Pore angulaire écarté de la marge et contigu à la
( base 27
„ \ Striole scutellaire portant un pore ombiliqué A. similata.
) Striole scutellaire sans porc ombiliqué A . curta.
Siriole scutellaire portant un pore ombiliqué A. nitida.
Striole scutellaire sans pore ombiliqué 28
Série de pores du 9e interstrie des élytres serrée à la base et au sommet, largement interrompue vers le milieu. Couleur plus claire A. communis.
Série de pores du 99 inlerstrie sans interruption notable vers le milieu. Couleur bronzée plus foncée A . convexior.
I Striole scutellaire nulle ou rudimentaire A. tibialis,
" \ Une striole scutellaire, sans pore ombiliqué 39
Antennes noires dès le 3e article. Impression basilaire
externe du thorax bien marquée A . spreta.
** ) Antennes à 3 premiers articles roux. Impression basi-
( laire externe du tborax obsolète A. œnea.
! Striole scutellaire marquée d'un porc ombiliqué accolé
31 à sa base A . anthobia.
[ Striole scutellaire sans pore ombiliqué 32
iBord antérieur du tborax échancré, ses angles saillant en avant A . familiaris .
Bord antérieur du thorax tronqué droit d'un angle à l'autre A . lucida .
CARARilM S 221
Bord antérieur du lliorax fortement échancré, ses
angles aigus, très saillants ; côte's déprimés en
33 l arrière. Cuisses noires A. plebeja.
Bord antérieur du thorax tronqué ou subéchancré,
ses angles non ou à peine saillants 34
„ . l Pattes complètement ronges 3">
I Cuisses noires ou bronzées 36
l Stries des élytres très fines; base du thorax à peine
35 < ponctuée A. concinna.
{ Stries profondes; impressions du thorax ponctuées.. ' A. rupZpes.
( Saillie médiane de l'éperon tricuspide des tibias antê-
^ * rieurs spiniforme 37
*" ) Saillie médiane de l'éperon tricuspide large, carrée du
f bout A . erythrocnemis .
; Bord antérieur de l'épistome garni d'un bourrelet i transversal bien accusé. Stries des élytres nctte-
37 < ment ponctuées A . fulvipes.
f Bord antérieur de l'épistome sans bourrelet prononcé.
\ Stries des élytres lisses ou obsolètement ponctuées. 38
/ Suture transversale de l'épistome à pans coupés sur
„a \ les côtés. Corps oblong, d'un bronzé clair A. strenua.
i Suture de l'épistome presque droite ; corps ovalaire,
\ noir ou bronzé très foncé A. tricuspïdata.
Sous-Genre : Tri/ena Le Conte.
1. A. fulvipes Serv. (= striatopunclata Dej.)- — Oblongue ovalaire. $ tibias postérieurs feutrés à leur bord inféro-interne. D'un brun-noir luisant, à peine métallique. Les trois premiers articles des antennes et la base du 4e d'un jaune testacé clair. Thorax trapézoïdal, rétréci en avant; bord antérieur tronqué; ses angles postérieurs vin peu aigus; une seule fossette latérale interne, petite, entourée de quelques points; l'externe en forme de petite strie oblique, peu marquée. Stries des élytres profondes, surtout à l'extrémité, visiblement ponctuées. Dessous du corps et cuisses d'un brun foncé ; jambes et tarses rongeàtres. Base de l'abdomen ponctuée sur les côtés. Long. 8-10 millimètres.
Endroits humides et sablonneux, surtout sur les épis des graminées. Peu commune.
Ille-et-Vilaine : Bennes [Grifflth) ; sur les graminées des prairies {L. Bleuse). — Morbihan : Vannes. — Finistère : AJoiiaix, St-.Vlarlin, assez rare (Hervé). — Loire- Inféiueure : Très commune partout (7. Péneau). — Mayenne : Voutré, Évron, Laval (C. Houlbirt); Chéméré-le-Boi (J. Daniel); Couptrain [A. Nugue). — Maine-et-
Loire : Satimur, Martigné (Courlillier); Montreuil-Belfroy (Raffray); Sainte-Gemmes (Gallois). — Manche : Saint-Lô (Fauvel) ; Mortain (abbé Pasquet); Coutances (Monnot). — Orne : Bagnoles (Fauvel).
