SOIS-GENRE
- TBJECHUS. TRECHUS. ClairviUc, 1806.
Entomologie helvétique.
T;£-/m, je cours.
Antennes à premier article gros; tête ovale; corselet presque carré, trèspeu rétréci en arrière; écusson triangulaire; élytres assez larges, aplatis.
Un assez grand nombre d'espèces entrent dans ce sous-genre, et le typ;* est le Trcchus rubens Fabricius, qui se trouve communément aux environs de Paris.
r'ig. 3'i3. — T. rubens.
2me SOUS-GENRE. EPAPHIE. EPAPMUS. Leach, 1819.
Compendium Insecl.
F-a-fY), tact.
I' Ipes labiaux à deux derniers articles à peu près égaux : maxillaires à dernier article conique.
gros. [>lu< grand qne les autres; menton avec une seule dent au milieu de son échancrure; mandi-
bules peu allongées; yeux petits; antennes à premier article grand; tête grande, triangulaire; corse-
lel transversal, cordiforme, arrondi en arrière; élytres larges, ovalaires, ne recouvrant pas d'ailes;
- antérieurs des mâles à deux premiers articles dilatés.
I • ipèce type est 17'. secalis, Olivier, qui n'est pas rare auprès de Piitïs.
3 SOUS-GENRE. — BLÊME nu mi s. Zi<5g.er.
", lr lil
diliules grandes; corselcl t: • <\ en arriére; élytres allongés, presque parallèles. I.es in nre wnl de petite taille, de forme allongée; ils habitent les bords de 1 ;
en I ram e, en Angleterre, etc. Le type est le />'. areolatus, Creutzer, du midi de lu France.
HISTOIRE NATURELLE
4me SOUS-GENRE. — OCYS. OCYS. Stephens, 1828.
Illustrations britaun. eniomol.
Oxj;. vite.
Ce sous-genre a été fondé par Stephens, pour un Subulipalpe européen, l'Ois tempcstivus, Panier, que Dejean ne regarde que comme une simple variété du Trcchus rubens.
Enfin, le groupe des Limnœum (Xtpn, marais), Stephens, dont le type est le Carabus nigropicetu Marsham, doit rentrer dans ce genre, que quelques auteurs regardent comme synonyme de celui des Blcmus.
M. Biullê réunit les Ocys et les Lymnœum aux Tachxjs, sous-genre des Bembidium.
2™ GENRE. — JE?E. &PUS Leach, 1819.
A privatif; eirc;, parole.
Fig. 344. — X. Robinu.
Palpes à dernier article grêle, atténué; mandibules avancées, dentées; menton avec une dent simple au milieu de l'échancrure; yeux petits; tête large; corselet obcordiforme, tronqué; élytres déprimés; pas d'ailes; corps hérissé de poils; tarses avec une épine courbée sous l'avant-dernier article.
Le caractère qui distingue essentiellement ce genre de celui des Trcchus, avec lequel la plupart des entomologistes le réunissent, consiste dans leur épine sous-tarsienne antérieure courbée. On en décrit aujourd'hui deux espèces, XjEpus fulvescens, Leach, et XJEpus Robinii, Laboulbène, qui a été découvert assez récemment par M. le docteur Ch. Robin aux environs de Dieppe. \1JE. Bobinii vit dans les fentes des rochers, recouverts à chaque marée, et quelquefois placés assez avant pour n'être à sec que pendant deux ou trois heures. On le rencontre toujours dans les fentes larges et remplies de gravier grossier laissant des intervalles qui lui permettent de courir; on ne le trouve pas dans les fenlt s remplies de sable fin; il est très-agile, et se met à fuir rapidement dès qu'il est mis à découvert, et il se cache entre les pierres. Quand on le saisit, il cherche à mordre avec ses mandibules. Jamais M. Ch. Robin ne l'a vu lent et engourdi; la température variait de dix à seize degrés à l'époque où il a été observé, et c'est près d'une demi-heure après le retrait de la mer qu'on le cherchait. Les endroits où il vit sont remplis de Némerles de plusieurs espèces, de diverses Annélides, Scyllées, Phyllodoces, Néréis, etc., ainsi que de plusieurs Helminthes sabulicoles; souvent on trouve cet insecte au milieu de Gamasus, toujours réunis en nombreuses familles. Rarement il est seul, et il y en a ordinairement de quatre à dix dans chaque fente de rocher; mais jamais il n'est réuni en troupe et aggloméré comme le Gamasus.
