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C ARABIE! ES

8. P. lugens Duft. — D'un noir peu brillant; antennes noires. Thorax plus large que long; ses angles postérieurs arrondis, mais légèrement prononcés contre le pore sétigère postérieur. Élytres en ovale oblong, d'un noir mat et profond, distinctement chagrinées ; stries peu profondes; intervalles plans. Épisternes métalhoraciques très allongés. Articles l et 2 des tarses postérieurs d'un noir mat, carénés en dessus, sur la ligne médiane. Long. 7,5 à 8,5 millimètres.

Bord des étangs, au pied des roseaux. Rare.

Ille-et-Vilaine : (de la Godelinais); bois des Gayeulles, près Rennes (L. Bleuse). — Finistère : Prairies humides : environs de Morlaix (Hervé. Catalogue supplémentaire, p. 129). — Loire-Inférieure : Grandlieu (Ch. Brisout); Saint-Aigaan; Le Pontde-Louen (J. Péneau); La Chapelle- Basse-Mer (Piel de Chur cheville). — Maine-et- Loire : Rou-Marson (Gallois) ; Martigné (Rochard).

9.P. viduusPanz. (=mœstus Duft.). — Oblong, large, noir avec un reflet bronzé très marqué. Thorax assez court, ses angles postérieurs complètement arrondis ; impressions postérieures fortes, un peu rugueuses. Élytres en ovale oblong, imperceptiblement alutacées, assez luisantes, à reflet bronzé. Épisternes métathoraciques simplement allongés. Articles des tarses postérieurs comme dans l'espèce précédente. Long. 7-8 millimètres.

Sous les pierres et parmi les détritus.

Larve. — P. [Anchomenus) mœstus Duft. — La larve d' Anchomenus mœstus ressemble beaucoup à celle de A. margînalis; elle s'en distingue cependant, par les angles antérieurs du front qui sont obtus; par les lobes latéraux de l'épistome plus petits, plus obtus et non dentés.

Habite les endroits humides et ombragés.

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith; L. Bleuse ; de la Godelinais,). — Morbihan : Vannes (Griffith); Lorient (Rémy). — Finistère : Très commun {Hervé). — Loire- Inférieure : Vallée de la Loire; lac de Grandlieu (J. Péneau); Le Groisic (de La- ■pouge). — Mayenne : Coup train (A. Nugue); Chémeré-le-Roi (J. Daniel); environs de Laval (E. Labbé). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes (Gallois); Saumur (Lambert et Courtillier) ; environs de Saumur et d'Angers; La Baumette (Gust. Abot). — Manche : Coutances (Monnot); Percy, Ducey, Mortain, assez commun (abbé Pasquet). — Sarthe : Le Mans (Monnot).

Var. : mœstus Duft. Élytres noires, sans reflet bronzé.

Endroits marécageux, sous les détritus. La variété est beaucoup plus commune que le type. — Loire-Inférieure : Bords de la Loire; Oudon; Roche-Maurice (J .Péneau).

10. P. versutus Gyll. —Forme du précédent, mais un peu plus petit. Dessus du corps d'un noir bronzé. Thorax très court, sa gouttière latérale décrivant un arc régulier; angles postérieurs moins arrondis, plus relevés; impressions lisses. Élytres à stries fines, finement ponctuées, intervalles plans. Jambes et tarses

d'un brun foncé; les deux premiers articles des tarses postérieurs luisants, simplement convexes sur la ligne dorsale. Long. 6,5 à 7 millimètres.

Mares et étangs des bois. Rare.

Ille-et-Vilaine : Rennes {Griffith). — Morbihan : Lorient (Rémy). — Loire- Inférieure : Raie, Couflë (de la RocheMacé). — Maine-et-Loire : Baugé (Gallois.

11. P. atratus Buft. (= lucidus Fairm. et Lab., p. 78-20). — Oblong. D'un noir foncé assez luisant. Antennes noirâtres, à premier article rougeâtre, ainsi que les palpes. Prothorax plus étroit que la moitié des élytres; angles postérieurs obtus, mais marqués; côtés bordés d'une gouttière linéaire. Élytres à stries bien marquées, un peu plus profondes vers la suture, très finement ponctuées; bord réfléchi, quelquefois d'un brun rougeâtre. Pattes d'un brun-rougeâtre. Long. 6-7 1/2 millimètres.

Terrains marécageux, sous les pierres. Assez commun.

Ille-et-Vilaine (de la Godelinais, L Bleuse). — Morbihan (Taslé). — Finistère : Très commun (Hervé). — Mayenne : Couptrain (A. Nugue). — Maine-et- Loire : Martigné, Saumur (Courtillier) . — Manche : Coûtantes, Gavray (Monnot); Percy, Lingreville (abbé Pasquet).

12. P. Dahli Prud. de Borre. (= atratus Fairm. et Lab., p. 76- 14). — Insecte oblong, d'un noir luisant; premier article des antennes, palpes, pattes et épipleures d'un brun rougeâtre. Prothorax plus étroit que la moitié des élytres, à angles postérieurs obfus, mais cependant bien marqués. Élytres assez fortement striées, très finement ponctuées; leur bord réfléchi est d'un brun rougeâtre parfois très foncé. Long. 8 à 8,5 millimètres.

Sous les mousses et parmi les détritus.

Loire -Inférieure : Commun à peu près partout en hiver et au printemps (J . Péneau, CaL, p. 14-2).

Sous-Genre : Batenus Motsch.

13. P. livens Gyll. (= memnonius Nicol.). — Allongé, déprimé ; d'un brun variant du foncé au roussâtre, avec les côtés plus clairs. Antennes rousses. Tête impressionnée sur le vertex; entre les yeux, deux taches rougeâtres peu marquées. Thorax ovalaire, un peu cordiforme; angles postérieurs arrondis. Élytres presque parallèles, à stries peu enfoncées, ponctuées; bords et suture finement ferrugineux. Dessous brun foncé; pattes rousses. Long. 6-9 millimètres.

Bords des rivières, des mares, sous les mousses. Très rare.

CARABIDES 275

Bretagne (Griffith)(l). - Ille-et-Vilune : Bois des Gayeulles, près Renne, (^. Rieuse). - Loire-Inférieure : Saint-.lulien-de-Concelles ; Le Loroux-Bottereau • Basse-Goulaine; Mauves (E. de l'Isle, in ./. Péneau, loc. cit., p. U2) — Maineet-Loire (Mme de Buzelet, d'après Fairm. et Lab.); forêt de Vezins (R. de la Perraudière et de Romans, d'après Gallois).

14. P. scitulus Dej. — Iasecle oblong, de couleur noire légèrement bronzée et brillant en dessus, plus mat en dessous; tête lisse. Prothorax petit, légèrement rétréci à la base et plus étroit que la moitié de la largeur totale des élytres; ses angles postérieurs sont obtus et un peu relevés. Élytres à stries fines mais très nettes, à peine ponctuées sur les intervalles; les cinq points enfoncés du troisième intervalle très petits. Pattes et antennes dun brun foncé. Long. 6 à 6,5 millimètres.

Sous les pierres et parmi les détritus dans les endroits humides.

Loire-Inférieure : Lac de Grandlieu (Dr Marmottan, in /. Péneau, loc cit

Sous-Genre : Europhilus Chaud.