Obs. — D'après Fairmaire et Lab., il existerait en Anjou une variété de cette espèce à stries très faiblement ponctuées et même lisses.
2. A. rufipes Dej. (= lepida Fairm. et Lab ). — Allongée. D'un brun noir luisant. Antennes brunes, avec les trois premiers articles et la base du 4e d'un jaune rougeâtre clair. Thorax convexe; côtés droits, un peu rétrécis en avant, très légèrement en arrière ; angles postérieurs droits ; deux fossettes latérales en forme de stries courtes, l'interne bien visible, entourée de quelques points peu marqués, l'externe obsolète. Stries des élytres bien marqués, lisses ou à ponctuation obsolète; un peu plus profondes en arrière. Pattes d'un rougeâtre clair. Long. 8 millimètres.
Mêmes habitudes que l'espèce précédente. Rare dans nos régions, plus commune dans le Midi.
Ille-et-Vilaine : Forêt de Rennes (Griffith); Antrain (Fauvel); Rennes, sous les pierres (L. Bleuse). — Loire-Inférieure : Commun partout (/. Féneau). — Mayenne : Voutré, Évron, assez commune (C. Houlbert). — Maine-et- Loire : Saumur (Courlillier ; Lambert) ; Sainte-Gemmes (Gallois) ; Martigné de la Perraudière ; de Romans).
Ohs. — Cette espèce diffère de l'A. fulvipes, avec laquelle on la confond souvent, par le corps plus parallèle, les pattes entièrement rougeàtres et les stries non distinctement ponctuées.
3. A. erythrocnemis Zimm. — Cette espèce, que nous n'avons pas vue en nature, se distingue de VA. fulvipes par la forme de la saillie médiane de l'éperon tricuspide des tibias antérieurs, qui est large, carrée du bout, tandis qu'elle est spiniforme chez VA. fulvipes. Loug. 7,5 millimètres.
Espèce très rare, du littoral de l'Océan et de la Méditerranée.
A été prise à La Rochelle et à Cabourg (Calvados). — Ille-et-Vilaine : Rennes (Hervé. — Cal. des Coléoptères du Finistère, p. Il); sous les mousses des arbres et sous les pierres (L. Bleuse). — Finistère : Morlaix un seul exemplaire (Hervé). — Loire-Inférieure : région maritime de la Grande-Brière, au printemps sous les pierres (/. Péneau) ; Montoir (Piel de Chur cheville) ; Le Loroux-Bottereau, prairies (E. de l'Isle).
4. A. concinna Zimm. (= lepida Zimm.). — Oblongue. D'un vert bronzé foncé; les 4 premiers articles des antennes rougeàtres; palpes d'un brun foncé. Thorax convexe; ses côtés se rétrécissant en avant à partir du milieu; impressions de la base doubles, bien marquées, et très ponctuées. Stries des élytres très fines, obsolètement ponctuées. Les deux premiers seg-
CARABIDES 223
ments de l'abdomen assez densément ponctués sur les côtés. Cuisses et tibias d'un roux vif. Long. 7-8 millimètres. Bord des étaugs et prairies humides. Très rare.
Loire-Inférieure : Le Loroux-Boltereau, sous les pierres; détritus de la Loire (E. de l'Isle) ; Saint-Aigiran \Piel de Churcheville, m J. Péneau, loc. cit., p. 148). — Maine-et Loire : Saunuir (Courtillier).
5. A. tricuspidata Dej. — Oblongue. Dessus d'un bronzé foncé, souvent noirâtre. Les quatre premiers articles des antennes testacés; quelquefois le 4° est brun au sommet. Thorax rétréci en avant, échancré à son bord antérieur, ce qui rend les angles antérieurs un peu saillants et pointus; les postérieurs un peu aigus; deux fossettes latérales peu marquées, l'externe souvent obsolète. Élytres ovalaires, à stries profondes, surtout en arrière, non visiblement ponctuées. Dessous et cuisses d'un brun noir luisant; tibias et tarses roux; segments abdominaux lisses. Long. 6 1/2-9 millimètres.
