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TAB'EAU ANALYTIQUE DES ESPECES

Bord supérieur de la mandibule droite fortement échancré ; mandibule gauche inerme et normale 2

Bord supérieur de la mandibule gauche fortement échancré ; mandibule droite simple. Thorax et élytres noirs, marginés de testacé. Sous -Genre : Baudia Hagusa B. pellalus.

a \ Thorax roux 3

' Thorax noir, bordé de jaune, ainsi que les élytres B. sodalis.

o S Épistomes mésothoraciques roux, ainsi que l'écusson. ... B. unipustulatus . ( Épistomes mésothoraciques noirs. Ecusson roux ou noirâtre. B. bipustulatas .

1. B. unipustulatus Bon. {Jxg. 161). — Noir, varié de jaunâtre. Tête grosse, aussi large que le thorax, qui est roux, court, large,

échancré en avant, arrondi en arrière, aussi lisse que la tête. Écusson rougeâtre. Élytres rousses, irisées, avec une tache noire transversale après le milieu, n'atteignant ni la suture ni le bord externe, mais couvrant l'extrême sommet, de sorte qu'il reste sur le dernier quart une large lâche rousse lunulée, dilatée latéralement; stries fines, lisses, peu marquées; deux pores enfoncés sur le troisième intervalle, accolés à la deuxième strie. Base des antennes, pattes, hanches et épistomes mésothoraciques roux. Long. 7 millimètres. Bords des mares et endroits humides. Rare.

Ille-et-Vilaine : bord des mares dans le bois de Cicé (L. Meuse). — Morbihan : Vannes (Griffith), — Finistère : Rare, Badisier unipus- Ploujean ; Saint-Jean-du-Doist (Hervé). — Loirk-Inférieure : tulatus. Endroits liumides ; Basse-Goulaine ; Saint-Fiacre ; Le Loroux-

Botterèau, etc. (E. de l'Isle, in J. Péneau, Cat., p. 158'. — Mayenne : Environs de Laval [E. Labbé); Couptrain (.4. Nugue). — Maine-et- Loire : Bords de la Loire, Sainte- Gemmes (Gallois) ; Cheffes, Brain-sur-Allonnes (Millet). — Sarthe (Monnot, d'après Anjubau.t et Fourniaire) ; Le Mans (R. de la Perraudière) .

2. B. bipustulatus Fab. {fig. 168). — Forme, couleurs et dispositions des taches du précédent. La tête, bien que de dimensions variables, est généralement plus petite que le thorax qui est presque droit à la base. Écusson noir (roux dans la variété lacertosus Sturm.). La tache rousse postérieure est plus arrondie, moins dilatée latéralement. Enfin, les épistomes mésothoraciques sont noirs. Long. 4-6 millimètres. Endroits frais et humides, assez commun.

Larve. — La larve du Badisier bipustulatus a été décrite et représentée par Schiôdte {Natur. Tidsshr. VIII, 1872, t. I, fig. 9-10). Cette larve est allongée, rétrécie en avant et en arrière; elle est blanchâtre, avec la partie antérieure de la tête, les sclérites dorsaux du thorax et de l'abdomen d'un brun rougeâtre pâle. La tête, les antennes et les parties de la bouche sont construites comme chez les Licinus. Prothorax carre, un tiers plus large que la tète, environ, avec ses côtés anguleusement arrondis. Abdomen de cinq segments , rétréci en arrière.

Cerques plus forts et moins divergents que chez les Licinus, avec de nombreux renflements garnis de soies.

Pattes courtes et grêles; dernier article des tarses portant deux angles égaux.

Avec les adultes, sous les pierres dans les endroits humides.

Fig. 168.

Badister bi pustulalus.

Ille-et-Vilaine : Endroits humides sous les pierres (L. Bleuse) ; environs de Fougères (abbé Naviel). — Morbihan : Vannes (Gnffith). — Finistère : Environs de Morlaix; commun (Hervé). — Loire-Inférikure : Commun partout (/. Péneau) ; environs du Cr.iisic (de Lapouge). — Mayenne : Environs de Laval (E. Labbé) ; Chéméré le-Roi .7 Daniel); Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire : Saumur, Baugé, Martigné [Millet); Lue. commun (R. delà Pe>raudière) ; Sainte-Gemmes (Gallois). — Manche : Coutances (Monnot); Lingreville, Mortain, Ducey (abbé Pasquet). — Orne : Environs de Villedieu (A. Nugue). — Sarthe [Monnot, d'après Anjubault).

