e GENRE. - CYMINDIS. CYMINDIS. Latreille
Gênera Orust. et Ins.
K'jjxivîn;, oiseau de proie nocturne,
Tète ovale, peu rétrécie en arrière; dernier article des palpes labiaux sceirifonne, plus dilaté dans les mâles, antennes assez courtes, filiformes; corielel en cœur; élytres allongés, aplatis; articles des tarses presque cylindriques : les antérieurs très-légèrement dilatés dans les mâles, crochets des taises dentelés en dessous.
Les Cymindis sont des insectes de couleur sombre, uV petite taille, d'un bran fauve, avant le corpi constamment pointillé en dessus, passant une
de partie de leur vie sous les pierres on sous les écorces des arbres; ils Fig, Hj\).—c.marginata -• 10
HISTOIRE NATURELLE
sont répandus sur toute la surface du globe, el l'on on connaît près d'une centaine d'espèces; la plus grande partie d'entre elles se rencontre dans les contrées méridionales de l'Europe : une seule espèce se trouve auprès de Paris, C. humeralis, Fabricius.
Le nom de Tunis (Taro, rivière de Lombardie) a été substitué à celui de Cymindis par Clairville.
M. de Câstelnau (Ann. Soc. ent. fr., t. I, lre série, 1832) a créé, sous le nom de Cymindoidea [Cymindis, Cymindis; etSo;, aspect), un genre qui ne diffère de celui des Cymindis que par sa tête ovale, son corselet plus élargi, très-fortement rebordé, peu rétréci en arrière; ses élytres plans et larges; ses pattes assez fortes; ses tarses, dont les crochets ne sont pas dilatés en dessus; et ses palpes labiaux à dernier article très-fortement sécuriforme. Le type est le C. bisignata, Dejean, du Sénégal; une autre espèce, C. lutet'ina, Buquet, du même pays, peut également y rentrer.
M. !.. Fairmaire a indiqué, sous le nom de Platytarus (-Xarjç, aplati; tarus, synonyme de Cymindis, Itull. Soc. entomologique, 1850), un genre qui se distingue des Cymindis par l'absence de dentelures aux crochets des tarses, ainsi que parla brièveté des antennes et la forme particulière de la tète et du corselet. On y place la Cymindis Faminii, Dejean, du midi de la France, et quelques espèces propres à l'Espagne et au nord de l'Afrique.
Enfin Schonheer (in litteris) applique la dénomination de Pkiloiccnus (cpo.oç, ami; twv«, bourgeon) à un groupe d'espèces américaines du genre Cymindis, espèces qui se distinguent des autres par les crochets des tarses simples. Le type est le Philotecnus bïsignalus, du Brésil.
lfT' GENRE. - ANOMŒK. ANOMOEUS. Fischer de Waldlieim, 1821.
Entom. de la Russie.
Avc.jj.oic.;, dissemblable.
Lèvre supérieure prolongée, subcarrée, ciliée; mandibules arquées, très-aiguës, tridentées à la base; mâchoires à crochet pointu, ciliées intérieurement; palpes à articles libres; lèvre inférieure débordant les lobes latéraux du menton, soutenant le premier article des palpes dans toute sa longueur; menton très-échancré, à dent intermédiaire courte, à lobes latéraux arrondis.
M. Fischer de Waldheim place dans ce genre trois espèces de la Russie méridionale : les A. cruciatns, lateralis et dorsalis, que Dejean range dans le genre Cymindis.
Vi?. 170— Singilit
Mauritanien.
H™ GENRE. — SINGILE. SINGILIS Rambur, 1838.
Faune de l'Andalousie.
Nom d'une rivière qui passe à Grenade.
Palpes maxillaires à dernier article cylindrique; le même article des palpes labiaux sécuriforme; tarses à quatrième article bilobé et à crochets dentelés.
Ce genre, voisin de celui des Cymindis, ne renferme que deux espèces européennes, S. bicolor et S. soror, Rambur, propres à l'Andalousie. M. H. Lucas (Ins. de l'Algérie, t. I, 1844) fait connaître une nouvelle espèce, le S. Mauritanien des environs d'Oran, et annonce que le S. soror se trouve en Algérie.
12me GENRE. - PHILOPHUEUS. PHILOPHLMUS. Cliaudoir, 1844.
Bulletins de la Société de Moscou.
<t>i).e(i), j'aime; cpXc/ioc, écorce
Palpes labiaux très-courts, à base épaisse, à second article petit; menton profondément émarginé;
lèvre droite; mandibules courtes, minces, couvertes par le labre; labre droit, plus large que long; antennes grêles, filiformes, longues; tête très-large, presque carrée; corselet plan, transverse; élytres amples, plans, courts, tronqués à la base; pattes peu allongées; tarses antérieurs triangulaires, larges; crochets tarsiens légèrement dentés.
Ce genre est formé sur le Cynândis australis, espèce de la Nouvelle-Hollande, qui diffère des véritables Cymindis par sa forme, par les caractères génériques déjà indiqués et par son genre de vie. Les Cymindis vivent le plus habituellement sous les pierres, tandis que les Plùlopldœa ne se trouvent que sous les écorces des arbres; ils ont quelques rapports avec les Thyreaptères. Deux autres espèces sont connues.
W GENRE. — SCOPODES. SCOPODES. Erichson, 1842
Archiv.furNaturg.
2xwt}i, scops, oiseau nocturne.
Palpes filiformes; labre allongé, atteignant les mandibules; menton sans dent, à lobes latéraux très-courts; tarses postérieurs allongés.
