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C. luctuosus

262 FAUNE KNTOMOLOGIQUE ARMORICAINE

! Tarses postérieurs à 1ers articles marqués d'un sil-

5 } Ion au bord latéral interne C. ambiguus.

[ Tarses postérieurs unis et convexes au bord interne. 6

\ Sommet des angles postérieurs du thorax coupant. C. erratus.

\ Sommet des angles postérieurs émoussé 7

Épisternes métathoraciques allongés en arrière. Tête d'un roux fauve. Insecte des dunes du littoral C. mollis.

Episternes métathoraciques assez courts. Tête

noire 8

Thorax non rétréci en arrière, paraissant aussi large

„ \ que les élytres aux épaules C. melanocephalus .

/ Thorax légèrement rétréci en arrière, paraissant

moins large à sa base que les élytres aux épaules. C. micropterus.

1. C. luctuosus Lat. (= gallicus Fairm). — Oblong, un peu ovalaire. Entièrement d'un brun noir luisant. Antennes noirâtres, avee le premier article roux. Thorax un peu plus large que long, ses côtés parallèles vers les angles postérieurs qui sont droits, unpeuémonssésau sommet; la base légèrement sinuée au milieu. Troisième striedes élytres marquée de 10 pores au moins ; ces pores manquant sur la 5e. Episternes métathoraciques très courts, en trapèze renversé, fortement ponctués. Pattes noires ; cuisses postérieures marquées de 4 pores pilifères à leur bord interne. Long. 10-13 millimètres.

Dans les bois, sous les feuilles mortes. Rare et localisé.

Manche : Falaises de Granville {Fauvel). — Ille-et-Vilaine : Sous les pierres, endroits arides (L. Meuse).

Obs. — Cette espèce, pourtant bien caractérisée, ne semble pas avoir été connue ni de Griffith ni de Gallois, qui ne la citent ni l'un ni l'autre. Pour notre part, nous ne l'avons jamais rencontrée aux environs de Coutances.

Elle a été découverte dans la forêt de Fontainebleau, qui semble l'un de ses habitats préférés et où nous l'avons rencontrée plusieurs fois.

Larve. — Le Dr Laboulbène a trouvé, dans cette localité, en compagnie de l'insecte parfait, une larve qui est certainement celle d'un Garabique et qu'il rapporte à cette espèce. Ganglbauer affirme que cette larve ne peut appartenir à aucune espèce de Calatlius ; il la rapporterait plutôt à un Carabus ; je suis entièrement de son avis. Quoi qu'il en soit, ne sachant pas exactement à quelle espèce la rapporter, nous allons reproduire ici les principaux caracLères de cette larve d'après là description qu'en a donnée le D1' Laboulbène : (Voir : Ami. de la Soc. Entomol. de France 4862, page 562 et planche).

Larve noire, allongée, cylindrique, à antennes, mâchoires et

CARABIbES 263

lèvre d'un gris jaunâtre ; dernier segment ayant deux crochets; pattes d'un brun ferrugineux {fig. 220).

Tète en forme de trapèze; son bord antérieur avancé en avant sous forme d'un prolongement é:;hancré ; saillant latéralement en triangle arrondi. Antennes assez courtes, Vjf/ de 4 articles ('). Mandibules noires, falciformes, avec yW' une dent arquée vers la base du bord interne. Palpes ^Jm^. labiaux de 2 articles, 6 ocelles de chaque ç!3.

côté, disposés sur deux rangs.

Les trois segments thoraciques décroissants de grandeur; segments abdominaux au nombre de neuf, presque égaux en longueur; le dernier éohancré et terminé par deux appendices arqués, relevés en haut et rejetés en dehors, non articulés, finement granuleux, munis de deux saillies mamelonnées et de Calathus gaiacus Fairm. quelques longs poils.

Un sillon médian peu profond s'étend sur toute la partie dorsale du corps.

Pattes robustes, d'un brun ferrugineux, à cuisses fortes ; les trois derniers articles offrant une couronne de piquants aigus à leur extrémité inférieure. Ongles doubles, presque droits. Long. 21-22 millimètres.

Ses habitudes ne sont pas connues; la nymphe n'a pas encore été observée.

