‹ ColéoptèresChapitre 26 sur 67 · P. excavatus Payk (fig. 147)(= alrorufvs · texte numérisé non relu

P. excavatus Payk (fig. 147)(= alrorufvs

Stroem = rufipe& Duft.). — Déprimé, glabre, dun ,.toi ^7.

noir luisant; bouche, antennes et pattes rou- patrobus exca-

geâtres. Aptère. Vertex creusé en arrière d'un «uusPayk.

sillon profond et ponctue. Antennes longues, atteignant au moins la moi Lié du corps ; les articles un et deux seuls glabres ; le troisième presque aussi long que les deux premiers réunis. Thorax cordiforme,'très rétréci à la base, qui est creusée de deux larges fossettes ponctuées et limitées de chaque côté par un pli distinct du bord latéral. Élytres à huit stries complètes et une striole scutellaire, ponctuées ; pas de repli à la base. Long. 8 1/2 millimètres.

5 Deux premiers articles des tarses antérieurs dilatés. Bords des rivières et des marais, sous les pierres, les écorces des saules ; aussi dans les détritus d'inondations.

ILLÈ- ET -Vilaine : \de la Godelinais). — Anjou: Très rare; Combrée (Rochaid) ; lie de Blaisou (de la^Perraudière el de Romans). — URNE : Saint-Ortaire, près Bagnoles (Sédillot).

Obs. — 1" La citation du P . septentrion is Schœnb.-Dcj. d'Ille-et-Vilaine (de la Godelinais) a besoin d'être contrôlée avant d'être admise : les deux espères son tellement voisines, qu'une erreur à été très possible ;

±' Les larves des Patrolms ont été étudiée.- par Schiçdte (Nat. Tids., 1667 .

20e Genre : NOMIUS Laporte.

Une seule espèce avec laquelle de Castelnau créa le genre, en 1834.

1. N. pygmœus Dejean (= graecus Lap.). — Taille et faciès analogues à ceux du Pogonus littorales, mais plus étroit ; allongé, glabre, luisant, entièrement d'un brun châtain; antennes pubescentes dès la base, leurs articles deux et quatre-dix moniliformes. Sillons frontaux superficiels, courts, ponctués; derrière les yeux, une impression transversale ponctuée. Thorax subcordiforme, portant trois pores sétigères sur la partie antérieure de la gouttière latérale ; rebord latéral denté près de l'angle postérieur, qui paraît ainsi armé de deux dents superposées égales; base et sommet densémenl frangés de soies courtes. Elytres à* sept stries nettement ponctuées, avec un léger pli vers le sommet. Épipleures à bords tordus et entrecroisés vers leur sommet. Long. 7 millimètres.

Obs. — Celte espèce, suivant l'expression de M. Faûvel, est eh France « une de nos curiosités ent'»nolog,iques ». L'insecte a été pris une t'ois, au vol, à la gare de Fontainebleau, et il en a été repris un autre dans les montagnes de l'Àriège. Il est aussi rare dans le reste de l'Europe, mais plus répandu dans l'Amérique du Nord. Ses mœurs sont inconnues, mais lout porte à croire qu'il vit sous terre et ne sort guère que la nuit. D'après le Dr Le Conte, il répand, quand on l'inquiète, une odeur désagréable el relativement très forte.

CARABIDES

21° Genre : POGONUS Nicolaï.

Les Pogonus de la région armoricaine sont essentiellement marins et ont les mêmes habitudes que les Cillenum, Aëpus, surtout le Bembidium concinnum et le Dicliirotrichus puhescens. Us ont le dernier article des palpes tronqué et le rebord latéral de l'élytre prolongé à la base jusqu'à l'écusson.

5 Les deux premiers articles des tarses antérieurs dilatés, le deuxième en dedans seulement.

9 Le dernier segment de l'abdomen porte quatre pores sétigères, les deux du milieu séparés par une légère impression.

Corps allongé. Dent du menton longue. Antennes et pattes V testacées (sous-genre : Poconistes Chaud). Thorax et.

1 élytres bronzés P. gracili-s.

I Corps allongé. Dent du menton comte. Thorax toujours don

bronzé métallique -

. Élytres jaunâtres sans reflet bronzé, sauf les stries qui sont

2 ' légèrement métalliques. Corps large : . . . P. luridipennis .

Élytres d'un bronzé obscur 3

. Stries des élytres entières, bien marquées jusqu'à l'extrémité ;

i antennes d'un bronzé obscur P. littoralis.

Stries des élytres effacées à l'extrémité 5

Thorax subcordiforme, nettemcnl rétréci à la base, Pattes

5 rougeàtres P. chalceus.

Thorax simplement sinué à la base et médiocrement rétréci. . P. riparius.

1. P. luridipennis Germar. (fig. 448). — Tète et thorax d'un vert bronzé brillant. Antennes, palpes et pattes testacés. Thorax court, fortement arrondi sur les côtés ; sa base ponctuée, ainsi que les fossettes, qui sout larges et profondes. Élytres larges, un peu ovalaires, d'un testacé pâle, sans reflet bronzé bien marqué, excepté dans les stries, qui sont fines et ponctuées. Long. 7,5-8 millimètres.

Plages maritimes, sous les détritus rejetés par la marée ; dans l'intérieur des terres, au bord des marais salants. Fig. m.

Pogonus luridipennis Germ.

Ille-et-Vilaine : Cancale (R. Oberthiir). — M wr.in. : Carolles, Pontaubault, commun (abbe Pasquet . — Loire-Inférieure : Environs de Balz et du Croisic. salines, RR. (de Lapouge, in fitt.).

Obs. — t" Au Pont de la Roche, près Coutances, OÙ se trouvent en immenses quantités !e B. concinnum, le Pogonus chalceus, et Dicliirotrichus pubescens, jamais M. Monnot n'a rencontré le /'. luridipennis, pas plus que sur la côte jusqu'à Gouville ;

2° Le P. pajlidipennis Dej. cité de Normandie et, par Grifnth,du Morbihan (Taslè), doil être raye de ces localités ; c'est une espèce méridionale, 1res voisine, il est vrai, du luridipennis niais qui aura été confondue avec lui.

2. P. littoralis Dui't. — Allongé, parallèle. D'un bronzé obscur en dessus, quelquefois verdàtre ou cuivreux. Antennes d'un brun roussâtre, avec le premier article d'un bronzé foncé ; articles intermédiaires peu allongés, deux fois aussi longs que larges. Palpes d'un bronzé foncé. Thorax presque carré; ses bords un peu arrondis, légèrement redressés à la base, qui est rugueuse, comme striée dans son milieu, avec une large fossette à chaque angle postérieur. Élytres allongées parallèles, à stries ponctuées, bien marquées sur les côtés et prolongées jusqu'au sommet. Dessous et pattes d'un bronzé verdàtre, jambes et tarses rougeâtres. Long. 7 millimètres..

Bords de la mer, peu commun.