Obs. — La variété lacer tosus se prend avec le type, mais moins communément.

Ille-et-Vilaine: Sous les pierres dans les endroits humides, rare (L. Bleuse). — Loire-Inferieure : Saint-Colombin, sous les pierres (E. de l'Isle); Vallet (Godart).

3. B. sodalis Duft (== humeralis Bon.). — Taille beaucoup plus petite. D'un brun obscur, un peu irisé sur les élytres. Thorax bordé de jaune. Elytres à tache numérale variable, et bordure latérale testacées. Base des antennes, bouche, pattes d'un jaune pâle ; parfois la suture en partie jaunâtre. Long-. '.i 1/2 millimètres.

Endroits humides ; dans les détritus d'inondations. Assez rare.

Morbihan : Rare (Taslé). — Finistère : Environs de Morlaix; Conearneau, assez commun (Hervé). — Loire-Inferieure (Pradal) ; Burd du lac de Grandlieu, à Saint- Aignan, sous les sapins (Piel de Chiirch' ville); Bourgneuf et environs de Pornic (7. Dominique). — Mayenne : Environs de Couptrain (.4. Nugue); Évron (Houlb.). — Maine-et-Loire : Angers, bords de la Maine, Sainte-Gemmes (Gallois); Lue (R. de la Perraudière); Saumur (Court illier). — Manche : Coutances (Monnot). — Orne : Villedieu (A. Nugue).

Sous-Genre : Baudia Ragusa.

4. B. peltatus Panz. — Diffère des trois espèces précédentes par l'échancrure de la mandibule gauche Allongé, noirâtre, un peu irisé. Thorax et élytres noirs, finement bordés de jaune, avec la base des antennes, l'extrémité des palpes et les pattes de cette dernière couleur, quelquefois plus ou moins obscure. Long. 4-5 millimètres.

Endroits humides, sous les détritus végétaux. Assez rare.

Ille-et- Vilaine : Sous les piprres dans les endroits humides, rare (L. Bleuse). — Morbihan : Rare [Taslé). — Finistère: Santec en Roscoff talus humides des prairies pt des champs, sous les pierres; très rnre(Hervë). — Loire-Inferieure : Boids de la Loire, prairies, sur les herbes et sous les déiritus (./. Péneau). — Maine-et-Loire : Bords de la Loire; Saumur {Cour ti Hier); Martigné (de Romans); Sainte-Gemmes (Gallois^

32" Genre : AMBLYSTOMUS Erichson.

(Hispalis Raaib.)

Les Amblystomus sont de petits insectes ressemblant aux Badister et dont les affinités avec le groupe des Licinini n'ont

pas été remarqués par les anciens auteurs. Ils sont remarquables par la forme du labre, rétréci de gauche à droite et par la tête qui ne porte qu'un seul pore sus-orbitaire.

1. A. niger Heer. — Glabre, peu convexe, d'un noir ardoisé assez luisant, mais un peu alutacé. Antennes, cuisses et tarses bruns; tibias testacés. Épistome corné, échancré et rebordé au bord antérieur. Thorax transversal, non échancré en avant; ses angles postérieurs arrondis. Élytres à stries superficielles, brusquement arrondies au sommet, presque tronquées. Long. 2 2/3-3 millimètres.

5 Articles deux et trois des tarses antérieurs et intermédiaires garnis en dessous de lamelles écailleuses ; les antérieurs légèrement dilatés.

Endroits humides; au pied des arbres ou courant sur le sable.

Ille-et-Vilaine : Environs de Rennes, été, automne ; rare; \L. Bleuse). — Loire- Jnfériedre : Très commun toute l'année et partout (J. Pénecru, Catal., p. 157). — Maine-et-Loire: Très rare; Saumur {Millet, Courtillier); Sainte-Gemmes, dans les détritus d'inondations (Gallois). — Sarthe (Faavel) (]).