2. C. fuscipes Gœre (= cisteloïdes Panz. = latus Serv.). — Oblong; d'un brun noir. Antennes roussâtres, rembrunies après la base; palpes roux. Thorax à peine plus large que long, rétréci en avant; base largement sinuée au milieu, arquée de chaque côté; densément ponctuée de chaque côté dans la région angulaire, lisse au milieu. Angles postérieurs droits, mais émoussés. Elytres oblongues-ovalaires; 3° et 5e intervalles marquées d'une série de pores. Épisternes métathoraciques en triangle, à ponctuation superficielle. Pattes rousses. Forme, ponctuation et coloration variables. Long. 10-13 millimètres.

Larve. — La larve décrite par Bertolini (Novi, comment. Acad se. Bonon, 1839. T. III, p. 205, pi. XVII, fig. 9-12) et rapportée à Calathus latus, n'appartient même pas à un Carabique. D'après Ghap. et Caudèze, ce serait plutôt celle d'un Elatéride (Mém.Soc. roy. d. se. Liège, 1853, p. 376).

(I) L'auteur ajoute, à la fin de son article, qu'il faut remarquer l'absence d'un article supplémentaire à l'extrémité et en dehors du 3» article. (Voir plus loin. p. 2*8, la description de la larve du Dronùus i notatus. ,

Terrains secs, sablonneux ou calcaires, sous les pierres. Très commun dans toutes les parties de la faune armoricaine.

Var. : punctipennis Germai*. Diffère du type par la base du thorax entièrement ponctuée; en outre, les deux premières stries ne se touchent pas à la base, tandis qu'elles sont réunies dans le type.

Morbihan : Vannes (Griffith). — Ille-et-Vilaine : Sous les pierres (L. Bleuse). — Finistère : Commun (Hervé). — Loire-Inférieure : Très commun partout sous les mousses (J. Péneau); Batz. Le Croisic (de Lapouge). — Mayenne :Voutré, Évron, Lassay, commun (C. Houlbert); Couptrain (A. Nugue) ; Ghéméré-le-Roi (J. Daniel); environs de Laval (E. Labbé) . — Maine-et-Loire ( Mme de Buzelet, d'après Fairmaire) ; environs de Saumur [Gust. Abot) ; Lue (R. de la Perraudière) . — Manche : Mortain, Percy, Lingreville, assez commun (abbé Pasquet).

3. C. erratus Sahlb. (= fulvipes Gyll.). Allongé, presque parallèle; d'un noir luisant; bouche et antennes d'un roux ferrugineux. Thorax un peu plus long que large, légèrement rétréci en arrière; angles postérieurs aigus et coupants au sommet; fossettes latérales, lisses, profondes; les côtés un peu sinués et bordés de rougeâtre en arrière. Élytres parallèles, à stries bien marquées, lisses ; 3e intervalle marqué de 2 pores ; repli basilaire (') franchement arqué. Dessous d'un brun noirâtre, rougeâtre au milieu du prosternum ; épislernes métathoraciques assez courts. Pattes d'un roux clair. Loug. 8-10 millimètres.

Terrains sablonneux ; dunes du littoral, enterré dans le sable.

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith), sous les pierres (L. Blême). — Morbihan : Vannes, commun (Griffith). — Finistère : Assez commun [Hervé). — Loire- > Inférieure : Commun partout (/, Péneau) ; Batz, Le Croisic (de Lapouge). — Maineet-Loire : Rare, Saumur (P. Lambert); Martigné (Gallois). — Manche : Dunes du littoral, 1res commun ; paraît moins abondant dans l'intérieur (Monnot) ; Lingreville [abbé Pasquet).

4. C. ambiguus Payk (= fuscus Fabr.). — Forme et couleurs du précédent, mais un peu plus grand. Thorax rétréci en avant seulement, nullement en arrière; fossettes superficielles, lisses. Repli basilaire des élytres presque rectiligne. Épisternes métathoraciques étirés en arrière. Dessous d'un brun un peu rougeâtre au milieu. Premiers articles des tarses postérieurs marqués au bord interne d'un sillon plus ou moins long. Long. 9- 12 millimètres.