Morbihan : Lorient (Rêmy). — Loire-Inférieure : Indiqué dos marais salants près de la Bemerie, par Gh. Brisout de Barneville [J. Pêneau. loc. cit.) ; environs de Batz et du Croisic, RR. (de Lapouge, in litl.). — Manche : Dunes de Gouville [Monnot) ; Carolles (abbé Pasquet).

3. P. chalceus Mascb. — Vert bronzé, obscur, passant même au noir. Antennes d'un brun roussâtre , les quatre premiers articles tachés de bronzé en dessous; les articles intermédiaires allongés, trois fois aussi longs que larges. Côtés du thorax arroudis, redressés tout à fait à la base, qui est entièrement ponctuée; fossettes peu profondes. Stries des élytres ponctuées, effacées au sommet et sur les côtés; élytres presque ovalaires, plus courtes que dans l'espèce précédente, leur longueur ne dépassant pas deux fois et demie celle du thorax. Pattes rougeâtres, quelquefois les cuisses un peu bronzées. Long. 5 1/2- 6 1/2 millimètres.

Bords de la mer, très commun sur toutes les côtes.

Ille-et-Vilaine (de la Godelinais). — Morbihan : Vannes (Griffith). — Finistère : Rivière de Morlaix ; rivage de la mer en piochant les vases et sous les pierres qui reposent sur elles. Très commun (Hervé . — Loire-Inférieure : Le Croisic ; Pornic (J. Dominique); Saint-Brévin (J. Pêneau). — Manche : Pont de la Roche, près Coutances, très commun sur la tangue, moins commun dans les dunes (Monnot) ; Lingreville, Moidrey ; abonde dans les sables du littoral (abbé Pasquet).

4. P. riparius Dejean. — Bronzé foncé, passant au noirâtre. Antennes brunes. Palpes d'un brun rougeâtre. Thorax plus étroit au bord antérieur qu'à la base; bords latéraux arrondis au milieu, se redressant à peine vers la base, qui est ponctuée au milieu avec des points allongés, croisés, mais sans stries nettes ; angles postérieurs droits et pointus. Élytres ovales,

CARABIDES

oblougues, a stries fines, ponctuées, oblitérées au sommet et sur les côtés. Pattes rougeâtres. Long. 6 1/2 millimètres. Mêmes habitudes que les précédents.

Espèce méridionale qui remonte jusqu'à ^orient (Bédel) et dans le Morbihan, sans autre indication de localité [Taslé, d'après Griffith).

5. — P. gracilis Dejean. — Bien plus petit et plus allongé que les précédents. D'un brun bronzé foncé. Antennes et palpes d'un testacé rougeâtre. Thorax fortement arrondi sur les côtés, rétréci tout à fait à la base, laquelle est ridée- plutôt que ponctuée en dehors des fossettes, qui sont assez profondes. Elytres un peu étroites, presque parallèles, à. stries densément et finement ponctuées, affaiblies sur les côtés et à l'extrémité. Pattes d'un testacé rougeâtre. Long. 4 1/2 millimètres.

Comme les précédents.

Espèce méridionale, mais remontant jusque dans la Loire-Inférieure (Fauvel). — Anciens marais salants de Bourgneut' (J. Péneau, loe. cit.) ; environs de Batz el du Croisic, BU. île Lapottyc, m litt. .

3e Tribu : BROSCWI.

21e Genre : BROSCUS Panzer.

Les Broscus sont de grands insectes entièrement noirs, d'une taille très grande, surtout relativement aux autres Bembidionitae; leurs élytres allongées, leur thorax très convexe, fortement rétréci en arrière, leurs antennes piliformes et courtes, et, enfin, le dernier article des palpes labiaux élargi au sommet et presque sécuriforme les distinguent facilement des genres précédents et établissent en quelque sorte le passage au groupe suivant.

Les Broscus paraissent nocturnes et habitent les terrains sablonneux, à proximité des eaux, dans des terriers creusés sous les pierres ou enfoncés dans le sable des dunes. Lorsqu'on les inquiète, ils se mettent sur la défensive, ouvrant largement leurs mandibules, étendaut leurs pattes et gardant une immobilité qui leur donne un aspect particulier.

Le genre ne compte en France qu'une seule espèce.

biij. 14.'.

Broscus cephalotes L. (d'après nature).

1. B. cephalotes Linné (= Cephalotes vulgarisée].) [fig. 149). — Entièrement noir, brillant, quelquefois entièrement mat, glabre ; palpes, extrémité des premiers articles et sommet des antennes d'un brun roussâtre; tête assez fortement ponctuée avec quelques rides longitudinales. Thorax ridé transversalement, avec quelques points a la base et au sommet, rebord latéral cessant un peu avant les angles postérieurs. Élytres allongées lisses à simple vue, mais, vues à la loupe, présentant de fines rides transversales ; à huit stries fines, formées de très petits points, et le rudiment d'une neuvième latérale, n'atteignant ni la base ni le sommet ; strioîè scutellaire confondue à la base avec la première strie. Long. 17-21 millimètres.

5 Les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés, surtout en dedans, et munis, en dessous, de brosses spongieuses pâles.

Commun dans les dunes du littoral, enfoncé dans le sable, souvent en sociétés. Très rare dans l'intérieur des terres.

Larve— Larve blanchâtre, allongée, faiblement déprimée, à côtés presque parallèles, la tète, les mandibules et le disque du pronotum sont brun-rouges. Tête carrée un peu transversale, l'épistome est saillant en avant, les ocelles sont très petits et disposés en deux rangées transversales. Antennes aussi longues que les mandibules, leur troisième article est environ une fois et demie aussi long que le deuxième. Les mandipules sont fortes et pourvues d'une forte dent interne un peu après le milieu. Le lobe interne des mâchoires manque. Le prothorax est aussi large que la tête; le mésothorax et le métathorax sont également larges mais n'égalent guère que la moitié du prothorax en longueur. Cerques trois fois aussi longs que le neuvième segment et écartés à leur base.

Cette larve creuse de profondes galeries dans les terrains sablonneux.

Ille- et- Vilaine: Cancale {R. Oberthûr). — Morbihan : Vannes (Griffïth) ; Lorient (Boyer, Rémy) ; Quiberon (J. Pêne au) ; Damgan (C. Houlb.). — Finistère: Sous les pierres et les dépôts d'algues dans les sables maritimes. Sanlec en Roscoff ; Ile de Batz ; Lannevez en Treflez. Commun {Hervé). — Loire-Inférieure : Sur toute la côte au printemps, enterré sous les pierres dans les dunes (J. Péneau, Cat. des Coléopt.). — Anjou: Très rare ; Saumur, Sainte-Gemmes, Ile Saint-Jean de la Croix {Gallois, Mm* de Buzelet). — Manche: Djnes de Blainville, Gouville, etc. {Monnot) ; Lingreville, * Granville ; commun sous les tas de v.irech et dans le sable du littoral, remonte jusqu'à Moidrey (,bords du Co.iesnon) et Pontaubault bords de la Sélune) \abbé Pasquet). — Orne : Séez (Fuuvel). — Sarthe : La Flèche {Des portes).