Obs. — C'est le melallescens de tous les catalogues locaux. Le véritable melallescens Déj., souvent confondu avec lui, et qui se prend dans le bassin de la Méditerranée , est plus grand (4 miliim.) et le rebord de l'épislome est impressionné et comme écrasé au milieu (Cf. Bedel, Bassin de la Seine).

5° Tribu : HARPALINI

33e Genre : DITOMUS Bonelli.

(Aristus Latreille)

Les Ditomus se reconnaissent facilement à leur tète relativement énorme, enchâssée dans le thorax, dont le sommet se trouve, à cet effet, largement échancré en croissant, tandis qu'il est, à sa base, très rétréci et porté sur une sorte de pédoncule. Antennes atteignant à peine les épaules. Ce sont des insectes propres au bassin de la Méditerranée; une seule espèce remonte jusqu'aux environs de Paris. Ces insectes sont fouisseurs, granivores et nocturnes; le jour, ils se réfugient dans leurs terriers,

(1) Catalogue de la Faune Gallo-Rliénariu

CARABIDES 169

perpendiculaires et profonds, creusés sous les pierres, dans les terrains résistants et profonds.

Les différences sexuelles sont insaisissables.

Leurs larves sont inconnues. D'après M. Bedel, la larve que Latreille rapporte au D. clypeatus paraît étrangère à cette espèce.

1. D. clypeatus Rossi. — Entièrement noir. Tête couverte de points peu serrés; ridée en avant. Mandibules sillonnées et striées en dessus. Thorax en forme de croissant, à ponctuation forte; ses angles antérieurs très pointus; le rebord latéral effacé avant les angles postérieurs. Élytres striées ponctuées, offrant quelque pubescence au sommet et sur les côtés ; interstries lisses, avec ou sans séries de pores espacés. Palpes, extrémités des antennes et des pattes, plus clairs. Long. 9-14 millimètres (fig. 169).

Terrains arides, sous les pierres, à proximité d'un terrier où il se réfugie en cas de danger ; grimpe souvent sur les graminées eu graines. Très rare.

Bretagne : Littoral du Morbihan, Vannes, Roguédas, Locmariaker (Griffiih, Pradier). — Loire-Inférieure : Commun partout en été (./. Péneau). — Mayenne : Chémeré-le-Roi, rare (/. Daniel). — Maine-et-Loire: Saumur (Courtillier); Lue, Champeaux (fi. de la Pervaudière); Martigné Briand (Mme de Buzelet); le Coudray-Macouard (Juignet); Saint-Remy-la- Varenne (fi. du Buysson) .

Obs. — Le D. capito Dej., qui se distingue du clypeatus par ses interstries densément ponctués et pubescents, est une espèce méridionale; elle est signalée dans le Catalogue Gallois comme prise a baint-Cyr-en-Bourg et dans la Faune de Fairmaire et La- n,s ,rapiès <iaboulbène comme prise à Tours (Mm° de Buzelet); mais ces deux Une. captures, si elles ne sont pas accidentelles, mériteraient vérification. Les deux espèces peuvent être facilement confondues.

Nous en dirons autant du D. splucrocephalus 01. signalé du Morbihan (Taslé) par Griffith, mais avec une large restriction.

34e Genre : CARTERUS Dejean.

(DlTOMUS AuCt.)

Les Carterus sont assez déprimés en dessus; mais la tête n'est pas enchâssée dans le thorax, qui est presque tronqué droit en avant. Le labre est échancré. Les mandibules sont robustes, quelquefois munies de cornes, au moins chez les 5 » dans certaines espèces tout à fait méridionales. Les antennes sont longues et dépassent la base du thorax.

Leurs mœurs sont semblables à celles de Dilomits, et par les temps d'orage, on trouve les Cqrterus, surtout le fulvipes,

seule espèce qui remonte jusque dans nos pays, sur les graminées ou les ombellifères , dont ils amassent les graines dans leurs terriers (Bedel, loc. cit. sup.).