Terrains calcaires et sablonneux ; sons les pierres, les détritus. Assez commun.

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith). — Finistère : Rare (Hervé). — Loire- Inférieure : Grandlieu, Noirmoutier (Fauvel) ; Env. de Batz. du Croisic (de Lapouge, in litt.). — Maine-et-Loire : Assez commun (Mme de Buzelei). — Manche : Dunes de Blainville et de Gouville (Monnot).

(1) Le repli basilaire est constitué par la ligne qui réunil le puint initial de chaque strie.

CARABIDES 265

5. C. mollis Marsh. (= ochropterus Duft.). — Ovale, très allongé; ordinairement d'un brun rougeâtre clair, uniforme, quelquefois brun. Antennes et palpes d'un roux très clair. Thorax presque aussi long que large, ordinairement moins foncé que les élytres, presque transparent sur les côtés ; angles postérieurs presque arrondis ; fossettes basilaires indécises. Élytres à stries fines, un peu plus marquées au sommet. Dessous d'un brun rougeâtre, plus foncé sur l'abdomen; épisternes métathoraciques allongés. Pattes d'un roux très clair. Long. 6-7 1/2 millimètres.

Dunes du littoral, sous les pierres ou daus le sable. Très commun.

Morbihan : Vannes, Quiberon (Griffith); Lorient (Rêmy). — 1lle-et- Vilaine : Sous les détritus au bord de la mer (L. Blense). — Finistère : Commun sous les algues desséchées (Hervé). — Loire-Inférieure (Pradal) ; dunes de Batz, rare (de Lapouge in litt.h — Maine-et-Loire {Mme de Buzelet) ('). — Manche : Dunes du littoral, très commun (Bédel, Monnot) ; Lingreville, très commun {abbé Pasquet).

Var. : armoricus Lap. — Espèce d'un brun clair presque blond, fréquentant exclusivement les plages maritimes, dunes de Batz {E. de Lapouge). — Loire-Inférieure : Commune sous les pierres et parmi les détritus {J. Péneau).

6. C. melanocephalus Linné [fig. 221). — Allongé ; tête noire; antennes et palpes d'un testacé clair. Thorax d'un rouge clair, presque carré, faibkrneut rétréci en avant, nullement en arrière ; angles postérieurs droits, émoussés ; région angulaire déprimée, avec une faible impression. Élytres d'un brun rougeâtre plus ou moins foncé, avec les bords souvent plus clairs ; repli basilaire peu arqué. Dessous brunâtre avec le prosternum rougeâtre; épisternes métathoraciques assez courts. Pattes d'un testacé très clair. Long. 5-8 millimètres.

Terrains secs, sous les pierres. Très commun. Caiathus meia.

nocephalus L.

Morbihan : Vannes, falaise de Quiberon {Griffith); Lorient {Rémy.) — Ille-et- Vilaine : Sous les mousses dans les bois (L. Blense). — Finistère : Commun sous les pierres tHervé). — Loire-Inférieure : Env. du Croisic, champs (de Lapouge). — Mayenne : Alexain (J. Daniel) ; Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire : Bords de la Loire, sous les croûtes de limon (Gallois) ; environs de Saumur et d'Angers (Gust. Abot). — Manche : Lingreville, très commun [abbé Pasquet). -- Sarthe : Le Mans (Monnot).

06s. —La variété parisiensis Gaut. se distingue du type par son thorax rembruni. Elle est beaucoup plus rare et se prend surtout dans les terrains sablonneux. Cette espèce semble manquer dans la partie septentrionale du massif armoricain.

(I) Citation reproduite avec réserves d'après FairmaIre. L'espèce est citée d'Anjou au catalogue Gallois, mais sans indication de localité ni nom d'auteur. Ces indications doivent être erronées, l'espèce étant exclusivement maritime.

