hiver. Très rare.
Obs. — Celte espèce, prise dans le Calvados ^bois de Troarn, dunes de Merville), par M. Fauvel. et dans l'Orne (bois de l'Home), par M. Bedel, n'a pas i!té souvent observée dans la région armoricaine. Elle peut être facilement confondue avec les espèces voisines. Cependant, d'après M. Hervé (Cat des Coléoptères du Finistère, p. 15), elle est très commune à Batignolle en Saint-Martin et au Moulin de Rivoalan en Plouigneau.
49. B. iricolor Bedel. — Noir, brillant; antennes allongées, à articles (3-10) trois fois aussi longs que larges, et à premier article testacé. Thorax transverse, arrondi sur les côtés, ses angles postérieurs obtus. Élytres brunâtres, à reflets irisés, marquées d'une tache subapicale testacée et avec le sommet de cette même couleur ; stries ponctuées régulièrement sur la partie antérieure, les internes encore visibles au sommet ; la septième nulle. Pattes d'un testacé rougeâtre. Long. 4 à 5 millimètres.
Bords de la mer.
Loike-Inférieuhe : Daus un ruisseau desséché, en juillet, à Mauves. Rare. (E. de l'isle, in J Péneau, loc. cit.)
Cette espèce, qui a été prise également dans le Calvados, doit certainement se trouver sur les côtes de Bretagne et de la Manche.
50. B. aeneum Germar. — Un peu déprimé. Bronzé en dessus. Palpes d'un brun obscur. Antennes d'un noir brun, avec le premier article roussâtre. Thorax très court, transversal, échancré derrière les angles postérieurs qui sont obtus ; sa surface alutacée latéralement. Élytres finement striées-ponctuées, stries un peu distinctes à l'extrémité, la septième nulle ; tache postérieure des élytres effacée. Pattes obscures, brunes ou roussâlres. Long. 3,5 à 4,3 millimètres.
Terrains salés du bord de la mer. Très rare.
Obs. — Cette espèce, qui ne peut être confondue avec B. guttula à cause de la forme de la base du thorax, ressemblerait plutôt aux autres espèces du groupe des l'hilochihus ; néanmoins, la réticulation des côtés du thorax et l'absence de septième strie la distinguent suffisamment. Elle n'est citée d'aucune localité de la région armoricaine : jusqu'ici son point le plus méridional semble être Dieppe (Mocquerys). Elle habite principalement l'Angleterre et l'Ecosse. A rechercher en Bretagne.
CA.RABIDES 123
51. B. lunulatum Fourcroy (= riparium 01. et auct. = fuscipes Sleph.). — Dessus du corps d'un noir un peu bronzé. Antennes d'un brun obscur, avec la base plus claire. Thorax court, plus large que long-, légèrement ridé sur le disque, la ba=e visiblement échancrée et très oblique au-dessous des angles postérieurs, qui sont obtus, presque arrondis, peu marqués. Élytres avec une tache arrondie testacée, quelquefois effacée, aux trois quarts postérieurs et l'extrémité, le plus souvent de cette couleur ; stries bien marquées, surtout en avant, effacées en arrière, même les internes; la septième nulle. Pattes d'un roux brunâtre. Long. 3 1/2 millimètres.
Bords des marais, surtout dans les endroits froids.
Obs. — Celte espèce a probablement été confondue avec le B. biguttatum, dont certains auteurs la considèrent comme une variété. — Finistère : Vases près Saint- François en Saint-Martin ; Saint-Didy en Plouigneau ; La Boissière en Ploujean ; commun {Hervé). — Loire-Inférieure : Bords de la Loire et du Cens; lac de Grandlieu ; bords de la mer sous les débris d'algues (</. Péneau,loc. cit.). — Mayenne : M. l'abbé Nugue l'a également capturée à Couptrain.
52. B. biguttatum Fab. (== vulneratum Dej.). — Dessus d'un vert bronzé, parfois un peu bleuâtre sur les élytres. Diffère du précédent par la tache postérieure plus apparente, d'un testacé un peu rougeâtre, ainsi que le premier article des antennes et les pattes ; stries moins fortement ponctuées- striées ; la septième bien accusée en avant par une série de points. Long. 3,5 à 4 millimètres.
Endroits humides; assez commun.
Répandu dans toute la Bretagne (Griffith). — Ille-et-Vilaine : Avril, sous le> feuilles mortes, bois Gallet, forêtde Rennes L. Bleuse). — Morbihan (Taslê). — Finistère : La Boissière en Ploujean; Vases en faceLannuguy Hervé). — Loirk-Inférieure (Pradnl). Endroits bumides (./. Péneau.loh.cit). — Mayenne: Couptrain (abbé Nugue . — Anjou : Bords de la Loire et de la Maine, Angers, la Baumetle, Saint-Jean-de-la- Croix, Marligné, forêt d'Ombrée (Gallois). — Vendée : Très commun, bord des eaux (Ch. Blaud). — Manche: Coutances (Monnol); Bucey (0. Pasquct).