1. C. fulvipes Latr. — D'un brun assez luisant, couvert d'une pubescence rousse, courte, dressée ; palpes, antennes et pattes d'un roux clair. Tête assez grosse, à ponctuation espacée, sommet lisse; mandibules angulées en dessus près de leur base. Thorax corditbrme, à angles antérieurs arrondis. Élytres parallèles, striées-ponctuées; intervalles très ponctués. 5 Articles un à quatre des tarses antérieurs dilatés et garnis de brosses en dessous; ongle des mandibules plus saillant. Long. 6-10 millimètres {flg. MO).

Comme le précédent ; se rencontre sur les épis des graminées ou sur les inflorescences des ombellifères ; quelquefois entraîné dans les inondations, mais toujours très rare.

Ille-et-Vilain2 : Le Boël, près Rennes, sur les tiges de blé par les temps orageux (L. Rieuse). — Morbihan : Vannes (Griffilh); Lorient (Rémi/). — Loire-Inférieure (Pradal): marais de Bourgneuf Oudon ; le Cellier, prairies humides (E. de l'isle ; l'iel Fig. 170. de < hure hevi lie). — Maine et-Loire : Saumur (Courtillier);

Cariems fulvi- Martigné-Briand [de Romans) : Sainte-Gemmes (Gallois) ; Saintes. Rémy-la-Varenne (R. du Baysson).

35* Genre : ANISODACTYLUS Dejean .

Les Anisodactylus ont le faciès des Harpalus, avec lesquels il est très facile de les confondre à première vue; ils ne s'en distinguent guère que par de très faibles caractères^), tels que l'absence de dent dans l'échancrure du menton et la présence, au moins chez les espèces de notre région, d'une tache rouge sur le front, quelquefois très difficile à apercevoir, surtout à la lumière d'une lampe. Ces insectes habitent les lieux humides et se cachent sous les mottes de terre détrempées par les eaux. Quelques-uns sont propres aux terrains salés.

Les 5 ont les articles deux à quatre des tarses antérieurs et intermédiaires fortement dilatés et revêtus en dessous de palettes finement spongieuses. Les 9 ont les élytres relativement plus ternes.

Éperon de l'angle apical interne des tibias antérieurs simple ou

lancéolé.

Éperon terminal des tibias antérieurs tricuspide (Sous-Genre Dichirus Manh.) A. pxciloides.

(1) Nous ne pouvons que suivre les pie'ceptes de M. Bedel (loc. cit.) lorsqu'il dit que, surtout chez les Harpaliles, la plupart des genres sont établis sur des caiaetères sexuels a toujours insuffisants, lorsqu'il* sont stuls ».

CARABIDES 171

\ Les deux premiers articles des antennes roux 3

) Antennes foncées dès la base (. signatus.

I Gouttière latérale du thorax médiocrement rétrécie en avant. Élytres à pubescence apicale assez visible A. binotatus. Gouttière latérale du thorax très rétrécie en avant. Pubescence apicale des élytres nulle A. nemorivagius .

1. A. binotatus Fab. — Oblong, parallèle. D'un noir luisant. Fossettes frontales réunies au bord oculaire par un trait linéaire. Antennes brunes, à premier article rougeâtre. Palpes rougeâties, tachés de brun. Thorax à côtés légèrement arqués; gouttière latérale à peine rétrécie en avant; angles postérieurs presque arrondis, mais formant une très petite dent; base fortement ponctuée, presque rugueuse dans les fossettes latérales. Élytres unicolores, à stries lisses, à peine sinuées au sommet, qui est couvert d'une pubescence assez visible. Pattes noires, ou entièrement rousses (var. spurcaticornis Dej.); pygidium cintré. Long. 10-11 millimètres.

Endroits humides, sous les pierres, les détritus. Très commun, ainsi que la var. spurcaticornis, dans toutes les localités de la Faune armoricaine.