7. C. circumseptus Germar {fig. 222). — Oblong- allongé ; d'un brun noir assez luisant, avec un reflet faiblement bronzé; avec les antennes, les pattes, les bords latéraux du thorax et une étroite bordure autour des élytres d'un roussâtre plus ou moins clair. Thorax un peu plus large que long, faiblement rétréci en arrière ; angles postérieurs obtus ; de chaque côté de la base une impression ponctuée. Élytres en ovale allongé, à stries lisses, assez marquées ; deux pores sur le- 3e intervalle ;

Fig 222 repli basilaire arqué. Dessous brun, à reflets caiaihus bronzés ; épisternes métathoraciques peu longs, circumseptus mais étirés en pointe, lisses. Prosternum roux, ainsi que les pattes. Long. 9-9 1/2 millimètres.

Espèce méridionale signalée du Morbihan : Vannes (Griffith) et de la Loire- Inférieure (Pradal) sans indications de localité.

8. C. piceus Marsh. (= roiundicollis Dej.). — Oblong; d'un brun noir assez luisant; palpes et antennes d'un brun rougeâtre. Thorax aussi long que large, rétréci en arrière; ses angles postérieurs largement arrondis, avec les bords un peu relevés ; pore angulaire situé au-dessus de la base. Élytres ovales, plus larges que le thorax ; épaules très marquées, l'angle humerai remontant bien plus haut que l'angle sculellaire. Dessous d'un brun rougeâtre ; pattes claires. Les 4 premiers articles des tarses postérieurs sillonnés en dedans et en dehors. Tarses antérieurs simples 5 9- Long. 7-10 millimètres.

Bois secs, sous les pierres et les feuilles mortes. Rare.

Ille-et- Vilaine : (de la Godelinais), sous les feuilles mortes (L. Rlevse). — Morbihan : Vannes (Griffith). — Finistère : Tréfeunténiou ; Arniorique en Ploujean ; Pennélé ; Garennes du bassin en Saint-Martin, sous les feuilles (Hervé). — Loire- Inférieure : Forêt de Gàvre (J. Péneau) ; Saint-Pliilibert-de-Grand-Lieu (E. de t'Isle) ; vallée du Cens, Thouaré (Piel de Churcheville) (*) ; dunes du littoral (Bédel). — Mayenne : Cliéméré-le-Roi (J. Daniel;. — Maine-et-Loire : Martigné, Vézins, Saumur (Gallois). — Manche : Co-utances (Monnot) ; Mortain, sous les pierres, assez commun (abbé Pasquet). — Orne : Piagnoles, Lonlai l'Abbaye (Fauvel).

(d) Ici viendrait se placer le genre Dolichus Bonelli. Ce genre ne diifère guère des Calathus que par la dent du menton entière (ce caractère existe déjà chez le C. circumseptus G.) et par la forme des tarses antérieurs g, fortement dilates en carré long. La seule espèce du genre, D. halensis Sclial. (= flnvicornis F.) est d'un noir brunâtre, avec deux taches fauves entre les yeux ; le thorax et le dessous de l'abdomen bordés de jaunâtre ; les antennes et les pattes jaunes. Les élytres sont tantôt noires, tantôt lavées de rougeâtre sur le dos. Long. 15- 18 millimètres.

Espèce méridionale, « commune aux environs de Toulouse au pied des peupliers en frappant dessus » iFaibm. et Lab.).

CARABIDES

59e Genre : SYNUCHUS Gyll.

1. S. nivalis(') Panz. (=2VtpftrtoDej.) (fig.223).- Seuleespèce

trançaise de ce genre qui sert de transition entre les Calathus et les Platynus. Corps glabre, noir, luisant; bord du labre, palpes et antennes d'un roux ferrugineux. Dent du menton bifide. Dernier article des palpes labiaux fortement sécuriforme. Thorax presque orbiculaire, avec les angles postérieurs arrondis; pore angulaireplacéexactement sur le rebord latéral; base non rebordée devant l'écusson. Élytres ovalaires, à stries lisses, la 3e marquée de deux pores écartés; une striole scutellaire. Pattes d'un roux clair jongles pectines; art. 1-3 des tarses antérieurs dilatés, chez les mâles les deux premiers égaux. Long. 6-8 millimètres.

Dans les bois, au pied des arbres, sous les feuilles, les pierres, etc. Assez commun.

