‹ ColéoptèresChapitre 31 sur 67 · poudrées · texte numérisé non relu

poudrées

/ ,r. , , -V brunnipes.

[ Inoiax rouge; fossettes postérieures lisses S. flavicollis.

FAUNE ENTOM0LOGIQUE AKMOBICAINE

Sous-Genre : Stenolophus Latr.

S. teutonus Schr. (= vaporariorium Fab.) (fig. 189). — Luisant, souvent avec un reflet irisé. Tête noire, assez grosse, lisse. Bouche et antennes d'un rougeâtre testacé clair. Thorax aussi long que large, rouge testacé ; deux impressions lisses à la base. Élytres assez allongées, d'un rougeâtre testacé clair, avec nue grande tache commune, d'un noir bleuâtre, qui occupe les deux tiers postérieurs et ne touche pas tout à fait les côtés; intervalles brusquement rétrécis au sommet. Dessous noir; pattes et antennes d'un jaune ferrugineux. Long. 6 millimètres.

Endroits humides, sous les détritus ou sur les graminées. Commun.

Fig. 189.

Stenelophus

teutonus, d'aprè

Calwer.

Larve. — Larve décrite et représentée par Schiôdte (Nat. Tidsskr., t. III, 1866, pi. xxn, fig. 12-18).

Cette larve ressemble beaucoup à celle des DicMrotrichus ; elle est également déprimée, brillante, avec la tête et les trois segments thoraciques d'un brun roux (fig. 490). La tête est un peu plus étroite que le prothorax ; les ocelles sont petits ; le 2e article des palpes labiaux est deux fois aussi long que celui qui termine les palpes maxillaires. Tube anal bien développé, presque aussi long que les cerques qui sont courts et immobiles.

Ille-et-Vilaine : Rennes [Griffith, L. Meuse); environs de Fougères («66e Naviel). — Morbihan : Vannes [Griffith) ; Lorient [Boypr). — Finistère : Environs de Morlaix ; commun [Hervé). — Loire-Inférieure : Commun partout. — Mayenne : Environs de Couptrain (A. Nugue) ; Chémeré-le-Roi [J. Daniel). — Maine-et-Loire : Lue [R. de la Perraudière) ; Baugé, Saumur, Sainte-Gemmes [Gallois). — Manche : Coutances ( Monnot) ; Percy, Lingreville, Mortain, Ducey [abbé Pasquet). — Sarthe : La Flèche {Desportes).

Var. abdominalis Gêné. — Abdomen rouge. — Loire Inférieure : Le Pellerin, rare [E. de l'Isle, in J. Péneatt). — Anjou : Avec le type, mais moins commun [Gallois).

Laive du Stenolophus

teutonus, d'ap.

Schiôdte.

2. S. Skrimshiranus Steph. (= melanocephal'us Heer.). — Très voisin du précédent, dont il diffère par les élytres plus courtes, à interstries graduellement rétrécis et simplement plus convexes en arrière; la tache dorsale presque effacée. Les angles postérieurs du thorax sont parfois plus obtusément arrondis ou plus ponctués. Cette espèce est considérée par plu-

CVKABIDES 209

sieurs auteurs comme nue simple variété de la précédente. Long. 6 millimètres.

Mêmes mœurs que le précédent.

Ille et-Vilaine : Rennes {Griffdli). — Morbihan : Vannes, Lorient (Rémy). — Loire Inférieure : Lac de Grandlieu, détritus ; marais du Loroux-Bottereau ; La Haie-Fouassière (E. de llsle, in J. Péneau, loc. cit.). — Maine-et-Loire : Rare ; bords de l'étang Saint-Nicolas (Raffray) ; Sainte-Gemmes (Gallois).

3. S. discophorus Fisch. — D'un testacé un peu rougeâtre, luisant; tête noire. Antennes brunes, avec les deux premiers articles d'un testacé pâle, ainsi que les palpes et les pattes. Thorax rouge, à angles postérieurs marqués, non rebordés ; fossettes postérieures larges, densément ponctuées. Sur les élytres, une tache noire commune, au milieu de la suture. Cette tache est très variable et peut même disparaître entièrement. Long. 6 1/2-7 millimètres.