Larve. — Les premiers états de la larve $ Anisodactylus binotatus ont été décrits par Rupertsberger, en 1872 (Verh. Zool.-bot. Gesellsch. Wien). La jeune larve est conique, légèrement voûtée en dessous. Sa tête est d'un brun jaunâtre et très large. Le prothorax est aussi long que la tête, sillonné transversalement de chaque côté en avant. Épistome avec six ou sept dents brunâtres à sa partie antérieure.

Les parties de la bouche sont construites comme chez les Harpales. Les pattes sont très longues et fortement épineuses; le dernier article des tarses porte deux ongles très inégaux.

Avec les adultes, principalement dans les endroits secs et sablonneux.

Ille-et-Vilaine : Commun partout (L. Bleuse); Fougères {abbé Naviel). — Finistère : Également très commune la variété spurcat'cornis Dej. [Hervé). — LoiRE- Inferiecre : Pari ou t (/. Péneau) ; environs du Groisic, champs {de Lapouge). — Maine- et-Loire : Environs de Saumur {Gust. Abot); Lue {R. de la Perraudièré). — Manche : Mortain, Percy, Ducey, Lingreville {abbé Pasquet).

2. A. nemorivagus Duft (= gitvipes Dej.). — Forme et couleur du précédent, mais moins long. Fossettes frontales comme chez le binotatus. En diffère surtout par la forme de la gouttière latérale du thorax, celui-ci étant aussi plus rétréci à la base; les élytres plus courtes, plus ovalaires, sans pubescence apicale, plus fortement sinuées à l'extrémité; enfin la forme du pygi-

dinm, qui est en arc régulier ; pattes toujours rousses. Long. 7-8 millimètres.

Bois humides, sablières. Rare.

Ille-et- Vilaine : Ville de Rennes, au pied des murs, rare (L. Bleuse). — Loire - Inférieure (Pradal); forêt du Gavre, très rare (J. P en eau). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes, Baugé (Gallois). — Manche : Coutatices (Monnot).

Obs. — 1° Cette espèce est facile à confondre avec certains Harpalus. et, à vue simple, il est quelquefois difficile d'établir une comparaison qui permette de les distinguer facilement ;

2° L'A. intermedius, signalé par Griffith de Lorient et de Rennes, est fort probablement un binotatus ou un signatus.

3. A. signatus Panz. — Large, le plus grand du s genre. Entièrement d'un noir peu brillant, quel-

Fig. m. qUef0is très faiblement bronzé. Tête large; fos-

'signatuï.11* settes frontales isolées, non reliées par un trait fin au bord oculaire. Antennes brunes dès la base. Thorax large, à angles postérieurs marqués, mais émoussés; base couverte d'une bande assez large de petits points serrés et confluents. Élytres à stries lisses; leur marge latérale étroitement rougeâtre; huitième strie rapprochée de la septième vers le milieu de sa longueur; troisième strie sans pore après le milieu (fig. 41 1).

5 Tibias antérieurs normaux; cuisses antérieures simples. Long. 11 1/2-13 millimètres.

Endroits humides, sous les détritus; le soir, au vol, par les temps chauds et orageux. Rare.

Morbihan : Rare (Taslé). — Loire-Inférieure (Pradal). Aucun exemplaire de cette espèce, provenant de la Loire-Inférieure, n'exisle dans les collections de la ville de Nantes (J. Péneau, CataL, p. 160). — Maine-et-Loire : Assez commun ; Sainte- Gemmes (Gallois). — Sarthe : La Flèche (Desportes).

Sous-Genre : Uichirus Mannh.

4. A. pœciloides Steph (= pseado-œneus Dej. = virens Dej.). — Dessus du corps vert métallique, passant au bleu noirâtre. Tête d'un brun noir, avec le sommet vert bronzé; épis tome marqué de six à huit pores sétigères au bord antérieur. Antennes d'un brun foncé avec le premier article plus clair. Angles postérieurs du thorax arrondis. Élytres à stries bien marquées, lisses. Pattes rougeâtres, 5 Tibias antérieurs anormaux, arqués à la base et subitement dilatés jusqu'au sommet; cuisses antérieures unidentées en dessous {fig. 112). Long. 9-11 millimètres.

Fi<j.

Anisodactyhis paciloides .