CAHABIDES 141

?J Division : SGARITIDIENS

Ie Tribu : SCARIÏTNI

Les Scaritini ne sont pas représentés dans la Faune armoricaine; ce sont des insectes essentiellement méridionaux, qui ne quittent guère la région méditerranéenne. Réduite aux éléments qui la composent aujourd'hui, la division des Scaritidiens est assez naturelle ; elle renferme, en France, quatre genres et trente-et-une espèces, dont les trois quarts appartiennent au seul genre Dyschirius.

Les Scarites vivent dans les terrains sablonneux du bord de la mer ; ils comptent quatre espèces, dont la plus commune est le S. arenarius Bon.

2e Tribu : GLIVININI

22° Genre : GLIVINA Latreille.

Les Clivina sont de petits insectes généralement bruns ou noirs; ils vivent dans les endroits humides, où ils creusent, sous les pierres, les pièces de bois, etc., des galeries à l'aide de leurs tibias antérieurs, qui sont disposés pour fouir.

Les caractères sexuels sont peu remarquables. Les tarses antérieurs sont simples dans les deux sexes; chez le g, les pores ntermédiaires du dernier segment abdominal se rapprochent l'un de l'autre et s'écartent des externes; chez la $, c'est l'inverse quia lieu.

Le genre ne comprend que deux espèces françaises.

' Thorax et élytres de même couleur, celles-ci allongées, mais non

, \ parallèles; stries fines; interstries larges et plans C. fossor.

I Élytres nettement parallèles, plus claires que le thorax, à stries

\ fortes et intervalles subconvexes C. collaris.

1. C. fossor Linné (fig. 150). — Convexe, brillant, unicolore, brun ou plus ou moins rougeâtre; bouche, pattes et antennes plus claires. Tête relevée au devant des yeux, avec une fossette au milieu du front. Thorax un peu allongé, légèrement rétréci en avant, avec les côtés de la base coupés obliquement, nettement sillonné sur la ligne médiane, ce sillon, près du sommet, rejoignant obliquement les angles antérieurs; une fine dent aux

angles postérieurs, à l'emplacement du pore sétigère. Élytres peu parallèles, nettement ponctuées-striées, les stries fines avec des intervalles larges et plans; quatre pores pilifères sur la troisième strie. Abdomen assez brillant, à dernier segment à peine alutacé. Tibias antérieurs fortement dentés. Long. 6-7 millimètres {fïg. 130).

Au bord des eaux, sous les pierres, les débris, les croûtes de limon, etc.

Ille-et -Vilaine : Environs de Rennes, sous les pierres humides IL. Blense); environs de Fougères [abbé Naviel); forêt de Rennes (Griffith). — Morbihan : Vannes (Griffith). — Finistère : Assez commun parmi les mousses au bord des eaux {Hervé). — Loire-Inférieure : Toute l'année commun au bord des eaux (J. Péneau); dans les jardins (Piel de Churcheville) . — Mayenne : Environs de Couptrain (A. Nuque); Chéméré-le-Roi («/. Daniel). - Maine-et- Loire : Baugé, Beaufort, Martigné, très commun (Millet) ; Lue (R. de la Perraudière); Saintes-Gemmes sur-Loire (Gallois): environs de Saumur (Gust. Abot). — Manche : Coutances (Monnol); Mortaïn, Marcilly (abbé Pasquet).

«* Il I iN. ^a var- sanguinea Leach, environs d'Avranches («66e Pas-

quet). — Sarthe : Le Mans (Mouuot).

2. C. collaris Herbst. — Espèce très voisine de Fig. 150. la précédente, mais distincte par sa taille ton.-'

ciivin. fossoia jours plus petite, la tète plus ponctuée derrière les yeux, les élytres étroites, parallèles, rougeâtres, avec ou sans tache allongée sur la suture; la fossette frontale allongée; les stries plus profondes, les intervalles un peu convexes; le dernier segment abdominal inégal, chagriné, mat, légèrement déprimé à la base. Long. 5 1/2 millimètres.

Mêmes habitudes que l'espèce précédente et confondue souvent avec elle.

On la trouve d'ailleurs dans les mêmes localités.

Finistère : Environs de Morlaix. Rare (Hervé). — Loire-Inférieure : Bords de la Loire LE. de i'Isle); prairies de Mauves (E. Gaultier). — Mayenne : Environs de Couptrain (.4. Nugue). Toutefois Griffitli ne paraît pas l'avoir connue, car il n'en fait aucune mention. — Maine-et-Loire : Sainte- Gemmes-sur-Loire (Gallois); Lue (R. de la Perraudière) .

23e Genre : DYSCHIRIUS Bonelli.

Les Dyschirius, plus nombreux en espèces que le genre précédent, sont de petits insectes pour la plupart de couleur bronzée uniforme. Ils ont pour caractères principaux : corps oblong ou allongé, très convexe; tête saillante, rugueuse et inégale en avant. Thorax globuleux, à carinule latérale effacée en arrière. Gouttière latérale des élytres très étroite, linéaire, effacée à la

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base et au sommet, à série de pores obsolètes. Labre bi- ou tridenté. Palpes dissemblables dans les deux sexes, à dernier article en forme de hache.

5 Palpes à dernier article excavé en dessous et dilaté; pores sétigères du dernier segment abdominal disposés comme chez les Clivina.

9 Plus ternes, souvent même assez mates.

Ces insectes habitent généralement les endroits humides ou sablonneux, surtout les dunes maritimes, et creusent leurs galeries dans le sable, ils ne voleut guère qu'au crépuscule.

Certaines espèces sont considérées comme parasites des Bledius, Staphylinides qui habitent les mêmes localités et ont des habitudes analogues.

La larve du D. salinus a été décrite par M. Thomson et celle du thoracicus par Schiœdte. Elles se trouvent dans les mêmes localités que les insectes parfaits.

. | Élytres ayant chacune une large tache subapicale rougeâtrc . . D.mbstriatus. \ Elytres concolores 2

/ Bord antérieur de l'épistome avec une dent médiane distincte ;

? S espèces des terrains salés 3

I Bord antérieur de l'épistome droit ou arqué, sans dent médiane

\ distincte 4.

Thorax et élylres polis. Stries élylralcs fines et nettement ponctuées /> thoracicus.

6 \ Fond du thorax et des élytres alutacé. Stries élytrales forles et lisses, ou du moins paraissant telles à un faible grossissement. Espèce exclusivement maritime D. obscurus.

Élytres présentant un pore orabiliqué à la base dans l'axe de la strie suturale 5

Élytres sans pore ombiliqué à la base de la slrie suturale ; stries élytrales entières ou à peu près /). punctatus.

! Stries des élytres entières 8

Stries des élytres effacées en arrière et sur les côtés ; rebord latéral du thorax cessant près du pore antérieur 6

„ ( Côtés du prothorax rebordés jusqu'à la base D. apicalis.