Endroits humides, bords des rivières, sous les cailloux.

Loire-Inférieure : Sur la vase au bord de la Loire, Basse-Goulaine (E. de l'Isle, h\J. Péneau, loc. cit.). — Espèce méridionale Mgnalée de Maine-et-Loire : Saumur (Révelière, d'après Fairmaire et Lab.).

4. S. mixtus Herbst. (= vespertinus Panz.j. — D'un brun noir très luisant à reflets bleuâtres. Antennes obscures à 1er article seul roux. Thorax noir, à bords roussâtres; ses angles postérieurs obtus, à fossettes assez marquées et ponctuées. Élytres marginées de roussâtre, quelquefois dilatée vers la base ; un pore au tiers postérieur du 3« intervalle. Dessous d'un brun foncé; abdomen un peu rougeâtre. Pattes d'un jaune testacé. Long. 6 millimètres.

Endroits humides. Assez rare.

Ille-et-Vilaine : Environs de Rennes, rare (L. Bleuse). — Morbihan : Vannes (Griffith) ; Lorient (Rémy). — Finistère : bord de la mer, ile de Batz, Santec en Roscoff, Penmarch. Très rare dans l'intérieur (Hervé). — Loire Inférieure : Commun au printemps (/. Péneau) ; Pornic (Fauvel) ; Nantes, commun (J. Péneau). — Maine-et-Loire : Baugé (Al lard); Saumur (Courlitlîer) ; Martigné (de Rotnaits) ; enviions d'Angers (Gust. Abot). — Sarthe : La Flèche (Desportes).

Var. Ziegleri Panz. : Loire- Inférieure : Prairie de Mauves, Chêne-Vert, près Nantes (E. Gautier, in J. Péneau).

Sous-Genre : Egauroma Motsch.

5. S. marginatus Dej. — Assez large, un peu ovalaire. En dessus, d'un vert bronzé foncé. Thorax court, transversal, arrondi sur les côtés, qui sont finement marqués de roussâtre ; ses angles postérieurs largement arrondis, les fossettes larges,

peu profondes, finemeat ponctuées. Élytres un peu plus larges que le thorax ; suture et bords latéraux étroitement roussâtres. Antennes et pattes d'un testacé pâle. Long. 6 millimètres.

Espèce méridionale signalée de Vannes, Rennes (Griffith); Lorient (Rémy)^).

Sous-Geare : Manicellus Motsch.

6. S. elegans Dej. — Plus court et bien plus petit que les précédents. Tête noire. Antennes brunes, les deux premiers articles jaunes. Thorax rouge, transversal, côtés et angles postérieurs arrondis; fossettes postérieures assez profondes, obsolètement ponctuées. Élytres courtes, presque tronquées, testacées; ayant sur la moitié postérieure une tache noire, luisante, variable, ne cachant pas la suture. Abdomen noir. Cuisses postérieures noirâtres à l'extrémité. Long. 4 millimètres.

Terrains salés. Rare. Espèce plutôt méridionale.

Morbihan : Vannes (Griffith) ; Lorient (Rémy). — Loire Inférieure: Anciens marais salants de Bourgneuf (Piel de Churcheville; E. de L'Isle. in J. Péneau, loc. cit.).

Obs. — La variété ephippium Dej. est conslituée par les individus à élytres entièrement rousses.

Sous-Genre : Acupalpus Lat.

7. S. flavicollis Sturm. (= nigriceps Dej.). — Tête noire, arrondie. Base des antennes et palpes teslacés. Thorax d'un jaune testacé, sensiblement plus large que long; un peu rétréci en arrière; angles postérieurs presque arrondis, fossettes peu profondes, lisses. Élytres d'un brun rougeâtre, plus foncées au sommet; bord externe et suture toujours plus clairs. Dessous noirâtre. Pattes testacées. Long. 3-3 1/2 millimètres.

Endroits froids et humides, au bord des mares. Rare.

Ille-et- Vilaine {Griffith, L. Bleuse). — Morbihan : Lorient (Rémy) ; Vannes {Griffith). — Finistère : Santec en Roscoft, Kervéguen en Sainte-Sève, rare (Hervé).