13e Genre: OCYS Steph.
53. 0. harpaloides Serv. (= rvfescens Guér.). — Entièrement d'un testacé ferrugineux, plus foncé sur les élytres qui ont un reflet bleuâtre ou verdâtre, principalement sur les côtés. Palpes et antennes entièrement roux Thorax transversal, ses côtés largement rebordés; fossettes bien marquées; ses angles postérieurs saillants et aigus. Élytres convexes, très finement ponctuées-striées, les quatre premières stries visibles, les autres très peu marquées; le huitième intervalle relevé en pli au sommet ;
un seul pore enfoncé sur le troisième intervalle, près de l'extrémité. Pattes et dessous du corps d'un testacé ferrugineux. Long. 4 à 5,5 millimètres.
Sous les écorces des vieux saules du bord des eaux ou dans les inondations.
Ille-et-Vilaine (de la Godelinais). Environs de Rennes, sous les pierres, en janvier (L. Bleuse). — Morbihan : Vannes (Grifjiih). — Finistère: La Boissière en Ploujean ; Pennélé, Kéryven en Saint-Martin ; Castel-.Vlen en Taulé ; pointe de Barnerez en Plouezoc'h. Plus commun au pied des falaises des bords de la mer {Hervé). — Loire- Inférieure : Bord de la Loire ; lac de Grandlieu ; Thouaré, Bourgneuf, la Haie-Fouassière (E. del'lsle) ; bords du Cens (Piel de Churcheville), (in. Cat. des Coléopt., Péneau, p. 139). — Mayenne: Couplrain {abbé Nugue). — Anjou : Rare (Gallois).
— Manche : Coulances, Cherbourg (Alonnot) ; Gouville (abbé Pasquet).
54. 0. quinquestriatum Gyll (=pnmiïio Serv.). — Brun obscur ou verdâtre bronzé. Thorax transversal, à côtés largement rebordés ; ses angles postérieurs obtus et émoussés. Antennes entièrement testacées. Élytres variant du bleu verdâtre au ferrugineux obscur; fortement ponctuées-striées; les cinq premières stries visibles, la cinquième moins marquée que les autres ; les extérieures nulles. Un seul pore sur le troisième intervalle vers le sommet ; huitième intervalle relevé en pli à l'extrémité. Dessous et pattes d'un brun ferrugineux. Long. 3,3 à 4,3 millimètres.
Sous les écorces, dans les jardins ou dans le feuillage des petits arbres.
Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith), juin à septembre, sous les lichens des arbres ; mais, le plus souvent, sous une cage à élevage de chenilles. Rennes (L. Bleuse). — Morbihan : Vannes (Griffith) ; Lorient (Rémy).— Finistère : Près de la gare enSainl- Martin : très rare (Hervé). — Loire-Inférieure : Lac de Grandlieu ; bords du Cens et de la Sèvre (Piel de Churcheville) ; Basse Goulaine (E. de l'isle) ; Nantes (/ Péneau).
— Anjou : Rare: Sainte-Gemmes [Gallois) ; Marrigné-Briand (de Romain). — Manche : Coutances (Monnot) ; Mortain, rare (0. Pasquet. — Orne : Villedieu (abbé Nugue).
14e Genre : TAGHYS Steph.
Ce genre, très voisin des Bembidion et des Ocys, est composé d'insectes de très petite taille, vivant, soit parmi les détritus, soit au bord des eaux, ou bien encore sous les écorces des conifères.
Les Tachys ont pour caractères principaux : striole scutellaire nulle ; sommet de la strie suturale contourné et revenant en avant. Les caractères sexuels varient légèrement suivant les groupes.
CARABIDES 125
IBase du thorax coupée obliquement vers les angles postérieurs et ne s'appliquant pas exactement contre la base des élytres, qui est rebordée depuis l'angle humerai jusque près du pore scutellaire. Tarses antérieurs des § à
f premiers articles dilatés -
[ Base du thorax rectiligne d'un angle à l'autre. Report basai
\ des élytres ne dépassant pas le premier tiers externe. . . 3
i Thorax et élytres concolores d'un brun fauve T. bistriatus. Tête et thorax noirs ; élytres jaunes, rembrunies à la base et souvent au sommet T. scutellaris.
i Retour de la strie suturale rapproché des côtés 6
Retour de la strie suturale à égale distance de la suture et du bord externe. Tarses antérieurs de $ simples ... i
! Élytres noires, à quatre taches très vagues ; trois stries dorsales lisses, la troisième limitée à son extrémité par . les pores dorsaux T. sexstriatus.