( Bebord latéral du prothorax s'arrètant vers le milieu ou avant . />. r/lobosus.

Marge latérale des élylres portant, sur sa première moitié, un seul pore ombiliqué, inséré dans la gouttière, à la base de la huitième strie. Denticules de la tranche externe des tibias antérieurs peu apparents, égaux 7

Marge latérale des élylres portant, dans sa gouttière, trois pores insérés près de la base des septième et huitième stries. Denticules de la tranche externe des tibias antérieurs inégaux, l'inférieur plus prononcé Il

Strie suturale très enfoncée sur la déclivité basilaire des élylres;

espèce des terrains salés D. chalceus.

Strie suturale non renforcée à la base 9

Hebord latéral de l'élytre cessant à l'angle humerai ou indis-

\ tinctemenl prolongé jusqu'au pédoncule. Vertex uni Il)

^ I Rebord latéral de l'élytre prolongé nettement jusqu'au pédoncule. Vertex ridé. Forme grêle D. anguslatus .

l Elytres étroites, cylindriques, à stries Unes et à points écartés.

\ Cuisses rougeâtres, au moins par transparence D. poiitus.

I Élylres oblongues, à stries plus fortes et à points plus rapprochés.

Cuisses d'un noir bronzé I>. nitidus.

Base de l'élytre marquée, à son sommet extrême, derrière le pore { pilifère, d'une petite saillie dans l'axe de la troisième strie. U Arrière corps allongé. Espèce exclusivement maritime. ... D. saliniis. Base de l'élytre sans saillie spéciale. Arrière corps oblong ou ovalaire D. xneus.

1. D. thoracicus Rossi. — Bronzé, brillant, parfois presque doré. Bord antérieur de l'épistome tridenté, la dent médiane assez forte, un peu relevée en forme de corne. Thorax arrondi. Élytres oblongues-ovales, à fines stries ponctuées, plus profondes à la base et vers la suture, la troisième presque effacée à la base, marquée de trois pores sétigères, l'antérieur rarement distinct. Tibias antérieurs armés sur la tranche externe de deux dents aiguës, triangulaires, celle du sommet trois fois aussi longue que l'autre. Long. 4 1/2-5 millimètres. Sur la tangue; prés salés et dunes du littoral. Peu commun.

Larve. — La larve du Dyschirius thoracicus a été décrite par Schiôdte (Nal. Tidsshr., 1867, t. XVIII, fig. 1-10).

Cette larve est allongée, déprimée, avec la tête et le prothorax d'un brun roux plus ou moins clair. La tête n'est pas rebordée en arrière; et, en dessous, elle ne présente pas les deux sillons longitudinaux caractéristiques des Scarites ; l'épistome est légèrement arrondi en avant, dans son milieu et denté. Les ocelles sont grands. Les antennes sont aussi longues que les mandibules; leur deuxième article est court; le troisième est allongé et garni latéralement d'un petit appendice. Les mâchoires sont construites sur le même plan que celles des Scarites.

Les cerques sont mobiles, plus courts que le neuvième segment abdominal et faiblement courbés. Le tube anal est long et porte deux renflements à son extrémité.

Les pattes sont courtes ; les tarses sont d'un tiers plus court environ que les jambes et portent seulement un ongle assez fort.

Ces larves sont carnivores ; elles se rencontrent dans le sol avec les adultes, mais principalement clans les endroits sablonneux et vaseux; elles poursuivent les petits Staphylinides dans la société desquels elles vivent.

CARABIDES 145

Ille-et-Vilaine (de la Godelinais). — Jersey (Sainte-Claire-DeviUe). — .Mokbihan : Vannes (Griffilh); Lorient (Réniy). — Finistère : San tec, dans les sables (Hervé). — Manche : Blainville, Gouville (Monnot) ; Moidrey, Pontaubault (abbé Pasquet).

2. D. obscurus Gyll. — D'un vert bronzé obscur; distinct du précédent par son corps plus étroit, le fond du thorax et des élytres finement alutacé ; la dent médiane de l'épistome moins triangulaire, plus droite, plus longue, les stries des élytres plus larges, plus profondes, à peu près lisses, et les dents externes des tibias antérieurs plus marquées, surtout l'inférieure. Long. 3, 3/4-4 millimètres.

Mêmes habitudes que le précédent, mais plus spécial aux plages maritimes, et plus septentrional.

Cette espèce ne semble pas encore avoir été rencontrée sur les côtes de la Manche ou de la Bretagne.

3. D. chalceus Erich. — Le plus grand de nos Dijscliirius ; bronzé, brillant. Pattes, boucheet base des antennes rougeàtres. Bord antérieur de l'épistome tronqué, largement marginé, à ailes larges ; le vertex porte entre les yeux deux lignes transversales ordinairement assez apparentes. Thorax presque ovalaire, rétréci en avant. Élytres longues, subcylindriques, à marge apicale rougeàtre par transparence; stries plus fines en arrière, mais nettement ponctuées sur le dos, la marginale cessant à l'angle humerai; suture très enfoncée à la base. Tibias antérieurs simplement bisinués en dehors. Long. 5 J/3-G millimètres.

Sur la tangue des prés salés au bord de la mer; très rare.

Manche: Moidrey (Fauvel).— Loire-Inférieure: La Bernerie (Ch. Brisout) ;Thouaré,

sur la vase au bord delà Loire (J. Pëneau, Calai., p. 135). — Manche : Blainville (Monnot).

4. D. nitidus Déj. —Bronzé ou noir brillant, rarement d'un noir obscur; pattes, bouche et base des antennes , rougeàtres. Épistome tronqué, rebordé, bidenté, carèues interoculaires .(ailes latérales) élevées; vertex avec une courte impression, plurisillonné en travers. Thorax très convexe, en ovale court. Élytres en ovale allongé, un peu plus larges à la base que le thorax, à stries profondes, moins marquées en dehors, à gros points diminuant dès le milieu des élytres; strie marginale cessant à l'épaule. Tibias antérieurs bisinués en dehors. Dysctidu£ ni Long. 4,5-5 millimètres [flg. 151).

Surtout au bord des eaux, douces ou salées, ou dans les dé tri tus d'inondations. Peu commun.

146 FAUNE ËNTOMOLOGIQUE ARMORICAINE

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith). — Morbihan : Vannes (Griffith); Lorient (Rémy). — Loire -Inférieure : Bords de la Loire; Oudon (de la Roche-Macé); Saint-Julien de Concelles (E. de l'Isle); prairies de Mauves (E. Gaultier); île Clémentine (Piel de Churcheville). — Maine-et-Loire : Bords de la Loire et de la Maine, commun, Angers, Blaison, Saumur (Millet); Sainte-Gemmes (Gallois); Lue (R.de la Perraudière). — Manche: Gouville (Monnot); Pontaubault(a66e Pasquet).

Obs. — Cette espèce varie beaucoup pour la ponctuation et la force des stries; en outre, le troisième interstrie qui, normalement, porte trois pores, n'en offre souvent que deux, comme chez D. poluus.

