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P. madidus Fabr. (fig. 208). —.Aptère; corps épais, assez

convexe, allongé, d'un noir brillant. Thorax un peu rétréci en arrière; côtés arrondis ; angles postérieurs fortement arrondis, avec une large fossette ronde au fond de laquelle on aperçoit deux impressions ; pore angulaire situé sur le rebord latéral, en avant du sommet de l'angle. Élytres ovales, à stries bien marquées, à peine visiblement ponctuées ; intervalles presque plans ; un pore enfoncé sur le 3e, au tiers postérieur ; une strie latérale supplémentaire entre la série ocellée des „. nna côtés et la gouttière marginale. Pattes rouges.

Fig. 2(18. ° m •

p madibus Fabr. Dernier segment abdominal offrant une impression ronde, assez large, bordée en avant par une carène transversale assez saillante chez les mâles. Longueur 14- 17 millimètres.

Très commune partout dans les champs, sous les pierres, etc. La variété semble pins commune que le type.

Larves. — Westwood (Introd. to the modem Classif. of Insects) a décrit et figuré une larve de Carabique qu'il rapporte à Feronia melanaria ou à Steropus madidus. (Tome I, p. 70, pl. 2,%. 5.)

CARABIDES 247

Ille-et-Vilaine : Forêt de Rennes, Saint-Germain-sur-Ule (Griffith) ; environs de Fougères (abbé Naviel); Rennes, commun (L. Bleuse ; C. Houlbert). — Morbihan : Vannes (Griffitli). — Finistère : Très commun {Hervé). — Côtes-du- Nord : Saint-Brieuc (Poirrier). — Mayenne : Voutré, Évron, très commun (C. Houlbert, J. Daniel, E. Labbé). — Maine-et-Loire : Baugé (Allard); Saumur, forêt d'Ombrée (Millet); Sainte-Gemmes (Gallois ; Gust. Aboi). — Manche : Mortain (abbé Pasquet) ; Coutances (Monnot). — Orne : Bagnoles (Fauvel). — Sarthe : Le Mans (Monnot).

Var. : concinnus Slurm. — Pattes entièrement noires. — Bretagne : Mêmes localités el plus commun que le type (Griffith). — Finistère : Plus rare que le type (Hervé). - Mayenne : Voutré, Evron, Neau, Saint-Christophe du-Luat, très commun (C. Houlbert); Laval (E. Labbé); Chémeré-le-Roi (J. Daniel). — Maine-et-Loire : Baugé, Saumur, Sainte-Gemmes (Gallois). — Manche : Mortain (abbé Pasquet)- Coutances, très commun (Monnot). — Sarthe : Le Mans (Monnot).

Obs. — La variété validus Dej. est plus épaisse, plus robuste ; l'impression postérieure du thorax est large et profonde, sans strie longitudinale ; la base est échancrée .en demi-cercle. Cette variété est signalée d'iLLE-ET-ViLAiNE : Rennes, par Griffith.

8. P. aethiops Illig. — Aptère; corps oblong, d'un noir luisant. Extrémité des palpes d'un lestacé roussâtre. Thorax transversal, les côtés et les angles conformés comme dans l'espèce précédente ; le pore basai placé sur le bord même du sommet de l'angle. Élytres ayant leur plus grande largeur un peu en arrière du milieu ; stries bien marquées, presque lisses ; sur le 3e intervalle, trois points enfoncés. Dessous et pattes noires. Avant-dernier segment abdominal avec une dent saillante, tronquée, perpendiculaire chez les mâles. Long. 12-13 millimètres.

Mêmes mœurs que le précédent. .

Ille-et-Vilaine (de la Godelinais). — Mayenne : Environs de Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire (Mme de Buzelet; de la Perraudière; de Romans). — Sarthe : La Flèche {Desportes).

Sous- Genre : Platysma Bon.

9. P. niger Schall. — Allongé; d'un noir peu brillant; antennes à articles 4-10 grêles, allongés. Thorax presque aussi large que long, à peine rétréci en arrière ; côtés presque droits ; angles postérieurs droits, leur extrême sommet un peu rejeté en dehors, sous forme de petite dent, par le pore angulaire; de chaque côté de la base deux impressions confondues en une fossette large, peu profonde, peu ponctuée. Élytres parallèles chez les mâles, un peu élargies en arrière chez les femelles, mates, à gouttière latérale aussi large en arrière que le 9e interstrie ; stries larges, imponctuées ; 3 pores enfoncés sur le 3e intervalle. Pattes noires ; onychium ne portant pas de soies raides en

dessous. Segment anal muni d'une carène longitudinale saillante, formant une dent triangulaire chez les mâles. Long. 18- 20 millimètres.