15. P. micans Nicol. — Dessus d'un bronzé verdâtre brillant. Premier article des antennes d'un brun rougeâtre. Thorax petit, plus étroit que la moitié de la largeur des élytres, légèrement rétréci vers la base; angles postérieurs obtusémen't arrondis. Elytres ovales, aussi foncées, ou à peine plus claires que le thorax ; bord réfléchi, rougeâtre; stries fines, lisses; intervalles un peu convexes. Pattes d'un brun rougeâtre ou d'un roux obscur, quelquefois avec les cuisses plus foncées. Lon^. 6 millimètres.

Bords des rivières, prés humides, sous les écorces des saules. Assez rare.

Morbihan {Taslé). —Loire-Inférieure : Lac de Grandlieu; Bouguenais- ?ous les mousses (/. Péneau). - Maine-et-Loire : Sanniur (Lambert*; Lue (R delà Perraudière) ; Blaison (Mme de Buzelet) ; Vezins (de la Perraudière ot de Romans) - Orne : La Ferté-Macé (Léveillé). — Sarthe : Le Mans (Monnot).

16. P. piceus Linné (= picipes Fabr.). - Allongé; d'un brun noir luisant; 1" article des antennes et palpes d'un brun noirâtre. Thorax petit, aussi long que large, en ovale court, à cotes arrondis. Elytres oblongues, fauves, à léger reflet bronzéstries dorsales plus profondes; 4 ou 5 pores sur le. troisième intervalle ; bord réfléchi roux, ainsi que les pattes. Cuisses quelqueiois brunes. Long. 6-6 1/2 millimètres.

Marécages, sous les détritus; terrains froids. Très rare.

(1) Il ajoute : -, répandu dans toute la Bretagne , sans indiquer une seule localité précise.

Ille-et- Vilaine [delà Godelinais), environs de Rennes (L. Bleuse). — Finistère : lie de Batz ; environs de Morlaix (Hervé). — Loire-Inférieure : Grandlieu (Ch. Brisout); commun partout (J . Péneau). — Maine-et-Loire: Rare (Gallois, sans indication de localité).

17. P. gracilis Gyll. (= atratus Steph.). — Insecte allongé, d'un brun noir très luisant. Prothorax complètement noir, presque aussi long que large, ayant ses angles postérieurs tout à fait arrondis. Elytres noires, souvent déprimées le long de la suture, surtout vers leur base, et portant chacune cinq poiuts enfoncés sur le troisième intervalle. Pattes noires ou d'un brun noir. Long. 6 à 7 millimètres.

Endroits marécageux.

Finistère : Environs de Morlaix, très rare (Hervé, Catal. des Coléoptères du Finistère, p. 13).

18. P. fuliginosus Panz. — Couleur du précédent, mais sans aucun reflet bronzé. Thorax aussi large que la moitié des élytres, plus court, plus convexe, à peine rétréci en arrière ; impressions basilaires distinctes. Élytres ovales, larges, noires ou d'un brun châtain; cinq pores sur le troisième intervalle, les trois premiers souvent accolés à la quatrième strie. Antennes et palpes d'un noir de poix ; pattes foncées. Long. 5-6 millimètres.

Étangs et marécages.

Finistère : Kergus en Plourin; Rréventec en Saint-Martin (Hervé). — Loire- Inférieure : Bouguenais (Piel de Chur cheville), rare. — Mayenne : Couptrain A. Nugue, in litteris).

Obs. — Cette espèce, qui se trouve dans presque tout le bassin de la Seine, sauf dans la Basse-Normandie (Bedel), n'est citée dans aucun des catalogues locaux, sauf celui de la Loire-Inférieure de M. J. Péneau, p. 143. C'est peut-être le P. gracilis, indiqué avec doute dans Griflith, d'Ille-et- Vilaine par de la Godelinais. Le P. gracilis Sturni est une espèce boréale, et le fuliginosus peut être facilement confondu avec les espèces voisines.

19. P. Thoreyi Dej. — Très allongé, d'un brun peu foncé, assez luisant, sans reflets bronzés. Base des antennes et palpes roussâtres. Thorax un peu plus long que large, nettement rétréci en arrière, sans trace d'impression aux angles postérieurs; bords rougeâtres. Elytres oblongues, atténuées en avant, d'un roux châtain, rembrunies vers la suture; à stries fines mais bien marquées jusqu'au bout etsurles côtés; quatre pores enfoncés sur le troisième interstrie. Pattes rousses. Long. 6-ti 1/2 millimètres.

Étangs et marais, sous les détritus et au pied des arbres ; terrains froids. Rare.

CARABIDES

Bretagne Pradier . — Loire-Inférif.ure : Lac do Grandlicti, détritus; Bouayo : Saint-Aignan, rare (/. Péneau). — A1aine-et-Loire. : Sainte-Gommes (Gallois) ; Saumur (Ackerman et Courtillier).

Var. : puellus Dej. — Élytres entièrement d'un brun luisant. Saint-Aignan {Piel de Churcheville).

Sous-Genre : Glibanarius Gozis.

Loire-Inférieure :

20. P. dorsalis Pontop. (= prasinus Thimb.) Ailé ; tête et thorax d'un vert bronzé, métallique ; base des antennes rousse. Thorax cordiforme, à angles postérieurs saillants. Élytres d'un jaune ferrugineux, avec une grande tache bleuâtre ou verdâtre, occupant la moitié postérieure, sans toucher les bords, se prolongeant parfois en avant sur la suture. Dessous noir verdâtre. Pattes d'un jaune pâle. Long. 6-7 millimètres.

Endroits frais, sous les pierres, généralement par groupes et souvent en compagnie de Brachynus.

{fxg. 226) -

Fig. .26.

Plalynus dorsalis

Pont.

Ille-et- Vilaine : Rennes [Griffith ; L. Bleuse). — Morbihan : Vannes {Griffith). — Finistère : Très commun (Hervé). — Loire- Inférieure : Commun partout (J. Péneau; de Lapouge): — Mayenne : Voutré, Évron, commun par petites colonies sous les pierres (C. Houlbert); Couptrain (A. Nugue) ; Chéméré-le-Roi (J. Daniel) : environs de Laval (E. Labbé). — Maine-et- Loire : Très commun (Gallois; R. de la Perraudière). — Manche : Mortain. Ducey, Lingreville, très commun (abbé Pasquet). — Orne : Villedieu (A. Nugue). — Sarthe : Commun (Monnot).

Obs. — Cette charmante espèce, si commune partout, semble plutôt rare dans la région coutançaise ; nous ne l'y avons jamais rencontrée (Monnot) ; mais il serait bien extraordinaire qu'elle n'y existât pas.

61e Genre : OLISTHOPUS Dejean.

Les Olislhopus sont très voisins des Platynus; ce sont des insectes fort agiles, d'un brun bronzé, qui vivent sous les pierres, dans les terrains sablonneux.

Les mâles ont les trois premiers articles des tarses dilatés.

j Élytres à bords jaunâtres; intervalles pointillés O. fuscatus.

j Élytres concolores ; intervalles lisses O. rotundatus.