Ille-et- Vilaine : Forêt de Rennes (Griffith). - Morbihan : Rare, Vannes (Taslé) - Mnistere : T.éïeunténiou en Ploujeaiï, sous les feuilles; assez rare (Hervé) — Loire-Inférieure : Forêt du Cellier; la Haie-Fouassière, Sucé (E. de Vlsle) • Orvault (E. Gaultier); Couffé (delà Roche-Macé). - Maine-et-Loire [Mme de Buzelet d après Fairm. et Lab.). — Orne : Villedieu [A. Nugue)

Fig. 223.

Synitcfius niualis

Panz.

60° Genre : PLATYNUS Bonelli.

Le genre Platynus {= Anchomenus, Limodorus, Agonum) se compose d'insectes vifs et agiles, vivant dans les endroits humides ou dans les endroits frais. Ils sont généralement de petite taille et de couleur brune ou noire ; quelques espèces cependant, notamment dans le groupe des Agonum, sont ornées de couleurs métalliques.

Les mâles ont les articles 1-3 des tarses antérieurs dilatés squamuleux en dessous ; le segment anal porte 2 pores sétigères à son bord postérieur, et 4 ou 6 chez les femelles.

Larves. — Les larves des espèces suivantes : Platynus mœstus, marginatus et assimilis ont été décrites et figurées par Schiôdte {Nat. TidssJir. 1867. Vol. IV, p. 512-514, pi. 20, fig.ll- 16). Ces larves diffèrent très peu de celles des Pterostichus ■ cependant elles sont plus larges et leur longueur relative est

(1) Illiger écrit « vivalis ».

moindre. L'épistome est finement denté à sa partie antérieure et porte, de chaque côté, deux petites dents saillantes. Les pièces de la bouche sont courtes et fortes ; les cerques sont allongés ; les jambes sont grêles et garnies d'épines.

/ Les trois premiers articles des antenne-; entière-

\ ment pubescents

i Pubescence des antennes commençant dès la partie supérieure du 3" article

I Thorax cordifornie, à angles postérieurs redressés,

\ coupants

I Thorax non eordifoime, à angles postérieurs

v arrondis

Tête unie derrière les yeux, sans trace d'impression transversale (Anchomenus Bon). Antennes

et pattes entièrement rousses

' Tête impressionnée transversalement sur le vertex (Limodromus Motsch.). Antennes et pattes foncées

j Élytres à stries lisses ; côtés du prosternum et de

V la poitrine imponctués

4 ' Élytres à stries fortement, ponctuées-; côtés du prosternum et de la poitrine criblés de gros points

Tête sans impression transversale derrière les yeux (Agonum Bon.). Antennes noires, sauf

parfois le 1er article

i Tête impressionnée transversalement sur le

' vertex (Batenus Mots.). Antennes et pattes

rousses

, Dessus vert métallique ou cuivreux ; une série de

6 ] points quelquefois très fins sur le 3e intervalle.

( Dessus noir, sans reflets métalliques

£ Élytres bordées de jaune

( Élytres concolores ou à bordure verte

< Élytres cuivreuses bordées de vert

< Élytres concolores

/ 1er article des antennes roux, au moins en dessous ;

\ thorax verdâtre ; élytres bronzées

j Antennes noires concolores. Élytres vertes

\ Élytres avec une large bande suturale cuivreuse..

/ Côtés du thorax bordés d'une gouttière linéaire et

i plus rétrécis en arrière qu'en avant; tibias,

4A; tarses. 1er article des antennes et épipleures

roussatres

Côtés du thorax assez largement concaves le long du bord latéral ;

P. ctssimilis P. ruficornis.

P. obscurus.

P. livens.

P. mûrginatus.

P. sexpunctatus .

P. Mulleri.

P. ciridicupreus.

Var. austriactis.

CARABIDES

( Prothorax plus large que la moitié des élytres. . . /'. Dahli.

\ Prothorax plus étroit que la moitié des élytres ... P. atratus.

! Articles 1 et 2 des tarses postérieurs luisants, non

\ carénés sur la face dorsale P. versutus.

1~ i Articles 1-2 des tarses postérieurs noirs, mats.

( carénés sur la face dorsale 13

Élytres chagrinées, d'un noir mat; intervalles sub-

\ convexes P. lugens .