Endroits frais, sur les graminées. Assez rare.
1lle-et-Vilaine (de la Godelinais) ; Rennes (Griffith); bois montueux, sous les mousses (L. Bleuse). — Finistère : Garlan ; Ploujean, rade de Morlaix (Hervé). — Loire-Inférieure : Très commun partout, détritus et prairies (J. Péneau). — Mayenne : Voutré (G. Houlbert). — Maine-et-Loire : Saumur, Sainte-Gemmes (Gallois). — Orne : L'Home (Bedel).
6. A. strenua Zimm. (flg. 196). — Oblongue. Dessus d'un bronzé clair, parfois verdâtre ; antennes comme
chez l'espèce précédente. Thorax très convexe, à côtés parallèles jusqu'au milieu, puis se rétrécissant en avant; angles antérieurs un peu saillants et arrondis; une seule impression latérale interne, petite, assez bien marquée. Élytres à stries bien marquées, fines, finement ponctuées. Segments abdominaux 1 et 2 plus ou moins ponctués. Cuisses noirâtres; tibias et tarses rougeâtres. Long. 8 mil-
,. , . ' n Fig. 196.
hmetres.
Amara strenua.
Endroits marécageux; dunes du littoral. Très ti'ap. nat. rare.
Morbihan : Vannes, au bord de la mer (Griffith). — Loire-Inférieure : Dunes de Bourgneuf, marais de Saint Julien de-Concelles (E. de Vlsle); dunes de Saint- Brévin (J. Péneau) — Maine-et-Loire : Lue (R. de la Perraudière); Martigné, Saumur (Courtillier). — Manche : Lingreville (abbé Pasquet).
7. A. plebeja Gyll. — Oblongue, ovalaire, courte, peu convexe. D'un bronzé métallique brillant. Antennes brunes, avec les trois premiers articles d'un jaune rougeâtre. Thorax se
rétrécissant seulement en avant; son bord antérieur fortement échancré et ses angles aigus, très saillants; à la base, deux faibles impressions latérales, légèrement ponctuées, ainsi que l'espace intermédiaire ; région angulaire postérieure déprimée ; les angles prolongés en arrière. Élytres oblongues, déprimées, à stries fines et finement ponctuées. Dessous et cuisses d'un noir bronzé; jambes et tarses d'un testacé rougeâtre. Long. 6-6 1/2 millimètres.
Étangs et dunes; souvent dans les inondations. Assez rare.
Ille-et-Vilaine : Rennes {Griffith); environs de Fougères («66e Naviel). — Morbihan : Vannes (Griffith). — Finistère : Assez commun (Hervé). — Loire- Inférieure : Bords de la Loire, détritus, peu commune. — Mayenne : Voutré (C. Houlbert). — Maine-et-Loire : Bords des étangs, prairies des bords de la Loire, Baugé, Angers, Martigné (Gallois). — Manche : Coutances (Monnot) ; Mortain, commun (abbé Pasquet). — Calvados : Forêt de Cinglais (Fauvel).
Sous-Genre : Amara str. s.
8. A. similata Gyll. (= obsoleia Duft.). — Ovalaire,oblongne. D'un bronzé foncé assez brillant. Antennes ayant les 3 premiers articles roux. Thorax grand, peu convexe, se rétrécissant peu à peu en avant; les angles antérieurs saillants en avant, les postérieurs droits, assez pointus ; impressions basilaires distinctes, l'interne ponctuée. 5 Tibias postérieurs feutrés au bord interne. Tibias intermédiaires entièrement glabres, sauf dans les deux premières espèces. Élytres ovalaires, à stries peu profondes, plus enfoncées en arrière, lisses. Série de pores du 9° intervalle régulière, sans interruption spéciale. Pattes noires ; tibias et tarses d'un rougeâtre obscur. Long. 7-81/2 millimètres.
Le 5 de cette espèce a les tibias intermédiaires feutrés au bord interne et deux pores pilifères de chaque côté du segment anal.
Endroits humides ; souvent dans les inondations. Assez rare.