1. 0. rotundatus Payk {fig. 221 . — Dessus glabre, brillant, d'un brun bronzé uniforme; antennes et bouche roussâtres. Échancrure du menton remplie par une membrane pâle. Thorax transversal, presque orbiculaire, très finement ponctué sur les côtés de la base. Élytres déprimées à stries bien nettes ;

trois pores espacés entre les deuxième et troisième stries; intervalles - subconvexes ; striole scutellaire dis- ^/y tincte. Dessous et pattes testacés. Long. 6-7 millimètres.

Endroits sablonneux, sons les pierres, les feuilles sèches, etc. Rare.

Ille-et-Vilaine (de la Godelinais, L. Bleuse). — Morbihan : Vannes, rare (Griffith). — Finistère : Sous les pierres ; peu commun {Hervé). — Loire-Inférieure : Pornic (Fauvel); Petit-Poit (E. Gaultier); Couffé (de la Roche-Macé); côtes de Pornic [Société française d'entomologie) ; Bouguenais, Touffou (Piel de Churcheville) ; La Hair- Fouassière, Maidon, forêt du Cellier (E. de l'Isle) ; Saint Herblain sous les pierres (J. Péneau). — Mayenne: Saulges (J. Daniel); Évron,

Voutré (C. Houlbert). — Maine-et-Loire : Rare; Saint-Jean de la Croix (Millet);

la Possonnière (Piogé) ; Sainte-Gemmes (Gallois), — Manche : Coutances (Monnot).

Olislhopus rotondalus Payk.

2. 0. fuscatus Dejean. — Principaux caractères du précédent. D'un bronzé obscur sur la tête et le thorax; élytres d'un brun bronzé clair, jaunâtre sur les bords. Base des antennes d'un jaune pâle. Élytres oblongues, presque planes, à stries lisses, assez marquées; intervalles pointillés. Pattes d'un jaune pâle. Long. 6 millimètres.

Mêmes mœurs que le précédent. Rare.

Maine-et-Loire : Bords de la Loire (Gallois, Mme de Buzelet).

62° Genre : MASOREUS Dejean.

I. M. Wetterhalli Gyll. (= luxatus Serv.)(/ty. 228), — Corps glabre, luisant, assez ramassé, d'un roux châtain presque uniforme. Bouche et antennes roussâtres. Thorax très court, transversal, arrondi sur les côtés et aux angles postérieurs, un peu échancré en avant, prolongé en arrière dans son milieu, et séparé des élytres par un pédoncule sur lequel est placé i'écusson. Élytres largement ovales, presque tronquées postérieurement ; stries bien nettes; striole scutellaire distincte; deux pores écartés sur le troisième intervalle. Dessous et pattes ferrugineux. Angles des tarses dentelés. Articles 1-3 des tarses antérieurs dilatés chez les mâles, surtout les Long. 5 5 1/2 millimètres.

Les Masoreus habitent les terrains découverts, chauds et sablonneux; ils se tiennent sous les plantes basses ou sous les pierres, ils sortent quelquefois en plein jour et courent avec une grande vivacité [Bette l).

Fig. 228.

Masoreus Wetterhalli Gyll.

deux premiers.

CARABIDES 279

Ille-et-Vilaine (de la Godelinais) ; Cancale (L. Bleuse). — Finistère : Morlaix, dunes de Santec-en-RoscofT; pointe du Raz en Plogoff (Hervé) ; La Baule (R. de la Perraudière ; Fauneau). — LoiRE-lNFÉRIEURE : Noirmoutier (Fauvel); Batz, Le Croisic (de Lapouge in litt.). — Maine-et-Loire : Très rare; Saumur (Courtillier. d'après Millet). — Manche : Dunes de Gauvillle (Monnot) ; Lingreville, rare (abbé Pasquet).

9° Tribu : LEB11NI

La troncature des élytres au sommet est l'un des caractères saillants de cette tribu. Le genre précédent, par la forme de ses élytres, établissait d'ailleurs le passage. La taille des Lebiini ue dépasse guère la moyenne; et, dans certaius genres, les couleurs sont vives et brillantes.

63e Genre : LEBIA Latreille.

Les Lebia sont des insectes Tort élégants, qui se plaisent sous les écorces, sous les pierres, sur les tiges des plantes, où ils font une chasse active aux larves phytophages, aux Pucerons, etc.; ils affectionnent de préférence les terrains secs et arides; on les trouve quelquefois en grand nombre sous les détritus après les inondations,

Tous les Lebia de France ont le thorax rouge transversal, lobé au milieu de la base. Les mâles ont les articles 1 à 3 des tarses antérieurs faiblement élargis, feutrés en dessous, leurs tibias intermédiaires portent une petite entaille près du sommet.

/ Élytres entièrement bleues, vertes ou violettes (Lam- 1 ) prias Bon . ) 2

( Élytres bicolores, non métalliques (Lebia Bon.). ... 5

i Élytres pubescentes, à stries fortes et intervalles

) subconvexes, très fortement ponctués L. pubipennis.

i Élytres glabres ou à peine pubescentes, à stries

fines, intervalles à peine ponctués, plats 3

„ S Tête noire, sans reflets métalliques L. rufipes .

I Tète à reflets métalliques 4-

i Antennes à 1 er article seul rougeâtre ; genoux noirs. L. cyanoeephala . Antennes à 3 premiers articles rougeâtres; pattes tes-

tacées L. chlorocephala.

I Palpes noirs; ainsi que la plus grande paitie des

r \ antennes et des pattes; élytres orangées, à dessin

i noir L. crux-minor.

\ Palpes et antennes d'un testacé rougeâtre 6

i Élytres à stries très superficielles. Pas de tache

) numérale L. marginata.

\ ÉLytres à stries bien accusées. Une tache numérale

( jaunâtre 1

\ Interstries des élytres aplatis et brillants L. humeralis.

1 ) Interslries bombés et finement chagriné- L. scapularis.

Obs. — Il existe une huitième espèce française, L. trimaculata Villers {cyathigera Rossi); elle appartient à la même série que L. crux-minor, mais elle a les palpes noirs, les élytres orangées, à trois taches noires isolées, la médiane commune et rétrécie au milieu; les épipleures sont entièrement orangées et les pattes rousses. Long. 5- 6 millimètres.

C'est une espèce méridionale, qui n'est pas signalée dans la Faune armoricaine.

Sous-Genre : Lampbias Bon.

1. L. pubipennis Dut. (= fulvicollvs Dej.). — La plus grande espèce du genre, remarquable par sa forte ponctuation sur la tête, le thorax et les élytres. Tête brillante, d'un noir bleuâtre ; palpes testacés. Antennes rougeâtres, les 3e et 4e articles tachés de bleu à la base. Écusson jaune. Élytres un peu ternes, inégales. Poitrine et pattes rouges, abdomen d'un noir bleuâtre. Long. 10-12 millimètres.

Espèce méditerranéenne, rare partout; sous les pierres.

Indiquée par Millet comme trouvée en Maine-et-Loire, à Beaulbrt, par M. de la Perraudière, et à Saumur par Courtiller (Gallois). Cependant, dans la liste manuscrite qu'il a bien voulu nous adresser récemment, M. R. de la Perraudière exprime des doutes sur la présence de cette espèce en Anjou. — Loire-Inférieure (Pradal) ; Le Cellier, coteaux de la Loire (/. de Fabry, in J . Péneau, loc. cit., p. 161).