5. D. politus Déj. — D'un bronzé brillant, quelquefois bleu d'acier. Antennes et cuisses brunes; premier article des antennes, bouche, tibias et tarses d'un roux ferrugineux. Épistome tronqué, à ailes étroites, avec les dents plus saillantes que chez le nitldus, les sillons longitudinaux plus prononcés, et trois lignes transversales, dont la première plus profonde. Thorax ovale, moins élargi en arrière. Elytres étroites, cylindriques, plus longues, arrondies à la base, à stries ordinairement plus fines et points plus rares; deux pores sur le troisième interstrie; strie marginale et tibias antérieurs comme chez le nitldus. Long. 4-4 1/2 millimètres.

Sablières et dunes; aussi au bord des eaux, faisant la chasse awBledius opacus (E. Olivier). Peu commun.

Ille-et-Vilainb : Rennes (Griffith). — Morbihan : Vannes (Griffith); Lorient (Rémy). — Maine-et-Loire : Bords delà Loire, assez commun; Martigné, Beaufort, Saumur {Millet); Sainte Gemmes (Gallois); Lue (H. de la Perraudière).

6. D. angustatus Ahr. — Taille petite, forme grêle, d'un bronzé brillant, quelquefois obscur. Bouche, pattes, antennes et épistome d'un brun ferrugineux. Tète entièrement rugueuse. Thorax allongé. Elytres subparallèles, allongées, paraissant cylindriques ; stries entièrement et assez fortement ponctuées, la marginale prolongée jusqu'au pédoncule du thorax ; troisième interstrie portant un pore antéapical. Jambes antérieures à deux dents obtuses, mais bien marquées. Long. 2-3 millimètres.

Printemps ; sur les talus des sablières, dans les allées découvertes des bois, ou au bord des étangs, chassant les Bledins dans leurs galeries, et particulièrement les B. opacus, atricapillus , procerulus, pusillus (Cf. Bedel, Faune du Bassin de la Seine).

Angers, bords de la Maine, rare [Gallois) ; Moidrey (abbé Pasquet).

7. D. punctatus Déj. — Noir bronzé. Antennes rougeâtres à la base. Epistome tronqué, à ailes saillantes. Elévation antérieure de la tète non prolongée en arrière. Thorax en ovale arrondi, sa carinule latérale dépassant un peu le pore postérieur. Elytres oblongues-ovales, plus courtes que chez Yxneus, pro-

CA.RABIDES ' 147

fondement striées, les points des stries plus gros à la base, s'effacant à partir du milieu ; strie marginale présentant, dans sa gouttière, trois pores avant l'épaule, on elle s'arrête. Épine intérieure des tibias antérieurs assez petite, la supérieure obsolète. 9 Taille plus grande ; parfois un léger calus à l'extrême base de l'élytre, dans l'axe de la troisième strie. Long. 3 1/2- 3 2/3 millimètres.

Sur le sable humide, au bord des eaux douces ou salées. Rare.

Cette espèce, dont l'habitat parait s'étendre depuis la baie de la Somme jusqu'à l'extrême midi, n'a pas encore été signalée de la Faune armoricaine : néanmoins; elle semblerait plutôt méridionale. D'après M. Fauvel {Faune y allô -rhénane), c'est le D. minutus Dej. de MM. Fairmaire et Bedel.

8. D. substriatus Duft. (= bimacalatus Bon). — Allongé, taille et faciès de Yangiistalus. D'un bronzé foncé, avec une tache rougeâtre mal limitée à l'extrémité de chaque élytre, dont le dernier tiers est d'un bronzé roussâtre un peu obscur ; dessons du corps, pattes, bouche, épislome et base des antennes roussâtres. Thorax brillant, mat, presque globuleux. Elytres allongées, à stries bien marquées, faiblement ponctuées, n'atteignant ni la base ni l'extrémité, effacées sur les côtés. Tibias antérieurs bidentés en dehors, la dent inférieure grande, aiguë. Long. 3 1/3 millimètres.

Sur le sable du bord des rivières ; très rare.

Ille-et-Yilaine {de la Godelinais).

9. D. salinus Schaum (= punctahis Steph). — Taille du thoracicus, mais à elytres bien plus allongées ; base des palpes et des antennes, mandibules et pattes d'un brun rougeâtre, ordinairement assez obscur. Bord antérieur de l'épistome relevé au milieu, arqué; les ailes saillantes; vertex plurisillonué en travers. Thorax ovalaire, légèrement rétréci en avant. Elytres presque cylindriques, à stries profondes, fortement ponctuées jusqu'au milieu seulement; leur extrême base, munie derrière le pore antéscutellaire, d'un petit callus rudimentaire dans l'axe de la troisième strie ; trois pores sur le troisième interstrie. Los deux dents externes des tibias antérieurs bien marquées.

Plages salées, sous les pierres et les détritus. Assez rare.

Ille-et- Vilaine : Cancale (R. Oberthiïr), littoral de Cancale, St-Malo, sous lesalgues (/.. Bleuse). — MORBIHAN : Lorient {Rémij). — Cotes-du-Noud : (H. Oberthur). — Finistère : Santec ou Koscoff; lle-de-Batz; Rivière de Morlaix, tables et vases maritimes (Hervé;. — .Manche : Gouville (Monnot) ; Lingreville, dans le sable du littoral ; Pontaubault, Carolles, commun {abbé Pasquet.

10. D. aeneus Dej. — Bronzé, brillant; mandibules, base des palpes, base des antennes et pattes postérieures rougeâtres ; épistome tronqué ou un peu arqué, à ailes aiguës et saillantes; élévation frontale cordiforme, se prolongeant quelquefois en angle aiguen arrière, avec une légère impression dans son milieu. Thorax subglobuleux, tronqué en avant. Elytres plus larges que le thorax, en ovale assez court, leur base coupée obliquement; à stries nettes, ponctuées, les points effacés en arrière ; trois pores sur le troisième interstrie. Dent inférieure des tibias antérieurs aiguë et double de l'autre. Long. 3-3 1/2 millimètres (fig. fSS).

Cette espèce, difficile à caractériser à cause de ses nombreuses variations de forme, se trouve au bord des eaux douces ou salées, sous le sable, les détritus, etc. Elle est peu commune.

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith). Sous les détritus végétaux, sous les pieires [L. Bleuse). — Morbihan : Vannes {Griffith). Lorient [Rémy) — Finistère : Penmarch, rare {Hervé). — Loire-Inférieure : Bords de la Loire, Montoir (Piel de Churcheville, in Cat. .1. Péneau). — Maine-et-Loire : Bords de la Loire, sous les croûtes de limon : Sainte-Gemmes, les Ponts-de Ce (Gallois, coll. de Mm'- de BuzeleK — R. de la Perraudière). — Manche : Gouville {Monnot).