Élytres avec quatre stries au moins 5
Élytres sans taches, à stries presque lisses ; pattes entière-
E \ ment rousses T. parvulus.
° i Élylres à quatre taches fauves; base des cuisses ordinairement rembrunie T. quadrisignatus.
Élytres alutacées, déprimées, à stries obsolètes et lisses.
Sillons frontaux superficiels (Tachyta Kirbyj. Insecte
\ noir. Chez les $ articles 1 et 2 des tarses antérieurs
6 dilatés sur le côté T. nantis.
I Élytres polies, à stries internes et sillons frontaux bien [ accusés. Insecte d'un roux vif. Tarses antérieurs des $
simples T. bisulcatus.
1. T. nanus Gyll. — Déprimé. D'un noir plombé. Base des antennes et pattes d'un brun roussâtre; cuisses plus foncées. Sillons frontaux superficiels. Thorax court, transversal, à peine rétréci en arrière ; angles postérieurs droits, saillants. Élytres alutacées, déprimées ; stries lisses, les quatre premières seules assez distinctes, la première entière, les autres effacées en arrière, la huitième fortement marquée postérieurement ; partie recourbée de la première strie assez longue, légèrement sinueuse, se dirigeant fortement en dehors, très rapprochée du bord externe, offrant un petit pore vers sa base ; deux autres petits pores enfoncés, le premier à peu près au quart antérieur de l'élytre, le second sur le troisième intervalle, à peu près aux trois quarts. Long. 3 millimètres.
Par groupes, sous l'écorce des pins abattus, dans les galeries des Xylophages, dont sa larve mange les restes.
Larve. — Nous donnons ici, d'après Perris (Ami. Soc. En. 1872, p. 175) les principaux caractères de la larve du T. nanus \fig. 1*0).
Longueur 4 millimètres. Subdéprimée, longue, linéaire, légèrement dilatée au milieu de la longueur; pourvue en dessus, en dessous et sur les côtés, de poils de différentes longueurs.
Tête déprimée, subcornée, un peu plus longue que large, presque droite sur les côtés; marquée en dessus de deux sillons longitudinaux parallèles; testacée, avec le bord antérieur un peu plus foncé. Epistomeet labre soudés, formant an bord antérieur trois ou plutôt cinq dents. Mandibules testacées, fortes, longues, en faucille, armées vers la b;ise d'une dent triangulaire. Antennes longues, de quatre articles, dont le troisième porte extérieurement un petit article supplémentaire. Près de leur base, se trouvent six ocelles, rangés trois par trois sur deux lignes transversales.
Thorax de la largeur de la tête, de trois segments, le premier roussâtre, plus grand que chacun des deux autres, qui sont blanchâtres. Chacun de ces segments porte une paire de pattes terminées par deux ongles égaux.
Abdomen blanchâtre, charnu, de neuf segments, muni chacun d'un mamelon rétractile en dessus et en dessous, et, de chaque côté, d'un petit bourrelet. Le dernier segment terminé par deux longs appendices uniarticulés en forme de demi-cercles.
La nymphe est blanchâtre et ne présente pas de caractères particuliers.
La larve est délicate, ennemie de la lumière ; elle
vit d^s excréments et des dépouilles laissés par les
d-apresFER- iarves (je Xylophages (Hylurgus et Tomicus). Elle
ressemble à celle du Plegaderus discissus, mais elle
est beaucoup plus agile et s'en distingue surtout par la forme
des appendices anaux.
La transformation a lieu sur place; l'insecte parfait hiverne sous les écorces, où on le rencontre parfois en assez grand nombre.
Mohbihan : Rare (Tasle) ('). — Loire-Inférieure : Un exemplaire à Basse-Goulainc (Piel de Churcheville, in J. Péneau, loc. cit.) — Anjou : Rare [Mme de Bu&elet) ; Bau^é (Gallois).
2. T. scutellaris Steph. — Tète et thorax d'un brun obscur. Antennes à peu près de la longueur de la moitié du corps, brunes, avec ta base testacée. Thorax légèrement transverse.
(1) D'après Griffilh, qui ajoute : « nu bord des eaux, probablement re'pandu dans toute la Bretagne ». Cette; réO xion laisserait croire qu'il a confondu cette espèce avec une autre, quoiqu'elle soit assez facile à reconnaître.
CARABIDES 127
Élytres d'un jaunâtre très pâle, allongées, ayant deux grandes taches communes brunes ou obscures la première, triangulaire à la base, la seconde plus grande, arrondie, postérieure ; stries légères et obsolètes ; la partie recourbée de la première fortement contournée en crosse et terminée au second pore sétigère, le premier étant placé sur la troisième strie, un peu avant le milieu. Pattes testacées, cuisses un peu brunâtres. Long. 2, 5- 2,6 millimètres.
Dans les marais ou les pâturages salés ; par places, rare.