— Loire-Inférieure: Commun partout au bord des cours (J. Péneau). — Maine-et- Loire Au printemps, bords de la Loire (Gallois).

8. S. dorsalisFab. {—elegans Lac; Fairm. et Lab., pro parte).

— Tête noire; bouche et base des antennes d'un rouge testacé. Thorax assez large, à peine rétréci en arrière; jaune, ayant sur

(1) Il y a probablement eu, ici, ine erreur de détermination ; toutefois il ne faut pas oublier qu'on a signalé, sur les côtes de Bretagne, un certain nombre de coléoptères méridionaux.

CARABIDES 211

le disque une tache brunâtre qui peut le recouvrir en entier, sauf l'extrême bord; angles postérieurs obtusément arrondis, fossettes lisses, peu profondes. Élytres parallèles, d'un testacé rougeâtre, à tache antéapicale brune, de teinte et d'étendue variables, ne couvrant ni la suture ni les côtés, se joignant souvent par un trait à l'angle de la base. Dessous noir. Pattes testacées. Long. 2 3/4-3 1/2 millimètres. Bords des mares, détritus d'inondations. Assez rare.

Ille-et Vilaine : Rennes (Griffilh, L. Bleuse). — Morbihan : Vannes (Griffilh); Lorient (Rémy). — Finistère : Environs de Morlaix {Hervé). — Loire Inférieure : Grandlieu (Fauvel); marais de Goulaine (E. de Clsle); La Grande Brière et Le Cens (Fiel de Churcheville, in J. Péneau, loc. cit.). — Maine-et-Loire : Saumur (Courtillier) ; Sainte-Gemmes (Gallois).

Var. : disons Reitt. — Loire-Inférieure : Anciens marais salants de Bourgneuf, Oudon, bord du Havre (E. de l'isle, in J. Péneau).

9. S. brunnipes Stùrm. —D'un brun noir; 1er article des antennes testacé. Thorax brun, finement bordé de testacé ; les angles postérieurs un peu plus obtus que chez le précédent, presque arrondis; fossettes postérieures assez profondes, ordinairement ponctuées. Élytres assez allongées, avec le bord réfléchi testacé. Pattes d'un testacé foncé. Long. 3 1/2 millimètres.

Bords des mares; champs sablonneux; au vol, au coucher du soleil. Assez commun.

Ille-et-Vilaine : Environs de Rennes (L. Bleuse). — Morbihan: Vannes {Griffilh); Lorient (liémy). — Loire-Inférieure : Grandlieu {Fauvel) ; assez commun partoul (/. Péneau). — Maine et-Loire : Sainte-Gemmes, Saumur (Courtillier). — Manche : Coutances (Monnot) ; Lingreville, Ducey (abbé Pasquet).

10. S. exiguus Dej. — D'un brun noir luisant. Les deux premiers articles des antennes d'un testacé obscur. Thorax à peu près carré, visiblement rétréci vers la base; ses angles postérieurs presque arrondis, leurs fossettes grandes,. ayant quelquefois des points épars. Élytres assez longues, un peu élargies en arrière. Pattes d'un testacé obscur. Long. 2 1/2-3 millimètres.

Endroits froids et humides. Commun.

Ille-et- Vilaine : Environs de Rennes, endroits humides, sous les pierres (L. Bleuse)- — Morbihan : Vannes et toute la Bretagne (Griffilh). — Finistère : Commun partout (Hervé). — Loire-Inférieure : commun partout au printemps (J. Péneau, loc. cit.). — Mayenne : Environs de Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes (Gallois) ; Saumur (Courtillier). — Manche : Coutances (Monnot).

11. S. luteatus Duft. (= luridus Dej.). — Tète et élytres d'un brun rougeâtre; pattes et antennes d'un testacé pâle.

Mêmes mœurs et dans les mêmes localités que le précédent

Manche : Lingreville (abbé Pasquel).

Obs. — Certains auteurs font de celte forme une simple variété de S. exiguus.

meridianus Linné (fig. 1D1). — Un peu plus allongé que le dorsalis. Tête noire. Thorax entièrement / noir, notablement rétréci en arrière, rarement brun ou rougeàtre; base et fossettes assez fortement ponctuées; angles postérieurs obtus, non arrondis. Élytres d'un brun noir luisant, avec la base, la suture et une étroite bordure marginale d'un jaune testacé. Long. 3-41/4 millimètres. Endroits humides. Très commun partout.

