L. terricola
tibias intermédiaires droits L. complanalus .
1. L. terricola Herbst. [fig. 217). — Aptère; glabre, assez convexe; corps noir, ainsi que les antennes. Thorax cordiforme, un peu pins long que large ; angles postérieurs droits ; une impression lisse, large, peu profonde, de chaque côté de la base. Élytres ovalaires, d'un bleu violet, peu luisantes ; 3e et 6° stries réunies à leur sommet, enfermant les 4e et 5e stries, géminées par le bout. Dessous et pattes d'un brun foncé ; episternes métatlioraciques courts, presque triangulaires, leurs trois côtés peu inégaux ; cuisses antérieures sans dent en dessous ; tibias intermédiaires un peu arqués ; dessus des tarses pubescent. Ongles légèrement Fia- 217,
, ;■, , , r , . . •,.•., Laemoslenns terri-
crénelés vers la base. Long. 13-17 millimètres. cola Herbst.
Caves fraîches ; sous les écorces des arbres ; sous les pierres. Chasse les Cloportes, le soir,'2); assez commun.
Morbihan : Vannes (Griffith ; Loiïent (Rémy). — Finistère : Morlaix, assez conim. ; Ploujean. quai de Tréguier, sous une écorce [Hervé:. — Loire-Inférieure : Nantes (7. Péneau). — Ille-et-Vilaine : Rennes (abbé Pasquet), celliers sombres (L. Rieuse). — Mayenne : Laval, dans une cave (E. Labbè) ; Chéméré-le-Roi (/. Daniel) ; Evron [C. Houlberi). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes (Gallois) ; Lue (R. de la Perraudière) ; Saumur (Courtillier). — Orne : Alerjçon (A . Nuque). — Manche : Ducey, Avranches, Mortain (abbé Pasquet). — Sarthe : Le Mans (Monnot).
Larve. — La larve décrite ici fut trouvée dans une cave en
compagnie de Lsemoslenus terricola et de Sphodrits
yV leacophtlialmus adultes {fig. 218). En raison de sa
ViV taille (7 à 8 millim.) et de la plus grande abondance
des Lœmostenus, MM. Chapuis et Candèze pensent
qu'elle appartenait bien réellement à ce
dernier genre. (Mém. de la Soc. rùy. des
Se. de Liège. T. VIII, 1853, p. 376, pi. I,
fig. 3).
Tête presque rectangulaire, présentant à sa face supérieure quatre impressions sinueuses peu profondes, situées deux à deux sur les côtés de la ligne médiane.
Fig. 218.
Larve de L. terricola.
(1) Orthographe primitive, et modifiée sans motif par les auteurs (Bkdel).
(2) Les habitudes carnassières du L. terricola ne semblent pas absolues ; M. Carpentier a observé cette espèce, entamant, ass^z profondément des poires et paraissant en (aire sa nourriture. (RiiDEi.. Faune du Bassin de la Seine.)
Tête et pronotum brillants d'un brun rougeâtre, le reste du corps est d'un blanc jaunâlre mat.
Antennes de quatre articles dont le premier est long et cylindrique. Mandibules courtes présentant une petite dent vers le milieu de leur bord interne.
Prothorax un peu plus large que la tète. Les cerques sont longs, immobiles et terminés par de longues soies implantées obliquement sur de petits renflements.
Tube anal conique, très court.
2. L. complanatus Dej. — Ailé ; oblong, déprimé ; dessus d'un brun noir luisant, bleuâtre sur les élytres. Antennes d'un brun rougeâtre. Thorax aussi large que long, ses côtés à peine redressés à l'extrême base. Élytres oblongues ; stries 3 et 4, 5 et 6 géminées au sommet. Dessous et pattes rougeâtres ; épisternes métathoraciques allongés ; tibias intermédiaires droits ; dessus des tarses et ongles comme ci-dessus. Long. 14 millimètres.
Gomme le précédent.
Espèce méridionale, signalée de Brest (C. Coquerel) dans Fairai. et Lab., et. de Lorient [Rémy) par Griflith.
57e Genre : PLATYDERUS Steph.
Ge genre, très voisin des Calathus, a été pendant longtemps rangé parmi les Feronia, notamment par Fairm. et Lab. ; il s'en éloigne particulièrement par la forme de ses épipleures, non entrecroisés vers le sommet. La seule espèce française peut facilement se confondre avec le Calathus melanocephalus .
1. P. ruficollis Marsh. — Corps glabre, assez déprimé ; d'un brun plus ou moins rougeâtre avec le thorax plus clair. Antennes et palpes roux, les premières ayant leurs articles allongés. Thorax presque carré, plat, échancré en avant, un peu rétréci en arrière ; base entièrement rebordée, et marquée de chaque côté d'une impression ou forme de strie allongée, plus ou moins ponctuée. Élytres à strie très peu enfoncées, presque lisses ; striole scutellaire très nette ; 3e interstrie marqué de trois pores espacés. Pattes très claires ; ongles simples. 5 art. 1-3 des tarses antérieurs dilatés, garnis en dessous de deux rangées de squamules. Long. 5 1/2-7 1/2 mm.
Endroits ombragés des bois, sous les pierres, les feuilles mortes, etc. Assez rare.
CARABIPES
Morbihan (Taslé). — Loire-Inférieure : Marais du lac de Grand-Lieu ; marais de Goulaine ; Saint-Aignan ; La Haie-Fouassière ; Forêt du Cellier [E. de Vlsle, in J. Péneau, Catal., p. 144). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes (Gallois). — Sarthe : Le Mans (Monnot).
58e Genre : CALATHUS Bonelli.
Les Calathus sont des insectes fort agiles, vivant sous les pierres, les détritus végétaux. Us se reconnaissent à leur corps allongé, très peu convexe eu dessus, et aux crochets des tarses fortement dentelés. Deux espèces du genre affectionnent plus particulièrement les sables des dunes, où elles vivent enterrées au pied des plantes {fîg. 219).
Bien qu'il n'y ait pas d'exemple de GalatJius se nourrissant de végétaux, il semblerait qu'à l'occasion, ils puissent devenir omnivores. M. Lesne cite le cas d'une société de Calathus (fuscipes et melanocephalus) dévorant, de compagnie, une tranche de melon fraîchement coupée. C'est un fait accidentel, curieux à la vérité, mais dont on ne peut guère tirer de conclusions sur le genre de vie des Calathus.
Le tableau suivant comprend tous les Calathus de France ; deux d'entre eux ne font pas partie de la faune armoricaine, du moins le C. circumseptus ne sera-t-il inscrit qu'avec les réserves d'usage.
Fig. 219.
Type de Calathus.
i Dent du menton simple. Thorax et élytres à bordure
* roussâtre étroite
J Dent du menton bifide. Thorax et élytres conco-
' lores
(Angle humerai de l'élytre ne dépassant pas le niveau de l'angle scutellaire. $ Art. 1-3 des tarses antérieurs dilatés, garnis, en dessous, d'un double rang de lamelles squameuses(Ca/ar/iws). (Angles postérieurs du thorax accusés Angle humerai de l'élytre plus avancé que l'angle scutellaire. Tarses simples £ Ç {Amphigynus) Angles postérieurs du thorax arrondis
i Troisième et cinquième intervalles des élytres mar-
3 | qués d'une série de pores . Insecte variable
j Troisième intervalle seul ponctué