Une espèce propre à l'Allemagne, le S. boops, Erichson, que l'on rapproche des Cymindis.
Fi-. 171.— S. boops
14me GENRE. — CORSYRA. CORSYRA. Steven; Dejean, 1825.
Speciesgén. Coléoptères : Carabiques.
Nom mythologique.
Tête presque triangulaire; palpes à dernier article cylindrique; mandibules découvertes; une dent faible et peu avancée dans L'échancrure du menton; antennes filiformes, assez courtes; corselet large, convexe; élytres larges, plans, ovalaires; pattes moyennes; tarses cylindriques, les antérieurs dilatés légèrement dans les mâles.
Une espèce, C. fusula, Fischer, de Sibérie.
t'ig. 172. — C. confluais.
15"" GENRE. - LÉR1E. LEBIA. Latreille, 1802.
Hist. nat. Ins., t. III.
Ae€r,;, urne.
petite, ovalaire, tétrécie postérieurement; le dernier article des palpes filiforme ou presque
otalaire, et jamais técuriforme; antennes courtes, filiformes; corselet court, transversal, plus large
que l.i tête, prolongé eu arrière dans son milieu; élytres larges, presque carrés; articles des tarses
[ue triangulaires : le pénultième bifide; crochets tarsiens dentelés eu dessous.
i !'!>.' ont de jolis insect parés ordinairement de couleurs tranchantes, métalliques, où le
HISTOIRE NATURELLE
bleu et le brun dominent. On entonnait près de cent espèces, qu'on trouve sous les écorces et quelquefois sous les pierres; presque toutes les espèces connues sont d'Europe ou d'Amérique. La L. hœmorrhoidalù, Dufsmidt, qui se trouve assez communément en France, peut être prise pour type.
Fi". 173. — L, crux-minor.
Fig. 174. — L. fulvicollis (grossie).
Ces insectes, que Bonelli (Mém. Acad. Turin, 1815) désignait sous les noms de Lebia et de Lamprias (xap-irpcç, brillant), etLeach (Edimb. EncycL, 1818) sous celui d'Echimanihus, ont été partagés en plusieurs genres distincts, tels que ceux des Lia, Eschscholtz (Zool. Atlas, 1829), et Pliysodera, Castelnau ((puocw, j'enfle ; Sipr,, cou; Histoire des Ins., 1840).
16™ GENRE. - LOXOCRÉPIS. LOXOCREPIS. Eschscholtz, 1829.
Zoologischer Aibs.
Ao^oç, oblique; xpruriç, chaussure.
Tarses des deux dernières pattes à avant-dernier article se prolongeant en dehors beaucoup plus qu'en dedans ; menton avec une dent dans son échancrure.
Ce genre, formé par Eschscholtz sur un insecte que M. Mac Leay avait placé avec les Lébies dans la subdivision des Lamprias, Bonelli, ne comprend qu'une espèce propre à Java.
17™ GENRE. — CHÉLONODEME. CHELONODEMA. Castelnau, 1834.
Éludes entomologiques. XeXuvr,, tortue; <Waç, corps.
Tète petite, ovalaire ; antennes assez longues, filiformes; corselet transversal, plus large en arrière qu'en avant; élytres très-grands, convexes, larges, plus de deux fois de la longueur de la tète et du corselet réunis, tronqués obliquement, sinués à l'extrémité; pattes longues; jambes antérieures un peu èchancrées intérieurement.
Quatre espèces habitant le Brésil, et dont le type est la Lebia teslacea, Dejean.
Fig. 175. — C. cyanijjcitHti.
I8m" GENRE. - CRYPTOBATIS. CRYPTOBATIS. Eschscholtz, 1829.
Zoologischer Allas.
Kpuirrw, je cache; Sxivto, je marche.
Tète ovalaire; palpes maxillaires à dernier article cylindrique et tronqué à l'extrémité; corselet transversal; élytres larges, presque carrés; tarses à articles triangulaires, l'avant-dernier fortement bilobé.
Une espèce, du Brésil, que Dejean indique sous le nom d'Aspasia cijanoptera. Le genre Aspasie (Aspasia, nom historique), créé par Dejean (Speeies Coleopt.-, Carabiques, 1851), correspond à celui desCryptubutis, créé précédemment.
19me GENRE. — COPTODÈRE. COPTODERA. Dejean, 1825.
Speciesgén. Coléoptères : Carabiques.
Koitto), je coupe ; £s?m, col.
Tête ovale; palpes à dernier article cylindrique; antennes monilifornies; corselet court et transversal; élytres plans, presque carrés, un peu allongés, tarses à avant-dernier article bifide, les autres filiformes; crochets tarsiens dentelés en dessous.
Les Coptodères sont ornés de jolies couleurs; on n'en connaît que peu d'espèces, dont la plupart proviennent de l'Amérique méridionale. Type C. signala, Dejean, du Brésil. Plusieurs des espèces que Dejean rangeait dans ce genre sont devenues des types de genres distincts, et nous en citerons quelques-uns. Tout nouvellement (Soc. ent. de France, 4e trimestre de 1849) M. L. Fairmaire a fait connaître une nouvelle espèce de ce genre, C. Massiliensis, trouvée aux environs Fig. 176.— c.emarde Marseille, où elle avait probablement été importée des pays étrangers. ginata.
20me GENRE. — STÉNOGLOSSE. STENOGLOSSA. Chaudoir, 1848.
Bulletins de la Société de Moscou.