Fig. 191.

Stenolophus (Acu-

palpus) meridianus, d'après Calwer.

13. S. consputus Duft. — Tête noire; bouche et base des antennes jaunâtres. Thorax rougeàtre, quelquefois teinté de noir sur le disque; côtés assez fortement arrondis en avant, se redressant vers la base; angles postérieurs droits, pointus ; les fossettes profondes, obsolè-

tement ponctuées. Élytres d'un testacé rougeàtre, avec une

grande tache brune, ovalaire, commune, isolée de la suture.

Pattes jaunâtres. Extrémité de l'abdomen testacé jaunâtre.

Endroits marécageux et fossés humides. Rare.

Ille-et-Vilaine : Rennes, environs de Cicé, bord des mares (L. Bleuse). — Morbihan : Vannes (Grifjilh) ; Lorient (Hémy). — Finistère : Environs de Morlaix, assez rare [Hervé). — Loire-Inférieure : Commun partout, surtout au lac de Grandlieu et dans la vallée de la Loire (J. Pineau). — Maine et Loire : Commun au printemps, sous le limon, au bord de la Loire, Sainte-Gemmes: bois de Vernusson (Gallois).

6' Tribu : ZABRINI

45e Genre : ZABRUS Glairville.

Les Zabrus sont des insectes de taille moyenne, de forme massive et de couleur noire, brune ou bronzée ; ils sont peu

CARABIDES

agiles et vivent habituellement sous les pierres, dans les terrains découverts et sablonneux; le soir, ils grimpent sur les tiges des graminées dont ils dévorent les étamines ; mais, à l'état parfait leur régime n'est pas seulement végétal, car Germar a observé que ces insectes, à court de matières végétales, s'entre dévorentil semblerait donc qu'à rencontre des autres Garabiques, ils ne sont carnassiers que lorsqu'ils ne peuvent se nourrir de matières végétales. Leurs larves sont d'ailleurs également signalées comme nuisibles aux céréales.

D'après Germar, la femelle pond un très çrand nombre d'œufs et a soin de les placer sur les tiges des" graminées ce qui occasionne les ravages considérables qui sont quelquefois produits par cet insecte.

Les Zàbrus ont pour caractères principaux : corps épais convexe. Tête assez grosse, un peu renflée en arrière, inclinée ' Labre presque carré, un peu échancré en avant. Mandibules fortes, peu avancées (fig. 192). Dernier article des palpes presque cylindrique, tronqué. Un seul poreoculairesus-orbitaire. Antennes minces, courtes. Thorax large, court, fortement sinué à la base, dépourvu de pores sétigères sur les côtés (*). Pattes courtes et fortes ; tibias antérieurs élargis triangulairement en avaut et portant au bord interne deux éperons, un grand et un petit. 5 Articles 1-3 des tarses antérieurs dilatés et garnis de soies épaisses et de longs poils raides en dessous. ZahTuS obesus Dej.,

d'après Kairm.

Tableau Analytique des Espèces.

Pas d'ailes. Épistemes métathoraciques quadrangulaires. lisses,

1 \ striole scutellaire rudimentaire, libre ' g

I Des ailes. Épistemes métathoraciques triangulaires, ponctuées,

striole scutellaire bien accusée, reliée à la 1" strie ' i

2 i Dessus franchement bronzé z q

| Dessus noir ou brun foncé 3

Dase du thorax droite au milieu, puis se redressant pour •

3 \ former des côtés anguleux; quelques points épars à la base. Z. inflatus i Base du thorax droite ou arquée, mais ne formant pas d'angle

sur les côtés; impressions basales seules ponctuées .... Z. curtus.

i Côtés du prosternum ponctués ; base du thorax non impres-

4 j sionn^e z •

( Côtés du prosternum lisses ; base du thorax impressionnée .' .' Z. ienebrioides .

nn£« k- * est,fusez exceptionnel chez les Carabidœ et ne se retrouve que chez les