2. L. cyanocephala Linné. — Verte ou bleue, rarement violacée ; brillante. Tête fortement ponctuée, d'un bleu noir brillant. Antenues brunes, à premier article testacé; palpes bruns. Thorax à ponctuation assez forte, mais peu serrée. Écusson noirâtre. Élytres à stries peu profondes; intervalles à ponctuation médiocrement forte, peu serrée; pubescence courte. Poitrine et abdomen d'un noir bleuâtre ou verdâtre. Pattes rouges; genoux noirs. Long. 6-7 millimètres.

Sous les écorces ou sous les mousses; quelquefois très commune sur les fleurs du Tanacetam vulgare (Rouzet). Terrains sablonneux.

Morbihan : Vannes (Gnffith). — Loire-Inférieure : Le Loroux-Bottereau (E. de Vlsle); Roche-Maurice \É. Gaultier); l'été un peu partout sur les plantes (/. Péneau). — Maine-et-Loire : Baugé, Martigné, Gennes (Millet) ; Saint-Jean de la Croix, Sainte-Gemmes (Gallois); Saumur (Courtiller).

3. L. chlorocephala Hoffm. — Forme et couleur de la précédente, avec laquelle elle peut être confondue à première vue, et dont elle diffère par les antennes brunes à trois premiers articles testacés, les élytres glabres à stries plus fines, moins marquées, la ponctuation des intervalles moins forte et plus rare, Pécusson, la poitrine et les pattes rouges ; tarses bruns. Long. 4- 6 millimètres.

Très variable de taille. Certains individus atteignent à peine quatre millimètres. Au pied des saules, des peupliers; sous les pierres. Rare.

Ille-et-Vilaine : Forêt de Rennes (L. Bleuse). — Finistère : Brest (Lésileuc) ; sur les fleurs d'ajoncs et de genêts: assez rare {Hervé). — Loire-Inférieure : Suites plantes au printemps, assez commun {J . Péneau). — Mayenne : Astillé (R. de la Perraudière). — Maine-et-Loire : Saint-Jean de la Croix, Baugé, Martigné (Millet); Sainte-Gemmes (Gallois). — Manche : Coutances (Monnot); Mortain, Uucey (abbé Pasquet).

Obs. — Les Annales de la Société entomologique de France 1868 (page xxxix relatent le fait d'une Lebia chlorocephala allant chasser les pucerons au milieu d'une fourmilière.

4. L. rufipes Dej . — Forme et taille de la précédente ; antennes rougeâtres, avec l'extrémité rembrunie; palpes ferrugineux à la base. Tête noire, sans reflet métallique. Elytres alutacees, d'un bleu foncé, à stries bien marquées, surtout les suturales ; intervalles unisérialement ponctués. Pattes entièrement rouges. Long. 4-6 millimètres.

Sous l'écorce des platanes. Rare.

Loire-Inférieure (Pradal), sans indication de localité. — Maine-et-Loire : Saint-Jean de la Croix (Millet) ; Sainte-Gemmes (Gallois).

Sous-Genre : Lebia in sp.

5. L. crux-minor Lin (fîg. 229). — Tète ponctuée, surtout en avant ; d'un noir bleuâtre brillant. Antennes brunes, les trois premiers articles et la base du quatrième rougeâtres. Thorax lisse. Écusson noir. Élytres d'un beau jaune orangé, avec une tache scutellaire noire, commune, triangulaire, se joignant par la suture à une large banae transversale noire, qui se prolonge par la suture et les bords latéraux jusqu'à l'extrême sommet, enclosant deux lunules du fond jaune des élytres. Sommet des épipleures et pattes (au moins les tarses et les genoux) noirs. Long. 5-6 millimètres.

Terrains sablonneux sur les plantes, les arbustes, ubia crux-misous les pierres, etc. Rare.

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith). — Finistère : Très rare. Ploujean, Tréfeunténiou dans les mousses (Hervé). — Loire-Inférieure (Pradal), sans indication de localité (*■). — Mayenne : Voutré, un seul exemplaire (C. Houlbert). — Maine-et- Loire : rare, sur les luisettcs. au bord do la Loire : île Saint-Jean de la Croix (Millet); Ponligné (M Thuau ; R. de la Perraudière, in litt. ; Sainte-Gemmes (Gallois). — Sarthe : La Flèche (Desportes).

(1) D'après M. J. PÉneau, l'insecte ne se trouvait pas dans la collection de Pradal.

Obs. — On prend, dans le midi de la France, avec le type, une variété à pattes noires (nigripes Dej ) chez laquelle, en général, les deux premiers articles des antennes seuls sont testucés.

6. L. scapularis Fourc. (— turcica Fabr.). — Tête d'un noir bleuâtre, densément ponctuée, ridée, en avant surtout. Boucbe et antennes testacées. Élytres d'un noir bleuâtre à stries fortes, fînemeut ponctuées ; intervalles convexes, lisses, à fond visiblement alutacé; une grande tache humérale jaune, s'avançant presque jusqu'au milieu de l'élytre. Sternum et pattes jaunes. Long. 5 millimètres.

Sur les arbustes, notamment sur les ormes, faisant la chasse aux larves des Galerucella (Bedel) ; sur les aubépines (Tappes). Hiverne sous les écorces.

Maine-et-Loire : Rare, Saumur [Courtiller) ; Sainte-Gemmes {Gallois) — Sarthe : La Flèche (Des portes).

Obs. — Var. : 4-maculata Dej. Une tache rougeàtre à l'extrémité des élytres; tête et abdomen souvent rougeâtres.

Cette variété, toute méridionale, rappelle le dessin de la L. crux-minor, dont on la distinguent par *la couleur des palpes et des pattes, la place et la forme de la tache jaune du sommet.

7. L. humeralis Dej. (— turcica Duft. non Fab.). — Tête noire ; prothorax et écusson d'un jaune rougeàtre ; élytres noires avec une grosse tache humérale jaune rougeàtre, triangulaire ou carrée ; une autre petite tache ronde, près de la suture vers l'extrémité postérieure. Antennes, palpes et pattes d'un jaune rougeàtre ; la tête est fortement et densément ponctuée ; élytres à stries fines formées de points ; interstries aplatis et brillants. Long. 4,5 à 5 millimètres.

Sur les plantes basses.

Maine-et-Loire. — Cette intéressante espèce, qui paraissait jusqu'ici particulière à l'Europe orientale, nous a été signalée des environs de Saumur par M. Gustave Abot. (Liste manuscrite des Coléoptères de l'Anjou, p. 3.)

Obs. — Ne serait on pas plutôt ici en présence de la var. quadrimaculata Dej., décrite au nn précédent ?

Cette variété ressemble tout à fait à L. humeralis, sauf que les taches sont beaucoup plus petites et que l'abdomen est complètement noir, à l'exception d'une région rougeàtre peu étendue dans son milieu.

8. L. marginata Fourc. (= hœmorrhoidalis Fab.). — Tête rouge, presque lisse. Antennes et palpes d'un testacé rougeàtre. Thorax lisse. Écusson rougeàtre. Elytres d'un noir bleuâtre, avec l'extrémité rouge; stries très superficielles; interstries plans, à fond poli. Poitrine noire. Pattes jaunes. Long. 4-5 millimètres.