Ille et-Vilaine : Rennes (Griffith); sous les mousses et sous les pierres (L. Bleuse ; C. Houlbert). — Finistère : Rare (Hervé). — Loire-Inférieure : Commun partout (J. Péneau). — Mayenne : Voutré, Évron (G. Houlbert) ;Chémeréle-Roi (J. Daniel); environs de Laval (E. Labbé). — Maine et-Loire : Saumur (Courtillier); Martigné (de la Perraudière ; de Romans). — Manche : Env. de Ducey (abbé Pasquet).
9. A. ovata Fab. (=obsoletatDe}.). — Oblong, ovalaire. Forme, couleur et principaux caractères de l'espèce précédente, avec laquelle plusieurs auteurs l'ont réunie ou confondue. Elle en diffère plus particulièrement par la couleur des pattes qui sont entièrement noires. Néanmoins, chez les exemplaires immatures, les pattes sont rousses, mais alors le dessous du corps l'est
CARABIDES 225
pareillement, tandis qu'il est d'un brun-noir brillant chez l'insecte complètement développé. Le thorax semble plus fortement rétréci en avant, les angles postérieurs plus aigus et les impressions postérieures presque nulles, sans ponctuation. Les caractères sexuels sont les mêmes. Long. 8-8 1/2 millimètres. Se trouve dans les mêmes conditions que l'espèce précédente, mais beaucoup plus commune.
Bretagne1 (Griffith). — Finistère : Très commun {Hervé). — Loire-Inférieure : La Chapelle-sur-Erdre, rare (Piel de Churcheville); Saint-Julion-de-Concelles, marais (E. de Vlsle). — Mayenne : Commun partout (G. Iloulbert) ; Chéméré-le-Roi [J. Daniel). — Maine-et-Loire : Dans les prairies humides, très commune {Gallois); environs de Saumur [Gust. Abot) ; Lue (H. de la Perraudière). — Manche : Cherbourg, Coutances \Monnol). — Orne : Neauphe, Villedieu (A\ Nugue).
10. A. montivaga Sturm. — Ovale, large, déprimée. D'un vert bronzé luisant. Les trois premiers articles des antennes d'un jaune rougeâtre. Thorax grand, un peu plus large, avant sa base, que les élytres, mais aussi large qu'elles à la base ; côtés arqués ; impressions latérales nulles ; pore de l'angle postérieur écarté du sommet. Élytres à stries fines, plus profondes au sommet; suture relevée. Dessous et pattes d'un brun noir; jambes intermédiaires un peu arquées. Les tibias intermédiaires ne sont pas pubescents au côté interne chez les $2. Longueur 7-8 millimètres.
Plaines cultivées ; champs ; souvent en grand nombre dans les détritus d'inondations. Assez rare.
Morbihan (Taslé)3. — Ille-et-Vilaine : Sous les pierres dans les endroits arides (L. Bleuté). — Finistère : Bolsornel, un seul exemplaire {Hervé). — Loire- Inférieure : Basse-Goulaine, inondations de la Loire {Piel de Churcheville) ; Touffou (E. de Vlsle. in J. Péneau, p. 148). — Mayenne : Environs de Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes {Gallois). — Manche : Coutances, Gouville (Monnot) ; Mortain, rare (abbé Pasquet).
11. A. nitida Sturm. — En ovale court, peu convexe. Bronzé en dessus. Les 3 premiers articles des antennes et la base du 4e rougeâtres. Thorax grand ; ses angles antérieurs arrondis, non saillants ; sa base largement sinuée en arc de cercle,
(1) Griffith ne parait pas avoir bien connu cette espèce, non plus que Taslé. Dana sa liste, il dit qu'elle se trouve « dans les lieux secs, sous les pierres, et qu'elle est rare. » Il ajoute : « M. Taslé ne cite pas cette espèce dans sa liste, mais elle est citée par le D>- Kouquet, dans un Catalogue des Carabiques du Morbihan, inséré dans les Annales de la Société Linnèenne d'Angers. »
(2) Ce caractère étant commun à toutes les autres espèces de ce groupe, nous ne le répéterons pas.