CARABIDES. J73

Bords de la mer, marais salants, salines de l'intérieur, sous les mottes de terre détrempées.

Ille-et-Vtlajne (de la Godelinais). - Loire-Inférieure : Anciens marais salants de Bourgneuf (E. de l Isle, Piel de Chureheville), Saint-Brevin, ruisseaux salés, Grande- Biiere (Piel de Chureheville* ; Batz, Le Croisic, saimes [de Laponne) - Maine-et- Loire : Rare; bords de la Loire, Sainte-Gemmes [Gallois).

Obs. - La variété bleue se prend avec le type, mais beaucoup plus rarement.

36* Genre : DIACHROMUS Erichson.

Ce genre ne comprend qu'une seule espèce française et même européenne.

I.D.germanus Linné [flg. 175}. — Faciès du genre précédent et des Ophonits. Tète, marge du thorax et moitié antérieure des élytres testacées ; thorax bleu, ainsi que la moitié postérieure des élytres, moins la marge latérale et l'extrême sommet. Dessous du corps d'un noir luisant. Antennes et pattes rousses. Dessus du corps couvert d'une pubescence dressée, rousse, très courte, et d'une ponctuation serrée, beaucoup plus fine sur les élytres. Long. 7 1/2- 8 1/2 millimètres.

Les quatre premiers articles des tarses antérieurs et intermédiaires feutrés en dessous chez F'"J- 17 les $; les antérieurs bien plus dilatés que les Diachromus se rintermédiaires, transversaux. manus'

Les deux pores pilifères médians du segment anal très éloignés de son bord apical chez les 9.

Ce charmant insecte fréquente les endroits humides- on le trouve sous les pierres ou sur les graminées. Il vole quelquefois en plein soleil. Assez commun, quelquefois très abondant.

Ille-et-Vilaine : Rennes, assez commun (Griffith, L. Bleuse); Fougères [abbé Navtel) -Morbihan : Vannes (Gnfftth). F.nistère : Assez rare , rahies mares bord des petits cours d'eau (Hervé). - Lojre-Infèrieupe : commun au printemps (/. Peneau). -Mayenne: Voutré, sous les pierres (Houlbert); Cbémeré-le- K01, Saulges(/. Damel); environs de Laval (E. Labbé); Couplrain (.4. Nuque) - Maine-et-Loire :1res commun sur les graminées, dans les prairies dn bord de i. Loue (Gallois); environs de Saumur (Gust. Aboi); Lue, Corné, etc IR de la Per-

Zntn1 ~ nANCHE ■■rrCmliTeS{M0nn0t' OtSWr; Mortain, PerCy, Ducey (abbé Pasquet). - Orne : Tmchebray (Ddaunay-Larwière). - Sartre : La Flèche (Desportes).

37« Genre : SCYBALICUS Schaum.

(Apatelus Schaum).

Les Scybalicus se. distinguent des Ophonns, dont ils ont fait longtemps partie, par la forme du repli basilaire des élytres et la

174 FAUNE ENTOM0L0GIQUE ARMORICAINE

pubescence des tarses postérieurs. Leurs mœurs sont peu connues; on ne les trouve guère qu'entraînés par les inondations, ce qui porterait à supposer qu'ils sont nocturnes et qu'ils s'enterrent pendant le jour.

1. S. oblongiusculus Dej. — Allongé, déprimé, entièrement ponctué et couvert d'une pubescence fine et serrée. D'un brun foncé uniforme en dessus, plus clair en dessous, ainsi que les pattes, palpes et antennes. Côtés du thorax en courbe régulière, ses angles postérieurs arrondis. Pattes pubescentes; tibias à peine épineux ; premier article des tarses postérieurs aussi long que les deux suivants réunis. Long. 11-13 millimètres.

9 Les articles un à quatre des quatre tarses antérieurs dilatés et garnis en dessous de palettes feutrées, les antérieurs plus dilatés que les intermédiaires.

Coteaux secs, sous les pierres ou enterré dans le sable.

Très rare; entraîné par les inondations pendant l'hiver et quelquefois en nombre.