Ille-et-Vilaine : (de la Godelinais) (}) ; Saint-Malo iBedel). — Morbihan : Vannes (Grif/ilh) ; Lorient (Bémy). — Finistère : Santec en Roscoff, très rare (Hervé). — Loire Inférieure : Le Croisic {de Wouilt). Anciens marais, salants du Bourgneuf (J. Péneau, lue. cit.). La var. atratus Costa, à Montoir-sur-Bretagne (Piel de Ghurcheville) . — Vendée (</. Du Val). — Manche : Candies; très commun (abbé Pasquét).
3. T. bistriatus Dut't. — Dessus du corps d'un brun ou roussâtre plus ou moins clair. Antennes et thorax comme chez le précédent. Élytres oblongues, peu convexes ; stries légères et obsolètes, lisses, les deux premières peu distinctes; partie recourbée de la première parallèle à la suture, et terminée par deux pores sétigères ; un troisième pore sur le quatrième intervalle, au tiers antérieur de l'élytre. Pattes d'un testacé pâle, parfois légèrement teinté de brunâtre antérieurement. Long. 2 millimètres.
Bord des eaux, sous les pierres, les détritus.
Commun dans toutes les régions de l'Armoriquc. — Mayenne : Couptrain (A. Nuyue) La var. gregarius Chaud. — Détritus d'inondations de h Loire au Loroux-Botte-
reau (E. de l'Isle, in J. Péneau, Cat. des Coléopt. de la Loire-Inférieure 1906). La var. testaceus Motscli. — Thouaré ; anciens marais salants du Bourgneuf (J.
Péneau, loc. cit.)
4-. T. parvulus Dej. — Dessus du corps noir. Palpes et labre testacés. Antennes à peu près de la longueur de la moitié du corps, d'un brun roux, leurs trois premiers articles testacés. Sillons frontaux légèrement bicarénés de chaque côté auprès des yeux. Thorax presque carré, un peu plus rétréci en arrière. Élytres ponctuées-striées, les quatre stries internes très profondes, les extérieures etîacées; partie recourbée de la première strie presque parallèle à la suture, un peu courbe, offrant un pore pilifôre vers son milieu ou sa base. Pattes testacées. Long. 1 3/4 à 2 millimètres.
(1) En l'absence d'indication précise, nous émettons des doutes sur la validité de cette citation, à moins qu'il ne s'agisse d'une localité maritime.
Bord des mares, sous les détritus, au pied des plantes, etc. Rare.
Ille et-Vilaine (de la Godelinais). — Finistère : Environs de Morlaix ; Saint- Jean-du-Doigt, très rare {Hervé). — Loire-Inférieure : Détritus d'inondations de la Loire à Mauves, Oudon, Nantes (Piel de Churcheville ; delà Roche Macé; Dominique: J. Péneau, toc. cit.). — Anjou (Mme de Buzelct; Sainte-Gemmes (Gallois).
5. T. quadrisignatus Duft. [ftg. 141). — Corps noir; base des antennes et pattes testacées; cuisses parfois brunâtres au milieu. Thorax presque carré, légèrement rétréci en arrière. Espèce
facile à reconnaître à ses élytres marquées chacune de deux taches testacées, la première vers l'angle humerai, la seconde aux deux tiers postérieurs, arrondie à égale distance de la suture et du bord externe ; partie recourbée de la première strie offrant un pore enfoncé dans son milieu, et terminée par un autre; deux autres pores enfoncés Fig. i4i. sur le troisième intervalle ou la troisième strie.
Taéhys quadHsi- sur les deux premiers tiers de l'élytre. Long. gnatus Duft. 2, 2 à 2,5 millimètres. Bord des rivières ; rare.
Ille-et-Vilaine (de la Godelinais). — Anjou : Bords de la Loire, sur les grèves, rare ; Sainte-Gemmes (Gallois).
6. T. sexstriatus Duft. (= angustatus Dej.). — Forme, couleur et taille du précédent. Élytres ovales, oblongues, peu convexes, unicolores ; stries ordinairement à peu près lisses, les trois internes bien marquées, raccourcies en avant et en arrière, excepté la première, qui est entière postérieurement ; la troisième est limitée par les deux pores pilifères dorsaux ; les autres entièrement nulles Dessous noir. Cuisses ordinairement d'un brun obscur, leur extrémité, les jambes et les tarses d'un roux testacé. Long. 2,3 à 2,6 millimètres.
Cité d'Ille-et-Vilaine (de la Godelinais), mais cette indication aurait besoin d'être vérifiée. L'espèce semble méridionale.