Forêts humides, sous les pierres, les souches. Assez rare.

Ille et-Vilaine : Forêt de Rennes (Grifpth). — .Morbihan : Vannes (Griffilh). — Finistère : Sous les pierres, Roscoff (Hervé). — Loire-Inférieure : Pornic (J. Dominique). — Mayenne : Châtres, bois de Monteclerc (C. Houlbert); La Fréonnière i Delaunay- Larivière) ; Couptrain (A. Nuque). — Maine-et-Loire : forêt de Baugé (Gallois). — Manche : Mortain (abbé Pàsquet); forêt de Cerisy (Fauvel). — Orne : La Chapelle-Moche (A. Nuque).

Sous-Genre : Omaseus Dej.

10. P. vulgaris L. (= melanarius 11%.). — Aptère; d'un noir luisant; antennes un peu roussâtres vers l'extrémité; articles 4-10 peu allongés, assez épais. Thorax un peu plus large que^ long, rétréci en arrière; côtés arrondis; angles postérieurs' obtus, formant une petite dent comme chez le P. niger; rebord latéral comprimé et élargi en arrière. Élytresoblongues, presque parallèles chez les mâles, un peu élargies en arrière chez les femelles, à stries lisses ; intervalles un peu convexes ; deux pores enfoncés sur le 3e interstrie ; gouttière latérale bien moins large en arrière que le 9e intervalle. Dessous et pattes noires. Onychium garni en dessous de quelques soies raides. Segment anal uni chez les mâles. Long. 13-16. millimètres.

Terrains ombragés ou découverts ; sous les pierres. Commun dans toutes les parties de la faune armoricaine.

Obs. — Certains individus présentent des rudiments d'ailes. Ils constituent la var. pennatus Dej. qu'on rencontre le plus souvent avec le type dans les endroits humides.

Sous- Genre : Pseudomaseus Chaud.

11. P. nigrita Fab. — Oblong, parallèle, légèrement convexe; d'un noir brillant. Thorax à peine plus large que long, très arrondi sur les côtés ; angles postérieurs obtus ; leur extrême sommet occupé par le pore angulaire et formant une petite dent; fossettes basilaires profondes, arrondies, ponctuées. Élytres à peine plus larges que le thorax, à stries finement ponctuées; intervalles faiblement convexes ; le 9e plus large en arrière que la gouttière latérale ; arrondies au sommet <5 9 • Abdomen ponctué sur les côtés, noir, ainsi que les pattes. Segment anal avec une faible carène longitudinale, élevée en son milieu en forme de petit tubercule mousse chez les mâles. Long. 81/2-11 millimètres.

Comme les précédents. Très commun dans toutes les parties de la faune armoricaine.

CARABIDES.

Larve. — Décrite et figurée par Schiôdte : Nat. Tidsskr. 1867, p. 507-511, pi. 19, fig. 9-17.

Voici un bref résumé des caractères que le célèbre naturaliste danois attribue à P. nigrita (fig. 209).

Larve allongée, légèrement déprimée, blanchâtre ; la tête ainsi que les mandibules, le prothorax et la base des cerques sont d'un rouge brunâtre; les autres segments sont d'un rouge pâle ou légèrement tachés de brun. Tête carrée, sillonnée en arrière des mandibules ; antennes aussi longues que les mandibules et à premier article très long.

Pronotum un peu plus large que long, faiblement rétréci en avant; mésonotum et métanotum aussi larges que le pronotum, mais deux fois moins longs environ.

Cerques immobiles, quatre fois aussi longs que le 9° segment abdominal. Tube anal égalant a peu près la moitié des cerques, avec deux petits mamelons à son extrémité.

Les autres larves connues de Pterostichus ne diffèrent de celle de P. nigrita par rien d'essentiel, sauf par la couleur, par la bordure antérieure de la tête et par les sillons <£ qui la garnissent.

La nymphe est ovale et ornée de dentelures sur les côtés des premiers segments abdominaux

{fig. 210). Fig. 210.

Nymphe de P. nigrita.

12. P. anthracinus Illig. — Forme et couleur de l'espèce précédente; en diffère par la forme du thorax, dont les côtés sont moins arrondis et se redressent en arrière pour former des angles droits très pointus ; par les intervalles des ély très à peu près plans, et par les caractères sexuels. Sommet delà suture anguleux; segment aual marqué d'une fossette chez les mâles. Angle suturai denté chez les femelles. Long. 10-11 millimètres.