Morbihan (Taslé).— Loire-Infékieure : Sans indication de localité ( P rodai, d'après Griffîlh) ; Bourgneuf, sous les pierres et dans le sable (Piel de C har cheville ; Soc. franc, d'entomol.); Ile de Bois, août (E. de l'Isle). — Maine-et-Loire : Très rare : Saumur (Courtillier); Lue, août (R. de la Perraudière) ; Sainte-Gemmes, Saint-Jean de la Croix (Gallois) ; Saint-Rémy-la-Varenne (R. du Buysson).

38e Genre : GYNANDROMORPHUS Dejean.

Une seule espèce française.

1. G. etruscus Quens. — Espèce remarquable par son système de coloration. Dessus très ponctué et pubescent, dessous noir. Tête et thorax d'un noir violet; marge du thorax et élytres fauves, celles-ci teintées de bleuâtre sur la partie postérieure. Antennes rousses, ainsi que les palpes et les pattes ; éperon terminal des tibias anté- Fig. 174. rieurs tricuspide. Long. 10-1 1 millimètres (fig.'l 74).

Gynandromor- $ Article un à quatre des tarses antérieurs et phus etruscus. deux à quatre des intermédiaires dilatés et garnis, en dessous, de palettes feutrées.

9 Premier article des tarses antérieurs plus élargi que les autres.

Dans le sable des dunes, au pied des plantes. Espèce méridionale qui, en dehors de l'Ouest et du littoral océanique, ne remonte guère au delà du Cher (Tappes, Monnot).

Loire-Inférieure : Oudon; la Chapelle-Basse-Mer (E.-de Vlsle); Bourgneuf (Piel de Churcheville); Anct-nis, Basse-Goulaine, détritus de la Loire (J. Pe'neau, Gâtai.,

CARABIDES 175

p. 155). — Maine-et-Loiiik. : Signalée dans, l'Anjou; forêt d'Ombrée {Rochard); Martigné-Briand .Gallois); environs d'Angers (Gusl. Ahol); Lue, septembre (R. de (a Pevraudière). — VENDÉE [Fauvel).

Obs. — Cette espèce n'est mentionnée-d'aucune localité de la Bretagne par Griffitli.

39° Genre : OPHONUS Stephens.

Le genre Ophonus est caractérisé par les articles de ses tarses glabres en dessus, tous dénudés en dessous, sur leur ligne médiane; le dessus du corps, quelquefois les élytres seulement, est couvert d'une ponctuation forte et généralement dense et d'une pubescence fine et serrée. Leurs habitudes sont assez variées; les uns restent cachés pendant le jour dans les galeries qu'ils creusent sous les pierres ou dans le sable; d'autres se trouvent dans les fleurs d'Ombellifères; d'autres enfin volent par les soirées chaudes et sont attirés dans les appartements par la lumière.

Les 5 onk les articles un à quatre des tarses antérieurs et intermédiaires plus ou moins dilatés et garnis en dessous de deux séries de lamelles ou squamules transversales. Les 9 de quelques espèces présentent des particularités intéressantes au dernier segment abdominal.

Tête lisse ou presque lisse. Thorax ponctué à la base seu- V lement, ou à la base et sur les côtés, son dique restant lisse. 2

1 Tète plus ou moins ponctuée. Thorax et élytres entièrement / ponctués ; tempes portant contre le bord postéro externe

\ de l'œil une petite touffe de poils courts, dressés (Ophonus). 5

< Élytres complètement et finement ponctuées ; pattes rousses. 3

2 \ Les deux intervalles externes seuls ponctués ; pattes noires ;

( tempes glabres (Platus Motsch.) 0. calcealus.

Tempes portant contre le bord postéro-externe de l'œil une ^ petite touffe de poils courts, dressés. Thorax ponctué à

3 la base et sur les côtés (Ophonus) Û.signalicornis.

f Tempes glabres. Thorax ponctué à la base seulement (Pseu-

dophonus) 4

Episternes métathoraciques pointillés. Abdomen glabre et lisse \ au milieu, pointillé et légèrement pubescent dans son

i pourtour 0. pubescens.

f Episternes métathoraciques lisses. Abdomen pointillé et légèrement pubescent au milieu, glabre tout entour 0. griseus.