7. T. bisulcatus Nicoiaï (== Focki Humai). — Dessus du corps en entier d'un testacé rougâtre. Antennes plus courte que la moitié du corps, d'un te-tacé pâle. Thorax carré; ses angles postérieurs droits, saillauts. Élytres convexes, larges, courtes, ovales; stries fortement ponctuées; la première forte et entière, la seconde bien marquée, mais effacée postérieurement, les troisième et quatrième encore assez distinctes, mais plus courtes, les autres effacées ; partie recourbée de la première strie assez
CARABIDES 129
longue, légèrement sinueuse, dirigée en dehors, avec un petit point enfoncé à la base. Long. 2,5 à 3 millimètres.
Sous les pièces de bois posées sur le sol, au bord des eaux ou avec les Fourmis ; souvent au vol, par les temps orageux (B.edel). Très rare.
Cité de Hontleur Bedel). Ni Griffith, ni Gallois n'en font mention dans leur- Catalogues. A rechercher en Bretagne.
15" Genre : PERILEPTUS Caslelnau.
(Blemus Schaum.)
Ce genre, par la forme du dernier article des palpes maxillaires, mince, étroit et allongé, établit la transition entre les Bembidlon et les Tr échus. Il ne comprend qu'une seule espèce française.
1. P. areolatus Creutz. (fig. '142). — Allongé, très déprimé, finement pubescent. Base des antennes et pattes d'un roux testacé. Tête marquée de quelques points eu arrière, sur les côtés. Thorax cordiforme, à angles postérieurs aigus, saillants. Élytres allongées, presque parallèles, d'un testacé ferrugineux, avec la base autour de l'écusson, l'extrémité et le rebord latéral brunâtres ; à cinq stries internes, larges, ponctuées; „ Fia- U2 . \ . «..-,... Pertieptus aréo-
les externes plus ou moins eiiacees ; interstries . /a<u« d-eutz ;
avec une série de points très tins. Sons l'avant- d'après nature, dernier article des tarses antérieurs, une épine forte et un peu recourbée. Long. 2 millimètres.
Chez les <5 •> les deux premiers articles des tarses intermédiaires dilatés.
Au bord des eaux courantes, sous les pierres, les cailloux ou dans le sable ; généralement rare.
Morbihan : Vannes [Griffith). — Loire-Inférieurf, : Sable humide au bord de la Loire ; Basse-Goulaine, Thouaré, le Cellier, rare (E. de L'Ile, in J. Pé.\eau, loc. cit.). — Anjou : Dans le sable, au bord de la Loire, très rare ; Pont-Barré, Sainte-Gemmes (Gallois).
16u Genre : AËPUS Samouelle.
Les espèces de ce genre, très remarquables par leu: s mœurs, sont de très petite taille, d'un testacé clair et vivent exclusivement au bord de la mer, sous les pierres complètement recouvertes par la marée.
130 FAUNE ENTOMOLORIQUE ARMORICAINE.
Les Aëpus ont pour caractères principaux :
Pas d'ailes membraneuses sous les élytres. Dernier article des palpes maxillaires en cône très pointu. Yeux très petits. Mandibules saillantes, dentées. Élytres ne couvrant pas entièrement l'abdomen ; une épine sous-tarsienne aux tarses antérieurs.
Le genre comprend deux espèces françaises.
Thorax déprimé, à ligne médiane profondément sillonnée. Élytres longues, parallèles, marquées sur le milieu d'une série de pores
à soies très courtes A. marlnus.
i Thorax convexe, sans ligne médiane hien tracée. Élytres assez courtes, un peu élargies en arrière, portant sur le milieu deux ou trois pores assez gros à soies longues A. Robini.
1. A. marinus Strôm. (= falvescens Sam.). — D'un jaune testacé, plus pâle en dessous. Thorax cordiforme ; angles postérieurs presque droits. Élytres oblongues, parallèles, à stries effacées, leur extrémité coupée presque droit. Épine soustarsienne longue et recourbée. Long. 2 millimètres.
Bords de la mer, à marée basse, sous les pierres isolées et submersibles.
Vendée : lie de Noirmoutier (Audouin).
2. A. Robini Lab. (fig. 145 . — D'un jaune d'ocre, plus pâle en dessous. Thorax cordiforme ; angles postérieurs presque
arrondis. Élytres oblongues, ovalaires, avec une tache brunâtre, diffuse, vers la base ; leur extrémité arrondie. Épine sous-tarsienne droite et moins longue. Long. 2 millimètres.
Bords de la mer, dans les mêmes conditions que le précédent. Vit par familles.
Ille-et-Vilaine : Paramé(rf« Brossay); Cancale(/J. Ob'rthur).