13 1 Élytres brillantes, obsolètement alutacées, légère-

/ ment bronzées ; intervalles convexes P. viduus.

Élytres noires Var. mœstus .

' Thorax non cordiforme, à angles postérieurs émous-

\ ses {Europhilus Chaud . ) 15

1 ;. I Thorax cordiforme, à angles postérieurs saillants. / Tête et thorax verts. Élytres fauves, teintées de

vert sur le disque (Clibanarius Gozis /'. dorsalis.

, Tête et thorax légèrement bronzés 16

\ Tête et thorax sans teinte bronzée 19

Élytres ovales, aussi foncées ou à peine plus claires

, \ que le thorax 18

*" i Élytres oblongues, fauves, à léger reflet bronzé ;

thorax aussi long que large 17

( Bord réfléchi des élytres de couleur rousse P- piceus.

' } Élytres complètement noires P. gracilis.

j Élytres à stries ponctuées assez profondes P. scitulus.

' Élytres à stries non ponctuées P. micans.

Thorax à peine rétréci en arrière, à impressions

l basilaires distinctes. Pattes foncées P. fuliginosus .

. * Thorax nettement rétréci en arrière, à impressions \ basilaires effacées. Pattes rousses. Élytres d'un

I roux châtain, rembrunies vers la suture P. Thorei/i.

f Élytres d'un noir de poix Var. puellus.

1. P. assimilis Payk. (= angusticollis Fab.). — Ailé; d'unnoir brillant. Tète impressionnée derrière le vertex. Antennes d'un brun foncé; 3e article plus long que le 4°. Thorax très cordiforme, rétréci en arrière ; ses côtés très relevés en dessus, formant une gouttière large; angles postérieurs droits; fossettes latérales profondes et un peu rugueuses. Élytres ovalaires, larges, à stries bien marquées, imperceptiblement ponctuées ; trois pores sur le 3e intervalle. Dessous et pattes d'un brun foncé; tarses plus clairs. Long. 10-H millimètres.

Prés et bois humides ; sous les écorces des peupliers et des saules ou la mousse des chênes. Peu commun.

Larve. — Platynus (Anchomenns) angusticollis Fab. — Cette larve se distingue de celle d',4. marginalis à laquelle elle ressemble beaucoup par ses mandibules crénelées en avant de la

base ; par les lobes latéraux de l'épistoine plus grands et denticulés ; par ses cerques plus grêles, environ sept fois plus longs que le 9e segment abdominal.

Habite dans les eudroits humides et ombragés.

Répandu dans toute la Bretagne (Griffith). — 1lle-et-Vilaine : env de Rennes (L. Bleuse). — Loire-Inférieure : Assez commun au bord de la Loire (/. Péneau). — Mayenne : Environs de Laval (E. Labbé). — Maine-et-Loire : Sainte- Gemmes (Gallois; R. de la Perraudière) ; Baugé (Allard) ; Martine (de Romans). — Manche : Mortain (coll. Delaunay-Larivière) ; forêt de Cérisy (abbé Pasquet).

Obs. — Le P. longiventris Mann, espèce de 1 Europe orientale et de Sibérie cité de la forêt île Chandelais et de Saumur (Allard et P. Lambert, in Gallois) se rapporte probablement à cette espèce.

2. P. ruficornis Gœze. (Anchomenus Bon.) (= albipes Fab. = pallipes Fab.)- — Ailé; épais; assez convexe. D'un brun variant du brun noir au roussâtre ; palpes et antennes d'un jaune très pâle. Thorax cordiforme très rétréci en arrière ; base fortement ponctuée ; angles postérieurs droits, formant une très petite dent. Élytres à stries lisses. Côtés du prosternum et de la poitrine imponctués. Pattes d'un jaune clair ; articles des tarses antérieurs tous sillonnés, en dessus, sur la ligne médiane. Long. 6 1/2-7 1/2 millimètres.

Lieux humides, au bord des eaux. Très commun.