CARABIDES 283

Sur les bruyères, fougères, genêts, etc. Surtout à l'époque de la floraison.

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith) sur les aubépines en fleurs (L. Blcuse). — Morbihan : Vannes [Griffith). — Loire-Inférieure : Touffou, La Maillardière, Mauves, forêt du Cellier, Thouaré, Oudon (/. Péneau). — Mayenne : Cossé-en- Champagnc, bois (J. Daniel). — Maine-et-Loire : Rare, Saint-Jean de la Croix (Millet); Baugé, bords du Couesnon, Rou-Marson (Gallois); Saumur [Courtiller ; Gust. Abot) ; Lue (R. de la Perraudière).

64e Genre : GYMINDIS Latreille.

Les Cymindîs sont des insectes de couleur sombre, d'un brun fauve, rarement de couleurs voyantes, ayant le corps constamment pointillé en dessus, et qui se trouvent sous les pierres ou sous les écorces des arbres.

Les mâles ont les articles 1 à 3 des tarses antérieurs élargis ; en outre, chez la plupart des espèces, le dernier article de leurs palpes labiaux est sécuriforme.

Rebord latéral des élytres effacé avant lVcusson (Menas Motsch.). Élytres entièrement vertes ou bleuâtres pubescentes, densément pointillées. . . C. variolosa.

Rebord latéral des élytres prolongé sur la base jusqu'à l'écusson (Cymindis in sp.). Élytres non métalliques, à région humérale fauve 2

Élytres glabres, luisantes, à intervalles sérialement ponctués : 3

~ i Élytres pubescentes, peu luisantes, à intervalles

\ très densément ponctués G. scapularis.

c Disque du thorax noir ; ses angles postérieurs

) saillants en dehors C. humeralis .

** i Thorax rouge ou rougeâtre ; ses angles posté-

' rieurs non ou peu saillants C. axillaris .

Sous-Genre : Cymindis in sp.

1. C. humeralis Fourc. (fig.%30). — D'un beau noir luisant. Antennes et bouche d'un jaune testacé. Tête et thorax finement ponctués, ce dernier plus fortement sur les bords, qui sont étroitement bordés de roussàtre. Élytres a stries ponctuées ; intervalles paraissant lisses ; une tache humérale jaunâtre, non ou indistinctement détachée en arrière de la bordure latérale jaune. Abdomen d'un brun noir luisant, quelquefois testacé au milieu. Pattes testacées. Long. 8-10 millimètres.

m • i ■ , • . , . Fia. 230.

lerrains calcaires, sous les pierres, a la racine „ . rl. .

. r Cymindis hu-

des plantes. Très rare. vieraits Fourc.

Morbihan : Vannes (Griffith). — Ille-et-V haine : Sainl-Malo (île de Chateaubriand) [L. Bleuse). — Loire-Inférieure : Oudon, très rare (de la Roche-Macé). — Mayenne : Lignières-la-Doucelle [A. Nugue); Évron, deux exemplaires (C. Houlbert). — Maine-et-Loire : Collines entre Saint Georges et Saint-Augustin (Mme de Buzelet) ; Brain-sur-Allonnes et Saint-Cyr-en-Bourg (Millet). — Manche : Mortain, rare, uk exemplaire en 1901 ; 3 exemplaires en 1904 (abbé Pasquet).

2. C. axillaris Fab. (= homagrica Duft.). — D'un brun noirâtre assez brillant. Antennes testacées. Tête et thorax rougeâtres. Tête à ponctuation rugueuse le long des yeux, peu serrée au milieu. Thorax peu rétréci en arrière, rugueusement ponctué sur les bords, finement ponctué et ridé au milieu. Intervalles des élytres avec une ou deux rangées irrégulières de points bien visibles et quatre ou cinq plus gros pores sur. le troisième intervalle ; tache numérale détachée de la bordure latérale faune par le prolongement de la couleur noire sur le huitième intervalle, ou bien envahissant le disque de l'élytre. Abdomen d'un brun foncé luisant. Pattes testacées. Long. 9-10 millimètres.

Mêmes mœurs que la précédente. Très rare.

Morbihan : Dans les dunes (Bedel). — Loire-Inférieure : l'ornic (A. Dominique); puinte Saint-Cildas (Citerne) ; coteaux du Cellier (J. de Fabry). — Maineet-Loire : Très rare, Sauniur (P. Lambert) ; Martigné-Briand (dé Romans). — Vendée: Noirmoulier (abbé Dominique). — Orne : Lonlai-1' Abbaye (Fauvel).

Var. : lineata Dej. = lineola Duft. — Tache numérale prolongée jusqu'à l'extrémité de l'élytre en formant une bande légèrement oblique en dedans, quelquefois resserrée ou largement interrompue au milieu, de largeur variable : Morbihan (Taslé). — Loire Inférieure : Pornic (Fauvel). — Vendée : Noirmoulier (Bedel).

Obs. — Bappelons que cette espèce est tellement variable qu'elle a reçu plus de vingt noms différents.

3. C. scapularis Schaum. — D'un brun noirâtre assez luisant. Antennes d'un jaune rougeâtre, quelquefois obscures. Tète et thorax d'un brun rougeâtre, à ponctuation dense et forte ; base du thorax cintrée en arrière. Élytres à stries finement ponctuées ; les intervalles à ponctuation assez forte et serrée; pubescence fine et assez dense; tache numérale bien nette, réunie à la bande latérale à la base seulement de l'élytre. Pattes et milieu de l'abdomen d'un jaune rougeâtre plus ou moins obscur. Long. 9-10 millimètres.

Cette espèce n'est, en réalité, qu'une variété de C. bœtica Ramb. ; le type est espagnol, mais la variété, tout en restant méridionale, a une plus grande extension géographique. Elle est citée par Millet du coteau des Noyers et de Martigné-Briand, en Maine-et-Loire. Mais n'y aurait il pas confusion avec C. macularis Dej.. espèce plus boréale, mais qui lui ressemble beaucoup?

CARABIDES 285

Sous-Genre : Menas Molsch.

4. C. variolosa Fab. (= miliaris Fab.). - Corps d'un brun ionce un peu. brillant, avec les élytres d'un bleu foncé ou verdâtres; couverte d'une pubescence rousse très courte. Antennes d'un brun rougeâtre. Tète et thorax à ponctuation forte et serrée, ce dernier large à base droite, peu rétréci en arrière; ses côtés relevés aux angles postérieurs. Élytres à stries fortes et à intervalles deusément ponctués. Abdomen en grande partie rougeâtre avec quelques points épars. Pattes rouges. Lono> 9 millimètres.

Terrains tertiaires ; collines calcaires ; sous les pierres exposées au Midi et entourées d'herbes {Bedel). Très rare.

Mayenne (de Marseul, in Bedel). M. R. de la Perraudière le possède également provenant de la Mayenne. - Sarthe : M. R. de la Perraudière en a vu des exemplaires provenant de la forêt de Sillé-le-Guillaume, in lut.

65e Genre : DEMETRIAS Bonelli.

(Aëtophorus Sch. Gœb.)

Genre très voisin des Dromius, dont il ne diffère que par le quatrième article des tarses bilobé. Ces insectes sont allongés déprimes, de couleurs pâles, et vivent surtout parmi les plantes des marécages.