Marais et bois humides, sous les pierres et les détritus. Commun.

Ille et Vilaine : Rennes (Griffilh). — Morbihan : Vannes {Griffith); Lorient (Rémy). — Finistère : Ploujean, assez commun {Hervé). — Loire-Inférieure : Grandlieu (Faiivel); bords de la Loire [.T. Pénean). — Mayenne : Couptrain (A. Nugue); Voutré, Evron, commun (C. Uoulbert). — Maine-et-Loire : Saumur {Courtillifir); Saint-Rémy-la-Varenne (R. du Buyssou); Baugé (Millet); Sainte- Gemmes (Gallois): Martigné (de Romans). - Manche : Mortain, Percy [abbé Pasquet); Coutances, Cherbourg {Monnot).

13. P. gracilis Dej. — Forme et couleur des précédentes, mais bien plus petit et plus allongé. Antennes et pattes d'un brun plus ou moins foncé. Thorax un peu transverse, à côtés arrondis, ne se redressant qu'à l'extrême base, où les angles sont très brièvement droits et pointus ; impressions basilaires profondes, densément ponctuées, l'interne moins prononcée que l'externe ; épisternes prothoraciques [dessous du thorax) ponctués le long' des hanches, lisses le long du bord externe. Pattes d'un brun sombre. Segment anal uni chez les mâles, bien que présentant au faux jour la trace d'une ligne longitudinale. Long. 9 mil.

Endroits humides. Rare.

Ille-kt-Viiaine : Rennes {Griffilh). —Morbihan : Lorient {Rémy). — Finistère : Rare, Ploujean {Hervé). — Loire -Inférieure : Bords du lac de Grand-Lieu ; bords de la Loire (J. Pêneau). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes, prairies des bords de la Loire, sous les croûtes de limon {Gallois). — Manche : Forêt de Cerisy {Fauvel).

14. P. minor Gyll. — Forme de l'espèce précédente. En diffère par la taille beaucoup plus petite, la forme plus allongée, les fossettes du thorax moins profondes, moins ponctuées, mais séparées, l'interne bien accusée ; les épisternes prothoraciques ponctués jusqu'au bord latéral et les pattes d'un brun rougeâtre. Segment anal des mâles avec une ligne longitudinale légèrement saillante. Long. 7 millimètres.

Étangs et marais desséchés, sous les détritus végétaux. Assez commun.

Répandu dans toute la Bretagne {Griffilh). — Finistère : Assez rare, prairies et marécages {Hervé). — Loire Inférieure : Lac de Grand-Lieu; Goulaine (</ '. l'eneau); bords du Cens {Fiel de Chur cheville). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes {Gallois): Sauinur (Courtillier). — Manche : Coutances {Monnot).

Sous-Genre : Argutor Steph.

15. P. interstinctus Hurm. (= ovoideus Sturm. — eruditus Dej.). — Aptère; oblong, ovalaire, assez convexe. D'un brun , noir luisant. Antennes rougeâtres.Yeux oblongs, peu convexes, dépassant, en arrière, le niveau du pore orbitaire postérieur. Thorax fortement arrondi sur les côtés, qui se redressent seulement à la base ; angles postérieurs très droits, très pointus ; fossettes basilaires généralement bistriées ; épisternes prothoraciques ponctués. Élytres un peu ovalaires, à stries ponctuéesles quatre premières profondes, les autres fines, effacées à l'extré, mité. Cuisses rousses ; onychium dépourvu de poils dressés en dessous. Long. 7 millimètres.

Dans les bois, au bord des eaux. Rare.

CARABIDES 251

Morbihan (Taslé). — Loire-Inférieure : vallée de la Loire ; lac de Grand-Lieu ; forêt de Gâvre (J. Péneau). — Maine-et-Loire : Saumur (Courtillier). — Mayenne : environs de Couptrain (A. Nugue, in lit!.).

16. P. strenuus Panz. (= erythropus Marsh.). — Forme et couleur de l'espèce précédente. Yeux convexes, saillants, ne dépassant pas, en arrière, le niveau du pore orbitaire postérieur; ponctuation des épisternes prothoraciques plus visible et plus étendue ; thorax plus cordiforme ; fossettes basilaires unistriées; angles antérieurs un peu plus saillants, les postérieurs moins aigus. Onychium garni de poils en dessous. Long. 6 1/2 millimètres.

Terrains froids; bois humides, mares desséchées; sous les feuilles, les détritus, etc. Assez rare.