1lle-et-Vilaine : Rennes (Griffih, L. Bleuse). — Morbihan : Vannes (Griffith); Lorient Rémy). — Finistère : Très commun (Hervé). — Loire-Inférieure : Commun dans les endroits humides (/. Péneau). Env. du Croisic (de Lapouge).— Mayenne : Ghéméré-le-Roi (J. Daniel) ; Couprain (A. Nuque) ; Evron, Voutré (C. Houlbert). — Maine-et-Loire : Commun (Gallois) ; environs de Saumur(G«st. Abot) ; Lue (R. de la Perraudière). — Manche : Coutances, Gavray (Monnot); Percy, Mortain, commun (abbé Pasquet .

3. P. obscurus Herbst. (= oblongus Fab.). — Aptère; tête et thorax très allongés. D'un brun foncé ; antennes rousses. Thorax cordiforme à angles postérieurs droits et à base très ponctuée. Élytres de couleur plus claire, deux fois aussi larges que le thorax, à stries fortement ponctuées. Côtés du prosternum et de la poitrine criblés de gros points. Tarses antérieurs sans sillon en dessus. Long. 5-6 millimètres.

Etangs et marais, sous les détritus végétaux. Peu commun.

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith, L. Rleuss). — Morbihan : Vannes (Griffith) ; Lorient (Rémy). — Finistère : Commun sous les pierres (Hervé). — Loire-Inférieure : Sous les pierres au bord des eaux (/. Péneau). — Mayenne : Couptrain (A. Nugue). — Maine-et-Loire : Rou-Marson, Sainte-Gemmes ( Gallois); Brionneau (Raffray); Saumur (Courtiller). — Manche : Coutances, Gavray (Monnot). — Orne : Villedieu (A. Nugue).

4. P. marginatus Linné. (Agouwn Bon.). — D'un beau vert brillant, avec les épipleures et les côtés des élytres d'un jaune

CARABIDES

clair. Antennes foncées, avec le Ie"' article rougeâtre. Thorax large, non cordiforme, à rebord finement jaunâtre. Élytres à stries fines, à suture un peu cuivreuse ; trois pores sur le 3° intervalle. Pattes en grande partie pâles. Long. 7-9 millimètres. Endroits marécageux ; assez commua.

Larve. — Platynus [Anchomenus] mavginatus L. [fig. 224).

— Tête carrée, déprimée, avec un sillon en arrière des antennes ; bisillonnée en dessous en arrière des mandibules ; épistome convexe dentelé et brièvement lobé. Ocelles oblongs entourés par le sillon temporal.

Antennes de la longueur des mandibules, avec leur premier article allongé; palpes maxillaires grêles, ayant le dernier article conique.

Prothorax carré, déprimé, moitié [dimidia parie) plus large que long, finement rebordé sur les côtés.

Pattes très courtes ; tarses plus longs que les tibias, terminés par deux griffes bien enveloppées, presque égales.

Cerques grêles, immobiles, multiarticulés.

Larve blanchâtre avec la tête et boucliers dorsaux du thorax d'un brun noirâtre.

Habite les endroits marécageux. Larve VAncho-

,t r. , ry ■ , r. , t ^, > minus margina-

Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffith, L. Bleuse). — Morbihan : t„s L.

Vannes [Griffith). — Finistère : Assez commun (Hervé). — Loire- Inférieure : Commun dans les endroits humides {J. Péneau); Le Croisic [de Lapouge).

— Mayenne : Couptrain (A. Nugue,; Chéméré-le-Roi (J. Daniel). — Maine-et- Loire : Sous les croûtes de limon, prairies des bords de la Loire, très commun (Galois) : /environs de Saumur (Gust. Abot) ; Chaumont (R. de la Perraudière, in litt.).

— Manche : Mortam. Pontaubault, Lingreville, assez commun [abbé Pasquet). — Orne : Villedieu {A. Nugue). — Sarthe : l a Flèche i Desportes .

5: P. sexpunctatus Lin. {fig. 223). — Coloration normale ; tête et thorax verts, élytres d'un beau rouge cuivreux, à bordure latérale verte. Antennes brunes, à premiers articles bronzés. Thorax transversal, à gouttière large, fortement ponctuée ainsi que les impressions de la base; angles postérieurs très arrondis. Élytres à 3e intervalle marqué de six ou sept pores; angle scutellaire et angle humerai situés sur le même niveau. Pattes bronzées, luisantes, ainsi que le dessus des tarses postérieurs. Long. 6-10 millimètres.