Oodmc Neanmnms, l'absence de ces pores sétigères n'est consente que chez les Zabrus français et peut cire ceux de la faune européenne (Bedel. Ann. Soc. Ent. Fr CXXIH

214 FAUNE ENTOMOLOGIQUE AHMORIGAINE

1. Z. curtus Serv. — D'un noir luisant; thorax presque carré, aussi large en arrière qu'en avant; un peu arrondi sur ses côtés, qui sont assez fortement rebordés près des angles postérieurs ; légèrement échancré à la hase, qui est assez fortement ponctuée, avec une impression peu marquée de chaque côté. Élytres courtes, très convexes, à stries fines légèrement ponctuées; intervalles pleins et très lisses. Dessous et pattes d'un brun noirâtre. Long. 13 millimètres.

Terrains sablonneux, enfoncé dans le sol; entraîné quelquefois dans les inondations. Rare partout.

Morbihan : Vannes (Griffith) ; Lorient (Rémy). — Maine-et-Loire : Aubi^né (Millet) ; Combrée (Rochard) ; Saumur (iWma de Ruzelet).

2. Z. inflatus Dej. — Forme du précédent, mais un peu plus allongé. D'un brun noir brillant 5» ir>at 9- Diffère du curtus par le thorax sensiblement rétréci en arrière, avec seulement quelques points épars à la base ; les impressions transversales plus marquées et la ligne médiane plus profonde à la base. Les élytres sont plus élargies au milieu chez la Q; les stries sont plus ponctuées et les intervalles moins plans. Long. 15 millimètres.

Cotes et dunes de l'Océan; souvent au sommet des tiges de certains Car ex dont il dévore les étamines ou bien enterré dans le sable au pied des Carex et des Genista.

Vendée : Les Sables d'Olonne (Fauvel).

3. Z. piger Dej. — Peu convexe. D'un brun noirâtre, avec un faible reflet métallique. Palpes et antennes ferrugineux. Thorax trapézoïdal, plus étroit en avant qu'en arrière ; rebord latéral rougeâtre, plus épais en arrière ; base densément ponctuée non

ou à peine impressionnée. Élytres un peu plus larges que le thorax, s'élargissant un peu en arrière. Jambes et tarses rougeâtres. Long. 13- 14 millimètres.

Terrains secs, sous les pierres.

Ille et Vilaine : [de la Godelinais) ; Saint-Germain-sur-Ille [Griffith).

4. Z. tenebrioides Gceze (= piger Fourc. * = gibbus Fabr.). [fig. 193). — Allongé, parai - Fig. 193. Ye\e, convexe. D'un brun noirâtre brillant. Labre,

palpes et antennes ferrugineux. Thorax à côtés presque droits, légèrement arrondis en avant; ridé sur toute sa surface; sa base plus large que celle des

Zabrus oibbus, d'ap. nature.

CARABIDES

élytres, impressionnée et densément ponctuée. Élytres allongées ; à stries ponctuées ; les intervalles plans, finement ridés. Dessous et pattes d'un brun rougeâtre, avec les cuisses plus obscures. Long. 14-16 millimètres.

Champs cultivés, souvent sur les épis des graminées et notamment du blé. Commun surtout dans les dunes du littoral.

Finistère : Dans les champs; parfois sur les tiges de graminées; assez commun (Hervé). — Loire-Inférieure : Bourgneuf, sur les herbes des prairies (E. de l'Isle) ; la Chapelle Basse-Mer, Touffou, Montoir (Piel de ChurchevWe, in J. Péneau, loc. cit.). — Ille-et-Vilaine : Environs de Fougères [abbé Naviel). — Mayenne : La Frëonnière (Delaitnay-Larivière) ; Evron (C-. Houlbert) : Couptrain (A. Nugue); environs de Laval (E. Labbë); Chéméré-le-Boi (/. Daniel). — Maine-et-Loire: Lue (R. de la Perraudière) ; Martigné, rare (Millet); Saumur (Courtillier, Uitst. Abot.) : commun dans toute la Bretagne (Griffilh, Rémy). — Manche : Très commun dans les dunes de Gouville et environs (Monnot) ; Mortain, Percy (abbé Pasquel).

Larve. — Germar a fait connaître la larve du Z. gibbus. (Magaz . Entomolog., vol. I, pi. 1).