(M) Griffith, n'ayant jamais rencontré cette espèce eu Bretagne, révoque en doute l'assertion de Tnslé, qui, dit-il, a confondu cette espèce avec ovala ou similala. C'est probablement le contraire qui a eu lien.
imponctuée ; impression externe nulle, l'interne représentée par une très courte strie ; pore des angles postérieurs contigu à la base, écarté des côtés. Élytres ovalaires, à stries peu profondes, plus marquées en arrière ; striole scutellaire avec ou sans point ombiliqué. Tibias roux. Long. 7 1/2 millimètres.
Dans les champs ; très rare.
Finistère : Ploujean, rare (Hervé). — Côtes-du-Nord : Plounérm (Hervé). — Maine-et-Loire : Lue (R. de la Perraudière) ; (collection de Buzelet, d'après (Gallois). — Manche : Lingreville, Mortain («66e Pasquel). — Orne : Villedieu (A. Nur/ue); L'Home (Bedel).
Obs. — Il est bien extraordinaire que celte espèce n'ait pas encore été signalée par les entomologistes nantais.
12. A. communis Panz. — Oblongue, ovalaire. D'un vert bronzé brillant. Buse des antennes rougeâtre. Thorax assez grand, se rétrécissant en avant seulement à partir du milieu ; angles antérieurs saillants, les postérieurs aigus, mais émoussés; impressions basilaires ruguleuses ; le pore angulaire distant des côtés et contigu à la base. Stries fines, plus profondes au sommet ; série de pores du 9e intervalle largement interrompue au milieu. Tibias et tarses testacés. Long. 6 millimètres.
Endroits frais ; détritus d'inondations. Assez rare.
Ille-et-Vii.aine : Rennes (Griffith); sur les routes (L. Bleuse). — Morbihan : Vannes (G ri/fit h). — Finistère : Assez rare (Hervé). — Loire-Inférieure : Lac de Grandlieu, détritus (Piel de Churcheville); Saint-Julien-de-Concelies, marais (E. de l'Isle); Basse-Goulaine (•/. Péneau). — Maine-et-Loire : Baugé (Millet); Saumur (Courtillier). — Manche : Coutances (Monnot).
13. A. convexior Steph. (= continua Thoms.). — Espèce peu connue et probablement plus répandue qu'on ne le croit. Elle diffère de VA. communis, avec laquelle elle est certainement, confondue, par la couleur bronzée plus foncée, les élytres plus ovales et la série de pores du 9e interstrie sans interruption notable vers le milieu. Long. 7 millimètres.
Surtout dans les prairies humides. Assez commune.
Loire-Inférieure : Le Cellier, au pied d'un arbre (E. de l'Isle) ; Oudon (de la Roche-Macé, in /. Péneau, p. 148). — Manche : Mortain, Percy, Lingreville [abbé Pasquel).
Obs. — Cette espèce, qui se trouve dans presque tout le bassin de la Seine, n'est pas encore signalée, du moins à notre connaissance, dans les autres départements du massif armoricain.
CARABIDES 227
14.. A. lunicollis Schdt. (fig. 191) (= vulgaris Paûz. ; Fairm. et Lab., p. 108, 23). — Oblongue, ovalaire. D'un bro'nzé assez foncé. Les deux premiers articles des antennes rougeâtres. Thorax grand, à côtés régulièrement arqués jusqu'à la base; ses angles postérieurs presque droits, mais émoussés ; impressions basilaires faibles, surtout l'externe; l'interne quelquefois un peu ponctuée. Élytres ovalaires, à stries bien marquées, un peu plus profondes au sommet, obsolètement ponctuées vers la suture; striole Fig' 197' scutellaire sans pore ombihque. Pattes noires; le co««, d*après sommet des tibias antérieurs anguleusement sail- nature. lant entre l'éperon terminal et le 1er article des tarses. Long. 7-7 1/2 millimètres.
Terrains froids ; prés et bois. Assez rare.
Ille-et -Vilaine [de la Godelinais). — Finistère : Assez rare {Hervé). — Loire- Inférieure : Vallée de la Loire, détritus d'inondation (Piel de Chut-cheville, in J. Péneau, loc. cit., p. 149). — Mayenne : Environs de Couplrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire : Saumur (Courtillier) ; Sainte-Gemmes (Gallois). — Manche: Lingreville, très commun (abbé Pasquet).