— Finistère : Morlaix (du Brossay) ; Brest, anse des Gardes-
>9' ' ; t marines, très commun (Cuquerel, 1849); Dorduff-en-Mer ; Kérarmel
^"prts naSe.da" en PI ou ez oc' h ; Le Front en Carantec ; Roscoff. Sur les grèves
maritimes vaseuses, sous les pierres, dans les anfractuosités des rochers (Hervé). — Côtes du-Njrd : Anse de Saint-Martin, près Saint-Brieuc (du Brossay), en compagnie de Micralymma brevipenne ('). — Loire-Inférieure : Le Croisic, sur les grèves recouvertes par la marée, sous les pierres après le reflux (de Woutlt) ; Pornic" (Soc. franc, d'entomol.) ; Le Pouliguen (E. Gaultier). (In .1. Peneau, Catal. des Coléopt., p. 140). — Manche : Saint-Waast la Hougue. Gatteville (Fauvel) ; île de Tatihou, rochers de granit 0. Pasquet) — Vendée : Noirmoutier (Fauvel) ; La Bîrneiïe (Fauvel) ; Jersey (Sainte-Claire- Deville).
Obs. — 1° V Aëpus Robini ne se rencontre que sous les pierres fortement adhérentes au sol. dans les endroits recouverts d'un gravier grossier et toujours en dessous de la limite des marées, ou bien encore dans les fentes de rochers, larges et remplies
(1) Voir : Feuille des Jeunes Naturalistes, 12e année, 1882, u° 1 ï6, page 44.
CAR VBIDES
de gravier grossier, laissant des intervalles qui lui permettent de courir, pourvu que ces rochers soient recouverts à chaque marée ou même qu'ils soient placés assez loin pour n'être à sec que pendant deux ou trois heures ; on ne le trouve, pas dans les fentes remplies de sable pur. Ces insectes ne sortenl de leurs retraites que lorsque le sol commence à être moins humide et ils courent alors sur le sable avec la plus grande vitesse.
Des expériences qui ont été faites sur ces curieux insectes, il semble résulter que leur existence est entièrement dépendante du phénomène de la marée. Ils demeurent engourdis sous l'eau (l'auteur de l'article les a gardés ainsi 18 heures), tant que la mer est haute; ils ne sont actifs que lorsqu'elle sa retire et que les rayons du soleil les réveillent de leur engourdissement.
Une longue controverse s'e^ élevée au sujet de leur respiration. L'auteur a observé que VAëpus emporte au fond de l'eau une provision d'air considérable dans ses élytres. Son abdomen est, très aplati et. il est pr.vé d'ailes; ses élytres conservent cependant une certaine mobilité ; au moment, d'entrer sous l'eau, il les soulève et l'on voit une bulle d'air se fixer à leur partie inférieure.
Pour arriver à ce résultat, il utilise les poils très longs, épars sur ses élytres ; deux poils surtout, flont la longueur égale presque celle de l'élytre, sont placés à l'extrémité de celle-ci. Ils sont très fragiles par suite de leur extrême délicatesse et tombent souvent sur l'insecte mort.
La provision d'air qu'il conserve ainsi, autour de lui, suffit pleinement à sa respiration ; lorsqu'elle est consommée, il tombe dans un état de torpeur et d'engourdissement qui ne cesse qu'au moment où la mer se retire (Ch. Coquerel, Ann. Soc. ent. />•., 1850, p. 529).
Larve. — Voici, d'après le même auteur (/oc cit.), une description succincte de la larve de l' Aëpns Roblni (ftg. 144) :
La larve de VAëpus se trouve dans les mêmes localités que l'insecte parfait et vit de la même manière. Comme ce dernier, elle ne présente aucun appareil respiratoire aquatique, mais les longs poils dont elle est couverte font supposer qu'elle respire, comme lui, à l'aide des bulles d'air qui s'y attachent. Elle est très agile et très remarquable par la grandeur de sa tète et de ses énormes mandibules. Elle est un peu plus grande que l'insecte parfait.
Tète énorme, égalant plus du quart de la longueur totale, très aplatie, cornée, d'un brun rougeàtre. Antennes parallèles aux mandibules, de quatre articles, dont l'avant- dernier, très grand, présente à son côté externe un petit article supplémentaire (*). Mandibules très fortes, pointues, recourbées, tranchantes, armées d'une dent pointue très forte à leur partie interne.
Thorax aplati, corné, échaucré pour recevoir la tète, un peu rugueux, ses angles arrondis, munis, ainsi que les deux autres
Fig. 144.
Larve de VAëpus Robini.
(1) Ce caractère, que le Dr Ch. Coquerel croyait particulier au génie Acpus, a été observé par Perris. ains-i que nous l'avons vn, sur la larve du Tachys nantis et nous le retrouverons plus tard chez la larxe d'un Dromius. Il manque chez I* Calatlius gallicut (Laboulbène).
segments thoraciques, de pattes robustes, armées de forts crochets.
Abdomen de neuf segments blanchâtres, rebordés, garnis de longs poils ; le dernier présentant une plaque coupée transversalement et s'avançant au milieu de deux appendices blanchâtres, assez consistants, un peu recourbés, garnis de longs poils.