. 'piatynùs Bords des étaD?s et des mares. Commun par

^sexpunctaïus L. places.

Ille-et-Vilaine : Rennes {Griffith), Forêt de Rennes (L. Bleuit). — Morbihan : Vannes (Griffiih). — Finistère : Environs de Morlaix, Huelgoat {Hervé). — Loire- Inférieure : Forêt du Cellier [E. de Vlsle, in J. Péneau, lue. cit., p. 142). — Mayenne : Couptrain (^4. Nugue) ; Chéméré-le-Roi (/. Daniel). — Maine-et-Loire : Raie ; Roucliemaine, Baugé {Millet); Saumiir [Courtillier). — Manche : Lingreville, un seul exemplaire {abbé Pasquel). — Sarthe : Etang de Sillé-le-Guillaume (R. de la Perraudière).

Obs. -lia été pris, dans l'Anjou, une variété de cetle espèce à dessus d'un bleu violacé, avec quelques teintes cuivreuses {Lambert, d'après Fairm. et Lab.).

(j. P. Mùlleri llerbsl (= parumpunctatus Fabr.). — Coloration normale : thorax verdâtre, élytres bronzées. Antennes brunes avec le 1er article roux. Thorax transversal ; ses côtés à peine relevés vers la base; angles postérieurs arrondis; fossettes postérieures larges, ridées, non ponctuées. Élytres à stries fines; 3e intervalle marqué de trois pores espacés; angle scutellaire moins avancé que l'augle humerai. Dessous d'un bronzé foncé; tibias testacés. Long. 6 1/2-8 millimètres.

Très commun au bord des eaux.

Ille-et-Vilaine : Rennes, etc. {Griffith,) L. Bleuté). — Morbihan : Vannes {Griffiih . — Finistère : Très commun {Hervé). — Loire-Inférieure : commun au bord de la Loire {J Péneau); Le Croisic [de Lapouge). — Mayenne : Chéméréle-Roi {J. Daniel,; Couptrain {A. Nugue); environs de Laval {E. Labbé); Voutré (C. Houlbert). — Maine-et-Loire : Très commun [Gallois); environs de Saumur {Gust. Abot); Lué(iî. de la Perraudière, in litt.). — Manche : Coutances {Monnot); Percy, Mortain, commun {abbé Pasquet).

7. P. viridicupreus Goeze(= modesties Sturni.). — Coloration normale. Thorax doré ou rouge feu; élytres d'un vert gai, presque soyeux. Antennes d'un brun noir. Thorax transversal; ses angles postérieurs obtus, mais accusés; fossettes postérieures rugueuses. Elytres à stries fines; 3° interstrie marqué ordinairement de 6 ou 7 pores très petits; angle scutellaire et angle humerai placés sensiblement sur le môme niveau. Dessous et pattes foncés : dessus des tarses postérieurs d'un noir mat, les articles 1-3 comme carénés au milieu.

Bords des étangs, sous les pierres. Peu commun.

Ille-et-Vilaine : Rennes {Griffith); bois de Laillé {L. Bleuse). — Morbihan : Vannes (Griffith). — Loire- Inférieure : Le Croisic, détritus des marais salanls {J. Péneau); La Clievrolière {Piel de Chur cheville). — Maine-et-Loire : Saumur [Courtiller) ; Sainte-Gemmes [Gallois) ; Lue {R. de la Perraudière).

Var. : austriacus Fab. — Cette variété présente le long de la suture une large bande cuivreuse.

Elle est bien plus rare dans la partie septentrionale que dans le sud du massif aimoricain.

Ille-et-Vilaine : bois de Laillé {L. Bleuse). — Finistère : La Rouessièrc en Ploujean, rare {Hervé). — Loire-Inférieure /commune sous les pierres {J. Péneau). — Maine-et-Loire {Mme de Buzelet, d'après Fairm. et Lab.). — Manche : Mortain, 2 exemplaires seulement [abbé Pasquet).

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