Ille-et-Vilaine (de la Godelinais). — Finistère : Kerserho en Saint-Martin, sous les mo isses (Hervé). — Loire-Inférieure : Pont-de-Looen, prairies de Mauves, Trentemoult (JE. Gaultier): Le Cellier (E. de Flsle); Couffé (de la Roche- Macë); Sautron, la Chapelle-sur-Erdre (Fiel de Chur cheville) ; bords de la Loire, marais de Goulaine (J. Péneau). — Mayenne : environs de Couptrain (A. Nugue, in litt). — Maine-et-Loire : prairies des bords de la Loire, Sainte-Gemmes (Gallois). — Manche : Mortain, Ducey (abbé Pasquet) ; Coutances (Monnot).

17. P. diligens Sturm. ( — pullas Gyll.). — Aptère; allongé, presque parallèle; d'un noir luisant. Antennes d'un brun rougeâtre avec le premier article plus clair. Thorax, à côtés arrondis, ne se redressant que tout à fait à la base; angles postérieurs droits, pointus; quelques points épars à la base ; une seule fossette latérale ; épisternes prothoraciques lisses. Élytres presque parallèles, à stries ponctuées, égales. Cuissesbrunes ; onychium garni de poils dressés en dessous. Long. 5,5-6 millimètres.

Mares et parties humides des bois. Commun.

Ille-et-Vilaine (de la Godelinais). — Morbihan : Vannes (Griffilh). — Finistère : Commune sous les mousses (Hervé). — Loire-Inférieure : Marais de LaJonnelière yPiel de Churclieville); Barbechat, lit de la Divate (E. de l'Isle); Saint- Aignan, lac de Grand-Lieu (J. Péneau). — Manche : Mortain (abbé Pasquet) ; Coutances (Monnot).

Obs. — Quoi qu'en dise Grilfitli, cette espèce est décrite par Fairmaire et Lab. (p. 90, n° 35) sous le nom de Feronia strenua; mais ces auteurs ne semblent pas avoir connu le P. diligens sous son nom véritable. A notre avis, le P. strenuus du catalogue Gallois est un mélange de diligens Sturm. et de strenuub Panz.

50a Genre : ADELOSIA Steph.

1. A. macra Marsh. (= picimana Duft.) (fig. 211). — Allongé, déprimé, glabre. D'un noir luisant en dessus, brun en dessous. Antennes d'un brun roux, plus foncées à la base; palpes roux.

Tête grande ; thorax très cordiforrne, fortement rétréci en arrière ; angles postérieurs aigus; une seule impression latérale bien marquée ; l'externe indiquée seulement par quelques points. Élytres planes, à stries obsolètement ponctuées; unestriolescutellaire; sur le 3e interstrie, 3 pores enfoncés, dont un près du sommet. Saillie prosternale rebordée au sommet, ce rebord très fin, coupant. Épisternes métathoraciques allongés. Chez les mâles, les articles 1-3 des tarses antérieurs sout dilatés et garnis en dessous de squamules testacés; segment anal uni. Long. 12 millimètres.

Voisinage des rivières; rare; se prend souvent / . en nombre dans les inondations. Adeiosla macra

Marsh.

Morbihan (Taslé). — Loire-Inférieure : Marais de Bourgneuf, Montoir {Piel de C hur cheville ; Pradal). — Maine-et-Loire : Bords de la Loire (Mme de Buzelet); Blaison (de Roma.7is). — Deux-Sèvres : Loudun (Mme de Buzelet).

51e Genre : PŒCILUS Bonelli.

Le genre Pœcilus est caractérisé par la carène qui borde les premiers articles des antennes (le 1er seulement dans P. infuscatus); les espèces de ce genre sont toutes de taille moyenne, le plus souvent ornées de couleurs métalliques.

Les mâles ont les articles 1-3 des tarses antérieurs dilatés et le dernier segment abdominal marqué de deux pores sétigôres. Les femelles ont quatre pores semblables et sont en général de couleur plus terne.

Tableau analytique des Espèces.

!Le 1er article des antennes seul caréné, carène peu visible; couleur bleue, verte, noire ou bronzée. P. infuscalus.

Les trois premiers articles des antennes carénés 2

/ Noir mat § Ç ; stries des élytres superficielles, indi-

9 \ quées seulement par des points P. punctulatus.

" i Dessus brillant, de couleur variable. Stries des élytres

\ bien marquées 3

/ Bords latéraux du thorax explanés, surtout tn arrière.

\ Articles 1-2 des antennes roux i

i Bords latéraux du thorax non cxplanés. Articles 1-2

' des antennes noirs ou testacés tachés de noir. .... 5

! Tête et base du thorax entièrement pointillées P. cupreus.