D'après M. Coquerel, les stigmates du dernier segment abdominal sont remarquables par leur grandeur ('). Néanmoins Perris [Afin. Soc. eut., 1862, p. 178) estime qu'il y a là une erreur véritable, puisque les larves de ce groupe ne portent jamais de stigmates sur le neuvième segment abdominal.
17e Genre : ANILLUS J. Du Val.
Genre de transition entre les Bembidion et les Trechus et remarquable par l'absence d'yeux, conséquence naturelle de sa vie passée dans l'obscurité, sous les grosses pierres.
1. A. caecus .T. Du Val (fig. 143). — Entièrement testacé ou un peu roussâtre. Ressemble à un Bembidion, mais privé d'yeux. Antennes pubescentes, à articles un peu épaissis (moniliformes). Mandibules saillantes, très aiguës : la ..„ ' , droite année d'une forte dent au côté interne,
Amllus cœcus A. r
du vai {d'après la gauche au contraire présentant une echancrure correspondante. Thorax subcordiforme. Élvtres couvertes d'une pubeseence fine, dense, à peu près parallèles, irrégulièrement et finement ponctuées, les deux premières stries ordinairement assez distinctes ; sommet des élytres lisse. Long. 1,5-2, 2 millimètres.
5 Taille plus forte ; tête plus grande ; mandibules assez fortement carénées en dessus.
Anjou : Montreuil-Belfroy (Fauvel).
1kc Genre: TRECHUS Clairville.
Ce genre, nombreux et polymorphe, présente les formes et les habitudes les plus variées, depuis les espèces habitant le bord des eaux et vivant à la lumière, jusqu'aux espèces hypo-
(1) Westwood, en décrivant la larve de Mir.ralymma brevipenne, Slaphylinide qui a Ip.s mêmes habitudes que L'Aëpus, a, suivant Labotilhène, été induit en erreur et aurait décrit, tans s'en douter, la larve de l'Aëpus (Conf. Ann. Soc. ent., 1858, p. 83).
CARABIDES jX;
gées et cavernicoles, aux formes -aberrantes, chez lesquelles les yeux, devenus inutiles, ont fini par disparaître
Les Trechus de notre Faune sont tous épigés et par suite poules. Le dernier article des palpes est un peu plus petit et aussi épais à sa base que le précédent, en cône allongé très aigu. Ils ont d ailleurs la forme générale des Bembidion
Les 6 ont les deux premiers articles de leurs tarses antérieurs dilatés et prolongés intérieurement.
l l'as d'yeux onn. ,, ,,, ,
yeux. Strie suturale des élytres contournée à
extrémité et revenant en avant 9
1 Élytres finement pubescentes ; partie contournée de 2 > la strie saturale revenant dans la direction delà
I troisième strie o
Élytres Cabres
I Tliorax finement pubescent. Élytres unicoldres ,1
o ) stries lisses . . ,
0 \ T. , , ,:,, , /. micros.
I borax glabre. Elytres a tache transversale d'un noir
f bleuâtre : stries ponctuées j discUs
1 Rebord basilaire de élytres continu entre l'épaule et
^ l'écusson; strie suturale réunie à la troisième par
■* < le sommet ■•• ,
I Rebord basilaire dos élytres. Cessant entre' les' troi'- ' °'"J °'
\ sième et cinquième interstries 5
^ Angles postérieurs du thorax émoussés et très obtu>.
5 -, Angles postérieurs du tliorax droits ou aigus. Strié suturale réunie à la cinquième au sommet .... y. fulvus.
Tliorax très rétréci en arrière; ses angles postérieurs arrondis, à peine marqués (Epaphius Leacli). Dernier pore du troisième intervalle situé au-dessus de la crosse apicale T secalis
6 ( Thorax à peine rétréci en arrière ; ses angles postérieurs marqués. Dernier pore sétigère du troisième intervalle compris dans la crosse apicale f. quadri&triatus
Elytres plus ovales, stries imponctuées ; les trois premières seules visibles yar obtusus
Sous-Genre : Thalassophilus \Yollast.
1. T. longicornis Sturm. (=UtloralisDei.).— Allongé, testacé; verl ou obscur. Yeux très petits, plus courts que les tempes Antennes aussi longues que la moitié du corps. Thorax cordi- Eorme, ses angles postérieurs presque droits. Élytres allongées parallèles, à épaules saillantes ; le rebord basilaire continu' entre l'épaule et l'écusson ; a slries ponctuées; les trois premières plus profondes ; la suturale et la troisième réunies au somi Long. 3 3/4 millimètres.
Berges des rivières et marais, sous les pierres, etc. Très rare.
Anjou : Sainte-Gemmes [Gallois], dans les détritus des inondations.