Tout récemment M. Ch. Coquerel vient de communiquer à la Société entomologique de France (séance du 11 septembre 1850) la description de la larve de X jEpus Robinii, qu'il a trouvée en assez grande abondance aux environs de Rrest (1). Cette larve se trouve dans les mêmes localités que l'insecte parfait, et vit de la même manière; comme ce dernier, elle ne. présente aucun appareil respiratoire aquatique; mais les longs poils dont elle est couverte font supposer qu'elle respire,
(1) Nous devons à l'obligeance de M. Ch. Coquerel de pouvoir publier la figure, encore inédite, de cette larve, et c'est également à son amitié que nous sommes redevables de la communication de notes nombreuses concernant les métamorphoses des Coléoptères, dont il se propose de publier une histoire Nous lui en offrons l'expression de notre vive reconnaissance. -
comme lui, à l'aide de bulles d'air qui s'y attachent. Elle est très-agile et très-remarquable par la dimension de sa tète, qui égale plus du quart de la longueur totale, et par ses mandibules très-fortes, pointues, recourbées, tranchantes, armées d'une dent pointue, très-forte à leur partie interne. Le corselet est aplati, corné, échancré pour recevoir la tête, un peu rugueux, avec ses angles arrondis. Les pattes sont robustes, armées de forts crochets. L'abdomen est composé de neuf segments, tous blancnàtres, rebordés, garnis de longs poils; le dernier présentant une plaque coupée transversalement et s'avançant au milieu de deux appendices assez consistants, un peu recourbés, garnis de longs poils. Les stigmates du dernier segment abdominal sont remarquables par leur grandeur. Cette larve, qui, à sa partie supérieure, de même qu'à l'inférieure, offre une coloration blanchâtre, est un peu plus grande que l'insecte parfait.
Dejean indique ce genre (Cat., 3eédit.), probablement par erreur, sous la dénomination d'/Essus, Leach.
Z™ GENRE. — ÉMALODÈRE. jEMALODERA Hombron et Jacquinot, 1850.
Cay et Solier, Istoria fisica e politisa del Chili.
Menton non articulé avec la tête; labre plus long que les paraglosses; tous les palpes à dernier article conique et à base légèrement tronquée ; corps déprimé, oblong, ovale ; élytres atténués au sommet et légèrement tronqués à la base.
Ce genre, qui appartient bien réellement à la tribu des Subulipalpes, offre de nombreux rapports vcc. le genre Variopalpis, de la tribu des Troncatipennes; il présente aussi de l'analogie avec le genre Thalassolius. On en connaît deux espèces, les JE. deutomaculata, Gay et Solier, et limbata, Hombron et Jacquinot (Voyage de l'Astrolabe atipôlesud, vol. I, fig. 10), propres au Chili.
4me GENRE. — HÉLŒTRÉCHUS. HELOETRECHUS. White
Ins. voyage de l'Erebus et Terror.
H).ts;, lou; Trechus, Tréchus.
Tête plus large que le corselet; yeux très-grands, proéminents; corselet arrondi en avant, rétréci en arrière; élytres plus larges postérieurement qu'antérieurement, tronqués obliquement en arrière.
On n'en connaît qu'une espèce, H.elaphroides, White, de la Nouvelle-Zélande, qui a une grande ressemblance avec le Scopodes boops, Erichson (Arch., 1842), et qui se rencontre dans les pays marécageux.