4 ] Tête et milieu de la base du thorax sans ponctuation

distincte P. cxrulescens .

CARABIDES 253

dimidiatus.

' Spinules des tibias et des tarses noirâtres ; «Slytres d'un beau vert métallique; tète et thorax cuivreux. ' Spinule^ des tibias et des tarses d'un roux vif. 6

/ Thorax à côtés arrondis de la base au sommet ; angles

\ postérieurs obtus P. Koyi.

k Thorax à côtés sinués, redressés tout près de la base;

angles postérieurs droits P. lepidus.

1. P. punctulatus Schaller. — Corps oblong, entièrement noir, mat en dessus. Thorax un peu transverse, à côtés arrondis; angles postérieurs presque droits; impressions basilaires larges, superficielles. Élytres à stries très légères, indiquées par des points; 3e interstrie marqué de trois pores espacés. 1er article des tarses postérieurs présentant seul uq sillon incomplet sur le côté. Long. 14 millimètres. x

Champs sablonneux et prairies ; souvent sous les Hélix ou les Hannetons écrasés. Très rare.

Maine-et-Loire : Saumur (Courtillier ; de la Perraudière ; de Romans; Rochard).

2. P. dimidiatus Oliv. [fig. 212). — Tète et thorax d'un rouge cuivreux brillant; d'un beau vert métallique sur

les élytres. Antennes foncées avec les deux premiers articles foncés, au moins en dessous. Thorax à côtés légèrement arrondis ; angles postérieurs obtus; impressions basilaires profondes, l'interne en forme de strie, plus longue que l'externe, qui est séparée du rebord latéral par un bourrelet terminé en pointe; ces impressions entourées d'une ponctuation peu serrée, plus ou moins avancée vers le milieu de la base. Élytres s7 à stries assez fortement ponctuées; 3e interstrie Flg, .2l2. marqué d'un pore sur son premier tiers. Dessous Pœcuus dimidiatus. et pattes d'un brun noir un peu bronzé. Longueur 43-14 millimètres.

Champs et prairies; collines et montagnes ; surtout au printemps.-Peu commun.

1lle-et-Vilaine : Rennes {Grifflth). — Morbihan : Vannes (Grifjpth). — Finistère : Sur la terre dans les champs {Hervé). — Loire-Inférieure : Saint-Herblain, Bouguenais, Touffou, Saint-Brévin, etc. (J. Péneau) ; Le Croisic {de Lapouge). — Mayenne : Voutré, Evron (C. Houlbert); Couptrain (A. Niiyue) ; Astillé [R. de la Perraudière, in litt.) ; Alexain; Chémeré-le-Koi (J. Daniel). — Maine-et-Loire: Sainte-Gammes {Gallois); Baugé, Ecouflant {Millet); Saumur {Courtillier). — Manche : Dueey, Mortain, assez commun {abbé Pasquet). — Sarthe : Le Mans {Monnot).

Obs. — La coloration dé cette espèce, telle que nous l'indiquons ci-dessus, est lapins fréquente; néanmoins, de même que chez les autres espèces du genre, elle est variable, coléoptères. 17

254 FAUNE ENTOMOLOGIQUE ARMOHICAINE

et présenté, chez certains individus, une couleur vert bronzé à peu près uniforme qui peut la faire confondre à première vue avec le P. cupreus. Un exemplaire mâle trouvé aux environs du Mans (!) présente cette particularité, mais, outre les caractères particuliers à l'espèce, on remarque, dans les fossettes du thorax, et sur certains points des élytres, les teintes caractéristiques de P. dimidiatits.

Var. : aeneus Dej. — Sous les pierres et les mottes de terre. — Loire Inférieure : Thouaré, prairies de Mauves, Couëron, Basse-Goulaine (E. de l'Isle, in J. Péneau, loc. cit., p. 145). Env. de Batz, du Croisic (de Lapouge, in litt.).

3. P. Koyi Germar. —Aptère; allongé, parallèle. Sous sa coloration la plus fréquente : dessus d'un vert bleuâtre ou noir; rarement d'un vert métallique. Antennesd'un brun foncé, quelquefois plus claires à la base. Thorax transverse, à côtés régulièrement arqués du sommet à la base; angles postérieurs obtus; fossettes basilaires doubles, en forme de stries profondes, l'interne plus longue que l'externe, marquées de quelques points. Un pore enfoncé sur le premier tiers du 3° interstrie. Épisternes métathoraciques courts, ayant trois de ses côtés à peu près égaux. Dessous et pattes noirâtres ; spinules des tibias et des tarses d'un roux clair. Long. 14-15 millimètres.