134 FAUNE ENTOMOI.OGIQUE ARMORICAINE.
.Sous-Genre : Trechoblemus Ganglb.
2. T. micros Herbst. (= rubens Duft.). — Allongé; d'un roux testacé. Antennes aussi longues que la moitié du corps. Thorax cordiforme, finement pubescent; angles postérieurs droits, très pointus. Élytres en ovale allongé, finement pubescentes, d'un roux uniforme, quelquefois une tache commune plus foncée •i stries fines et lisses ; ponctuation des intervalles serrée. Long. 4 millimètres.
Endroits humides, sous les pierres, dans les caves, les égouts ; sons les détritus d'inondations. Très rare.
Finistère : Morlaix [Hervé) ? — Loirk- Inférieure : Thouarë ; Saint-Julien-ile- Concelles; Confie [J. Péneau, loc. cit.). — Anjou : Assez rare (Gallois). — Manche : [abbé Pasquet).
Sous-Genre : Lasiotrechus Ganglb.
3. T. discus Fabr. (= Mariae Hemmel). — Allongé, d'un roux testacé. Antennes filiformes, plus longues que la moitié du corps. Thorax g'abre, à angles postérieurs aigus. Elytres pubescentes, d'un roux testacé, avec une tache transversale d'un noir bleuâtre, après le milieu ; stries ponctuées. Long. 5 millimètres.
Bords des rivières et des marais, sous les détritus, dans- les grottes.
Bretagne : Très rare, sans aucune indication de localité (Griffith).
Sous- Genre : Trechus str. s.
(Phanerojihthalmus Motsch.)
4. T. fulvus Dej. (= lapidosus Daws). — D'un roux testacé. Tempes assez longues. Antennes testacées, à deuxième et quatrième articles égaux. Thorax assez large, ses angles postérieurs rectangulaires. Élytres en ovale oblong, à stries complètes, la suturale et la cinquième géminées par le sommet. Pattes testacées. Long. 5-6 millimètres.
Bords de la mer ; aussi dans les grottes. Très rare.
Bretagne : Surtout au bord de la mer, immergé à la marée haute. — Finistère : Sous les pierres reposant sur les vases de la rivière de Morlaix, dans sa partie maritime [Hervé).
5. T. quadristriatus Schrenk (= minutus Fab. = rubens Glairv.). — Oblong, un'peu déprimé. D'un brun rougeâtre, plus clair sur les élytres, noirâtres sur la tète et en dessous; pattes et
CARABIDES
antennes testacées, ces dernières ayant le deuxième article plus court que le quatrième. Thorax transversal, à peine rétréci en arrière, ses angles postérieurs marqués. Élytres oblongues, à stries finement ponctuées, les quatre premières visibles, la cinquième à peine marquée, bord externe et épaules plus claires. Long. 3 1/2l 3/4 millimètres.
Répandu partout, principalement sous les mousses.
Fig. UG
Trechus obtusus Fr.; d'ap. nature.
Var. obtusus Erich. fig. 146). — Diffère du type par i'ànsence d'ailes sous les élytres, les angles postérieurs du thorax presque arrondis, les élytres plus ovales, les stries imponctuées, effacées à partir de la troisième. Se trouve avec le type, mais plus rare.
Type : Morbihan [Taslè). —Finistère : Commun (Hervé).— Loire-Inkérieuhe : Bouguenais ;/. Péneau) ; La Chapelle-sur-Frdre (Piel de Churrheville). — Anjou : Très commun (Gallois): environs d'Angers (Gust. Abot). — Manche : Coulances (Monnot) ; Duccy, Lingreville 0. Pasijuel).
Variété : Finistère : Commun. Ces deux espèces se prennent sous les débris végétaux, les mousses, les pierres. — Mayenne : Couptrain (A. Nugue).— Anjou : Dans le détritus des inondations, Sainte-Gemmes [Gallois). — Manche : Coulances [Monnot : Ducey, Mortain (0. Pasquel).
6. T. secalis Payk. — Pas d'ailes. D'un roux ferrugineux, brillant. Bouche, antennes et pattes testacées. Thorax convexe, arrondi sur les côtés et aux angles postérieurs, très rétréci en arrière. Élytres ovales, oblongues, courtes, convexes, a stries formées de gros points enfoncés, peu profondes, sauf la suture. Long. 3-4 millimètres.
Bord de s eaux, sous les pierres ou au pied des arbres. Très rare.
Moiibihan (Taslê). Sans autre indication.
19» Genre : PATROBUS Stephens.
Chez les Patrobits, insectes de taille moyenne, habitant les régions plutôt froides et septentrionales, dans le voisinage des eaux, la strie suturale ne fait pas de retour en avant et le dernier article des palpes est un peu plus long que le précédent et légèrement tronqué au bout, presque acuminé.
11 n'est représenté, dans notre Faune, que par une seule espèce.