Premier article des tarses postérieurs aussi long que les deuxième et troisième réunis. Pattes complètement rousses. Pubescence des élytres couchés, bien visible de haut ... 6

Premier article des tarses postérieurs notablement plus court que les deux suivants réunis. Pubescence des élytres verticales visible seulement de profil 1

170 FAUNE ENTOMOr.OGIQUE ARMORICAINE.

/ Tête et thorax noirs ; élytres rouge -brique. Deuxième article

. ) des antennes bien plus court que le quatrième O. mend'ax.

' \ Dessus en entier d'un brun foncé. Deuxième article des an-

( tennes à peine plus court que le quatrième 0. maculicornis .

Thorax sans trace de rebord à la base S

7 Thorax très finement rebordé le long de sa base, au moins ' du côté des angles postérieurs (') ]'ô

y \ Thorax à angles postérieurs obtus ou arrondis 1)

( — — — vifs au sommet et presque droits. 1 !

Dessus noir ; angles postérieurs du thorax non émoussés au

q \ sommet O. cpphalotes.

à Dessus de couleur métallique ; angles postérieurs du thorax

émoussés 10

Côtés du thorax en arc régulier du sommet à la base, à peine rétrécis en arrière. Face externe des cuisses postérieures - ; à peine pointillée 0- dif/inis.

Côtés du thorax en arc régulier du sommet au milieu, puis obliquement rétrécis du milieu à la base. Face externe des cuisses postérieures assez densément pointillée 0. sabulicola.

, , { Dessus vert ou bifilaire 0. punctatulus.

\ Dessus non métallique 12

Deuxième article des anlennes un peu plus court que le quatrième. Rebord latéral des élytres anguleux à l'épaule . 0. rufibarbis.

Deuxième article des antennes bien plus court que le quatrième. Rebord, latéral des élytres arrondi sur l'épaule . . 0. rapicola.

i Angles postérieurs du thorax obtus ou presque arrondis, l dessus très variable, vert, bleu, brun, etc., mais presque

13 \ toujours à reflets bleuâtres ou métalliques 0. azureus.

Angles postéiieurs du thorax presque droits. Dessus biun ou noirâtre, sans teinte métallique 14

Angles postérieurs du thorax graduellement redressés ; courbure convexe des côtés (du sommet au delà du milieu) pus plus prononcée que la courbure convexe, partie rentrante \i\ jusqu'à la base 0. piincticollis .

Angles postérieurs du thorax brusquement redressés ; courbure des bords latéraux bien plus prononcée dans la première moitié que dans la partie rentrante . , 15

, r^ Prothorax fortement rétréci à la base . 0. dilomàides.

( Prothoias simplement cordiforme 0. cordulus.

Sous-Genre : Carteropiionus Ganglb.

1. 0. ditomoides Dej. — Insecte allongé, d'un brun rougeàtre, avec les antennes, les palpes et les pattes plus claires. Prothorax

(1) Ce caractère est assez difficile à voir : il faut, pour bien l'observer, tourner vers soi „ i.êle de l'inecote, et se seivir u'un assez fort grossissement.

CARABIDES.

très ponctué, cordiforme, à peine rebordé et à angles postérieurs obtus. Élytres parallèles, à ponctuation serrée formant même des petites rides transversales. Dessous du corps très ponctué. Long. 11-13 millimètres.

Sous les pierres, et les mottes de terre; mais partout très rare.

Loire-Inférieure : On avait cru reconnaître cette espèce dans quelques exemplaires pris sur la route de Montoir à Trignac ; fissures d'un talus ; octobre (trois excmpl. seulement, Piel de Churckeville). Mais, des explications données par M. J. Péneau, dans son Catal. des Coléoptères, il résulte qu'où ne doit pas enregistrer la présence d'O. ditomoides en Loire-Inférieure.

Nous la maintenons ici cependant dans nos tableaux analytiques et dans nos descriptions, pour ceux de nos lecteurs qui clias-ent les Coléoptères dans des régions autres que la Bretagne.

Sous-Genre : Ophonus str. s.

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