Sous les pierres; terrains secs, arides. Très rare dans nos régions.

Ille-et-Vilaine : Rennes, Mail-Donges; courant sur la terre; un seul exemplaire (C. Houlberl). — I.oire-Inférieure : La Haie-Fouassière; Saint-Fiacre, prairies (E. de Vlsle) ; Nantes (J. Dominique). — Mayenne : Évron (C . Houlberi) ; Chémeré-le-Roi (J. Daniel). — Maine-et-Loire : Indiqua de Saumur par Courtillier (Gallois) ; Saumur [Beaulieu; Gust. Abot). — Orne : Villedieu {A. Nugue).

Obs.. — Griflïtli ne fait aucune mention de cette espèce. Elle a dû être souvent confondue avec /'. lepidus, auquel elle ressemble beaucoup.

4. P. lepidus Leske. — Aptère, allongé. En dessus, d'une couleur très variable, passant du vert métallique au bleuâtre et au noir. Antennes noires dès la base. Diffère de l'espèce précédente, avec laquelle elle a le plus de rapports, par la forme des côtés du thorax, non arqués, mais redressés vers la base pour former des angles droits et pointus et la forme des épisternes métathoraciques qui sont oblongs, avec leurs quatre côtés visiblement inégaux. Long. 14 millimètres.

Terrains sablonneux, endroits chauds. Rare.

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith). — Morbihan : Vannes (Griffith). — Loire-Inférieure (Pradal); Nantes, bords de la Loire, Doulon, Basse-Goulaine (E. Gaultier, Piel de Churcheville). — Mayenne : Évron, Voutré (C. Houlbert). — Maine-et-Loire : Baugé, Cheffes (Millet) ; Saumur (Mme de Buzelel) ; Courtillier); Lue (R. de la Perraudière, in litt.) ; Martigné-Briand (Millet). — Orne : Environs de Séez (Delaunay-Larivièrë), — Sarthe (Desportrs).

Obs. — Cette espèce semble manquer dans la Basse-Normandie (Bedel). Plusieurs des indications ci-dessus, que nous n'avons pu vérifier, devraient peut-être s'appliquer au P. Koyi.

CARABÏBES

5. P. cupreus Linné (ftg. 213). — Ailé; couleur très variable, passant du vert bronzé ou cuivreux au bleu obscur et au noir. Les deux premiers articles des antennes toujours testacés. Tète densément pointillée. Thorax presque carré; côtés arrondis; angles postérieurs obtus; base ponctuée au milieu; bords latéraux largement explanés, surtout en arrière; gouttière des côtés du thorax plus rapprochée, vers la base, du rebord latéral que de l'impression basilaire interne. Élytres à stries finement ponctuées, sans pore sur le premier tiers du 3e interstrie. Pattes foncées; tibias postérieurs portant 8 ou 9 soies au côté interne; premiers articles des tarses postérieurs sillonnés au bord interne. Long. 40-12 millimètres.

Fia . 243.

P. cupreus L.

Larve. — La larve de Pœcilus cupreus a été décrite par Rupertsberger. ( Verh. Zool. bot. Gesselsch. Wien, 1872, p. 7-9).

Répandu partout, surtout sous les pierres; paraît dès les premiers beaux jours; c'est l'espèce la plus commune.

Obs. — La variété affinis Sturm, qui a les pattes entièrement ferrugineuses, ne semble pas se rencontrer dans nos régions.

6. P. cœrulescens Linné. (= versicolor Sturm.) — Forme et coloration du précédent, mais un peu plus petit et plus étroit. Tête polie, sans ponctuation distincte. Milieu de la base du thorax presque lisse; gouttière des côtés également distincte de l'impression basilaire interne et du rebord latéral. Tibias postérieurs ne portant que 6 ou 7 soies au côté interne. Long. 10 millimètres environ.

Terrains froids et régions accidentées. Assez rare.

Finistère : Bagatelle en Saint-Martin, Lannévez en Tréflez (Hervé). — Loire- Inférieure : Nantes, prairies de Mauves ; le Bignon ; Grande-Brière ; Montoir (Piel de Churcheville) ; Le Cellier (de Fabry); Vallet (Godard); Orvault (E. Gaultier, in J. Péneau. loc. cit., p. 145); Le Cioisic (de Lapouge, in litt ). — Manche : Mortain, Percy, Ducey, rare (abbé Pasquet) ; Coutances (Monnot); Jobourg (Fauvel). — Orne : La Ferté-Macé (Léveillé).