15. A. curta Dej. — Ovalaire, assez large. En dessus, d'un bronzé obscur assez luisant. Antennes noires dès le 3e article. Thorax se rétrécissant notablement en avant ; ses angles postérieurs très droits ; impressions basilaires peu profondes, toutes deux presque en forme de stries courtes, l'interne entourée de quelques points peu visibles, le pore angulaire situé presque dans l'angle. Élytres ovalaires, à stries fines et finement ponctuées ; striole scutellaire sans pore ombiliqué. Dessous et pattes d'un brun noirâtre ou rougeâtre. Long. 6 millimètres.
Bois sablonneux et prés; aussi dans les détritus d'inondations. Rare.
Finistère : Pennélé-en-Saint-Martin (Hervé). — Loire-Inférieure : Basso- Goulaine (Piel de Churcheville). — Mayenne : Chéméré-le-Roi (J. Daniel). — Maine-et-Loire : Saumur (Courtillier).
Obs. — - Griffith l'indique comme paraissant être répandue dans toute la Bretagne, mais ne cite aucune localité ; il est probable, au contraire, que cette espèce est très rare.
16. A. aenea de Geer (= trivialis Gyll.) (fig. 198). — Oblongue, presque elliptique, un peu déprimée. Dessus d'un bronzé très luisant, passant par toutes les nuances jusqu'au brun noir presque mat. Antennes à 3 premiers articles roux. Thorax très peu échancré en avant, ses angles antérieurs à peine saillants ; sa région angulaire postérieure sans dépression oblique ; impres-
sion basilaire externe obsolète, l'interne visible, en forme de strie, accompagnée quelquefois de petits points. Stries des élytres fines, égales; striole scutellaire ' saus pore ombiliqué. Dessous brun ; pattes rougeâtres, cuisses rembrunies. Long. 6 8 millimètres. C'est l'espèce la plus commune ; elle se trouve partout, courant au soleil et paraît dès les premiers beaux jours.
17. A. spreta Zimm. — Ovale allongée. Dessus bronzé. Antennes noires dès le 3e article. Thorax rétréci tout à fait en avant seulement; ses côtés explanés de chaque côté de la base ; impressions latérales bien marquées, entourées de points forts. Élytres à stries fines, égales, obsolètement ponctuées; striole scutellaire sans point ombiliqué. Dessous et cuisses d'un brun noirâtre; tibias et tarsps ferrugineux. Long. 6-8 millimètres.
Terrains sablonneux; assez commune dans les dunes du littoral ; rare dans l'intérieur.
Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith) ; talus herbeux (L. Bleuse). — Mayenne : Environs de Couptrain (.4. Nugue\. — Maine-et Loire : Martigné, Lue (B. de la Perraudière) ; Saumur [Gallois). — Manche : Coutances, clans le littoral (Monnot); baie du Mont-Saint-Michel (L. Bleuse).
18. A. eurynota Payk. (= acuminata Payk.). — Grande taille, ovale, large, peu convexe. D'un bronzé luisant en dessus. Les trois premiers articles des antennes rougeâtres. Thorax plus étroit à la base que les élytres ; ses angles antérieurs peu proéminents ; les postérieurs droits, un peu pointus ; le pore angulaire situé exactement au sommet; l'impression externe nulle, l'interne seule visible, en forme de courte strie, ordinairement lisse. Élytres ovalaires, un peu pointues au sommet; à stries fines ; striole scutellaire portant un pore ombiliqué ; intervalles un peu convexes. Dessous et pattes noires. Longueur 9-J 1 millimètres.
Terrains calcaires ou sablonneux. Assez commune.
Ilie-et-Viiaine : Rennes [Griffith). — Morbihan : Vannes [Griffith). — Loire-Inférieure : Bords de la Loire (E. Gaultier; E. del'Isle); Saint-Julien-de- Concelles, marais [E. de l'Isle) ; Arthon (Bureau). — Mayenne : Lassay, Voutré, Evron [C. Hnulbert). — Maine et-Loire : Martigné, Lue, Saumur [Gallois). — Manche : Coutances, Gouville (Monnot). — Sarthe : Le Mans [Monnot).