/ Tempes garnies latéralement d'un groupe de points pilifères

j ) Ongles des tarses pectines D alricapillm

j Tempes glabres et lisses. Ongles des tarses simples ou

\ unidentés 9

Élytres avec une tache brune commune, en losaoge, subapicalc, sans taches latérales. Stries assez nettes. .'.... D. monostigma

Élytres à tache suturale bifurquée en arrière, plus ou moins développée et se réduisant quelquefois à une tache suturale et deux points latéraux. Stries superficielles . ..... D. imperialis.

1. D. atricapillus Lindé (= elongatulus Dej.). — Jaune pâle. Tête noire, peu allongée, avec la bouche, les palpes et les antennes testacés. Thorax rougeâtre ; les angles postérieurs un peu relevés et un peu saillants. Elytres pâles, avec une tache rembrunie (quelquefois noire) à l'écussson et parfois le long de la suture; intervalles assez fortement pondues, à soies dressées nombreuses, bien visibles de profil. Dessous du corps et pattes pâles, avec la poitrine et le milieu de la base de l'abdomen brun noirâtre. Espèce facile à reconnaître à la touffe de poils de ses tempes. Long. 5-6 millimètres.

FAUNE EJNTOMOLOGIQUE ARMORICAINE

Endroits frais, sous les détritus, très commun par places et par années.

Ille-et-Vilaine : Rennes et toute la Bretagne (Griffith, L. Bleuse). — Morbihan : Vannes [Griffith). — Finistère : Endroits marécageux, bord des eaux {Hervé). — Loire-Inférieure : Commun sous les pierres (J. Péneau). — Mayenne : Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes (Gallois); Martigné-Briand (de la Perraudiè>-e et de Romans). — Manche : Coutances (Monnot); Lingreville, Ducey, Champeaux (abbé Pasquet). — Orne : Villedieu [A. Nugue).

2. D. monostigma Sam. (== unipunctatùs Germar) (fig. 251). — Jaune pâle ; tête et thorax comme ci-dessus, mais les augles postérieurs du thorax non saillants. Élytres avec une tache commune, près de l'extrémité, en losange, ne touchant ni les cotés ni le sommet; stries assez nettes, à ponctuation très peu marquée ; quelques soies dressées très peu nombreuses. Dessous du corps et pattes entièrement ferrugineux. Long. 4,5 millimètres. Endroits marécageux. Commun par places.

Fig. 23t.

Dtmetrias mono

stigma Sam.

Morbihan : Lorient (Boyer). — Maine-et-Loire : Baugé, bords du Couesnon (Millel) ; Saumur (Cour (Hier ; Gust. Abot) ; Sainte-Gemmes (Gallois).

3. D. imperialis Germar. — Tête noire, avec la partie antérieure et les antennes pâles. Thorax ferrugineux, très finement ridé eu travers; angles postérieurs non saillants. Élytres avec une bande sulurale brune, longitudinale, bifurquée à la base, élargie au milieu, et là, réunie (ou non) de part et d'autre à une tache brune obliquement placée de chaque côté sur le bord externe. Élytres à stries faibles, peu ponctuées. Long. 5 millimètres.

Étangs et marais, sous les grands joncs et roseaux coupés. Commun par places, généralement rare.

Ille et- Vilaine : Bords des étangs (L. Bleuse). — Morbihan : Lorient (Boyr). — Loire-Inférieure : Lac de Grandlieu, détritus (J. Péneau). — Maine-et-Loire : Saumur (fiourtiller) ; Rou-Marson, Sainte-Gemmes (Gallois).

Var. : ruficeps Gêné. — Tète entièrement d'un roux ferrugineux. — Loire- Inférieure : Grandlieu (Ch. Brisout); Saint-Aignan (./. Péneau).

66e Genre : DROMIUS Bon.

Les Dromius constituent un genre composé d'espèces de petite taille, déprimées, allongées, vivant sous les écorces des arbres ou dans les détritus végétaux, dans les endroits frais ou au bord des eaux.

CARABIDES

Les mâles ont les articles 1 à 3 des tarses antérieurs élargis.

Larves. — D'après Schiodte, les larves des Dromins sont caractérisées par leur prothorax grand, rectangulaire, presque aussi large que la lête, et par leur abdomen élargi. Trois de ces larves ont été décrites jusqu'à ce jour :

Dromius quadrinotatus. — Perris (Ann. de la Soc. entomol. de France, 1862, p. 173, pi. V, fig. 502-509).

D. agilis. — Schiodte (Nat. Tidsshr., 1872-73, p. 104-197, pi. IV, fig. 1-la).

D. gnadrimaculatus. — Schiodte (loc. cit., p. 197, pi. IV fig. H).

/ Élytres à stries bien tracées, nettement ponctuées.

) Striole scutellaire nulle D. linearis.

I Élytres à stries superficielles ou effacées. Striole

' scutellaire rudimentaire 2

ITête entièrement striolée sur le front, Élytres noires, à 4 taches pâles d. quadrimaculatus.

Tête sans strioles au milieu du front 3

/ Élytres portant une série de pores sur les 3e et

L 6e intervalles. Tète d'un brun châtain. Élytres

3 ( brunes • 4,

/ Pas de pores sur le ,6e intervalle. Tête noire, sauf

( la bouche. Élytres pâles ou maculées en arrière. 6

/ Deux rangées de points enfoncés, l'une sur le

^ ) 2e intervalle, l'autre sur le sixième D. agilis.

\ Une seule rangée bien visible de points enfoncés

( sur le 6« intervalle 5

5 { Tête d'un rouge brun • . û. angustatus.

\ Tête noire ou d'un brun noirâtre D. meridionalis.

Rebord latéral des élytres prolongé transversalement sur leur base, et formant un repli de l'épaule à

r . la striole scutellaire 6

Rebord latéral des élytres contournant l'épaule, puis se perdant contre l'impression juxtapédonculaire 8

Articles 3-1 1 des antennes allongés. Thorax brun

foncé. Élytres à i taches pâles D. quadrinotatus.

1 l Articles 4-10 des antennes courts. Thorax d'un roux vif. Élytres pâles, à dessin noirâtre. Tête mate, chagrinée /). bifasciatus.

1 Tête graduellement rétrécie derrière les yeux.

) Antennes à articles 3- 11 allongés 9

i Tête transversale, brusquement rétrécie au vertex :

( articles 5-10 des antennes assez courts .... D. quadrisignatus

in

Epaules marquées. Ailes développées. Élytres tes-

\ tacées D. melanocephalus.

I Épaules effacées. Ailes nulles. Elytres pâles, à fascie

au dessin foncé 10

^ Dessous jaune pâle. Fascie des élytres bien nette . D. sigma.

> Dessous rembruni. Fascie des élytres vague ... D. nigriventris.

1. D. linearis 01. — Très allongé, linéaire entièrement d'un jaune testacé, rougeàtre sur le thorax, plus foncé sur la tête qui est quelquefois noirâtre; moitié postérieure des élytres et suture rembrunies. Tête striée entre les yeux. Stries des élytres bien marquées, fortement ponctuées. Dessous du corps rougeàtre. Long. 4-5 millimètres.

Sous les détritus, les fagots, les mousses. Très commun partout, au printemps.