11. D. apicalis Putz. — Noir bronzé en dessus, plus clair en dessous, avec la base des antennes légèrement brunâtre. Épistome bidenté. Prothorax convexe, rectangulaire, faiblement rétréci en avant, orné d'un sillon médian plus accentué vers la base. Éiytres allongées, striées, à côtés parallèles, plus larges nue le prothorax et arrondies aux épaules. Stries des éiytres, profondes et fortement ponctuées, mais presque entièrement effacées vers l'extrémité apicale; trois points enfoncés sur le troisième interstrie.

Cette espèce méridionale doit être très rare dans la faune armoricaine; sa présence dans la Loire- Inférieure est môme, probablement, tout à fait accidentelle.

Loire-Inférieure : Thouaré, en juin, sur la vase, au bord de la Loire [J . Péneau, Calai., p. 135).

12. D. globosus Herbst. — Court, convexe, de petite taille. D'un bronzé obscur, quelquefois un peu bleuâtre. Bouche, base des antennes, les pattes postérieures et tibias antérieurs rougeâtres. Thorax connexe, presque arrondi, â carinule latérale rudiment-aire, s'arrètant au premier pore antérieur. Elytres brièvement ovales, convexes, lisses sur les côtés et vers le sommet ; strie suturale abrégée à la base, entière postérieurement ;

CA.RABIDES 149

Irois pores sur le troisième iûterstrie. Dent intérieure des tibias antérieurs obtuse, mais visible, la supérieure peu marquée. Long. 2-2 2/3 millimètres.

Répandu partout, le plus souvent au bord des eaux. Rosenliauer dit même avoir pris cette espèce plusieurs fois au fond du nid de Formica rufa (Fauvel).

Ille-eï-Vilaine : Rennes (Gviffith, L. D'euse). — Morbihan : Vannes (Griffîth); Lorient (Rémi/). — Finistère : Commun au bord des ruisseaux, dans les prairies humides {Hervé\. — Loire-Inférieure : Très commun partout. ('./. l'éneau). — Mayenne; Voulré, Évron, endroits humides (Houlb.). Environs de Laval (E. Labbè); Couptrain (A. Nuyue). — Maine-et-Loire : Très commun au bord des eaux, Sainte- Géminés, Angers (Gallois), Forêt de Val (7*. de la Perraudière) . — Manche : Blainville, Gouville (Monnot). — Orne : Environs de Sautilly (A. Nugue).

M. l'abbé Pasquet, qui explore (malheureusement trop tard pour que nous puissions l'intercaler dans nos descriptions) le département de la Manche avec tant de succès, nous a encore signalé un Dyschirias intéressant D. inlermedias Putz, à Mortain. 1 exemplaire.

La détermination de cette très rare espèce a été faite par M. Fauvel, ce qui donne toute garantie d'exactitude relativement à, cette capture.

A propos de la capture de Nebria complanala L., en Illc-et- Vilaine, par M. l'abbé de la Godelinais, nous avons formulé une observation certainement trop absolue [Faune armoricaine, Carabidae, p. 49). M. l'abbé Naviel, de Fougères, nous signale, en effet, que l'abbé de la Godelinais, son ami, lui affirma plusieurs fois « avoir trouvé cet insecte au pays de Saint-Malo, vers Rothéneuf. »

Ainsi présentée, nous admettons volontiers la réalité de celte capture sur la côte maritime d'Ille-et-Vilaine.

Nous remercions vivement M. l'abbé Naviel de la très intéressante communication qu'il a bien voulu nous faire, ainsi que de la liste des Coléoptères bretons qu'il nous a fait remettre par M. le major Roynard.

6 Division : APOTOMIDIENS

Tribu unique : APOTOMINI

24e Genre : APOTOMUS Illiger

1. A. rufus Oliv. — Entièrement d'un rouge ferrugineux ou / fauve, couvert de poils longs et serrés ; yeux noirs.

\ ( «s / ./ Forme générale du genre précédent ; thorax globu-

1 'af leux, fortement rétréci et longuement étranglé en

I tÉc arrière. Antennes aussi longues que la moitié du

i f*fiiflh corPs' ^ articles allongés. Élytres déprimées, for-

Ojjjfjj I i. tement striées-ponctuées, les stries bien marquées M^iyfPj ^ au sommet et sur les côtés. Tibias antérieurs non

\ i palmés. Long. 4 1/2-5 millimètres (fig. i 35).

Fîg. 153. Bords de la Méditerranée et de l'Océan, en petites

Apoiomus rufus sociétés dans le sable ou au pied des Tamarins.

Loiue-Inférieure : Sous les pierres, au printemps et en été, dans les anciens marais salants de Bourgneuf (Piel de Cliurc lie ville, in Catal. J. Pénéau, p. 136). — Vendée {Fauvel)^).

T Division : LOROGERIDIENS

Tribu unique : LOROCERINI

2!ie Genre : LOROGERA Latreille

Caractères du genre et de la tribu. Une seule espèce en Europe.

1. L. pilicornis Fabr. — Glabre; d'un bronzé verdâtre, luisant en dessus. Bouche, tibias et tarses ferrugineux. Tête étranglée en arrière ; yeux saillants. Espèce remarquable par la conformation des antennes ; le premier article aussi long que les trois

(1) Catalogue des Coléoptères de la Faune Gallo-Rhénane.

CARABIDES

loi

Fig. 154.

Lorocera pili-

suivants réunis, le troisième plus long que le deuxième : les quatre premiers glabres, noueux, hérissés de longues soies. Elytres à onze stries ponctuées ; pas de striole scutellaire ; sur le quatrième interstrie, trois pores ombiliqués, les deux premiers rapprochés. Long. 7 1/2 millimètres {fig. 134).

5 Les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés, spongieux en dessous.

Au bord des eaux, dans les endroits frais et ombragés. Assez commun ; presque toute l'année.

Larve {fig. 133). — La larve de Lorocera pilocomis a été décrite par Schiôdte {loc cit., t. XIV). Cette larve est allongée.

La tête est jaunâtre, plus large que le prothorax et ornée de quelques taches noires ; lepistome est large avec deux dents dans son milieu. Les antennes sont jaunâtres, fortes, plus longues que les mandibules. Les sclérites dorsaux du thorax et de l'abdomen sont noirs, mais relativement courts. Les cerques sont immobiles, presque aussi longs que l'abdomen, garnis de poils. Les pattes postérieures sont très longues; les tarses sont épineux et beaucoup plus longs que les jambes; les deux griffes qui les terminent sont grêles et inégales.

Ces larves sont carnassières ; elles vivent avec les adultes dans les endroits marécageux et généralement au bord des eaux.

Fig. 1S5.

Larve «le Lorocera

pilicornis .

Nymphe fig. 136). — La nymphe est ovale ; elle porte des tubercules latéraux pilifères' et quatre appendices abdominaux divergents.