Cette larve vit dans la terre, où elle se creuse des tuyauxassez profonds et se cache pendant le jour; elle ne sort que la nuit et alors elle recherche sa nourriture, qui est exclusivement herbacée, composée de graminées, surtout de blé, d'orge et de froment. Elle est d'un jaune brun, avec les côtés pâles; elle est allongée, presque parallèle, déprimée; sa tête est carrée, aplatie, armée de fortes mandibules, et présente déjà les rudiments des différentes parties de la bouche de l'insecte parfait. Les segments thoraciques sont rebordés et six pattes écailleuses sont attachés aux trois premiers anneaux du corps. Les segments abdominaux sont munis chacun sur les côtés de deux tubercules. Le dernier segment porte deux appendices caudaux qui sont petits, courts, velus, Inarticulés. D'après Germar, cette larve met trois ans avant de se métamorphoser; c'est dans une cavité ovalaire située au fond d'une espèce de tuyau qu'elle passe à l'état de nymphe; elle reste dans cet état pendant trois ou quatre semaines (fîg. 194).

Ces larves, dans certaines années, peuvent devenir un véritable fléau pour l'agriculture ; en

Fig. 191.

Larves du Zabrus gibbus et adulte, cfaprés Brehm.

1887, d'après

une communication laite à la Société entomologique, elles ont détruit en grande partie un champ de blé aux environs de Vesoul. Elles sont d'ailleurs également nuisibles en Allemagne, et Passeiïni a signalé en 1832 et 1833 les ravages qu'elles commettaient dans les champs de céréales des provinces de Bologne, de Ferrare et dans les Romagnes.

Elles sortent de préférence la nuit; le jour, elles se retirent au fond de leurs galeries, qui sont cylindriques, verticales, et dont les ouvertures sont ordinairement situées à. proximité d'une touffe de blé. Le soir, elles rongent les tiges au-dessus du collet pour se nourrir de la moelle (Allard, professeur d'agriculture à Vesoul).

D'après Goureau, les œufs forment une seule masse, et les larves qui en sortent paraissent mettre trois ans à prendre toute leur croissance.

Obs. — Des observations multipliées ont démontré que les Zabnts sont granivores, sans perdre pour cela les habitudes carnassières des Carabiques. Germar a observé que lorsqu'on renferme ensemble plusieurs individus de diverses espèces de ce genre et qu'on les nourrit avec des grains, ils ne s'attaquent pas enlre eux ; mais si on les laisse manquer de nourriture, ils s'entre-dévorent. Il semblerait donc démontré qu'ils ne sont carnassiers que lorsqu'ils ne peuvent se nourrir de substances végétales.

7? Tribu : PTEROSTICHINI

46e Genre : AMARA Bonelli.

Les Amara constituent l'un des genres les plus nombreux de cette tribu. Ce sont des Carabiques de taille moyenne, presque tous ailés, de couleur métallique ou brune, rarement noire, souvent très agiles, parfois au contraire très lourds [fïg. 193). Ils sont très voisins des Zqbms, dont ils se distinguent surtout par les pores sétigères du thorax et du bord interne des yeux; et, dans la plupart des groupes, par la forme plus aplatie du corps. Ils différent en outre des genres voisins par l'absence de pore dorsal sur le 3e iuterstrie, la présence de 5 ou 6 soies sur le 2° article des palpes labiaux. On les reconnaît assez facilement à leur forme ovalaire.

Ils sortent dès les premiers jours du printemps et se trouvent généralement à terre, courant avec rapidité au soleil ; ils disparaissent de bonne heure.

De même que les Zabrus, les Amara sont phytophages ou

CARABIDES 217

carnassières, suivant l'occasion. On les voit souvent grimper sur les Graminées, les Crucifères ou les Carduacées ; plusieurs semblent même préférer les blés (A. Iricuspidata, œnea, communia, familiaris, d'après Zimmermann) ; VA. senea (trivialis auct.) s'attaquerait surtout à la fructification naissante de VAgrostis sylvatica (1). Quant aux insectes parfaits, leur vie est un peu plus longue, mais généralement ils disparaissent à l'automne.