2. D. angustatus Brullé (= testaceus Erich.). — Insecte d'un rouge brun en dessus; tête et prothorax d'un jaune roussâtre; antennes, palpes et jambes d'un jaune rougeàtre plus clair. Prothorax presquecarré, à peine plus large que long, faiblement rétréci en arrière. Élytres jaunâtres, un peu plus brunes sur les bords, lisses, à peine striées. Pattes d'une couleur testacée pâle. Long. 6 millimètres.

Sous les écorces des arbres au printemps.

Loire-Inférieure : Saint-Brévin, un seul exemplaire {J. Péneau, Cat.,-p. 162). 1lle-et-Vilaine : Buttes de Couësmes, près Rennes, sous les écorces [L. Bleuse).

3. D. agilis Fabr. — Tête roussâtre, plus claire aux deux extrémités; lisse, avec quelques rides devant les yeux. Thorax un peu plus large que long, rougeàtre, avec le disque plus ou moins rembruni; ses bords latéraux longuement relevés; angles postérieurs obtus. Élytres brunes, d'une couleur rarement uniforme, souvent éclaircies en avant; à stries très finement ponctuées; troisième interstrie portant Une rangée de pores souvent à peine visibles ou confondus avec la ponctuation striale. Dessous du corps noirâtre; pattes d'un jaune pâle. Long. 5-6 millimètres.

Surtout sous les écorces, les mousses, etc. Commun.

Larve. — Cette larve est d'un blanc jaunâtre; la tête, les boucliers dorsaux du prothorax et de l'abdomen sont pâles, d'un brun roussâtre et irrégulièrement tachés de brun. La tête est déprimée et quadrangulaire; le clypeus est bidenté en son

GARABIDES 289

milieu. Les antennes sont aussi longues que les mandibules et celles-ci sont armées, en dedans, vers leur milieu, d'une dent courbe. Le prothorax est un peu plus large que la tête et très faiblement rétréci en avant; mésothorax et métathorax trapéziformes un peu plus étroits que le prothorax.

Abdomen à peine plus long que la tête et le thorax réunis élargi au niveau du troisième segment.

Tube anal très large, à peine plus long que le neuvième segment de l'abdomen. Cerques immobiles, courts, mais très fortement divergents.

iLLE-ET-ViLAiNE .- Rennes (Griffilh, L. Rieuse). - Loire-Inférieure (Pradal) ■ haintJuhen-de-Concelles, marais ; La Haie-Fouassière (JE. de l'Isle); Couffé (de la Hocke-Macé) ; Nantes (K. Gaultier).- Mayenne : Couptrain (A. Nugue). - Maineet-Loire : Sainte-Gemmes, sous l'écorce des platanes, très commun {Gallois) ; environ* de baumur (Gust. Abot). - Manche : Coutances {Monuot) : Mortain (abbé Pasquet). — Orne : Villedieu (.4. Nugue).

Var. : fenestratus Dej. non Fab. - En même temps que le type, mais plus rare que lui on trouve encore cette espèce, caractérisée par la présence d'une tache pâle souvent peu arrêtée, vers la base de chaque élytre, accompagnée quelquefois d'une autre tache peu marquée a l'angle suturai.

Ille-et-Vilaine (de la Godelinais). - Finistère : Un seul exemplaire à Keranroux, Ploujean, rare (Hervé). - Maine-et-Loire : En battant des fagots, bois de Pouille, les Ponts-de-Cé (Gallois).

4. D. meridionalis Dej. — Insecte brun en dessus, plus foncé en dessous; antennes et pattes d'un jaune rougeâtre. Prothorax un peu plus large que long, à angles postérieurs obtus et non sinues sur les côtés, en arrière. Élytres beaucoup plus larges que le prothorax, avec une ligne de points enfoncés sur le sixième intervalle. Loog. 5 à 6 millimètres.

Sous les écorces des arbres.

Finistère : Rare, Pennélé; La Salette; Kerserho en Saint- Martin ; Penalliorz o.i kervezellec en Ploujean; la Villeherry en Plourin {Hervé). - Loire-Inférieure • Le Pellenn, bois de Jasson -, Arlhon, sur les arbres (/. Pénedu, Gâtai, p. 162).

5. D. fenestratus Fab. (= biguttatus Clairv.). — D'un brun couleur de poix en dessus, avec les côtés et la bordure postérieure du prothorax d'un brun rougeâtre; tête avec quelques stries de chaque côté près des yeux, ponctuée sur le milieu. Prothorax deux fois plus large que long, rétréci en arrière Elytres brillantes avec une rangée de points enfoncés sur le sixième intervalle. Long. 5,5 à 6 millimètres.

Loire-Inférieure : Couffé {de la Roche-Macé, in J. Péneau, loc cit p 162) — Ii.le et-Vilaine : ëous la mousse (L. Bleuse).

6. D. quadrimaculatus Linné. — Tête noire, slriolée sur le Iront. Bouche, palpes et antennes pâles. Thorax court et large, d'un rougeâtre plus ou moins foncé; ses côtés relevés aux angles postérieurs qui sont arrondis ; un peu rétréci en arrière. Élytres noires, ayant chacune une tache oblongue vers la base et une tache apicale d'un jaune pâle. Dessous foncé. Pattes d'un jaune pâle. Long. 5-51/2 Dromius ~qua- millimètres (fig. 252).

dri maculants

Sons les mousses et les écorces. Commun.

Larve. — La larve de D. quadrimaculatus, d'après Schiôdte (■toc. cit.), se distingue de celle de D. agilis par la dentelure du clypeus et par sa coloration plus sombre.

Ille-et-Vilaine : Rennes {Grif 'fil h, L. Bleuse). — Morbihan : Vannes (Griffilh). — Finistère : Assez commun sous les écorces {Hervé). — Loire-Inférieure : Commun partout l'hiver sous les écorces (J. Péneau). — Mayenne : Cliémeré-le-Roi (A. Nugue) ; Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes (Gallois); Baugé (Millet) ; Saumur (Courliller). — Manche : Coutances (Monnot) ; Mort;iin (abbé Pasquel). — Orne : Villedieu (A. Nugue).

7. D. quadrinotatus Panz. — Petite taille. Tête noire, lisse; antennes claires, articles allongés ; thorax quadrangulaire brun foncé, plus clair sur les bords, peu rétréci en arrière ; angles postérieurs droits et relevés. Élytres àstries obsolètes sur les côtés; le rebord basai prolongé sur la base et formant une ligne continue de l'angle humerai jusqu'à la striole scutellaire, d'un brun noirâtre, chacune avec deux lâches pâles disposées comme chez le précédent. Dessous noirâtre. Pattes d'un jaune pâle. Long. 4 millimètres.

Sous les écorces, sous les mousses. Assez commun.

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffilh). — Morbihan : Vannes (Griffilh). — Finistère : Le Launay en Ploujean (Hervé). — Loire-Inférieure : Commun partout (J. Péneau). — Mayenne : Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire Sainte Gemmes (Gallois). — Manche : Coutances (Monnot). — Orne : Méry, Saint-Patrice (A. Nugue).

Larve. — Ed. Perris, dans son remarquable travail sur les Insectes de Pin maritime, a donné une description très détaillée de la larve de cette espèce (fig. 255).