Ille-et-Yilaine : Forêt de Rennes; bois de Cieé; bords de l'étang de Hédé (L. Bleuse); environs de Fougères {abbé Naviel). — Morbihan : Vannes et toute la Bretagne (Griffith). — Finistère : Prairies humides, bord des mares (Hervé). — Loire-Intérieure ; Bord des eaux; répandu un peu partout sans être commun .(J. Pé/œaa). — Mayenne : Environs de Lassay (C. Houlb,); env. de Laval (E. Labbé); Couptrain (A. Nugue); Alexain (J. Daniel). — Maine-et-Loire : Prairies des bords de la Loire, dans la vase ; Forêt de Vezins (de Romans); Baugé (Millet); environs de Saumur (Gust. Aboi. Cqurlillier) ; Angers, Sainte-Gemmes (Gallois) : Cliauniont, étang de Malaguet (H. de la Perraudière). —Manche : Coutances. Gavray (Monnoiï ; Mortain, Avranches (abbé Pàsquet. — Sahth'e : Le Mans (Monnot).

f-ig. 156.

Nymphe de Lorocera pilicornis.

8 Division : IIARPALIDIENS

Ie Tribu : PANAGAEIM

26« Genre: PANAGAEUS Latreille.

Les Panagœus sont de jolis insectes ornés, sur les élytres, de taches orangées sur fond noir. Ils ont pour caractères principaux : corps noir, très ponctué, pubescent. Élytres à quatre taches rouges. Tète petite, rétrécie derrière les yeux, qui sont saillants. Le dernier article des palpes fortement sécuriforme. Élytres à stries ponctuées.

Ils sont diurnes et habitent les uns dans les marécages, les autres dans les bois secs. Ils exhalent, quand on les saisit, une odeur analogue à celle du Diaperis boleli.

Les 5 ont les deux premiers articles des tarses antérieurs dilatés et garnis de brosses en dessous.

Thorax transversal, à ponclualion grosse, uniforme, même sur

les côtés P. crux-major.

Thorax presque circulaire ; ses côtés à ponctuation double et

à gros points espacés /'. bipustulatus.

1. P. crux-major Linné. — Noir, à pubescence rousse, très fortement ponctué chagriné sur le thorax, densément et plus finement sur les élytres et le dessous du corps. Antennes à articles allongés. Etranglement du vertex prononcé en dedans de la ligne des yeux, ce qui fait paraître la tête échancrée en arrière. Thorax franchement transversal, à ponctuation très grosse, Fig' 15" mais uniforme. Elytres à neuf stries marquées major. de gros points enfonces ; une stnole scutellaire ;

rouges, avec la base, l'extrémité, la suture et une bandemédiane oblique noires, séparant quatre taches rouges; les deux postérieures atteignant et couvrant le bord latéral. Long. 8-10 millimètres (fig. 1S1).

CARABIDES 153

Dans les terrains marécageux, souvent par petits groupes; au pied des arbres ; assez rare.

Larve — La larve du Panagœus Crux-major a été décrite et figurée par Schiôdte [loc. cit., t. III).

Cette larve est arquée, couverte de poils irrégulièrement dispersés ; la tète et tous les segments du corps sont lisses et brillants. La tête est jaunâtre; mais les antennes sont noires, sauf les premiers articles. Les sclérites dorsaux du thorax et de l'abdomen sont d'un brun noir.

L'épistome est trilobé ; les ocelles sont assez gros.

Le mésothorax est plus large, mais plus court que le prothorax ; le tube anal est épais, conique, environ deux fois plus loni: que le neuvième segment abdominal.

Les cerques sont mobiles, et aussi longs que les cinq derniers segments de l'abdomen réunis.

Les pattes sont longues ; les tarses possèdent deux ongles courts, et à peu près égaux en longueur.

Ces larves sont carnassières et se rencontrent avec les adultes, dans les endroits humides, sous les pierres et sous les détritus.

Ille-êt- Vilaine : Rennes, dans les souches pourries (L. Bleuse). — Morbihan : Vannes, (Griffith). — Loire-Inférieure : Bords de la Loire parmi les détritus ( Piel de Churcheville). — Bouguenais, Thouaré. Touffou, etc. [E. de l'hle). Parigné l'Évêque, endroits marécageux [Faune.au). — Mayenne : Voutré au printemps, sous les pierres [Houlh.) ; Couptrain (A. Nugue) ; Chéméré-leRoi ; Cossé-en-Ghampagne (J. Daniel).

— Maine-et-Loike : Sainte-Gemmes (Gallois); Baugé, Saumur, Manon .Gallois). — Manche : Gavray (Monnol) ; Granville, Lingreville, Mortain, Bucey [Abbé Pasguet).

— Orne: Environs de Villedieu (^4. Nugue). — Sarthe : Le Mans (Monnot) ; au pied des arbres ; assez rare.

Var. trimaculatus Dej. — La bande médiane noire remplacée par trois taches, l'une presque en cœur sur la suture , les autres latérales et arrondies près du bord externe qui est rouge.

Cette variété se prend avec le type, mais beaucoup plus rarement. — Loire- Inférieure : (Pradal).

2. P. bipustulatus Fab. {=quadripustidatus Sturm). — Forme et couleurs de la précédente espèce, dont elle ne diffère que par la forme du thorax qui est presque exactement circulaire, à ponctuation double, surtout sur les côtés par l'étranglement du vertex partant du bord postérieur de l'œil, ce qui fait que la tête ne paraît plus échancrée en arrière ; les articles des antennes, pins ramassés, à peine oblongs ; enfin, par la disposition de la tache postérieure des élytres qui est isolée, arrondie, et ne touche pas le bord externe. Long. 7-8 millimètres.

Terrains sablonneux; surtout dans les bois; plus rare que le précédent.

Ille-et-Vilaine : A n train sur Couesnon (Fauvel); Rennes, endroits humides (Bleuse). — Morbihan : Vannes et toute la Bretagne [Griffiih). — Finistère : Rare ; Saint-Jeandu-doigt. Pennélé en Saint-Martin; endroits frais et humides (Hervé). — Loire- Inféiueure : Saint-Aignan, Pornic [J. Dominique); Haie-Fouassière, Basse-Goulaine, etc. (E. de l'Iste). Doulon, Bourgneuf, etc. (Pie/ de Churcheville.) — Mayenne : École d'Agriculture de Beauchène (Salmon); Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire: Sainte-Gemmes (Gallois) ; Lue, terrains secs (R. de la Perraudi'ere) ; Martigné (de Romans); Saumur (Courtillier). — Manche : Coutances (Monnot). — Orne : Env. de Villedieu (A. Nur/ue).

2e Tiubu : OODINI

27e Genre : OODES Bonelli

Par leur forme générale, les Oodes rappellent le faciès de certains Amara; ceux de notre région sont toujours noirs; seules, les espèces exotiques sont revêtues de teinte métallique. La tète est presque triangulaire, un peu rétrécie en arrière; le dernier article des palpes est allongé-fusiforme, presque cylindrique, tronqué au sommet. Le thorax est large, trapézoïdal, à base en arc de cercle, embrassant un peu les élytres, et dépourvu de pores sétigères sur les côtés (').

