‹ Coléopteres (volume 2)Chapitre 3 sur 60 · GG · texte numérisé non relu

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Fig. '2. — Lucanus Delessertii.

Introduction.

Fig. 3. — Trictenotoma childrenii.

Cet ordre d'insectes, indiqué par Aristote et créé par Linné, en 1735, dans son Systema naturœ, est le plus nombreux et le'mieux connu. C'est celui dont les entomologistes s'occupent le plus, parce que les animaux qu'il comprend sont ornés des plus belles couleurs, ont des formes très-remarquables, et que leur corps, de consistance solide, permet de les conserver plus facilement en collection.

Les coléoptères (xoXeo;, étui, gaine; jmpov, aile) sont des insectes ^ à quatre ailes; les supérieures, nommées ély-

Ircs, sont plus ou moins dures et coriaces, et servent comme d'étuis aux inférieures, qui sont minces, transparentes, veinées et repliées en travers. Tous sont pourvus de mandibules et de mâchoires libres, et non terminées en galèle; ils subissent une métamorphose complète. Ils se distinguent, au premier coup d'œil, parce que des qualre ailes qu'ils possèdent, deux, les su pi -

sont cru en forme d'écaillés, et se joignent le plus souvent

an bord interne tuture pour recouvrir les inférieures, qui sont mefnbra-

et et repliées en travers. Ces ailes supérieures, ou étuis, ont reçu le

nom il Outra, t ;i ii ri i •> que les ailes infei unies n'ont pas de nom particulier, on sont indiquées seulement sous le nom d'aile» membraneuses.

Fig. 1. — Niluluntha

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2 HISTOIRE NATURELLE

Le corps de ces insectes est de forme très-variable, composé d'une tête, d'un thorax ou poitrine, portant les organes du mouvement, et d'un abdomen ou ventre.

La tête porte les yeux, les {miennes généralement composées do onze articulations, et la bouche modifiée suivant le genre de nourriture.

La bouche est composée de six pièces principales : deux impaires, le labre ou lèvre supérieure et la lèvre inférieure, et quatre latérales (mandibules et mâchoires).

Le thorax ou poitrine est formé de trois parties qui portent chacune en dessous une paire de pattes. La première partie a reçu plus spécialement le nom de corselet, et n'a aucune appendice en dessus. Les deux autres donnent attache aux chjtres et aux ailes. Les pattes sont terminées par des articulations auxquelles on donne le nom de tarses.

Les sexes se distinguent à l'extérieur par des différences dans la forme des antennes, des pattes, des segments de l'abdomen, etc. Les femelles déposent leurs œufs dans les endroits ou sur les substances où les larves qui en naîtront doivent vivre. Ces larves diffèrent beaucoup entre elles : en général, elles sont comparables à des vers; leur tète est écailleuse, et elles sont ordinairement munies de six pattes. Il n'y a qu'un petit nombre d'entre elles qui soient dépourvues de pattes, encore ontelles en avant de petits mamelons qui en tiennent lieu.

Les métamorphoses de ces insectes sont complètes, c'est-à-dire que les larves provenant d'œufs se changent, après un temps plus ou moins Ion-, en nymphes inactives qui ne continuent pas à prendre de nourriture, comme celles des Ortho] ières, par exemple, avant de se transformer en insectes parfaits.

Fis. 1. — Larve du Melolontha vulgarU.

Fig. 3. — Nymphe du ferambyx héros.

Le rôle que les Coléoptères jouent dans la nature est très-important et très-varié; un grand nombre d'entre eux, et surtout ceux de la famille des Carabiques, sont destinés à détruire des quantités considérables d'insectes qui attaquent les végétaux; d'autres, les Nécrophagcs , contribuent à débarrasser le sol des animaux morts. Les uns n'ont pour missiou que de hâter la décomposition des végétaux; les autres doivent limiter la reproduction de ces végétaux en attaquant leurs feuilles, leurs tiges, et surtout leurs graines, si nombreuses dans certaines espèces. On verra, quand nous traiterons des groupes naturels qui composent cet ordre, que certaines sous-divisions se composent d'espèces destinées à détruire le bois mort; que d'autres n'attaquent que les végétaux languissants et malades; que certaines familles ne vivent qu'aux dépens de groupes analogues dos végétaux, tels sont les Bruches, par exemple, qui n'attaquent, en général, que les légumineuses.

Les Coléoptères sont très-nombreux en espèces, ce qui a nécessité, dans ces derniers temps surtout, la création d'un assez grand nombre de subdivisions pour en faciliter l'étude. Aussi la multiplicité de ces divisions et subdivisions est-elle un sujet de plaintes continuelles de la part de ceux qui n'étudient pas sérieusement ces animaux innombrables, ils disent que Linné était beaucoup plus facile à comprendre que Lalreille et les entomologistes modernes, et ils ajoutent que la science est embrouillée, et qu'il serait à désirer qu'on en revint à la simplicité primitive, à la classification linnéenne. Malheureusement ces désirs ne peuvent être exaucés, car le nombre des Coléoptères tend lOUS les juins à s'accroître, cl . plus il y a d'espèces à enregistrer, plus il est nécessaire de faire de

Fig. 4 . — Graplt'tpterus serratus.

Fig. 7. — ISlordella ornata.

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