Les A mares se tiennent généralement cachées pendant le jour, soit sous la terre, soit sous les mousses, soit sous les pierres; il est rare qu'elles se servent de leurs ailes; on les rencontre le plus souvent, courant rapidement sur le sol à la recherche de leur nourriture. Quelques espèces, comme par exemple A. trivialis, se montrent fréquemment pendaut le jour, mais la plupart des autres espèces sont nocturnes et ne sortent guère de leurs retraites qu'à l'entrée de la nuit.

Les Amara sont principalement répandus dans les contrées froides et tempérées; ils sont beaucoup plus rares dans les, régions méridionales.

Les 5 on*- les tr°is premiers articles des tarses antérieurs dilatés et revêtus en dessous de soies blanches écailleuses. En outre, ils portent sur les tibias intermédiaires et postérieurs et sur le proslernum des caractères accessoires qui peuvent servir à caractériser certains groupes. Enfin, chez les 9' Ie dernier segment abdominal porte souvent deux pores de chaque côté.

Larve. — La larve d' Amara convexiuscula a été figurée et longuement décrite par Schiôdte (Nat. Tidsshr., t. IV, 186b'-67, pi. xxi, fig. 7-11).

Par comparaison avec cette espèce, Schiôdte a encore caractérisé, dans le même ouvrage, les larves & Amara aulica, apricaria, bifrons, familiaris et palricia.

Voici un résumé des principaux caractères de cette larve :

D'après Chenu (Encyclopédie, Coléoptères, p. 16G), les œufs ne parviennent à maturité queplusieurs joursaprès l'accouplement, ce qui fait gonfler le ventre de la femelle. Les larves atteignent ordinairement, avant leur métamorphose, une longueur double de celle de l'insecte parfait. Elles ont la même forme générale que celle des Zabrus ; mais elles se ressemblent tellement qu'il est très difficile de distinguer les espèces. Leur développement ne dure guère que six à huit semaines ; elles ne restent que la moitié de ce temps à l'état de nymphe.

(1) Chevuolat, Ann. Soc. ent. 1831, LIV. Le texte porte « Anapaliis, plante de la famille des Graminées ». Nous supposons qu'il s'agit de i'Ag. sylcatica.

Tableau analytique des Espèces.

Saillie prosternale rebordée à son sommet 3

Saillie prosternale non rebordée au sommet. Antennes rousses au faux jour (1) Thorax cordiforme (Cyrtonotus Steph.). Striole scutellaire distincte (2). . 2

Épisternes métathoraciques lisses A. g'abiata.

Épisternes métathoraciques fortement ponctués 3

Rebord latéral du thorax oblitéré avant d'arriver au

s immet de l'angle postérieur A. aulica.

Rebord latéral du thorax continué jusqu'à l'extrême

sommet de l'angle postérieur A. convexiuscula.

Antennes entièrement rousses ('). Éperon terminal interne des tibias antérieurs simple (non tricuspidé). 5

Antennes noires, à part les deux ou triis premiers articles. — § tibias postérieurs feutrés de poils dorés à leur bord inféro-interne 18

Saillie prosternale portant une couronne de soies raides à son extrémité. Cuisses postérieures ayant trois points pilifères au bord interne [Percosia Zimm.). A. equestris.

Saillie prosternale sans soies raides à son extrémité. Deux points pilifères au bord interne des cuisses postérieures 6

Striole scutellaire nulle ou peu visible. Articles des antennes presque carrés A. infima.

Striole scutellaire bien accusée. Articles 4-10 des antennes allongés 1

Côtés du métasternum et épisternes métathoraciques très ponctués 8

Côtés du métasternum et épisternes métathoraciques lisses ou très obsolètement ponctués. — $ Tibias postérieurs non feutrés au côté inlerne (Cc/ia Zimm.). H

Épistome relevé en bourrelet à son bord antérieur; £ tibias postérieurs feutrés au côté interne (Bradytus Stepli ) 0

Épistome sans bourrelet saillant au bord anlérieur; g tibias postérieurs non feutrés au côté interne [Liocnemis Zimm ) . 11

(1i La coloration des antennes peut donner lieu à des erreurs de détermination ; il faut les examiner de profd, au faux jour, sinon elles paraissent noires. Il en sera de même à l'accolade 3.