Les 5 ont les trois premiers articles des tarses antérieurs fortement dilatés et spongieux en dessous. Chez les 9> les élytres sont brusquement arrondies au sommet et le dernier segment abdominal est déprimé et chagriné en arrière.

Ce genre comprend les deux espèces françaises suivantes.

. Côtés du métasternum et épisternes mélathoracipes nettement

1 ' ponctués 0. helopioides.

( Ces mêmes pièces presque lisses 0. gracilis.

1. 0. helopioides Fab. — Entièrement noir ; 5 assez brillant 9 im Peu terne. Palpes et base des antennes bruns; pattes noires. Un pore sétigère de chaque côté de Tépistome à la base des mandibules. Thorax entièrement noir, peu rétréci en avant ; ses angles postérieurs aigus par suite de la concavité de la base , mais émoussés au sommet ; les côtés peu arqués. Élytres presque parallèles, à stries légèrement ponctuées. Long, 8-9 millimètres [fig. 138).

(I) Ce caractère est exceptionnel chez les Carabidœ et nous ne le retrouverons que chez les Zabrus.

CARABIDES 155

Dans les endroits humides ou en fauchant les graminées; se prend en hiver sous la mousse au pied des arbres ; assez rare.

Ille-et- Vilaine : Rennes et toute la Bretagne (Grifflth; L. Blense ; abbé Napiel) ; Finistère : Assez commun; bord des mares et dès canaux des prairies (Hervé). — Loire- Inférieure : Commun toute l'année au bord des eaux (./. Penéau). — Mayenne : Environs de Couptrain (A. Nugue); Evron (Houlb). — Maine-et-Loire : Saumur (Mme de Buzelet; Gust. Aboi); Baugé (Allard); étang de Marson (Millet) ; Angers, étang Saint-Nicolas (Raffray et Gallois) ; Lue (/?. de la Perraudiere). — Manche : Gavray, Coutances (Monnot); Mortain trouvé en abondance en 1899 (abbé Pasqueé.)

2. 0. gracilis Villa (= gracilior Lambert). — Se distingue du précédent par la forme plus étroite, plus elliptique ; le thorax plus rétréci, à côtés très arqués, légèrement éclairci vers les angles postérieurs ; l'extrémité des palpes et le premier article des antennes rougeâtres ; les pattes d'un brun rougeâtre et enfin le métasternum et les épisternes métathoraciques presque lisses. Long. 8 millimètres.

Mêmes mœurs que le précédent, mais bien plus rare.

Loire-Inferieure : Bords de la Loire ; marais de Goulaine ; lac de Grandlieu, sous les pierres, les détritus, etc. (J. Péneau.) — Maine-et-Loire : Saumur [Ackermann et Lambert); étang de Marson (Gallois) ; Chanipeaux (R. de la Perraudiere).

3e Tribu : CHLAUNHM

28e Genre : CALLISTUS Bonelli.

Ce genre, qui ne comprend qu'une seule espèce, est un des plus élégants de la famille des CarabiddB; il se reconnaît sans peine à son système de coloration. -.. y

Les 5 ont les trois premiers articles des tarses antérieurs très dilatés et feutrés de blanc en dessous.

1. C. lunatus Fabr.— Corps pubescent, soyeux, d'un beau noir bleuâtre ; bouche, base des antennes, thorax, écusson et élytres d'un beau rouge ferrugineux ; ces dernières ornées chacune de trois taches d'un noir bleuâtre; stries très peu i-'>g- '39marquées. Pattes testacées ; extrémité des cuisses, CalUslUi lunatusdes tibias et tarses noirâtres. Long. 6-7 millimètres (fig. 1»9).

Sous les pierres, les détritus végétaux ; dans les terrains secs et calcaires; quelquefois en petites sociétés ; peu commun.

156 FAUNE KNTOMOLOGIQUE ARMORICAINE.

iLLE-ET-VilAijjE : Beuirs, assez commun [Grifftth; L. Rieuse) ; Fougères («66e Naviel). — Morbihan : Vannes, très rare (Grifftlh). — Finistère : Assez rare ; mousses, lieux irais, mais non humides (Hervé). — Loike-Infékieure : Assez commun partout pendant la belle saison [J. Péneau). — Mayenne : Environs de Laval (E. Labbé); Voulré, Evron, Lassay (Houlb.); Ecole d'Agriculture de Beauchêne {Salmon) ; Couptrain (A. Nuque) ; Chémeré-le-Uoi [J. Daniel); Astillé (/{. de la Perraudïeve).. — Maine-et-Loire : Angers, la Meignanne, Cheffes, Juigné- sur-Loire, Baugé, Martigné [Millet) ; Sainte-Gemmes [Gallois) ; Lue, mai (H. de lu Perraudïeve). — Manche : Mortain, Ducey («66e' Pasquet).— Orne : Enviions de Séez (Delaunay- Larivière) ; Villedieu (A. Nuque). — Sarthe : Le Mans [Môhnoft.

Obs. — Ce joli insecle est d'un rouge vif lorsqu'il est vivant ; mais ses belles couleurs s'altèrent après la mort et passent au roux ferrugineux, surtout sur les élytres, qui deviennent, même avec le temps, blanchâtres sur les côtés.

29° Genre : CHLiENIUS Bonelli.

Les Chlœnins forment un groupe très homogène d'insectes élégants, de couleur généralement métallique, vivant au bord des eaux ou dans les endroits humides. Dans ce genre, le dernier article des palpes est plus ou moins allongé, un peu ovalaire, tronqué et non effilé à l'extrémité; une dent bifide dans l'échancrure du menton ; les élytres sont ovales allongées, striées ; enfin les tibias, au lieu de pubescence couchée, sont cou-

t'ig. 160. , ' . • , i -, il

CMœnius festious. verts de spinules dresses. Ces insectes exhalent une odeur très pénétrante, rappelant celle de l'ammoniaque et provenant d'un appareil sécréteur remarquable {Fig. 160).

Les <5 ont les trois premiers articles des tarses antérieurs fortement dilatés, spongieux en dessous. En outre, ils présentent d'autres caractères variables suivant les groupes (Voir Ch. azureus Duft.) Les Chlrenius se tiennent dans les parties humides des prairies, des marécages, d'où on les fait sortir en piétinant sur le sol ; on les rencontre aussi sous les détritus végétaux {Hervé).

■ Élytres de couleur métallique, à bordure jaune 2

, \ Élytres de couleur métallique, entièrement bleues ou vertes,

I sans bordure jaune fi

' Elvtrfis noires 9

Elytres noires

Bordure très dilatée au sommet G. vestilus.

Bordure non dilatée postérieurement 3

o \ Dessus glabre (s. g. Chl/eniies) C. spoliatus.

\ Élytres très pubescentes à-

CARABIDES. 157

/ Marge latérale du thorax de couleur métallique: pore pilifère l ) de ses angles postérieurs situé en avant de l'angle (*) r,

I Marge latérale du thorax testacée, pore pilifère situé d'ans l 1 angle même. ... ,,

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