Longueur : 6 millimètres, subdéprimée, en ellipse allongée, d'un roux marron, un peu moins foncée sous le thorax, d'un roussâtre livide le long des flancs et sous l'abdomen ; hérissée de poils plus courts sur le dos et à la face ventrale que sur les côtés.

CA.RABTDES 291

Tête presque carrée; bord antérieur formant cinq dents, la médiane plus avancée. Mandibules longues, falciformes, munies au tiers antérieur d'une dent triangulaire un peu arquée en arrière. Palpes maxillaires allongés, à peine arqués, de quatre articles, palpes labiaux de deux. Antennes longues, de quatre articles, dont le troisième est échancré extérieurement et porte, sur cette échancrure, un article supplémentaire. Près de la base des antennes, on voit un groupe de six ocelles grisâtres, disposés en cercle.

Prothorax presque aussi long que la tête, un peu plus large que long, à côtés droits, ses f,q. 233.

trois segments marqués sur le dos d'un sillon Larve du Dromtus médian, portant les trois paires de pattes, qui wad™°tat«s Panzsont médiocrement longues, munies de soies spiniformes à l'extrémité de leurs articles et terminées par deux angles égaux.

Abdomen composé de neuf segments, le neuvième très échancré, et terminé par deux longs appendices roussâtres, arqués en dedans, inarticulés.

« Dans le courant du mois de mars, ajoute Perris, j'ai trouvé « quatre individus de la larve ci-dessus dans autant de cellules « de larves de Pissodes noiatus et en traiu de dévorer celles-ci, « qui étaient déjà très fortement entamées... Cet insecte serait « donc l'ennemi du Pissodes^). »

Nymphe inconnue.

8. D. quadrisignatus Dej. — Tète noire, lisse, brusquement rétrécie derrière les yeux. Antennes jaunes, les cinq derniers articles courts. Thorax rougeâtre, en carré transverse ; ses angles postérieurs obtus, non saillants. Rebord basai des élytres contournant exactement l'angle humerai et rejoignant le pédoncule sans obliquer vers l'écusson. Élytres à stries peu marquées, la tache pâle antérieure triangulaire, presque cordiforme, échancrée à sa partie postérieure, avec son sommet regardant la base de l'élylre sans la toucher, et s'élendant un peu au-delà du milieu; la seconde terminale, plus ou moins triangulaire ou arrondie. Dessous d'un brun noirâtre. Pattes testacées. Long. 3- 3 1/2 millimètres.

Comme les précédents. Assez rare.

Répandu dans toute la Bretagne [Griffilh) ; It.le-et-Vilaine : Bois de taillé [L. Bleuse). — Loire-Inférieure : Assez commun (J. Péneau). — Mayenne : Évron, Voutré. commun (C. Houlbert); Couptrain (A. Nuque). — Maine-et-Loire : Très commun [Gallois). — Orne : La Ferté-Macé (Léveillé).

(1) Cf. Annales Soe. Eut. Fr., 1862, p. 173

292 FAUNE ENTOiMOLOGlQUE ARMORICAINE

9. D. bifasciatus Dej. — Même disposition de couleurs que le précédent, mais plus petit et plus court; thorax plus étroit, presque carré, ses angles postérieurs saillants. Antennes à articles 4 à 10 courts. Rebord basai des élytres conformé comme dans le quadrinotalus . Se distingue surtout par sa tète mate, visiblement chagrinée.

Comme les précédents, mais plus rare.

Ii.le-E'1-Vilaine : Bois de Laillé [L. Meuse). — Finistère : Le Launay en Ploiijean, sous les écorces de sapin (Hervé). — Loire-Inférieure : La Haie-Fouassière, sur les branches mortes (F. de l'Isle); Nantes [E. Gaultier) ; Pornic (F. Dominique, in J. Péneau, loc. cit., p. 16-2). — Mayenne : Couptrain (A. Nugue). — Maine-et- Loire : Saumur (Courtiller); Sainte-Gemmes (Gallois).

10. D. nigriventris Thoms. (== fasciatus Dej.). — Tète noire, lisse, graduellement rétrécie derrière les yeux. Antennes jaunes, à articles allongés. Thorax court, corditbrme, à peu près aussi long que large; angles postérieurs droits. Élytres à rebord basai comme dans le quadrisignatus (') ; épaules effacées ; ailes nulles ; stries indistinctes; dessin des espèces précédentes, mais les fascies brunes sont vagues et plus fondues avec la couleur foncière. Dessous assez foncé. Pattes claires. Long. 3 millimètres.

Obs. — Espèce très rare, vivant sous les écorces des Conifères ; c'est peut-être le D. fasciatus (Saumur, d'après Courtiller) du catalogue Gallois, k moins que ce ne soit D. fasciatus Fab., et alors il s'agirait de l'espèce suivante, ce qui serait plus vraisemblable.

11. D. sigma Rossi (= fasciatus Fabr.). — Ne diffère de l'espèce précédente que par la taille légèrement plus grande, les stries des élytres un peu plus marquées, les angles postérieurs du thorax obtus, le dessin des élytres bien net dans ses parties foncées et le dessous jaune pâle.

Au bord des eaux, dans les détritus. Rare, mais se prend quelquefois en nombre (Bedel).

Finistère : Kervezellec en Ploujean, sous les écorces (Hervé). — Loire- Inférieure : Nantes, sous les écorces des platanes, rare (E. Gaultier, in ./. Péneau, loc. cit., p. 162). — Maine-et-Loire : Saumur (Courtiller) ; Sainte-Gemmes (Gallois) ; Lue, Chaumont (H. de la Perraudiere).

12. D. melanocephalus. — Tête d'un noir luisant, lisse. Thorax rougeâtre, faiblement rétréci en arrière. Élytres d'un testacé pâle uniforme ; la présence des ailes indiquée, au travers de la transparence des élytres, par une nébulosité triangulaire autour

(4) Ce caractère devant se retrouver dans les espèces qui vont suivre, nous n'en ferons plus mention.

CARABIDES 293

de l'éciisson ; stries peu enfoncées, plus marquées vers la base et vers la suture. Abdomen brun. Pattes d'un jaune pâle. Long. 3 millimètres.

Endroits humides, sous les mousses, les détritus, les fagots, etc. Généralement commun.

Ille-et- Vilaine : Rennes (Griffith, L. Bleuse). — Morbihan : Commun (Taslé). — Finistère : Commun sous les détritus (Hervé). — Loire-Inférieure : Commun sous les fagots. — Mayenne : Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire : Très rare, Angers, bois de la Haye (Millet) ; Saint-Rémy-la-Varenne {R. du Buysson) ; Montreuil- Balfroy (Ra/J'ray); Lue (R. de la Perraudière, in lilt.); Saumur, Fontevrault Courtiller). — Manche : Coutances, commun (Monnot) ; Lingreville (abbé Pasquet).

13. D. vectensis Rye. — Dans le catalogue de la Faune gallo-rhénane, une treizième espèce est indiquée de Nantes : c'est le D. vectensis Rye [obletus Scharp.). Nous ne connaissons pas cette espèce, qui n'est pas inscrite dans les catalogues français, et dont nous n'avons pu nous procurer la description ni les principaux caractères.

Loire-Inférieure : Sainte-Marie, près Pornic (J. Dominique, in J. Péneau, loc. cit.. p. 162). ,

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