(2) loi doit venir se placer VA. glabrala Dej. (long. 6 m/m.), qui diffère des deux espèces de ce groupe par la forme du thorax non cordiforme. lisse en dehors des impressions basilaires, les côtés du métasternum et les épisternes corre>pondants non ponctues et l'absence de striole scutellaire. C'est un insecte des terrains granitiques, très rare dans la faune armoricaine.

CAR A BIDES 219

I Dessus jaune-roussâtrc; forme ramassée 4. fulva. Dessus l'once (brun ou bronzé). 2e article des antennes égal aux 2/3 du 4" ... . 10

i 'thorax sinué et rétréci à la base; pli de la fossette \ externe allant jusqu'à la base. Corps oblong. . . . A. apricaria.

\o! Thorax non sinué et à peine rétréci à la base; pli de j la fossette externe séparé de la base par le pore

I pilifère. Corps ovale 1 consularis.

t Striole scutellaire marquée d'un pore ombiliqué accolé

11] à sa base. § Prosternum lisse en avant \l

( Striole scutellaire s.ins pore ombiliqué 13

/ Angles antérieurs du thorax non saillants; fossettes

\ peu visibles A. sabulosa.

\ Angles antérieurs du thorax saillants; fossettes bien

( marquées et ponctuées I. prselermissa.

' Brun de poix; ligne médiane du thorax bien marquée. y $ Prosternum marqué, en avant des hanches, 13' d'une petite impression ponctuée A. crenata.

(Insecte de couleur claire ; ligne médiane du thorax fine et ridée sur les bords. — § Prosternum lisse. . . .-t. montana.

I Angles postérieurs du thorax marqués, rectangulaires. I Bord antérieur de l'épistome ne formant pas de

\ bourrelet déterminé 15

14^ Thorax fbitement transversal, ses côtés très arqués, ! ne se redressant pas à la base ; angles postérieurs f très obtus. Bord antérieur de l'épistome formant un 1 bourrelet bien visible. Prosternum § ponctué. . . A. eximia.

Forme ovale. Elytres convexes. Prosternum § ponctué en avant des hanches; 2 pores sétigères de .i chaque côté du segment anal 16

Forme oblongue. Élytres subaplatics. Prosternum g lisse ; un seul pore sétigère de chaque côté du segment anal A. livida.

Taille 10-11 millimètres. Antennes à premiers articles d'un roux plus clair que les suivants. Angles postérieurs du thorax légèrement saillants en dehors.

Cuisses obscures 1. ingénu a.

16 i Taille 8 millimètres au plus. Antennes entièrement d'un roux vif Angles postérieurs du thorax légèrement émoussés à leur extrême sommet. Cuisses \ rousses 17

Angles postérieurs du prothorax formant une pointe

saillante ■ '• cursàans.

Angles postérieurs du prothorax non ou à peine saillants -<*• /"s«*-

/ Éperon terminal interne des tibias antérieurs simple

\ [Ainara i. sp) • • '°

^ ) Eperon terminal interne des tibias antérieurs Iricuspide

[Trimna Le Conte) 23

< Cuisses noires ou rembrunies 20

19 ] Cuisses d'un roux vif $ Tibias intermédiaires non

( feutrés au bord interne 31

l Cuisses et tibias noirs 2 '

/ Tibias, au moins en partie, testacés 24

Strio)e scutellaire avec un pore ombiliqué accolé à sa base; les trois premiers articles des antennes au 2i { moins, testacés , 22

Siriole scutellaire sans pore ombiliqué; les deux premiers articles des antennes testacés A . lunicollis.

Pore ombiliqué de la base du tborax situé dans l'angle \ postérieur même; impressions basilaires distinctes. 23 22 , Pore angulaire écarté de la marge latérale et coiitigu ! à la base; impressions basilaires nulles ou indistinctes A . mon tivaga.

-„ \ Stries des élytres renforcées en arrière A. ovala.

( Stries des élytres aussi fines en arrière qu'en avant. . A. eurynota.

Stries des élytres renforcées en arrière ■ 25

Stries des élytres aussi fines en arrière qu'en avant.. 29

( Pore angulaire du tborax situé dans l'angle même.. 26

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