7. P. infuscatus Dej. — Ailé; allongé, déprimé en dessus. Couleur variant du vert au bronzé obscur, pas très luisant, quelquefois noirâtre. Antennes et palpes d'un brun foncé. Thorax lisse, rétréci en arrière ; ses angles antérieurs arrondis ; impressions basilaires lisses, portant, au plus, quelques points épars, l'interne longue, profonde, l'externe très petite. Élytres presque parallèles, à stries bien marquées, très finement ponctuées ; pas de pore sur la première moitié du 3e intervalle. Dessous d'un

noir obscur, à ponctuation dense et fine. Pattes d'un brun noirâtre; tarses rougeâtres. Long. 10-11 millimètres.

Espèce méridionale qui remonte jusque dans la Loire-Inférieure.

Loire-Inférieure : Bourgneuf, La Bernerie (Fauvel; J. Dominique) ; Montoir (Piel de Churcheville) ; Saint-Brévin ; Grande-Brière, dunes du bord de la mer (J. Péneau).

52° Genre : PEDIUS Motsch.

1 . P. inaequalis Marsh. - Aptère, déprimé en dessus ; d'un noir luisant ; antennes et palpes roux. Tête petite ; thorax cordiforme, ses côtés assez fortement arrondis; angles postérieurs droits, pointus ; base très ponctuée ; marqué d'une seule impression de chaque côté. Stries des élytres bien marquées, ponctuées, crénelées; interstries marqués de quelques points très petits; le 3e portant un pore en arrière ; pas de striole scutellaire. Dessous du corps très ponctué; segments abdominaux 4-6 rebordés à la base. Pattes rousses, 5 article 1-3 des tarses antérieurs dilatés. Long. 5-6 millimètres.

Terrains froids, prés humides, sous les pierres ou dans les détritus d'inondations. Rare.

Ille-et- Vilaine (de la Godelinais). — Loire-Inférieure : Pornic, Bourgneuf (Fauvel) ; lac de Grand-Lieu, vallée de la Loire, marais de Goulaine, Basse-Indre ; île de Bois (J. Péneau); la Bernerie (/. Dominique); forêt du Cellier; Basse-Goulaine (E. de l'Isle ; Piel de Churcheville). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes {Gallois).

113e Genre : LAGARUS Chaud.

1. L. vernalis Panz. [fig . 214). — Ailé; assez allongé ; d'un noir luisant. Antennes noirâtres, avec le 1er article rougeâtre. Tête presque triangulaire, légèrement rétrécie en arrière. Côtés du thorax régulièrement arqués; angles postérieurs obtus ; la base ponctuée vers les impressions postérieures, rebordée près des angles; épisternes prothoraciques lisses. Élytres en ovale oblong, imperceptiblement alutacées, marquées de 3 pores sur le 3e interstrie; pas de striole scutellaire. Segments de l'abdomen ni ponctués, ni marginés. Pattes rousses ou rougeâtres; tous les articles des tarses sillonnés en dessus. 5 Article 1-3 des tarses antérieurs très cordiformes; segment anal portant 2 pores sétigères. 9 4 pores au segment anal. Long. 6-6 3/4 millimètres.

CARABIDES 257

Mares et endroits humides, sous les détritus végétaux. Très commun.

1lle-et-Vilaine : Rennes (Griffith). — Morbihan : Vannes [Griffilh) ; Lorient (Rpmy). — Finistère : Dans les endroits humides (Hervé). — Loire-Inférieure : Environs de Nantes, Saint-Aignan, le Pont-de-Louen (E. Gaultier); Montoir (Piel de C li ur cheville): Env. de Batz, du Croisic {de Lapouge, in litt.). — Mayenne : Environs de Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire : Prairies des bords de la Loire, très commune (Gallois) : Sainte-Gemmes (Gust. Abot). — Manche : Mortain, Percy (abbé Pasquet) ; Coutances, Gavray (Monuot).

Var. : cursor Dej. — Sous les pierres, les mousses et les détritus. Loire-Inférieure : Bouguenais, Bouaye. le Cens (E. Gaultier); Basse-Goulaine, Montoir (Piel de Chut cheville, in /. Péneau, loc. cit., p. 145).

54e Genre : STOMIS Glairville.

1. S. pumicatus Panz. [fig. 213). — Allongé, glabre, luisant, aptère ; noir ou noir de poix. Genre remarquable par la grande extension des mandibules. Antennes \ / rousses, le 1er article égal aux deux suivants réunis. Labre presque bilobé et muni d'un gros pore à ses angles antérieurs. Thorax cordiforme, ses côtés redressés en arrière; une fossette ponctuée de chaque côté de la base. Élytres en ovale oblong, arrondies aux épaules, à stries fortement ponctuées, striole scutellaire nulle. Pattes rousses. Mêmes différences sexuelles que dans le genre précédent. Long. 6-7 mil- Fia- 215, limètres. S/om,s ?"'m"

. calus Panz.

Endroits humides, sous les pierres, les débris de végétaux ; souvent réuni en petites sociétés. Assez rare.

Ille-et-Vilaine : Forêt de Rennes (Griffilh). — Morbihan : Vannes (Griffith). — Finistère : Près le pont de Lannuguy enTaulé ; Saint-Martin; Kersco en Ploujean (Hervé). — Loire-Inférieure : Commun partout au printemps (J. lJéneau). - Mayenne : Voulré, Évron, bois de Guingault (C. Houlbert). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes (Gallois) ; Lue, Brain (R. de la Perraiidière). — Manche : Coutances (Mounot) ; Ducey, Mortain, rare (abbé Pasquet). — Sarthe : Le Mans (Monnot).

8e Tribu : SPHODRINI

Cette tribu, qui n'offre rien de saillant dans ses caractères ou dans ses habitudes, sert de transition entre les Pterostichini et les Lebiini par les Platyderus d'une part et, de l'autre, par les Olisthopus et les Masoreus.

55° Genre : SPHODRUS Clairville.

1. S. leucophthalmus Linné. Ailé; assez grande taille; d'un noir assez luisant, plus terne sur les élytres. Antennes longues, à trois articles glabre, aussi long que les deux, suivants réunis. Tête allongée, mandibules saillantes. Thorax allongé, cordiforme, sou rebord latéral un peu crénelé près des angles postérieurs. Élytres oblongues, subélargies en arrière, d'aspect soyeux, à stries fines, superficielles, marquées de très petits points ; intervalles plans, très finement granulés. Saillie prosternaleen pointeau sommet. Mésosternum présentant, devant chacune des hanches intermédiaires, une petite saillie pointue (1). Pattes noires. Art. 1-8 des tarses antérieurs dilatés chez les mâles. Trochanters postérieurs à sommet longuement acuminé. Trochanters postérieurs

Sphodrus leucophlhal- . , . . , -, , c n „

mus l. simplement aigus au sommet chez les temelles.

Long. 20-25 millimètres {fig. 216).

Endroits sombres et humides, caves et celliers ; nocturne. Rare.

Larve. — La larve de Sphodrus leucophthalmus a été décrite et figurée par Gernet (fforge. Soc. entomol. Ross. T. V. 1867- 68, p. 12-16, pi. I, fig. 3). Cette larve ressemble beaucoup à celle de Lsemostenus terricola (p. 228), mais elle possède des cerques articulés et des tarses terminés par une seule griffe.

Morbihan : Vannes (Griffith). — Ille-et-Vilaine : Rennes, caves et celliers sombres (L. Meuse). — Loire-Inférieure : (Pradal) ; Nantes (2?. Gaultier, Pielde Chur cheviller, Couffé (de la Roche-Macé). — Mayenne : Évron, dans un cellier (C. Houlbert) ; Cliéméré-le-I»oi (/. Daniel). — Maine-et-Loire : Angers, halle aux grains (Toupiolle) ; Beaugé, Saumur, Saint-Lambert-des-Levées (Gallois). — Sarthe : Le Mans (Momiot, R. de la Perraudière).

Obs. — Les Sphodms, comme la plupart des insectes carnassiers, se dévorent volontiers entre eux.

En Saintonge. les Sphodrus sont appelés bavhols ; on confond sous ce nom plusieurs espèces de Coléoptères, notamment les Sphodrus, les Blaps et les Carabes.

Les Hydrophiles et les Dytiques sont appelés barbots d'eau.

En Saintonge. on les associe aux superstitions populaires : « donner le barbot » signifie ensorceler.

(Feuille, des J. Nat., 1882, n° 137, p. 61.)

(I) Cette petite saillie est difficile à apercevoir lorsque le thorax est exactement appliqué contre le mésosternum et qu'il ne peut plus être soulevé sans risquer de détériorer l'insecte.

CARABIDES

56» Genre : LAEMOSTENUS Bonelli (*). (Laemosthenes Auct., Prystonichus Dej.)

Epistemes métatlioraciques courts ; tibias intermédiaires arqués

Episternes métatlioraciques allongé

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